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À quoi correspond une consommation modérée d’alcool ?

À quoi correspond une consommation modérée d’alcool ?


Une consommation d’alcool est dite « modérée » si :


– pour des consommateurs réguliers : elle ne dépasse pas 3 verres standard par jour (ou 3 unités d’alcool par jour) pour les hommes et 2 verres standard par jour (ou 2 unités d’alcool par jour) pour les femmes (différence liée à des raisons métaboliques) ;
– pour une consommation occasionnelle : elle ne dépasse par 4 verres par jour (ou 4 unités d’alcool par jour) en une seule occasion.

 

Un verre standard apporte 10 g d’alcool pur
La verrerie de restauration est standardisée de façon à délivrer la même quantité d’alcool, quelle que soit la nature de la boisson alcoolisée considérée.

 

Une unité d’alcool = 1 verre standard = 10 g d’alcool pur
Au-delà de ces repères, la consommation d’alcool expose au risque de troubles du comportement et à la survenue progressive de maladies, pas forcément apparentes au départ.

 

Comment s’y retrouver en pratique ?


Ci-dessous sont données quelques équivalences de boissons qui apportent 10 g d’alcool pur soit 1 unité d’alcool.
1 unité d’alcool :
= un verre de vin à 12° (10 cl) ;
= une chope de bière à 5° (25 cl) ;
= un verre de champagne à 12° (10 cl) ;
= un whisky à 45° (2,5 cl à 3 cl) ;
= un pastis à 45° (2,5 cl à 3 cl) ;
= un verre d’apéritif à 18° (7 cl).

 

Que se passe-t-il dans l’organisme ?


Un verre standard (10 g d’alcool pur ou une unité d’alcool) fait monter le taux d’alcool dans le sang (alcoolémie) :
– de 0,20 g/l de sang pour un homme de 70 kg ;
– de 0,33 g/l de sang pour une femme de 50 kg.


Le taux d’alcool dans le sang est à son maximum au bout de 30 minutes si l’alcool a été consommé à jeun ; il est à son maximum au bout de 1 heure si l’alcool a été consommé au cours d’un repas.
L’alcoolémie décroit ensuite d’environ 0,15 g par litre de sang et par heure.
Pour une alcoolémie à 0,6 (0,6 g/l de sang) : 4 à 5 heures seront nécessaires avant que l’alcool soit totalement éliminé.

 

Comment savoir si vous êtes un consommateur à risque ?


Un petit questionnaire simple et rapide de quatre questions (appelé DETA) permet déjà de situer un éventuel problème d’usage à risque.
1. Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boissons alcoolisées ?
2. Votre entourage vous-a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ?
3. Avez-vous déjà eu l’impression que vous buviez trop d’alcool ?
4. Avez-vous déjà eu besoin d’alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?

 

Une seule réponse positive doit attirer votre attention et vous inciter à consulter votre médecin pour en parler.

Il recherchera avec vous, de façon un peu plus précise, si votre consommation est réellement à risque. Auquel cas, il vous aidera à mieux gérer cette consommation afin de ne pas la laisser évoluer vers le stade de dépendance dont il est alors très difficile d’en sortir.

Deux réponses positives au moins indiquent un problème avec l’alcool et un risque de dépendance à l’alcool face auquel il est impératif de consulter votre médecin. Il vous proposera d’autres tests et une prise en charge appropriée.

Un autre petit autotest permet de vérifier si vous avez un problème de dépendance à l’alcool. Il s’agit de vous poser la question : puis-je rester 5 jours sans boire d’alcool ?
Si ce n’est pas le cas, il est conseillé d’en parler à votre médecin avant que la situation ne s’aggrave davantage.

 

De quoi faut-il se méfier ?

 

Il faut se méfier d’un besoin d’alcool quotidien et à des heures inhabituelles. C’est un premier signe d’alerte traduisant un problème avec l’alcool.

CATEGORIE : alcoologie