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Dormir pour maigrir : ça vaut aussi pour les enfants


Une étude américaine du Center for Obesity Research and Education de Philadelphie publiée dans la revue Pediatrics et portant 37 enfants âgés de 8 à 11 ans dont 27% étaient en surpoids ou obèses pointe le manque de sommeil comme facteur d’obésité infantile. Le principe de la recherche a consisté à réduire le sommeil de certains d’entre eux d’environ 2 heures pendant une semaine puis de réduire d’un même ordre de grandeur le sommeil des autres la semaine suivante en permettant aux premiers de retrouver leur rythme normal. Lorsque les enfants augmentent leur durée de sommeil, ils consomment 150 calories de moins et perdent 30 g  par jour. Des résultats comparables avaient déjà été obtenus par une étude de l'université d'Otago en Nouvelle-Zélande qui avait suivi des enfants pendant plusieurs années : à 7 ans, un enfant qui aura dormi en moyenne huit heures par nuit de 3 ans à 5 ans pèsera 2,1 kg de plus qu'un enfant qui aura dormi onze heures par nuit en moyenne sur la même période. Ne les écoutez pas et supprimez les écrans des chambres (manu militari si nécessaire!)


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Toujours coucher les enfants à la même heure


Selon une étude de l’University College London publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, la simple irrégularité des heures du coucher peut perturber le développement et compromettre la capacité d’apprentissage de l'enfant. Les auteurs, ont analysé les résultats de 11.000 enfants de 3 à 7 ans à des tests cognitifs et les ont comparé aux habitudes de sommeil. Les enfants qui ont eu des heures de coucher irrégulières à 3 ans obtiennent des scores inférieurs aux tests de lecture, de mathématiques et d’aptitude spatiale à 7 ans. Un sommeil irrégulier dans l'enfance à des moments clés du développement semble ainsi avoir un impact important, et particulièrement chez les filles. Vous cherchez un pédiatre et ou généraliste spécialisé en pathologies du sommeil ? Notre moteur de recherche est à votre disposition !

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40% des français se plaignent de troubles du sommeil

 
D’après une enquête Opinionway auprès d'un millier d'adultes publiée par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance et la MGEN, près d’un tiers des Français se plaignent de nuits trop courtes à cause du bruit (et les boules Quiès ?), de la lumière (Fermer les volets ?) ou d’une température excessive (baisser le thermostat ou ouvrir la fenêtre surtout l’hiver ?). Le temps moyen de sommeil est de 7 heures en semaine et de 8 le week-end. Mais 30%, souvent des jeunes actifs avec de longs trajets de transports, dorment moins de 6 heures, soit moins que ce que l’on estime en général nécessaire pour récupérer avec un risque plus élevé d'obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Quatre Français sur dix déclarent souffrir d'au moins un trouble du sommeil (18% d'insomnie, 17% de troubles du rythme du sommeil, 5% d'apnées du sommeil, etc.) et 47% sont des ronfleurs réguliers (soit à peu près tous les hommes Mesdames). Vous voulez consulter un médecin qualifié en pathologies du sommeil ? Notre moteur de recherche en compte 150 en France dont 30 généralistes dont 2 sont à Paris.
 

Prise en charge insuffisante des pathologies du sommeil

 
Le BEH du 20 novembre fait le point sur les troubles du sommeil. L’enquête santé protection sociale (ESPS) qui mettait l’accent sur la fréquence des troubles du sommeil en France vient d’être confirmée par le baromètre santé 2010 de l’INPES : une personne sur 5 (19,0%) présente des symptômes d’insomnie chronique accompagnés de perturbations diurnes, fatigue ou somnolence (ICPD). La prévalence est plus forte chez les femmes que chez les hommes (22,2% contre 15,4%). Elle augmente avec l’âge jusqu’à la classe des 45-54 ans (23,6%), puis diminue légèrement. En effet, après 55 ans, les perturbations du sommeil sont fréquemment déclarées sans retentissement diurne. La fréquence du retentissement diurne est maximale entre 25 et 55 ans. Moins d’un tiers des individus manifestant une ICPD ont déjà consulté pour leurs problèmes de sommeil. Une personne avec ICPD sur 5 (22,2%), 1 sur 2 après 75 ans (48,5%), déclare prendre de façon habituelle des médicaments pour dormir. Il s’agit de benzodiazépines ou apparentés (par exemple, Xanax®, Lexomil®,  Tranxène®, Valium®,  Nuctalon®, Temesta®,  Mogadon® etc.) dans 82% des cas, bien que ces thérapeutiques soient déconseillées au long cours. Par ailleurs, la prévalence des symptômes évocateurs de syndrome d’apnées du sommeil est de 4,9% (syndromes évocateurs) à 2,4% (syndrome diagnostiqué). Mais, en 2011, seulement 0,9% des adultes bénéficiaires du régime général de l’assurance maladie étaient traités. Enfin, le sommeil de l’adolescent a une importance capitale sur sa santé et son développement.  L’étude internationale Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) a mis en lumière une diminution significative du temps de sommeil entre 11 et 15 ans et une augmentation significative de la dette de sommeil mesurée par l’écart entre les durées de sommeil les veilles de jour avec et sans classe. Vous cherchez un généraliste qualifié en pathologies du sommeil ? Notre moteur de recherche le trouvera pour vous !
 

Somnifères et démences


La France est numéro un de la prescription de benzodiazépines (par exemple, Xanax®, Lexomil®,  Tranxène®, Valium®,  Nuctalon®, Temesta®,  Mogadon® etc.) chez les personnes âgées, avec un niveau 3 à 5 fois plus élevé que ses voisins européens en dépit de la parution de plusieurs recommandations de la HAS dans ce domaine depuis 2006. Un tiers des plus de 65 ans ont une consommation chronique excessive de somnifères, et 40% des plus de 80 ans. Or, seules 10% à 20% des plaintes relatives au sommeil relèveraient d’une véritable insomnie et plus de la moitié des prescriptions de benzodiazépines seraient inutiles. Ces médicaments en excès entraînent de multiples complications : chutes et accidents, troubles de la mémoire, de l’attention ou des comportements, risque d’accoutumance et d’addiction et un lien a été mis en évidence entre la prise de benzodiazépines chez les sujets âgés et le risque de démences. Une étude française portant sur environ 1000 personnes et  publiée dans la revue British Medical Journal, a mis en évidence que les sujets consommant des benzodiazépines avaient un risque  supérieur de 50% à ceux qui n’en utilisent pas de développer une démence. Bien qu’aucun lien de cause à effet ne soit établi, il est conseillé de limiter les prescriptions à quelques semaines et de contrôler la bonne utilisation de ces molécules. Quel que soit votre âge, on vous a prescrit des somnifères depuis longtemps ?  Vous devriez en parler à votre médecin...


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Et vous? Dormez-vous bien?


Selon une enquête Opinionway réalisée en janvier pour la MGEN et l’institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), l’insomnie concerne 22% des Français mais seulement 16% des personnes souffrant de troubles du sommeil sont traitées. Or, l’insuffisance de sommeil est corrélée à une augmentation du risque d’obésité, de diabète, de somnolence et de troubles anxieux et dépressifs.La somnolence concerne quant à elle un quart des personnes interrogées, avec trois facteurs causaux identifiés : la résidence en région parisienne, les troubles du sommeil et les apnées du sommeil. La sieste courte, n’excédant pas 20 min (contre 56 aujourd’hui en moyenne) est un excellent remède ainsi que de décaler autant que possible ses rythmes vers le matin. Pour trouver un médecin qualifié en pathologies du sommeil, n’hésitez pas à utiliser le moteur de recherche LBCS !


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