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Acupuncture et douleur


Si l'acupuncture semble avoir des effets anti-douleur la raison n’en était pas claire : Etait-ce dû à la mise en place des  aiguilles ou à l’effet placebo, c’est-à-dire la croyance des patients en l'efficacité du traitement ? Une étude danoise rendue possible par l’arrivée d’une nouvelle génération d’aiguilles pouvant être placées à l’insu des patients permet d’y voir plus clair. Cent personnes souffrant de douleurs après une opération de chirurgie dentaire ont été en double-aveugle soit vraiment traités, soit faussement traités, soit pas traités. Si les deux premiers groupes ressentaient moins la douleur que le troisième, il n’y avait en revanche aucune différence significatives entre eux ! De plus, les patients qui se croyaient effectivement traités relataient une plus grande réduction de la douleur que ceux qui ne le croyaient pas. Cette étude montre que les attentes des patients envers le traitement sont essentiels à l'efficacité de l'analgésie par acupuncture et qu'elles peuvent contribuer à en renforcer les effets. Vous cherchez un généraliste acupuncteur? Notre moteur de recherche le trouve près de chez vous!

 


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LES 112 GENERALISTES ACUPUNCTEURS A PARIS


Gourous et gourelles dans la ligne de mire du Sénat

La commission d'enquête du Sénat sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé dénonce les risques dus à des comportements sectaires qui font de la santé l'amorce d'une emprise exercée sur les victimes et l'existence de dérives thérapeutiques dues à des pratiques commerciales, proches de la charlatanerie, qui exploitent les peurs et les attentes de la population en matière de santé et de bien-être et qui peuvent insidieusement orienter leurs victimes vers des pratiques thérapeutiques (plus de 400 ont été recensées) souvent dénuées de fondement scientifique, compromettant ainsi leurs chances de guérison. Elle juge très alarmant le fait que l'image de la médecine classique, altérée de manière compréhensible par des scandales récents puisse conduire des personnes atteintes de pathologies lourdes à s'interroger sur les propositions thérapeutiques de leur médecin pour s'en remettre à des pratiques de « soins » sans nécessairement disposer d'une information complète sur les conséquences de leur choix. Deux faits saillants : D’abord, il s’agit moins d’illuminés que d’escrocs ; si vous avez une maladie grave et qu’on propose de vous sauver par une méthode non orthodoxe, on essaye bien de vous soulager mais surtout d’une partie de votre argent ! C’est exactement la même chose que les aigrefins qui promettent des placements mirobolants (Madoff). L’escroquerie peut être à deux niveaux : le gourou organise des formations qu’il facture très cher et échappe ainsi largement à la possibilité d’une mise en cause pénale ou pour exercice illégal et ce sont ses disciples qui prennent ces risques (comme dans une chaîne Ponzi). Ensuite, ces pratiques sont souvent crédibilisées par des personnels (médecins à exercice particulier) ou des établissements de santé avec une confusion entre le complémentaire et l’alternatif ! D’où la recommandation de mieux encadrer les pratiques hospitalières !


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Médecines alternatives : seulement en utilisation complémentaire


Les médecines alternatives (Acuponcture, Hypnose, Ostéopathie, Chiropraxie, Tai chi, Qigong) constituent une nébuleuse sujette à trop de dérives pour être encouragées officiellement selon l'Académie nationale de médecine dans un  rapport en réponse à l'initiative récente de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) d'expérimenter ces thérapies dont nous avions fait état dans un news précédente. Concernant l'ostéopathie, les complications sont peu fréquentes mais alors  très graves avec des séquelles définitives observées dans 31% des cas. Sur l'hypnose, l'Académie remet en cause son efficacité et reste perplexe quant à son utilité. Quant à l'acupuncture, l’effet placebo serait le mécanisme d’action le plus plausible. Enfin, le Tai chi et le Qigong peuvent présenter un intérêt dans la prise en charge d’un ensemble de maladies où l’exercice physique joue un rôle mais la faveur dont ils jouissent est un effet de mode. Afin d’éviter tout retard de diagnostic et perte de chances dans le traitement d'une maladie, l’Académie recommande de manière générale d’éviter l’usage des thérapies complémentaires en l’absence d’un diagnostic médical et de ne les accepter qu’avec une extrême prudence comme traitement de première intention. Si vous en voulez toujours, le moteur de recherche Les Bons Choix Santé peut vous indiquer quels sont les 1470 généralistes pratiquant l’acuponcture dont 326 en secteur 1 dont 17 à Paris ! Ou les 947 généralistes ostéopathes dont 360 en secteur 1 dont 9 à Paris ! Et même les 25 généralistes qui sont l’un et l’autre dont 3 en secteur 1 (il n’y en a pas à Paris).


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Médecines non conventionnelles : le débat belge


Le débat fait rage en Belgique au sujet des médecines non conventionnelles (homéopathie, acupuncture, chiropraxie, ostéopathie). Les facultés de médecine du pays viennent de rappeler leur scepticisme sur le sujet : La quasi-totalité des essais cliniques entrepris selon les protocoles offrant les meilleurs garanties de rigueur scientifique aboutit à conclure  soit à l’absence de résultats probants, soit à des effets non différents que ceux du placebo, soit à des résultats négatifs ; qui plus est, ces pratiques ne seraient pas sans danger, risquant d’entraîner pour certaines d’entre elles des complications irréversibles. Si l’ostéopathie articulaire proche de la kinésithérapie semble obtenir des résultats dans le traitement des maux de nuque et de dos, elle aboutit souvent à traiter de manière irrationnelle un grand nombre de plaintes et maux, une dérive dont les meilleures illustrations sont "l’ostéopathie viscérale" ou "crânienne". Néanmoins le succès de ces pratiques auprès des patients ne se dément pas : selon les travaux du KCE, la Haute autorité de santé belge, 1 belge sur 3 a consulté au moins une fois dans sa vie un chiropracteur, un homéopathe, un acupuncteur ou un ostéopathe  et près de 9 patients interrogés sur 10 sont satisfaits des soins qu’ils ont reçus. Quoi qu’il en soit, si vous cherchez un médecin ostéopathe, homéopathe, acuponcteur ou mésothérapeuthe, notre moteur de recherche est à votre disposition.


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Les médecines complémentaires à L’AP-HP


L’AP-HP a  dressé un état des lieux de cette offre de soins complémentaires qui existe déjà en son sein. 15 types de traitements complémentaires différents ont été recensés parmi lesquels l'acupuncture, l'hypnose et l'ostéopathie sont les plus fréquents. Ces médecines complémentaires sont dispensées dans des structures de soins variées (centres anti-douleur, soins palliatifs, gynécologie-obstétrique, pédiatrie, gériatrie, oncologie, addictologie…) en consultations externes (il en existe plus de 70 à l’AP-HP) ou en hospitalisation. En matière de recherche, plusieurs projets de recherche sont aujourd’hui menés par ses équipes de l’AP-HP portant sur l’acupuncture (2 projets), l’hypnose (2 projets), l’ostéopathie (3 projets), le toucher relationnel (1 projet), la sophrologie (1 projet), 4 étant  multicentriques. L’AP-HP souhaite encadrer les pratiques de soins en médecines complémentaires (diplômes agréés, indications validées), favoriser la recherche clinique et paramédicale pour, après en avoir objectivé l’apport,  déterminer la place dans les stratégies thérapeutiques et définir les conditions d’une offre de soins en médecine complémentaire (formalisation de recommandations, élaboration de guides, formations universitaires).  


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En cas de bronchite, faites-vous piquer !



Une étude randomisée en double aveugle contre placebo montre l’efficacité de l’acupuncture sur les difficultés respiratoires à l’effort de patients atteints de bronchite chronique (Broncho-pneumopathies chroniques obstructives ou BPCO). Menée au Japon entre juillet 2006 et mars 2009, cette étude a porté sur 68 patients déjà traités. Les sujets étaient répartis aléatoirement en deux groupes égaux dont l’un a été vraiment «acupuncté» et l’autre «placebé» (les pointeaux semblaient rentrés dans la peau mais ne l’étaient par réellement). Au terme du suivi, les patients ont réalisé un test de marche de 6 minutes. Les résultats sont apparus meilleurs dans le groupe de patients ayant eu la réelle acupuncture qui ont aussi ressenti une amélioration. L’échantillon est cependant un peu réduit pour prétendre à la significativité statistique. Mais si vous cherchez un médecin qui soit aussi un acupuncteur (ou un ostéopathe ou une mésothérapeute) vous le trouverez toujours avec notre moteur de recherche!


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Les médecines douces à l'APHP

L'APHP a inclus dans son plan stratégique 2010-2014 un projet de développement des médecines complémentaires. La Pitiè-Salpétrière  accueille en son sein un centre intégré de médecine chinoise. L'acuponcture a donc droit de cité dans les meilleurs hôpitaux français! Dans le traitement des cancers, qu'il s'agisse du traitement de la douleur ou de la dimension psychologique de l'amélioration de l'état des patients, certains n'hésitent plus à recommander l'homéopathie en accompagnement. Rêve ou réalité, placebo ou pas, si vous cherchez un généraliste acuponcteur ou homéopathe ou acuponcteur et homéopathe, consultez notre moteur de recherche!

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