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On peut même s'y mettre après 60 ans !


Une étude de l’University College London menée auprès de 3.500 hommes et femmes, âgées en moyenne de 64 ans, durant plus de 8 ans a mesuré leur activité physique tous les 2 ans et rapproché cette donnée des risques de dépression, de démence, de maladie cardiaque, de diabète et d’autres maladies chroniques. 10% des participants ont commencé une activité physique durant l’étude, 70% l’ont poursuivi, 20% l’ont abandonné ou n’en n’avaient aucune. Au bout de 8 ans, c’est-à-dire en moyenne à 72 ans, 20% étaient en bonne santé physique et mentale, 40% avaient développé une maladie chronique et 20% une dépression ou une déficience cognitive. La pratique d’une activité physique modérée, une fois par semaine multipliait par 2.7 la probabilité de bien vieillir, celle d’une activité intense par 3.5 après élimination de l'ensemble des autres facteurs (état de santé, âge, sexe, consommation d'alcool et de tabac, statut marital). Rester actif multipliait les chances par plus de 7 mais le devenir après ne l'avoir jamais été les multipliait quand même par plus de 3! Vous cherchez un généraliste qualifié en médecine du sport et en gériatrie/gérontologie en secteur 1 en France? Il vous faudra vous inscrire sur le site et utiliser les fonctionnalités de la recherche avancée pour voir les 28 résultats !

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Mourir à domicile c'est compliqué


Dans son dernier rapport l'Observatoire National de la Fin de Vie rappelle que 81 % des Français souhaiteraient finir leurs jours chez eux, mais la majorité d'entre eux meurt à l'hôpital (60 %). Seuls 25,5 % des décès surviennent effectivement à domicile et la proportion de personnes hospitalisées double au cours du dernier mois de vie, passant de 30 % à 63,8 %. Un tiers des personnes qui vivaient à leur domicile un mois avant leur décès y meurt effectivement. La France est la championne d'Europe de la médicalisation de la fin de vie car les obstacles à la fin de vie à domicile sont nombreux : mauvaise connaissance des aides financières accordées aux aidants et démarches complexes, défaut d'information pour l'allocation journalière d'accompagnement (AJA) d'une personne en fin de vie, qui existe depuis 2011 mais reste trop peu connue, défaut de coordination des soins à domicile, déficience des soins palliatifs , défaut de formation des généralistes. En France, il y a 342 généralistes qualifiés en soins palliatifs : 8 à Paris, 3 à Marseille et Lyon mais 6 à Nice. Vous en cherchez un? Notre moteur de recherche est à votre disposition !


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Fin de vie : l'ordre bouge


Pour la première fois, le Conseil national de l'ordre des médecins approuve l'idée qu'un collège médical c’est-à-dire un groupe de soignants puisse délivrer "une sédation adaptée, profonde et terminale" à un patient. Il le réserve toutefois aux situations cliniques exceptionnelles,  pour lesquelles la loi Léonetti n'offre aucune solution, les agonies prolongées, les douleurs psychologiques ou physiques  incontrôlables. Si l'avis collégial valide la sédation, le médecin peut y donner suite personnellement, s'y associer ou se récuser au nom de sa clause de conscience. Mais l'interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui ne saurait être transgressé par un médecin agissant seul. Cette prise de position marque un désaccord très net avec celle de l'Académie de médecine. Par ailleurs, l'ordre insiste aussi sur la nécessité de promouvoir la connaissance, l'accompagnement et l'application de la loi Léonetti méconnue des usagers comme des professionnels de santé (plus de 50% selon un sondage IPSOS de janvier 2013) et notamment les dispositions visant les directives anticipées et la personne de confiance.


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On meurt toujours trop à l'hôpital


Malgré la volonté de « déshospitaliser » de la mort, qui répond aussi bien à une volonté de maîtrise des dépenses de santé qu’aux souhaits et besoins de la population, une étude récente, réalisée dans le cadre des travaux de l’Observatoire national de la fin de vie avec la collaboration du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm, met en évidence la forte médicalisation de la fin de vie en France par rapport à certains autres pays européens. Elle a porté sur l’ensemble des décès survenus en France entre 1993 et 2008. Cette année-là, 57% des décès sont survenus à l’hôpital, proportion  restée globalement stable au cours de ces 15 dernières années, 27% à domicile, 11% en maison de retraite et 5% dans d’autres lieux. La plupart des patients expriment pourtant le désir de finir leur vie chez eux et, parallèlement, se développent des politiques de santé pour favoriser le maintien à domicile, y compris en fin de vie, avec par exemple le développement des soins palliatifs à la maison. En France, les décès par maladies du système nerveux se produisent moins souvent à l'hôpital grâce au développement des prises en charge alternatives dans le cadre des plans Alzheimer mis en place depuis 2001. Les décès des malades d'Alzheimer se déroulent autant en maison de retraite (34,4%), qu'à domicile (30,8%) ou à l'hôpital (31,8%). L'étude montre encore que les célibataires meurent moins souvent à l'hôpital que les personnes mariées: L'hospitalisation peut être favorisée par les proches et la solitude pourrait être à l’origine d'un défaut de prise en charge. L'étude souligne enfin que plus on est âgé plus on a de chance de mourir à l'hôpital, ce qui s'explique en partie par le vieillissement de l'entourage et la difficulté pour un des deux conjoints âgé d'assumer la fin de vie à la maison de l’autre. Vous cherchez un service d'hospitalisation à domicile (HAD) près de chez vous? N'hésitez pas à explorer les fonctionnalités de notre moteur de recherche !


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Le deuil peut tuer


Le deuil provoque souvent chez les plus proches parents, surtout dans les 6 premières semaines mais aussi jusqu'à la fin du 6e mois, une augmentation de la morbi-mortalité d’origine principalement cardiovasculaire. Une étude australienne menée sur 80 endeuillés et publiée dans l’édition de novembre de l’American Journal of Cardiology permet de comprendre comment. Durant  la phase aiguë de deuil, par rapport au groupe contrôle, les chercheurs ont constaté une augmentation de la fréquence cardiaque, une diminution de sa variabilité ainsi que des troubles du rythme. Une part de ces phénomènes persistait bien qu’atténuée au 6e mois. Or, une accélération de la fréquence cardiaque constitue un facteur de rupture de plaque et la diminution de sa variabilité augmente le risque de mort subite en abaissant le seuil de fibrillation ventriculaire. Un deuil dans la famille devrait donc conduire à une visite chez le cardiologue pour faire le point. Et si vous en cherchez un, notre moteur de recherche le trouvera près de chez vous et dans la fourchette de prix qui vous convient.


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1 décès sur 2 résulte d'une décision médicale !


Selon une enquête menée par l’INED et l’observatoire de la fin de vie menée sur 5 000 décès,  pour près d’un décès sur deux (48 %), le médecin déclare avoir pris une décision médicale en ayant conscience qu’elle était susceptible d’abréger la vie du patient. Le plus souvent, les traitements n’ont pas été administrés dans l’intention de provoquer une accélération de la survenue de la mort (45 %) et sont donc conformes à l’esprit de la loi Leonetti. Il s’agit de décisions de ne pas instaurer (15 %) ou d’arrêter (3 %) un traitement susceptible de prolonger la vie, ou d’intensifier le traitement de la douleur avec utilisation d’opioïdes et/ou de benzodiazépines (27 %). Une très faible fraction des décès (3,1 %, soit 148 cas sur 4 723) fait suite à un acte visant à mettre fin à la vie de la personne : décision de limitation ou d’arrêt des traitements (1,5 % des décès), intensification des traitements de la douleur (0,8 %), ou enfin administration de médicaments (0,8 %). Plus des deux tiers des personnes pour lesquelles une décision de limitation ou d’arrêt des traitements a été prise n’étaient pas jugés par le médecin en capacité de participer à la décision . Quand les personnes étaient considérées comme capables de participer, ces décisions ont dans près de 80 % des cas fait l’objet d’une discussion avec le patient. Les décisions prises font généralement l’objet d’une discussion avec l’équipe médicale (63 % des cas) et/ou avec un autre médecin (44 %). La famille est associée plus d’une fois sur deux et une personne de confiance l’est dans 15 % des cas. La loi donne la possibilité à chacun de rédiger à l’avance des directives anticipées et ainsi d’exprimer ses souhaits pour sa fin de vie en cas d’incapacité de participer à la décision. Seuls 2,5 % des patients concernés l’avaient fait. Pourtant, lorsque ces directives existent, les médecins déclarent qu’elles ont été un élément important pour 72 % des décisions médicales en fin de vie. Cela pose très clairement la question de la connaissance de la loi et l’appropriation des directives anticipées par les patients mais aussi par les professionnels de santé.


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Disparité des soins palliatifs


Sommes-nous égaux devant les soins palliatifs et plus précisément les décisions de poursuivre ou d'interrompre les thérapies? Une équipe de l'université du Maryland a étudié les cas de 151 malades dont les décès étaient intervenus en réanimation : 111 qui auraient pu bénéficier de thérapies qui ne leur ont pas été administrées et 40 qui ont fait l'objet de tous les soins possibles jusqu'au décès. Les deux groupes présentaient des caractéristiques équivalentes en ce qui concerne la gravité des affections, le dossier médical, l'âge ou la nature chirurgicale ou non des traitements. Une seule différence : les hommes étaient surreprésentés dans le premier (OR 3). Peut-être qu'implicitement les soignants considéraient en référence aux différences d'espérance de vie entre les sexes, qu'ils avaient fait leur temps...Quoiqu'il en soit pour trouver un établissement de soins avec une unité de soins palliatifs, vous pouvez utiliser notre moteur de recherche !


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Puisque cela doit bien s'arrêter un jour...


Le rapport de l’observatoire national de la fin de vie rectifie un certain nombre d’idées reçues : si la France reste l’un des pays européens où l’on meurt le plus à l’hôpital, la proportion est stable (60%) de même que celle des personnes qui décèdent à leur domicile (25%). Mais seulement un tiers des personnes qui meurent  dans un établissement de soins bénéficie de soins palliatifs alors que ces traitements pourraient bénéficier à deux fois plus de gens. Par ailleurs, deux français sur trois ignorent encore qu’il existe une loi contre l’acharnement thérapeutique et les professionnels de santé ont beaucoup de et les professionnels de santé ont beaucoup de mal à évoluer. Des progrès restent donc d’autant plus à faire pour leur formation et la recherche que nous serons de plus en plus nombreux à mourir de plus en plus vieux, ce qui est quand même appréciable ! Trouvez l’hôpital ou la clinique offrant des possibilités de soins palliatifs avec le moteur de recherche Les Bons Choix Santé !

 

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