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Définition de l'herpès génital

Définition de l'herpès génital


L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible ou IST qui se transmet lors d’un contact sexuel vaginal, anal ou buccogénital. L’herpès génital est provoqué par un virus appelé Herpes simplex virus (HSV) dont il existe deux types (HSV1 et HSV2). Ce virus touche les muqueuses et la peau, provoquant des manifestations le plus souvent bénignes. Certaines formes d’herpès peuvent être graves et se généraliser chez des patients fragiles (nouveau-né, femme enceinte, immunodéprimé). Une fois le virus de l’herpès génital contracté, il reste à vie dans l’organisme et les symptômes peuvent apparaître périodiquement : on parle alors de « poussées d’herpès ».

 

Risques et conséquences de l'herpès génital


L’herpès génital concerne aujourd’hui 2 millions de personnes en France. Le retentissement sur la vie sexuelle et la qualité de vie peut être important lors des poussées ou récurrences fréquentes (quatre à cinq poussées par an). De plus, les lésions herpétiques favorisent la transmission d’autres maladies sexuellement transmissibles. L’enjeu sanitaire consiste à limiter au maximum la transmission de l‘herpès génital.
Les femmes sont les premières victimes de l’herpès génital dont 60 à 80 % des cas sont liés au virus HSV2.

 

Symptômes et origines de l'herpès génital


Le développement de l’herpès génital nécessite deux phases:

 

La phase de primo-infection herpétique

Cette phase infecte les cellules de la peau ou des muqueuses après un contact sexuel par exemple. Le virus se multiplie et contamine d’autres cellules.

 

La phase de réactivation ou de récurrence

Le virus peut rester en sommeil pendant plusieurs années et se réactiver avec des symptômes plus ou moins importants (brûlures, démangeaisons, lésion…).

 

Deux types de virus sont en cause, mais HSV2 est le plus souvent responsable de l’herpès génital, tandis que HSV1 se retrouve dans les infections d’herpès labial ou « bouton de fièvre ».


Comment se manifeste l'herpès génital ?


Les symptômes de l’herpès génital sont variables d’une personne à une autre. La primo-infection peut être asymptomatique (pas de symptômes) ou s’accompagner de signes comme des douleurs ou des picotements avant l’apparition des lésions. Les lésions se situent dans la région du vagin, de l’anus ou sur le pénis et débutent par une éruption avec des vésicules (petites bulles transparentes).
Les poussées ultérieures interviennent à un rythme variable mais pouvant être invalidant. Les symptômes sont les mêmes que ceux de la poussée initiale et durent 7 à 10 jours. Une sensation de picotement peut précéder l’éruption.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'herpès génital ?


L’herpès labial ou bouton de fièvre est lié à un virus de la même famille, le HSV1. Néanmoins, les deux virus peuvent atteindre indifféremment les organes génitaux (herpès génital) et la face (herpès labial). Ainsi, un patient porteur d’un bouton de fièvre peut très bien contaminer son partenaire lors d’un rapport sexuel buccogénital.
D’autres causes d’ulcérations ou lésions génitales nécessitent une prise en charge médicale : toute lésion génitale nécessite donc une consultation et un diagnostic (syphilis, HPV…).

 

Y a-t-il une prévention possible à l'herpès génital ?


La seule prévention possible est d’éviter la transmission du virus. Il faut donc s’abstenir d’avoir des relations sexuelles génitales, anales ou orales avec une personne qui a des lésions, tant qu’elles ne sont pas complètement guéries. L’utilisation du préservatif ne protège pas complètement de la transmission du virus (toutes les zones contaminantes ne sont pas recouvertes). Il n’existe pas de vaccin contre le virus de l’herpès génital.
En cas de poussée d’herpès, avec lésions et vésicules, quelques mesures diminuent les symptômes ou peuvent les soulager : sécher les zones touchées, porter des vêtements amples, ne pas toucher les lésions et se laver les mains dans tous les cas, ne pas appliquer de pommades sans avis médical…


À quel moment consulter ?


Les infections à Herpesvirus peuvent être discrètes voire sans symptôme : seul un dépistage systématique les mettra en évidence.
En règle générale, toute apparition de verrues génitales ou lésions doit motiver une consultation chez le médecin traitant ou le dermatologue.

 

Que fait le médecin ?


En cas de lésions (primo-infection ou récurrence), le médecin pourra établir un diagnostic présomptif visuellement. En cas de doute ou pour confirmer le diagnostic, analyse de sang et/ou prélèvement des vésicules ou lésions grâce à un écouvillon, permettent de vérifier la présence de HSV1 ou HSV2.
Aucun traitement ne guérit l’herpès, mais des médicaments antiviraux (locaux et par voie générale) peuvent accélérer la guérison d’une poussée d’herpès chez certains patients. Le médecin jugera de l’opportunité de les prescrire lors d’une poussée ou, au long cours, en prévention des poussées en cas de récurrences fréquentes et invalidantes.
Le rôle du médecin consiste également à prendre en charge la douleur, évaluer les facteurs ou circonstances déclenchantes, proposer une prise en charge psychologique le cas échéant et enfin recommander les mesures visant à réduire la transmission (utilisation du préservatif lors des poussées notamment).

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Il convient de repérer les circonstances déclenchantes et d’en parler à son médecin. De même, noter sur une liste toutes les interrogations, sans tabou, permet de faciliter l’entretien médical.