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Assurance santé : perdez des kilos, gagnez des cadeaux !


Pour la première fois en France, un assureur va inciter ses clients à améliorer leur santé en les récompensant. Generali  a, en effet, annoncé le lancement le 1er janvier 2017 d'un programme de prévention proposé gratuitement aux entreprises ayant souscrit un de ses contrats collectifs. Baptisé Generali Vitality, ce programme,déjà ,mis en place en Allemagne pour des contrats individuels avec modulation tarifaire propose aux clients qui le souhaitent de remplir un bilan de santé en ligne et de renseigner des données de santé personnelles : tabagisme, activités sportives, qualité du sommeil, par exemple. S'ils atteignent les objectifs fixés dans leur contrat (meilleure alimentation, activité physique accrue, arrêt du tabac...), ils seront récompensés par un certain nombre d'avantages comme des réductions chez des enseignes partenaires (abonnement club de sport, fruits et légumes etc.)mais pas de réductions sur la prime d'assurance car c'est malheureusement interdit (vous avez bien lu interdit!) en France.. Ce nouveau contrat traduit la mutation qu'est en train de vivre le secteur, bouleversé à son tour par les avancées technologiques et l'irruption du Big Data et Generali  n'exclut pas de le décliner un jour pour les contrats individuels. MST est contre : elle souhaite empêcher les assurés de faire ce qu'ils veulent de leurs données de santé. ne ferait-elle pas mieux de s'occuper de vaccination?

Robin des bois ? Mon oeil


Selon le sondage sur l'égalité d'accès aux soins, réalisé par IPSOS du 28 avril au 6 mai auprès de 1.002 personnes constituant un échantillon représentatif de la population, pour la Fédération des hôpitaux publics (FHF), une majorité de Français considère que la médecine est à deux vitesses, les patients fortunés ayant plus de possibilité de mieux se soigner. Seules 42% des personnes interrogées estiment que tous les patients sont traités de manière équitable. Pour 92%, ceux qui ont de l'argent ont plus de possibilités de se faire bien soigner et pour 74% les innovations et les meilleurs traitements ne sont pas proposés à tous les patients. 75% pensent que les patients ne disposent pas des mêmes chances de se faire soigner où qu'ils vivent. Une majorité des personnes interrogées (78%) estime que le public garantit une offre de soins de même qualité pour l'ensemble des patients, alors les cliniques privées sélectionnent leurs patients (68%). Sur ce point au moins, l’affaire de l’émir qui a privatisé un pan entier de l’APHP va peut-être les faire changer d’avis ! L’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt a réservé 9 chambres et une salle de détente pour un émir du Golfe et sa garde rapprochée, du 8 au 13 mai. Martin Hirsch qui n’hésite pas à s’identifier à Robin des bois – il ferait payer les riches pour soigner les pauvres – explique que ces chambres ont été facturées 30% au-dessus des coûts normaux. C’est pathétique : d’une part parce que les chambres vidées pour l’occasion auraient été utiles à d’autres malades comme l’a expliqué le docteur Gérald Kierzek qui a cherché en vain une place en orthopédie pour une patiente SDF : « J’étais de garde ce 8 mai. A 19h, on a été appelés. J’avais une patiente SDF avec une fracture des deux jambes et qui avait besoin d’une place en service d’orthopédie. La régulation m’a dit qu’il n’y avait pas de places en orthopédie. Donc les pompiers l’ont amenée aux urgences générales ». Ensuite, quitte à faire dans la médecine de riches, pourquoi ne facturer que 30% au-dessus du prix ? Il faudrait s’aligner sur les tarifs de la Mayo Clinic ou sur ceux de Singapour ! Quoi qu’il en soit, pour trouver un établissement ou un médecin en connaissant ses tarifs, il n’y a que LBCS !

 

VOIR LE SONDAGE


Money and sun make the world go round


Qu'est-ce qui intéresse le plus les futurs médecins à part bien sûr la santé de leurs patients ? Les épreuves classantes nationales (ECN)  permettent aux étudiants en médecine ayant validé leur 2ème cycle d’études médicales d’accéder au 3ème cycle de ces études et d’obtenir une affectation en tant qu’interne dans un hôpital, dans la spécialité et la région de leur choix. Quelles sont les préférences exprimées lors de la dernière session (septembre 2013) ? Lophtalmologie est la spécialité qui arrive en tête, suivie de la dermatologie - vénérologie, l’imagerie médicale, la cardiologie, la gastro-entérologie et l’hépatologie. Le 1er étudiant à avoir choisi la médecine générale était classé 49e/7900. Le 5 étudiants les mieux classés ont choisi Paris. Montpellier, est la première ville dans laquelle tous les postes ont été pourvus. Les 282 postes restés vacants concernent, pour l’essentiel, la santé publique et la médecine générale. Outre ces 2 spécialités, les derniers postes disponibles étaient proposés en psychiatrie, médecine du travail et biologie médicale.Sans surprise, les professionnels de santé sont comme chacun de nous préoccupés de leur niveau et de leur qualité de vie : rien que de très normal , mais il n'y a pas lieu de les considérer comme  des amis du genre humain; enfin pas plus que vous et nous !


VOIR LE COMMUNIQUE DU CENTRE NATIONAL DE GESTION


Payez les donneurs (d'organes) !


« Don d’organes. Vous avez fait votre choix. Dites-le à vos proches. Maintenant. » C’est le slogan d’une campagne de promotion du don d’organes lancée récemment par l’agence de biomédecine afin qu’en cas de décès, ces proches puissent faire part aux équipes médicales des volontés de la personne décédée en ce domaine. Certes cette campagne ne nuit pas mais elle est loin du compte : si en 2012, pour la première fois, le seuil des 5 000 greffes a été franchi, la liste d’attente s’est encore allongée de 20% en passant de 10 000 à 12 000 personnes (sans compter celles qui ne s’inscrivent pas !). Très peu de ces dons viennent de donneurs vivants alors que pour le foie et le rein, qui représentent 84% des greffes, ce serait possible. La Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux vient de prendre position pour l’indemnisation des personnes qui, de leur vivant, font don d’un de leurs reins : alors, en effet, que grâce aux progrès de la médecine, le don d’organes est devenu un acte peu dangereux pour le donneur, celui-ci s’expose néanmoins à des risques financiers (perdre son travail en raison du temps des soins que le don d’organe implique). Payer les donneurs (et pas simplement les donneurs décédés!!!) serait en effet à la fois le moyen de résoudre un problème de santé publique et de réduire les dépenses sociales en limitant le nombre de dialyses ! Mais de puissants intérêts s'y opposent et pas pour les raisons les plus éthiques. Et si vous êtes à la recherche d'uns structure de dialyse, n'oubliez pas que notre moteur de recherche la trouvera pour vous proche de votre lieu de travail ou de votre résidence de vacances!


VOIR LE DOSSIER DE PRESSE DE L'AGENCE DE BIOMEDECINE

VOIR LE COMMUNIQUE DE LA FNAIR



La théorie du tire-au-flan


Les arrêts maladie d’une journée ont chuté de 43% en 2012 dans la fonction publique territoriale, ceux de deux jours de 18% et ceux de trois jours de 12% en raison de l’instauration de la journée de carence pour les fonctionnaires. Depuis janvier 2012 en effet, ceux-ci ne sont plus rétribués la première journée de leur arrêt maladie contre trois jours de carence dans le secteur privé. Au total les arrêts de moins de 15 jours reculent de 20%. Une évolution d’autant plus significative que les arrêts de travail courts s’ils ne représentent pas l’essentiel du temps perdu pour cause de maladie sont particulièrement impactants pour la qualité de service et l’organisation de la production et beaucoup moins contrôlables que les arrêts longs. Une nouvelle illustration de la théorie du tire-au-flan qui prédit que les maladies s’accroissent (resp. décroissent) quand l’indemnisation s’améliore (resp. se détériore). Mais difficile de savoir si les salariés vont moins à la pêche ou s’ils ne se soignent plus alors qu’ils le devraient. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, avait annoncé que le prochain projet de loi de finances reviendrait sur ce jour de carence introduit par la législature précédente car « c’était une mesure injuste, inutile et inefficace » : injuste peut-être, inutile c’est son opinion, mais inefficace c’est plus douteux ! Et il serait fort éclairant de disposer des données comparables pour le secteur public hospitalier, lui aussi caractérisé par un très fort absentéisme.


VOIR L'ETUDE


Les Français et l'hôpital public


L’édition 2013 de l’enquête TNS Sofres FHF (le syndicat de l’hospitalisation publique) les Français et l’hôpital a été menée du 27 au 30 mars, auprès d’un échantillon de 1011 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogés en face à face à domicile montre que près de 7 Français sur 10 s’y sont rendus  pour visiter un membre de leur entourage (44%), accompagner un proche (37%) ou pour eux-mêmes (31%). Ce sont l’accessibilité financière et l’accessibilité géographique qui sont les deux premières qualités qui lui sont reconnues et qui en sont attendues (pas la qualité ou l’excellence des soins donc !). Si 81% des Français  ont une bonne ou très bonne opinion, cette image favorable se replie auprès des Français s’étant rendus dans un établissement hospitalier au cours de l’année. 35% des personnes interrogées se sont rendues aux urgences pourtant chroniquement engorgées au cours des 12 derniers mois dont 76%  l’ont fait parce qu’aller aux urgences, c’est avoir la "garantie d’être hospitalisé en cas de besoin",56% pour "les examens complémentaires qui peuvent être faits rapidement » mais aussi  43% pour « ne pas savoir où trouver un médecin de garde en ville la nuit et/ou le week-end" et 24% car « on ne paie rien » aux urgences. Et vous quel est votre jugement sur l'hôpital ou la clinique que vous avez fréquenté l'année dernière? Répondez à dix questions et participez au prochain tirage de nos loteries (1000 euros à gagner)!


VOIR LE DOSSIER DE PRESSE FHF


Droits des malades : information insuffisante


Selon le baromètre « Droits des malades » 2013 réalisé pour le CISS, collectif d’associations de patients, auprès d’un échantillon représentatif de 1003 personnes,  les usagers du système de santé sont globalement satisfaits de leur niveau d’information sur les situations courantes concernant leur santé, mais pas sur les aspects pratiques de la démarche de soins. 30% des sondés se sentent mal informés du coût des soins et médicaments et de leur prise en charge, et 35% des modalités d’accès à leur dossier médical. Ce taux passe à 39% pour les recours et les démarches en cas de problème grave lié aux soins. Les Bons Choix Santé est le seul site qui permet de choisir son médecin, son dentiste ou son établissement de soins en fonction de ses tarifs et de sa qualité objective et ressentie. FAITES LE SAVOIR ! Les services de santé disponibles via Internet  sont perçus comme utiles par près de la moitié des usagers du système de santé (48%), mais n’inspirent confiance qu’à 33% d’entre eux en tant que source d’information, et même seulement 24% concernant les services de santé qu’on peut y trouver (consultation de médecins en ligne, carnets de santé électroniques). En matière d’assurance, un tiers des Français et 49% des personnes en ALD (affection de longue durée) disent avoir déjà été confrontés, en direct ou via un proche, à des difficultés en lien avec l’état de santé au moment de réaliser un emprunt : refus d’assurance du prêt, exclusion de garanties ou surprime. Parmi les personnes qui disent avoir été confrontées à ces situations, 46% déclarent ne pas connaître le dispositif de la convention Aeras (s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé). 


VOIR LE SONDAGE

EN SAVOIR PLUS SUR L'AREAS



Le meilleur système du monde (5) ?


Dans son rapport du 10 avril consacré à la pertinence des stratégies médicales, l’Académie de médecine dresse un constat sévère des défauts du système français de santé. Trop de bilans de santé qui ne modifient ni la morbidité ni la mortalité, de dépistages de masse, d’examens biologiques inutiles (dosage de PSA notamment sans raison clinique), d’ échographies et d’ explorations par imagerie lourde qui peuvent découvrir des anomalies sans conséquence qui font enchaîner des examens complémentaires, potentiellement nocifs, de prescriptions médicamenteuses d’une panoplie de molécules de plus en plus actives et coûteuses, parfois choisies sur le critère de la nouveauté et sur la pression des firmes, avec des associations sont de plus en plus fréquentes sur les ordonnances, soit du fait de la polypathologie, soit au hasard des consultations de spécialistes qui ignorent les prescriptions antérieures et d’ interventions chirurgicales superflues. La question de la pertinence de beaucoup de soins remboursés est de plus en plus posée. Le risque de judiciarisation et le "consumérisme médical" des patients expliqueraient la plupart des excès mais il n’y a pas de prescription que de médecins, ce qui souligne la responsabilité du corps médical dans les dérives. Le principe de précaution a de nombreux effets secondaires négatifs. Il est souvent mis en avant pour justifier la multiplication des actes dans le but de faire face aux recours juridiques. Cette pratique systématique d’une large prescription d’actes pour "se couvrir" en cas de plainte de la part d’un malade est une attitude défensive délétère, illusoire et inefficace. Agir de cette façon ne repose sur aucune base sérieuse, les requêtes contentieuses restent stables depuis dix ans, et leur fréquence est infime par rapport au nombre d’actes réalisés. La stratégie médicale pertinente consiste à prescrire et à programmer chacun des actes dans un ordre approprié, adapté à chaque situation clinique, compte tenu des disponibilités des ressources de santé, dans un esprit d’efficience, qu’il s’agisse du diagnostic ou de la thérapeutique. Elle est la base de la médecine sobre qui, dans une approche humaniste, soigne mieux au moindre coût. Outre une réforme des études médicales, l’Académie souhaite, en ce qui concerne les recommandations de bonne pratique, des formulations synthétiques, courtes, facilement accessibles, privilégiant les techniques non invasives, opposables par les pouvoirs publics lorsque des données validées existent et une rémunération des activités médicales privilégiant l’acte intellectuel versus l’acte technique, valorisant les primo-consultations, les consultations lourdes et l’expérience du praticien. De quel genre est votre médecin, celui que l’Académie dénonce ou celui qu’elle recommande ? Evaluez-le !


VOIR LE RAPPORT DE L'ACADEMIE DE MEDECINE



Le meilleur système du monde (4)


L’Euro Health Consumer Index (EHCI), qui est calculé par un chercheur suédois, compare les systèmes de santé de 34 pays européens selon 42 paramètres couvrant cinq domaines : le respect des droits et l’information des patients, l’accessibilité (temps d’attente), l’efficacité, la prévention et la complétude du système de soins et la disponibilité des médicaments. La présentation des résultats 2012 confirme ce que nous indiquions déjà dans trois news précédentes sur la surestimation par les élites françaises de la qualité des soins et de la protection sociale dont nous bénéficions. Elle a révélé une régression de la France qui est passée de la 3ème position en 2007 à la 8ème position et est aujourd’hui devancée par les Pays-Bas, la Suisse, la Suède, la Belgique, le Luxembourg, l’Islande et le Danemark. L’Angleterre est quant à elle classée en 12ème position alors qu’elle était 17ème en 2007. Parmi les principaux points noirs : la faible proportion de dialyse à domicile, l’importance des infections nosocomiales, le retard dans l’e-santé. En mettant à votre disposition un annuaire des structures alternatives en matière de dialyse, en vous permettant de choisir un établissement sur la base de son score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales, Les Bons Choix Santé s’efforcent de lui faire rattraper son retard !

VOIR LE RAPPORT



Santé européenne : Les femmes françaises presqu'en tête


Le Rapport européen sur la santé 2012 récemment publié par l’OMS souligne d'abord l'amélioration globale des conditions de santé des 900 millions d’européens dont l’espérance de vie à la naissance a gagné 5 ans depuis 1980. Dans le palmarès la France apparaît globalement mal placée (10ème) mais pour se faire une idée plus juste il faut distinguer selon les sexes : les femmes françaises se positionnent en effet en 2ème position derrière les espagnoles avec une espérance de vie de presque 85 ans quand les français n’atteignent pas 78 ans (15ème rang). Les principaux facteurs de mort prématurées sont dans l'ordre le tabac et l’alcool, la tension artérielle et l’obésité. Après 85 ans, ce sont les maladies cardio et neuro-vasculaires qui sont les plus grandes tueuses. La France est un des pays dans lesquels la dépense de santé est la plus socialisée malgré les désengagements successifs de l’assurance maladie. Cependant, le bilan est moins flatteur en ce qui concerne l'espérance de vie en bonne santé c'est-à-dire sans incapacité. Selon les données Eurostat qui viennent d'être publiées, mais qui confirment celles des années précédentes, la France est le pays d'Europe présentant le plus grand écart entre l'espérance de vie et l'espérance de vie en bonne santé, sans doute la conséquence des insuffisances des politiques de prévention, négligées au profit du curatif.


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