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Bilan plutôt positif pour la T2A


La tarification à l’activité (T2A), introduite en 2004-2005 pour financer l’activité de court séjour des hôpitaux publics et privés, avait pour but d’améliorer l’efficience des établissements de santé et du secteur hospitalier. Une étude réalisée par l’IRDES fournit des analyses quantitatives permettant d’apprécier les effets de la réforme de la T2A sur l’activité, la productivité et la qualité des soins hospitaliers. Elle conclut que, dans les hôpitaux publics, l’activité (nombre de séjours) et la production hospitalière (séjours pondérés par le case-mix) ont augmenté de manière soutenue entre 2002 et 2009 quel que soit le type d’activité, avec une hausse plus marquée pour les séjours de chirurgie. Dans les établissements privés à but lucratif, une forte augmentation des séances et des séjours de chirurgie ambulatoire a été observée de manière concomitante à une baisse des séjours d’hospitalisation complète en obstétrique et en médecine. La T2A aurait permis une  hausse de la productivité dans le secteur public depuis 2004 tandis que dans le secteur privé lucratif, elle aurait provoqué  une modification de l’activité (case-mix) plus qu’une augmentation marquée de la production et de la productivité. Cependant, la très forte augmentation des taux standardisés de certaines interventions suggère la possibilité d’actes peu ou pas justifiés et les taux de réadmission à 30 jours pour les principales prises en charge cardiovasculaires et de cancérologie ont augmenté. Enfin, il n'y a pas de discrimination des patients polypathologiques et plus âgés par les établissements


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