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Comment s’y retrouve-t-on dans les multiples noms des médicaments ?

Comment s’y retrouve-t-on dans les multiples noms des médicaments ?


La dénomination commune internationale (DCI) permet aux patients et aux soignants du monde entier de s’y retrouver malgré les multiples noms commerciaux. La DCI est le nom de la substance active (la molécule) contenue dans le médicament et internationalement reconnue. Rien qu’en France, il existe plus de 8 000 noms de marques pour seulement 1 700 DCI ! C’est l’OMS qui a mis en place le programme DCI. L’objectif est de mettre au point, pour chaque substance employée, une dénomination spécifique, reconnaissable et prononçable dans tous les pays du monde.
Les médicaments sont divisés en différents groupes selon l’organe (rein, cœur…) ou le système (système nerveux, système respiratoire…) sur lequel ils agissent et/ou leurs caractéristiques thérapeutiques (diurétiques…) et chimiques.

 

Comment sont élaborées les DCI ?


Les DCI sont élaborées par un nom de longueur limitée, utilisé dans le domaine public (pour le médicament générique). Les DCI incorporent souvent des « segments clés » permettant de reconnaître les substances d’un même groupe pharmacologique et/ou chimique. Les segments clés sont des suffixes, préfixes et groupes syllabiques (segments intermédiaires).
Ainsi, le suffixe « olol » est par exemple commun aux bêtabloquants (aténolol, propranolol…) employés en cardiologie.
Le suffixe « azépam » est commun aux benzodiazépines (diazépam, tétrazépam…) employées comme anxiolytiques ou comme hypnotiques (1). 


Quelles sont les directives générales pour la formation des DCI ?


Les DCI se distinguent les unes des autres par leur consonance et leur orthographe. La DCI doit, si possible, indiquer sa parenté pharmacologique. Celles qui évoquent des considérations anatomiques, physiologiques, pathologiques ou thérapeutiques sont évitées. Pour simplifier la traduction et la prononciation des DCI, la lettre « f » est utilisée à la place de « ph », « t » à la place de « th », « e » à la place de « æ » ou « œ » et « i » à la place de « y » ; l’usage des lettres « h » et « k » est évité.

 

Comment sont classés les médicaments ?


Le système de classification anatomique, thérapeutique et chimique (ATC) est utilisé pour classer les médicaments selon l’organe ou le système sur lequel ils agissent et/ou selon leurs caractéristiques thérapeutiques et chimiques. C’est le « Collaborating Centre for Drug Statistics Methodology » de l’OMS qui le contrôle.
Les médicaments sont aussi classés en « familles thérapeutiques », c’est-à-dire en grands principes d’action thérapeutique.
Par exemple, les antalgiques (paracétamol, ibuprofène, aspirine…) sont des médicaments contre la douleur qui agissent chacun de façon différente, mais dans le même but de diminuer la douleur.
Les antiinfectieux sont d’une même famille qui comprend les antifongiques (contre les champignons), les antibiotiques (activité bactériostatique et/ou bactéricide) et les antiviraux (contre les virus).
Par esprit de simplification, ces familles ont été rattachées à une spécialité médicale : par exemple l’infectiologie pour les traitements précités. Toutefois, une spécialité médicale peut faire appel à des médicaments d’une autre spécialité dans un but précis. Par exemple, un cardiologue peut diminuer la tension artérielle due au stress avec des « anxiolytiques », médicaments relevant pourtant de la spécialité psychiatrique.