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Deux médicaments antilactation suspendus


Les médicaments Parlodel® et Zentiva® utilisés contre la maladie de Parkinson mais aussi afin d’inhiber ou de prévenir la lactation après un accouchement ou une interruption de grossesse, ont fait l’objet d’une réévaluation de leur rapport bénéfice-risque par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) à la suite de signalements d’effets indésirables graves cardiovasculaires (notamment accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle) et neuropsychiatriques (hallucinations, confusion mentale). Ces effets indésirables étaient connus et mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit depuis 1994 mais une nouvelle enquête de pharmacovigilance a confirmé la persistance de ces effets indésirables graves, souvent associés à une utilisation non conforme des médicaments (non respect de la posologie ou des contre-indications).  L’ANSM rappelle que l’utilisation d’un médicament inhibant la lactation doit être réservée aux situations où l’inhibition de la lactation est souhaitée pour raison médicale. La prise systématique d’un médicament inhibant la lactation pour prévenir ou traiter l’inconfort ou l’engorgement pouvant survenir lors de la montée laiteuse n’est pas recommandée. De plus, il n’y a pas de justification à utiliser des médicaments dans le sevrage de l’allaitement au-delà de un mois après l’accouchement. En effet, la glande mammaire devient progressivement autonome et le taux de prolactine retourne à son niveau de base. Les médicaments qui freinent la libération de prolactine n’ont donc plus d’utilité. Le sevrage du nouveau-né se fait pour sa part progressivement en diminuant et en espaçant les tétées. Lorsque l’inhibition médicamenteuse de la lactation est souhaitée, d’autres spécialités sont autorisées dans cette indication : Arolac® et Cabergoline Sandoz®. 


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