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Définition de la maladie de lyme et borréliose

Définition de la maladie de lyme et borréliose


La maladie de Lyme ou borréliose de Lyme est une maladie infectieuse, non contagieuse, due à une bactérie Borrelia burgdorferi. La maladie de Lyme est transmise essentiellement par des tiques (famille des ixodes). Plus la durée de fixation de la tique est longue, plus le risque de transmission est grand.
Classiquement, la maladie évolue en trois phases (primaire, secondaire et tertiaire) avec des symptômes généraux pouvant être graves (atteinte neurologique).

 

Risques et origine de la maladie de lyme et borréliose


La maladie de Lyme est transmise par des tiques, qui parasitent de nombreux animaux (mammifères, oiseaux…) et sont donc très fréquentes. La maladie se déclare chez 15 000 patients chaque année aux États-Unis, mais plus de 50 000 en Europe.
En France, l’Est et le Centre sont les régions les plus touchées (200 cas/100 000 habitants).
Les tiques étant très répandues, leur éradication est impossible et seules les mesures préventives et de diagnostic précoce peuvent être envisagées.

 

Causes et symptômes de la maladie de lyme et borréliose


Borrelia burgdorferi est la bactérie responsable de la maladie de Lyme, d’où le nom de borréliose. Elle fait partie de la famille des Spirochétales (comme dans les cas de la syphilis et de la leptospirose), car elle possède des flagelles qui lui permettent de se déplacer par des mouvements de rotation et de translation. La première phase (primaire) est une infection locale, cutanée ; la phase secondaire correspond à une dissémination de la bactérie au niveau tissulaire et enfin la phase tertiaire est généralisée (système immunitaire, neurologique…).


Maladie de lyme et borréliose
Prévention

Comment se manifeste la maladie de lyme et la borréliose ?


La contamination se fait à partir des tiques vectrices, donc dans un environnement favorable (forêt, campagne…). L’évolution clinique est en plusieurs phases.


La phase initiale comporte un érythème migrant qui apparaît quelques jours ou semaines après la piqûre sous la forme d’une rougeur en anneau de plusieurs centimètres.
La seconde phase apparaît parfois plusieurs mois après, avec des manifestations neurologiques (paralysie faciale, méningite…) ou articulaires (arthrites avec douleurs inflammatoires, souvent du genou).
La phase tertiaire ou borréliose tardive comprend des signes neurologiques pouvant faire évoquer des maladies neurologiques (sclérose en plaques…) ; douleurs et troubles sensitifs diffus sont les principaux symptômes, parfois associés à des manifestations articulaires persistantes (douleurs, inflammation…) et/ou cutanées (lésions rouges sur la peau).
Le syndrome « post-Lyme » provoque quant à lui des douleurs et une fatigue pouvant durer plusieurs mois.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


L’érythème migrant initial ne doit pas être confondu avec une piqûre d’insecte. Cet érythème ne se situe pas forcément au même endroit que la piqûre de tique ; il peut apparaître à distance.
Dans les phases plus tardives (secondaire et tertiaire), les symptômes neurologiques peuvent faussement faire croire à une maladie neurologique comme la sclérose en plaques ou d’autres maladies dégénératives. Seuls les examens complémentaires (sérologies) font la différence.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


La meilleure prévention individuelle repose sur les mesures barrières vis-à-vis des tiques : port de vêtements couvrants, chaussures montantes, répulsifs… Après chaque ballade en zone à risque, un examen soigneux de la peau devrait être systématique pour repérer et éliminer les tiques accrochées (aisselles, plis du genou, cuir chevelu). Les tiques sont à retirer avec une pince ou un tire-tique le plus rapidement possible. La zone doit être nettoyée (désinfection) et les symptômes surveillés, mais aucun antibiotique « préventif » n’est nécessaire.
Il n’existe pas non plus de vaccin.

 

Maladie de lyme et borréliose
Préparer sa consultation

À quel moment consulter ?


Il est nécessaire de consulter à tous les stades de la maladie. En effet, devant un érythème migrant, un traitement antibiotique permet de stopper la progression de la maladie. En revanche, les antibiotiques ne sont pas recommandés en préventif suite à une piqûre de tique.
Les arthrites et les manifestations neurologiques doivent également être traitées sous peine de devenir chroniques.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin va évoquer le diagnostic sur l’interrogatoire (antécédent d’exposition aux tiques…) et les signes cliniques décrits. L’érythème suffit à lui seul à faire le diagnostic et à débuter le traitement.


En revanche, en cas de manifestations plus tardives, des examens complémentaires sont nécessaires au diagnostic. Une prise de sang permet de réaliser des sérologies ; les prélèvements cutanés contribuent également au diagnostic. La ponction lombaire est recommandée devant les manifestations neurologiques : il s’agit du recueil de liquide céphalorachidien en faisant une piqûre entre les vertèbres lombaires, comme pour le diagnostic de méningite.
Le traitement repose sur les antibiotiques une fois la maladie déclarée.


Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas de tique, les mesures à prendre sont simples et sans recours au médecin. En revanche, en cas de symptômes même discrets, il convient de consulter rapidement.
Les antibiotiques prescrits doivent être pris selon la durée et la posologie recommandées ; certains antibiotiques exposent à un risque de photosensibilisation (ne pas se mettre au soleil).


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