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Le meilleur système du monde (7) ? Le dépistage du cancer de la prostate


Le dépistage du cancer de la prostate vient de faire l’objet d’une analyse éclairante de la Revue du Praticien. L’idée même de tout dépistage de cette maladie a été remise en cause au début 2012 avec la publication de résultats contradictoires et une recommandation américaine qui préconisait de ne plus recourir au dosage du PSA chez les hommes n’ayant aucun signe clinique évocateur de cancer de la prostate. La Haute Autorité de Santé (HAS) s'est elle-même prononcée contre le dépistage organisé systématique. Mais de nombreux spécialistes, réfutent cette analyse : ils soutiennent que le dépistage réduit la mortalité mais que le dépistage de masse n’apporte pas de bénéfice net en termes de survie par rapport à un dépistage individuel ou opportuniste. Pour ces spécialistes, les problèmes ne sont pas tant liés à des surdiagnostics qu’à des surtraitements Le surdiagnostic est le diagnostic de cancers qui ne se seraient jamais révélés du vivant de la personne mais ce terme apparaît inapproprié lorsqu’il s’agit de vrais cancers dont le très faible volume tumoral et le risque de progression les laissent cliniquement latents tout le long de la vie. À ce stade, la question cruciale est le suivi du potentiel évolutif de la tumeur fondée sur des bases biologiques scientifiquement validées. Le surtraitement correspond au traitement d’un cancer sans impact sur le pronostic de la maladie. Ce risque concerne des patients ayant un foyer tumoral non palpable, peu agressif et considéré comme latent. Le taux de surtraitement est parfois important : selon l’étude EPRC, 80 % des patients ont reçu un traitement, alors que plus de 50 % des cancers identifiés étaient de faible agressivité. La solution basée sur une surveillance clinique et biologique étroite (toucher rectal, PSA, biopsies) serait de ne pas renoncer à un diagnostic précoce et de proposer aux patients ayant un cancer peu évolutif (2/3 des patients) une alternative aux traitements lourds susceptibles d’entraîner des séquelles. A la recherche d'un urologue accrédité HAS pas trop cher ou d'un établissement pratiquant la prostatectomie dans des conditions de sécurité optimales ? Notre moteur de recherche est à votre disposition !


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