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L'homéopathie? Ni bien ni mal...sauf au trou de la sécu !


Une publication par le National Health and Medical Research Council (NHMRC), l’équivalent australien de la HAS, d'une méta-analyse de 225 études portant sur l'homéopathie confirme l’absence d’efficacité de cette pratique : "Il n'existe pas de conditions de santé pour lesquelles on trouverait des preuves fiables que l'homéopathie soit efficace" précise-t-elle notamment. Cette absence d’efficacité clinique se double d’un statut théorique farfelu voire absurde car le médicament homéopathique est prétendu d'autant plus efficace que le produit dont il dérive est dilué. Aucune étude indépendante ni sérieuse n’a conclu que l’effet était différent de celui d’un morceau de sucre ou de tout autre placebo. Bien sûr, les pharmaciens et les laboratoires qui produisent ces substances font flèche de tout bois en soulignant qu’il existe un effet placebo et que cela détruirait des emplois si l’on arrêtait de rembourser ce produit qui continue encore, fut-ce désormais à un taux réduit, d'être pris en charge par la sécu. Quoi qu’il en soit, si vous avez un faible pour la poudre de perlimpinpin, vous pourrez trouver les médecins homéopathes près de chez vous grâce à notre moteur de recherche multi-critères (honoraires, qualifications, satisfaction des patients, etc.) !

 

VOIRE L’ETUDE AUSTRALIENNE

Paracétamol en supermarché : l’exemple de la Suède?


Les intoxications au paracétamol sont plutôt rares en France, de l’ordre de 5000 par an dont à peine une dizaine mortelle, soit beaucoup moins  qu’aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne où il est en accès libre et même pas conseillé. En 2009, la Suède a autorisé sa commercialisation sans prescription médicale dans les bureaux de tabac, les stations-services et les supermarchés. Entre 2009 et 2013, les ventes de paracétamol ont fortement augmenté et le nombre d'hospitalisations pour surdosage a plus que doublé. Les autorités suédoises ont décidé de revenir sur la vente libre et à partir du 1er mars 2015, elle ne sera plus commercialisée que dans les officines pharmaceutiques. Mais la mesure est contestée : l’obligation de présence d’un personnel qualifié dans les espaces où la vente était autorisée et une meilleure information des patients aurait été préférable. Rappelons qu’en France les prix du paracétamol sont particulièrement élevés (sous prétexte que les laboratoires y ont des usines de production). Souhaitons en tous cas que le débat reste ouvert au moment où les velléités réformatrices du ministère des finances s’émoussent….


Un moyen simple de faire des économies : supprimer les suppléments vitaminiques


L'US Preventive Services Task Force publie des recommandations de santé qui s'adressent aux adultes en bonne santé c’est-à-dire ni les enfants, ni les femmes enceintes, ni les patients chroniques ou hospitalisés, ni les sujets avec une carence nutritionnelle caractérisée. Elle vient d’examiner les suppléments alimentaires (vitaminiques, anti oxydants etc.). Elle a mis en évidence que ces consommations n’ont aucun impact sur le risque cardio-vasculaire, un très léger bénéfice en matière de cancer notamment chez l’homme. Une augmentation du risque de cancer du poumon chez les fumeurs et de fracture de hanche chez la femme post ménopausée ont été mises en lumière. Prises isolément ou combinées, les supplémentations ont peu d’impact positifs alors que quelques effets iatrogènes ont été constatés (risque accru de cancer du poumon avec la supplémentation par béta carotène notamment chez les fumeurs, possible augmentation du risque de cancer de la prostate avec la prise d'acide folique, saignements avec les polyvitamines, troubles gastro-intestinaux avec le calcium et le sélénium). En résumé, rien ne justifie la prise prolongée de suppléments vitaminiques en prévention primaire et le rapport bénéfices/risques est incertain. Ces nouvelles recommandations confirment celles de l'Academy of Nutrition and Dietetics, de l'American Cancer Society et de l'American Heart Association.


VOIR L'ETUDE


La rente des pharmaciens

La dernière enquête de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) menée au printemps 2013 dans 31 départements constate des écarts de prix allant du simple au quadruple sur six médicaments non pris en charge par la sécu dans 528 pharmacies:

 

Le moins cher

Le plus cher

Synthol : 225 ml

2,95 €,  Durtol (63)

6,95 €, Paris 18

Maalox : boite de 12 sans sucre

1,99 €, Paris 6 

6,90 €,  Thionville

Actifed rhume, boite de 15

2,90 €, Rennes

7,70 €, Paris 12



Bien qu'obligatoire depuis plus de dix ans, l'affichage des prix de manière lisible pour les médicaments sans ordonnance en libre-service ou derrière le comptoir et la tenue à jour d'un catalogue de prix pour les médicaments avec ordonnance, mais non remboursables, ne sont toujours pas respectées. Plus de la moitié des pharmacies n'avaient pas de catalogue et plus de 10 % ont refusé de communiquer les prix aux enquêteurs. La politique de prix des officines est plus liée à leur volume de vente qu'à leur appartenance à un groupement et les prix peuvent varier pour des officines situées dans une même rue. Enfin, les prix pratiqués sur internet sont d’autant moins intéressants qu’ils sont grevés par les frais de port. Et notre ministre – qui est surtout celle des pharmaciens – a eu la bonne idée d’empêcher la vente en grande surface qui se pratique pourtant couramment à l'étranger…mais la France n'a de leçon à recevoir de personne.


VOIR LES RESULTATS DETAILLES



C'est pas trop tôt


Le Ministre de la Santé vient d’ouvrir un site qui réunit et met à disposition l’ensemble des informations disponibles sur les spécialités pharmaceutiques commercialisées sur le marché français. Il s’agit de la première pierre du projet de service public d’information en santé dont l’objectif est de "permettre à chaque Français d’accéder aisément à une information fiable". La base regroupe des données de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), de la Haute autorité de santé (HAS) et de l’Assurance maladie (CNAMTS). Vous pourrez notamment y trouver les indications et contre-indications, les précautions d’emploi, les autorisations de mise sur le marché (AMM), le prix, le taux de remboursement. Des icônes indiquent :

si le médicament est délivré uniquement sur prescription    

s’il est remboursé 

et si c’est un générique 

Vous pourrez également y déclarer un effet indésirable

Qu’en pensons-nous ? C’est pas trop tôt, cela ne fait jamais que 20 ans que l’internet existe…

VOIR LE SITE


Big pharma et la ministre


Plusieurs études (anglaise, américaine, autrichienne et maintenant française) ont établi que l'Avastin a la même efficacité que le Lucentis dans le traitement de la Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) mais il n’est pas autorisé dans cette indication. Et la Direction générale de la santé (DGS) l’a rappelé l’année dernière alors que nombre de médecins l'utilisaient. C’est d’autant plus dommage qu’il coûte 20 fois moins cherLe Lucentis représente près de 400 millions d’euros de dépenses pour la sécu et sa consommation croit fortement d’année en année. Or seul la firme pharmaceutique  propriétaire peut demander une nouvelle indication et le laboratoire Roche s’y refuse. Pourquoi ?  Parce qu’il a participé au développement du Lucentis par l’intermédiaire d’une de ses filiales, Genentech, et qu’il touche des royalties sur les ventes ! Il serait possible de contourner l’obstacle en adoptant une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) comme le prévoit la loi de financement de la sécu pour 2013 pour « éviter des dépenses ayant un impact significatif sur les finances de l'assurance maladie ». Mais la ministre ne fait rien "eu égard aux risques de contentieux… ». Et si l’on faisait comme les italiens et que l’on s’interrogeait sur la licéité des pratiques anti-concurrentielles des deux firmes ? Mais la ministre ne semble pas pressée d’aller au clash ni d’obtenir une baisse substantielle des prix : il est vrai qu’elle a des soucis d’ordre domestique… 

VOIR LE COMMUNIQUE DES MEDECINS GENERALISTES (SMG)

Deux médicaments antilactation suspendus


Les médicaments Parlodel® et Zentiva® utilisés contre la maladie de Parkinson mais aussi afin d’inhiber ou de prévenir la lactation après un accouchement ou une interruption de grossesse, ont fait l’objet d’une réévaluation de leur rapport bénéfice-risque par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) à la suite de signalements d’effets indésirables graves cardiovasculaires (notamment accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle) et neuropsychiatriques (hallucinations, confusion mentale). Ces effets indésirables étaient connus et mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit depuis 1994 mais une nouvelle enquête de pharmacovigilance a confirmé la persistance de ces effets indésirables graves, souvent associés à une utilisation non conforme des médicaments (non respect de la posologie ou des contre-indications).  L’ANSM rappelle que l’utilisation d’un médicament inhibant la lactation doit être réservée aux situations où l’inhibition de la lactation est souhaitée pour raison médicale. La prise systématique d’un médicament inhibant la lactation pour prévenir ou traiter l’inconfort ou l’engorgement pouvant survenir lors de la montée laiteuse n’est pas recommandée. De plus, il n’y a pas de justification à utiliser des médicaments dans le sevrage de l’allaitement au-delà de un mois après l’accouchement. En effet, la glande mammaire devient progressivement autonome et le taux de prolactine retourne à son niveau de base. Les médicaments qui freinent la libération de prolactine n’ont donc plus d’utilité. Le sevrage du nouveau-né se fait pour sa part progressivement en diminuant et en espaçant les tétées. Lorsque l’inhibition médicamenteuse de la lactation est souhaitée, d’autres spécialités sont autorisées dans cette indication : Arolac® et Cabergoline Sandoz®. 


VOIR LE COMMUNIQUE DE L'ANSM


Les médicaments sont trop chers en France


L'Autorité de la concurrence avait décidé en février 2013 d'ouvrir une enquête sectorielle dans le domaine de la distribution du médicament délivré en ville (les pharmacies de quartier) afin d'en examiner le fonctionnement concurrentiel et d' identifier d'éventuels obstacles à celui-ci. Elle vient de publier une première évaluation dans laquelle elle identifie plusieurs points de blocage potentiels. Elle relève en premier lieu un certain nombre d’entraves au développement des génériques (le dénigrement récemment été sanctionné dans la décision  Plavix,  la communication d'informations erronées aux offices de brevet visant à empêcher l'entrée des génériques dans l'affaire AstraZeneca,  le « pay-for-delay » qui consiste à retarder l'entrée du générique sur le marché contre rémunération par le laboratoire princeps).  Elle met également en lumière des risques d'ententes non négligeables au travers de la négociation des prix avec le Comité économique des produits de santé (certains laboratoires princeps pourraient se concerter avant leur passage devant le CEPS pour présenter des coûts artificiellement gonflés ou se répartir les marchés pour certaines spécialités), de l'abstention de demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les génériques. La vente directe des médicaments non remboursables aux officines pourrait aussi permettre de maintenir des marges plus élevées pour les labos, certains d'entre eux allant jusqu'à opposer des refus de vente aux grossistes et intermédiaires, les laboratoires s'assurant ainsi que les plus petites officines continuent à payer un prix élevé sur ces médicaments.  L’autorité de la concurrence a constaté que les prix des médicaments non remboursables sont extrêmement disparates et qu'ils peuvent varier de 1 à 4 d'une officine à l'autre, sans que le consommateur en soit véritablement informé puisque la publicité sur les prix de ces médicaments est très limitée, notamment à cause des règles de déontologie. L'ouverture partielle du monopole officinal permettrait aux consommateurs de bénéficier de prix plus attractifs pour leurs achats de médicaments d'automédication et de « produits frontières ». Cette ouverture devrait s'accompagner d'un assouplissement des règles déontologiques des pharmaciens, pour ce qui concerne la liberté commerciale, afin de favoriser la concurrence par les prix. Certaines entreprises de la grande distribution ont fait connaître leur intérêt pour distribuer certains médicaments dans leurs établissements, dans des espaces dédiés et gérés par des pharmaciens. Globalement, la diminution moyenne des prix pourrait atteindre 25% en grande surface


VOIR L'EVALUATION


Omega 3 : Mieux vaux manger du saumon que des pilules !


Le bénéfice  des omégas 3 en prévention avait déjà été mis en doute par de nombreuses études randomisées comme celle réalisée en France chez des sujets ayant fait infarctus du myocarde. Une nouvelle étude italienne confirme ce scepticisme pour des sujets à haut risque cardiovasculaire, mais n'ayant pas encore souffert d'infarctus du myocarde. Entre 2004 et 2007, 12 500 patients volontaires ont été randomisés pour prendre quotidiennement une gélule contenant 1 g d'oméga 3 ou une gélule d'huile d'olive (placebo).Après un suivi de 5 ans, la fréquence des décès d'origine ou des hospitalisations pour une pathologie cardiovasculaire (11,8 % dans le groupe oméga 3, 11,7 % chez les témoins) n'a pas été différente entre les deux groupes. De même, les omégas 3 n'ont eu d'effet sur aucun des critères de jugement secondaires prédéfinis. Les analyses de sous-groupes, notamment chez les diabétiques, les patients les plus âgés sont également négatives. Un effet positif n’est observé que dans le sous-groupe des femmes (OR  0,82 IC à 95 % : 0,67-0,99). D’autres études avaient aussi mis en lumière un bénéfice pour les sujets à haut risque de troubles du rythme. Par ailleurs, des effets indésirables sans être établis n’ont pu être exclus. En pratique, si une supplémentation en omégas 3 ne parait pas d’un grand intérêt, la recommandation de consommer du poisson gras plusieurs fois par semaine reste cependant valable, compte tenu de la relation épidémiologique inverse observée avec  le risque cardiovasculaire.


VOIR L'ETUDE

 


Vente encadrée de médicaments sur internet : J - 17


L’arrêté du 20 juin 2013 relatif aux bonnes pratiques de dispensation des médicaments par voie électronique fixe au 12 juillet prochain le début de la vente autorisée de médicaments sur internet. Aujourd’hui, selon une étude de l'OMS, 50 % des médicaments achetés sur internet seraient contrefaits. C’est pourquoi ne seront autorisés que les sites Web qui seront prolongement virtuel de pharmacies physiques et habilitées et seulement pour les médicaments vendus sans ordonnances (environ 4000). Sur la base des recherches effectuées par les internautes, les médicaments les plus recherchés seront le Doliprane (19% des recherches en avril selon le site http://www.1001pharmacies.com/), devant Drill (antiseptique pour la gorge, 15%), Efferalgan, (5%), Euphytose (stress et anxiété, 5%) et Daflon (veinotonique, 4%). Les 20 premiers sont les suivants :


Classement

Médicaments

Recherche en France

1

DOLIPRANE

90 500

2

DRILL SANS SUCRE

74 000

3

EFFERALGAN VIT C C.EFF500/200 16

33 100

4

DAFALGAN

32 100

5

EUPHYTOSE * 120

32 100

6

VOLTERNE

22 000

7

DAFLON CPR PELLIC 500MG 30

18 100

8

OSCILLOCOCCINUM DOSE GLOBUL 6 1G

18 000

9

NUROFEN CPR ENROB 200MG 20

14 800

10

MAGNE B6 CPR PELLIC 60

14 600

11

SYNTHOL LIQ. 225ML

14 500

12

NIQUITIN TRANSITION MENTHE 2MG *72

14 500

13

DONORMYL CPR PEL SEC 15MG 10

14 400

14

ACTIFED JOUR ET NUIT CPR 16

12 100

15

CITRATE BETAINE UPSA CPR EFFVT 2G 20

12 100

16

FERVEX SAC. GRAN. ADLT 8 13.1G

12 000

17

HOMEOPLASMINE POM. GM 40G

11 800

18

MAXILASE CPR 3000UI 30

11 700

19

SEDATIF PC CPR 40

9 900

20

DULCOLAX DRG 5MG 20

8 100

 


 

Comment savoir si le site sur lequel vous envisagez d’acheter ne vous vend pas des médicaments contrefaits ? La liste officielle des sites autorisés à vendre des médicaments en ligne est disponible sur le site de l'Ordre national des pharmaciens.


VOIR LA LISTE DES SITES INTERNET AUTORISES A VENDRE DES MEDICAMENTS


VOIR L'ARRETE 


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