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Infections à Papillomavirus

Définition des infections à Papillomavirus


Les infections génitales et anales liées aux virus de la famille des « human papillomavirus » ou hPV sont des infections sexuellement transmissibles. Ces infections à Papillomavirus nécessitent un contact direct de la peau ou de la muqueuse (pénis, scrotum, vagin, vulve, anus, bouche…) et ne sont pas transmises par le sang. La dangerosité et la contagiosité sont liées au caractère le plus souvent latent des infections : les personnes contaminantes ne présentent aucun symptôme. Le principal risque de ces infections à Papillomavirus est le développement d’un cancer du col de l’utérus.

 

Risques et enjeux sanitaires de l'infection à Papillomavirus


Le cancer du col de l’utérus se hisse au huitième rang des cancers de la femme en termes de fréquence et au cinquième rang en termes de mortalité. Le rôle des Papillomavirus humains (human papillomavirus : hPV) dans la survenue de lésions précancéreuses et cancéreuses du col est maintenant bien établi et des tests diagnostiques de l’infection sont disponibles en France.
L’infection est sexuellement transmissible et la plupart des infections sont transitoires, notamment chez la femme jeune. Le facteur de risque le plus significatif est le nombre de partenaires sexuels rencontrés. Ce n’est qu’en cas de persistance de l’infection que la femme présente un risque majeur de cancer du col de l’utérus.

 

Dépistage et mécanismes de l'infection à Papillomavirus


Les infections à Papillomavirus affectent la région anogénitale de l’homme et de la femme. Chez les femmes, l’infection à Papillomavirus des cellules du col utérin peut évoluer de deux façons : elle peut soit rester inactive ou latente et les cellules restent normales ; soit s’activer et modifier les cellules infectées. Ces modifications peuvent être décelées à l’aide de frottis cervicaux et/ou d’un test. Les cellules anormales peuvent ensuite se dissiper spontanément ou dégénérer en cellules cancéreuses.

  

Symptômes et signes de l'infection à papillomavirus

 

Les infections à Papillomavirus sont le plus souvent asymptomatiques, c’est-à-dire qu’elles ne provoquent aucun symptôme chez le sujet infecté.
Le hPV touche la région anogénitale tant de l’homme que de la femme. Chez la femme, cette région comprend la vulve, le col de l’utérus et l’anus. Chez l’homme, cette région inclut le pénis, le scrotum et l’anus. Tout contact avec ces zones peut entraîner une contamination.
Les verrues génitales sont généralement un signe d’infection.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


D’autres infections sexuellement transmissibles existent, avec ou sans symptômes. La syphilis est en recrudescence et se manifeste par l’apparition d’un chancre (ulcération) induré et indolore sur les parties génitales. En cas de lésion, une consultation médicale et des prélèvements permettront de faire la différence.

 

Y a-t-il une prévention possible à l'infection à Papillomavirus ?


En période d’activité sexuelle, la prévention consiste à éviter le contact avec une personne infectée : limiter le nombre de partenaires sexuels peut donc réduire les risques, de même que retarder les rapports sexuels jusqu’à ce que le col de l’utérus soit bien formé (18-19 ans).
Le préservatif y contribue également mais ne garantit pas une protection totale.
Le tabac représentant vraisemblablement un facteur de risque supplémentaire, l’arrêt du tabagisme est recommandé.
Récemment, un vaccin dirigé contre les quatre types de Papillomavirus humains le plus souvent impliqués dans les lésions précancéreuses et les cancers du col de l’utérus, les lésions précancéreuses de la vulve (les types 16 et 18) ainsi que les verrues génitales (les types 6 et 11) a été mis sur le marché. La vaccination contre les infections à Papillomavirus 6, 11, 16, 18 est recommandée à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans (avant les premiers rapports), afin de les protéger avant qu’elles ne soient exposées au risque d’infection à hPV. Le schéma vaccinal comprend trois injections respectant un intervalle de 2 mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle de 4 mois entre la deuxième et la troisième injection.