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Quand parle-t-on d’effets indésirables des médicaments ?

Quand parle-t-on d’effets indésirables des médicaments ?


Parallèlement à ses effets bénéfiques préventifs ou curatifs, le médicament peut avoir des effets nocifs plus ou moins graves. Ces effets secondaires dits « indésirables » sont les réactions non souhaitées survenant lors d’une prise de médicament à la dose recommandée.
Chaque décision thérapeutique est dictée par le rapport bénéfice/risque. La bonne gestion des effets indésirables commence par l’analyse des avantages et des inconvénients potentiels. Quand les effets secondaires engendrent trop d’inconvénients pour le patient par rapport au soulagement de sa maladie, c’est un effet indésirable qui nécessite un ajustement du traitement. Tout médicament peut avoir des effets indésirables engendrant des symptômes désagréables voire dangereux, différents selon les personnes.

 

Quelles sont les causes principales des effets indésirables ?


Une posologie inadéquate du médicament et/ou la mauvaise observance du traitement prescrit sont aussi responsables d’effets indésirables.
La façon de prendre le médicament influe également. Par exemple, les antiinflammatoires n’ont pas le même impact sur l’estomac s’ils sont pris en dehors des repas. Les corticoïdes sont excitants, ils se prescrivent donc le matin.
Les conditions médicales, génétiques ou allergiques particulières au malade engendrent également des effets indésirables.
Sont aussi mises en cause l’interaction éventuelle de médicaments absorbés en même temps ou en parallèle, et bien sûr l’automédication.

 

Que faire en cas d’effets indésirables ?


Quand les médicaments ont un effet « secondaire » apparemment bénin, leur consommation nécessite néanmoins des précautions particulières (par exemple la somnolence pour les conducteurs de véhicules). Quand les effets indésirables sont importants (nausées, éruption cutanée, vertiges, palpitations), il faut consulter rapidement le médecin ou le pharmacien. L’arrêt du médicament peut être indispensable, mais pas toujours. Par exemple, un anticoagulant pour une maladie cardiaque ne s’interrompt pas n’importe comment, de même qu’un antihypertenseur. Le risque majeur est l’interruption intempestive du traitement par le patient.

 

Comment prévenir les effets indésirables ?


D’abord par la réévaluation régulière du traitement avec le médecin en cas de maladie chronique, ensuite par l’observance correcte de la prescription, par l’hygiène de son alimentation (alcool) et de son mode de vie (exercice physique, repos, sommeil…).
Pour mieux les anticiper, il faut aussi signaler ces effets indésirables au pharmacien et au médecin. Le premier peut conseiller, le second peut changer le traitement. Surtout, ils les transmettent au réseau régional de pharmacovigilance qui surveille leur apparition. Ce sont notamment les troubles digestifs, les troubles comportementaux, les éruptions cutanées, les vertiges, la fatigue, les céphalées (maux de tête), la dyslipidémie (élévation anormale des triglycérides et/ou du cholestérol sanguin par les antirétroviraux), voire des douleurs (anticancéreux)…

 

Ces informations servent à la réévaluation des médicaments par l’Afssaps, et par le laboratoire fabricant qui fait ainsi évoluer le produit.

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