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Définition de l'état de fièvre

Définition de l'état de fièvre


On parle de fièvre quand la température corporelle le matin dépasse 37,5°C et quand celle du soir dépasse 37,8°C. Elle témoigne très habituellement d’une activation de la réaction inflammatoire immunitaire.

 

Une fièvre installée depuis moins de 5 jours est appelée une fièvre aiguë. Le terme de fièvre persistante s’emploie quand une fièvre supérieure à 38,3°C dure plus de 20 jours.

 

Trois types de thermomètres mesurent la température corporelle :

 

Les thermomètres « classiques » rectaux ou buccaux.

Attention il existe une différence de 0,6°C entre la température rectale et la température buccale ;

 

Les thermomètres tympaniques électroniques

Ils sont beaucoup développés ces dernières années parce qu’ils sont fiables et rapides d’utilisation ;

 

Les thermomètres temporaux

Les médecins généralistes les privilégient le plus souvent, mais plus ou moins efficaces (le prix fait la différence).

 

Il existe plusieurs types de fièvres


Les fièvres aiguës

Elles sont en général causées par des infections virales ou bactériennes, les symptômes se manifestent de façon brutale et disparaissent rapidement. Il peut aussi s’agir d’un coup de chaleur du au climat (canicule) ou à un effort physique intense. Ou s’agir d’une poussée inflammatoire brève sans infection. Comme une poussée dentaire chez un nourrisson.


La fièvre persistante

Elle est liée dans 40% des cas à des infections, 20% à des cancers, 20% à des maladies inflammatoires. L’interrogatoire médical et l’examen clinique permettent de faire un diagnostic précis.

 

La fièvre chronique

Elle concerne certaines pathologies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite ou le lupus.

 

Les fièvres infectieuses saisonnières


Lors des viroses (infections à virus)

Ce type de fièvre dure de 3 à 5 jours et passe en général tout seul. Comme dans les pathologies suivantes :


- Le rhume. La fièvre est modérée (38 ou 38,5°C) et permanente.
- La grippe. La fièvre est brutale, très élevée (pouvant atteindre 40°C) et suit une courbe en V : 39-40°C, puis 37°C, puis 39-40°C.
- La bronchiolite ou la bronchite, pour lesquelles il n’y a pas forcément de symptômes de fièvre. Mais on peut relever des températures modérées (38 ou 38,5°C), dont la courbe est variable et oscillante.
- La gastro-entérite, qui ne provoque pas forcément de fièvre. Parfois, la fièvre peut tout de même grimper jusqu’à 40°C, transitoirement.
- L’angine virale et la pharyngite, pour lesquelles il n’y a pas forcément de fièvre. Mais on peut relever des températures modérées (38 ou 38,5°C), dont la courbe est variable et oscillante.
- Les maladies infantiles (rougeole, varicelle, etc.), où la température peut monter jusqu’à 40°C et parfois ne jamais monter : maladie sans fièvre.

 

Lors des infections bactériennes

Au contraire des fièvres virales, les fièvres d’origine bactérienne nécessitent toujours la consultation du médecin car on doit lutter contre l’infection avec des antibiotiques.


- En cas d’angine bactérienne, la fièvre atteint 39 à 40°C en plateau permanent.
- En cas d’otite bactérienne également, la fièvre peut monter jusqu’à 39°C en plateau permanent.


Les moyens matériels et physiques de refroidissement


Ils sont employés pour diminuer l’inconfort et le mal de tête qui accompagne la fièvre élevée (au-delà de 38,5°C). Ils sont indispensables lors d’un coup de chaleur.


Il est préférable de garder la température corporelle sous 38°C chez les personnes qui ne tolèrent pas l’accélération du coeur (malades cardiaques).
Au-delà de 38°C, le cerveau commence à souffrir, surtout le cerveau en développement des enfants ; des convulsions peuvent donc se produire même pour des fièvres peu élevées en fonction de la sensibilité cérébrale de la personne.

Boire de l’eau.


En cas de fièvre, l’organisme lutte contre la chaleur en transpirant et se déshydrate. Il est indispensable de boire régulièrement de l’eau pour se réhydrater et permettre à la régulation thermique (transpiration) de se poursuivre. 
Se mettre à l’ombre dans un endroit frais (mais pas climatisé) et se découvrir.
N’hésitez pas à laisser un nourrisson en couches.

 
Le bain et la douche
Acceptés s’ils améliorent le bien-être et le confort mais ATTENTION : la température de l’eau ne doit jamais être inférieure de 2°C à celle du corps, sinon il y a risque de convulsions chez l’enfant (choc thermique). Ainsi, en cas de fièvre à 39°C, la température de l’eau ne doit pas être inférieure à 37°C.


La vessie de glace ou le gant mouillé frais sur la tête

Ils procurent un soulagement véritable car le cerveau est l’organe le plus sensible à la fièvre. Ils éloignent le risque de convulsions fébriles. Et rendent tout son allant à l’enfant endormi par la fièvre.


Les moyens médicamenteux pour faire baisser la fièvre


Trois types de médicaments abaissent la fièvre : le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène.

Le paracétamol est le traitement privilégié chez les enfants et les nourrissons. Ses contre-indications sont rares, il peut être administré quelques heures après de l’aspirine.


L’aspirine est très efficace contre la fièvre, mais il faut la réserver à l’enfant de plus de 6 ans et faire attention à la survenue d’allergies possibles. Attention, l’aspirine ne peut pas être pris quelques heures après de l’ibuprofène (Advil par exemple).


L’ibuprofène (AINS - anti-inflammatoire non stéroïdien, comme l’Advil) est efficace contre la fièvre. Mais il a des contre-indications importantes, notamment la varicelle ; il ne faut donc jamais en donner aux enfants n’ayant pas encore eu cette maladie. Dans le doute, choisissez le paracétamol. Attention, l’ibuprofène peut être pris quelques heures après du paracétamol mais surtout pas après de l’aspirine.

 
Les corticoïdes sont des médicaments très puissants du ressort strict du médecin. Ils ne traitent pas la fièvre mais l’inflammation dans une maladie parfaitement identifiée.

 
Quand consulter le médecin ?


Les nourrissons de moins de 1 mois, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent toujours consulter en urgence dès l’apparition d’une fièvre à cause des complications qu’elle peut révéler : chez les femmes enceintes la toxoplasmose et surtout la listériose, très dangereuses pour le fœtus.

 
Toute fièvre sans explication évidente, comme un rhume ou une grippe au sein d’une famille contaminée, et qui ne disparaît pas en trois jours, justifie la consultation.

 
Toute fièvre associée à des troubles de la conscience, des convulsions ou une déshydratation, impose la consultation urgente du médecin.

 
Toute fièvre associée à des maux de tête et/ou des vomissements et/ou une photophobie (un refus de la lumière), ou des petites taches de sang « lie-de-vin » sur la peau (pétéchies) est suspecte de méningite : il faut consulter en urgence.


Toute fièvre de retour d’un pays tropical est a priori suspecte : il peut s’agir d’un paludisme, d’une typhoïde, de la fièvre jaune ou encore l’hépatite A, etc. La consultation rapide s’impose.




Définition de la fibromyalgie

Définition de la fibromyalgie


La fibromyalgie est une affection caractérisée par une douleur généralisée dans les muscles et les ligaments. Les patients atteints de fibromyalgie ont souvent des difficultés à dormir et ressentent une fatigue chronique. La fibromyalgie a longtemps été désignée par différents termes dont le syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID), le rhumatisme musculaire chronique (1901), le rhumatisme psychogène (1960), la fibrosite (1983), et le rhumatisme des tissus mous.

 

Risques et origines du syndrome


La fatigue est une plainte extrêmement fréquente dans la population générale : jusqu’à 50 % des Français se déclarent fatigués (Pascal Cathébras. Troubles fonctionnels et somatisation : comment aborder les symptômes médicalement inexpliqués. Masson 2006).

La fibromyalgie, comme le syndrome de fatigue chronique (sans douleurs), ont longtemps été considérés comme des maladies psychosomatiques voire imaginaires. La fibromyalgie a néanmoins été reconnue en 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et concernerait 2 à 5 % de la population, touchant essentiellement les femmes entre 30 et 50 ans avec une proportion de 4 femmes pour 1 homme. Elle débute brutalement, le plus souvent dans des conditions de « stress ».

 

Causes de la fibromyalgie


La cause exacte de la fibromyalgie n’est pas identifiée. Une origine psychosomatique est évoquée, avec un certain nombre de facteurs comme le stress, les accidents ou encore les interventions chirurgicales. La fibromyalgie correspond à une anomalie de la réponse à la douleur, qui est augmentée.

 

Symptômes et signes de la fibromyalgie


Des « signes précurseurs » peuvent apparaître avant les symptômes de la fibromyalgie : fatigabilité à l’effort, courbatures, fourmillements, mauvaise tolérance au chaud/froid, troubles du sommeil.
Sinon, la fibromyalgie se manifeste par des douleurs diffuses associées à des signes de fatigue intense et chronique. La douleur est le symptôme principal, touchant les régions proches de la colonne vertébrale (nuque, épaules, entre les épaules, omoplates, dos…). Cette douleur peut varier dans la journée en fonction du stress et de l’activité, mais globalement les patients se plaignent d’avoir « mal partout ». Des points douloureux sont retrouvés en palpant les muscles. La fatigue ou asthénie accompagne ces douleurs : station debout pénible, difficulté à se lever le matin…


Le retentissement psychologique est très important, d’autant que des troubles du sommeil empêchent toute période de récupération. Anxiété voire état dépressif surviennent très rapidement.


Avec quoi ne faut-il pas confondre la fibromyalgie ?


L’algodystrophie correspond à des atteintes douloureuses des membres et fait suite à un traumatisme (fracture, luxation, le plus souvent plâtrée) chez un adulte entre 45 et 70 ans. L’articulation non mobilisée devient raide et douloureuse, avec progressivement une algodystrophie du membre, décelable à la radiographie et à la scintigraphie osseuse.
Le syndrome de fatigue chronique s’apparente à la fibromyalgie mais aucune douleur n’est présente.


Enfin, d’autres maladies (insuffisance surrénalienne, dépression, polyarthrite chronique, lupus érythémateux disséminé, polymyosite…), peuvent être confondues avec la fibromyalgie ; les examens complémentaires permettront de faire la différence. Aucun examen ne permet de poser directement le diagnostic de fibromyalgie. Les examens pratiqués servent à éliminer les autres maladies susceptibles de donner des symptômes identiques. Le diagnostic de fibromyalgie est un diagnostic d’élimination.

 

Y a-t-il une prévention possible de la fibromyalgie ?


Le patient doit prendre une part active au traitement.
L’activité physique (marche, natation…) soulage les douleurs et empêche la fonte musculaire. Échauffement, étirements ou exercices d’assouplissement sont fondamentaux avant de commencer la séance d’exercice proprement dite.
La chaleur appliquée localement (douche chaude) favorise le relâchement des muscles.
L’amélioration du sommeil peut diminuer les symptômes de la maladie et tout facteur de stress doit être éliminé : les thérapies comportementales pourraient avoir un effet bénéfique.


 

À quel moment consulter ?


Le retentissement de la fibromyalgie est variable, mais peut entraver la vie personnelle et professionnelle. Un des facteurs importants dans le traitement de la fibromyalgie est la précocité du diagnostic : il convient ainsi d’agir le plus tôt possible après l’apparition des symptômes.

 

 

 

Que fait le médecin ?


Poser le diagnostic de fibromyalgie est difficile ; le diagnostic est souvent évoqué après plusieurs mois de douleurs et d’errances diagnostiques. Le Collège Américain de Rhumatologie a établi un score à partir d’un questionnaire (durée de l’affection, nombre et zones concernées…) qui peut aider le médecin traitant ou le rhumatologue à confirmer la maladie.
Afin d’éliminer d’autres maladies, des prises de sang, radiographies du squelette ou scintigraphie peuvent être réalisées et sont normales dans la fibromyalgie.


Aucun traitement spécifique n’existe ; le traitement vise à soulager les douleurs et prendre en charge les autres symptômes. Des médicaments du groupe des antidépresseurs tricycliques et tétracycliques sont utilisés, de même que les antalgiques (contre la douleur).

 

 

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Tenir un journal des activités quotidiennes et de l’effet qu’elles procurent permet d’identifier les facteurs qui aggravent ou soulagent. Cela aidera le médecin à trouver des moyens de modifier le style de vie pour se sentir moins fatigué et moins stressé.

 

 

 


Définition de la fibrillation auriculaire

Définition de la fibrillation auriculaire


La fibrillation auriculaire (FA) est un trouble du rythme cardiaque fréquent et potentiellement grave par les complications (accident vasculaire cérébral (AVC) notamment) qu’il engendre.

Le cœur est composé de quatre cavités (deux oreillettes et deux ventricules) qui se contractent pour faire circuler le sang ; la FA correspond à une contraction anarchique, rapide et irrégulière.

Cette fibrillation peut être permanente, persistante (> 7 jours) ou évoluer par paroxysmes (< 7 jours).

 

Certains troubles du rythme des oreillettes sont proches et assimilés à la FA : il s’agit du flutter auriculaire et de la tachycardie atriale.

 

Risques et enjeux sanitaires des fibrillations auriculaires


0,4 % à 1 % de la population générale sont touchés par la fibrillation auriculaire et cette proportion augmente avec l’âge (plus de 8 % des plus de 80 ans).

La plupart des FA sont dues à une maladie sous-jacente, cardiaque ou non, mais un tiers des cas sont isolés, sans lien avec une maladie cardiopulmonaire. La gravité de la maladie est liée aux complications dites thromboemboliques : la FA provoque en effet des accidents vasculaires, notamment cérébraux (AVC) dont la fréquence est deux à sept fois plus élevée.

 

Causes des fibrillations auriculaires

 

Parmi les fibrillations auriculaires, on distingue les causes cardiaques et extracardiaques.
Les causes cardiaques regroupent les maladies coronariennes (jusqu’à l’infarctus du myocarde), les maladies des valves cardiaques, l’insuffisance cardiaque et toutes les maladies du cœur.

D’autres causes non cardiaques comme une hyperthyroïdie, l’obésité ou des pathologies pulmonaires chroniques sont aussi responsables de FA.

 

Symptômes de la fibrillation auriculaire

Le patient atteint de fibrillation auriculaire peut ressentir des palpitations avec sensation que le cœur bat vite et de manière irrégulière. Les crises peuvent durer quelques heures ou être permanentes. Angoisse, sensation d’oppression et essoufflement (dyspnée) les accompagnent fréquemment.

D’autres patients sont asymptomatiques et ne ressentent aucun symptôme ; le diagnostic sera fait de manière fortuite lors d’un électrocardiogramme réalisé à titre systématique.
Malheureusement, la FA peut se révéler à l’occasion de complications comme un AVC ou une poussée d’insuffisance cardiaque.


 

Avec quoi ne faut-il pas confondre une fibrillation auriculaire ?


La sensation de palpitations ne doit pas être confondue avec la douleur thoracique.

Les palpitations sont indolores tandis que la douleur thoracique correspond à une gêne et une douleur derrière le sternum. Il convient d’appeler le SAMU Centre 15 rapidement pour éliminer une pathologie cardiaque comme un infarctus.


Par ailleurs, le terme fibrillation peut être confondu avec la fibrillation ventriculaire, qui est un trouble du rythme des ventricules cardiaques. Ce trouble est en fait un arrêt cardiaque (perte de connaissance, absence de signes de circulation) qu’il convient de réanimer dans les premières secondes par un choc électrique externe (par exemple par un défibrillateur).

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Comme pour toute maladie du système cardio-vasculaire, la prévention est essentielle et des modifications du mode de vie sont nécessaires : sevrage tabagique, activité physique régulière et mesures diététiques.


L’observance des traitements médicamenteux est également primordiale, même en l’absence de symptômes ressentis.

Les anticoagulants sont des traitements à prendre au long cours et pour lesquels une éducation est nécessaire : respect des doses, adaptation en cas d’écarts alimentaires, contrôles sanguins, signes de surdosage…
Enfin, les traitements pris doivent être signalés à tous les professionnels de santé consultés : dentistes, anesthésistes, infirmières… Certains gestes nécessitent en effet des précautions particulières.


À quel moment consulter ?

 

Toute sensation de palpitations doit être exposée à son médecin pour pratiquer un électrocardiogramme.

La prévention des complications est essentielle, même en l’absence de symptômes. Une consultation en urgence est nécessaire.

 

Que fait le médecin lors de fibrillation auriculaire ?


Le médecin confirme le diagnostic de fibrillation auriculaire et surtout recherche les causes.


L’examen clinique permet déjà de mettre en évidence certains symptômes associés comme un essoufflement, un malaise ou des signes de complications.
L’électrocardiogramme est l’examen clé puisqu’il montre les signes de contractions anarchiques des oreillettes. Une hospitalisation en urgence est parfois nécessaire.


D’autres examens dits paracliniques sont réalisés : prise de sang (taux de sucre, fonction rénale, fonction thyroïdienne avec la TSH, bilan de coagulation), échographie cardiaque, radiographie pulmonaire

 

Le traitement de la fibrillation auriculaire repose sur deux axes : prévenir les accidents thromboemboliques par des anticoagulants (antivitamines K le plus souvent), et traiter le trouble du rythme (ralentissement de la fréquence cardiaque par des médicaments voire un choc électrique appelé cardioversion).

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Les traitements par antivitamines K nécessitent une surveillance rigoureuse par un carnet de surveillance en fonction des contrôles sanguins (INR cible). Tout signe de surdosage (saignement au brossage des dents, hématomes…) est un signe d’alerte entre les consultations.
Les sports violents et les activités avec risque de coups ou coupures (bricolage…) sont à proscrire.


Importance des poumons

Importance des poumons


En langage médical, le fonctionnement des poumons est la « physiologie pulmonaire ».

 

Les poumons sont les organes les plus importants… du système respiratoire.

 

Ce système comporte deux éléments principaux : une pompe respiratoire (thorax) et les poumons (avec les voies aériennes).

 

La cage thoracique joue le rôle de soufflet et fait entrer et sortir l'air des poumons.

Le fonctionnement des poumons permet donc d’apporter de l’oxygène frais (O2) à l’organisme et d’évacuer le dioxyde de carbone (CO2) ; ces échanges gazeux, qui s’effectuent par la voie de la circulation sanguine, permettent de véhiculer l’oxygène des poumons jusqu’aux cellules de tout l’organisme.


Plusieurs organes participent au fonctionnement des poumons et du système respiratoire : entrent en jeu également le système nerveux central, l’appareil circulatoire (le cœur et les vaisseaux) et les muscles du thorax et du diaphragme.


Le bon fonctionnement des poumons assure également d’autres missions dans le corps humain, comme le réchauffement de l’air respiré, son humidification et la protection contre des particules nocives qui pourraient pénétrer.

 

Les maladies pulmonaire


Le fonctionnement des poumons est indispensable à la vie.

Chaque année, une maladie pulmonaire comme la bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO touche 4 millions de personnes en France, avec 100 000 patients au stade d’insuffisance respiratoire chronique et 16 000 décès.

 

Comment fonctionnent les poumons ?

 

Les poumons sont situés dans la cage thoracique et font suite à la trachée, qui prolonge le larynx et se divise en deux bronches souches droite et gauche qui entrent dans le poumon correspondant.

Dans le poumon, les voies aériennes continuent de se diviser en branches de plus en plus nombreuses, courtes et fines, à la manière des ramifications des branches d’un arbre. Les plus petites bronches sont appelées bronchioles. Elles s’ouvrent sur les alvéoles pulmonaires, petites cavités aériennes où a lieu l’échange de gaz entre l’air et le sang.


Chaque poumon est entouré d’un sac fermé appelé la plèvre.


La paroi thoracique est quant à elle formée de douze paires de côtes qui joignent le sternum en avant aux vertèbres dorsales en arrière. Ce grill costal représente une protection osseuse ; le diaphragme est un muscle qui forme le plancher de la cavité thoracique.
L’ensemble des structures anatomiques participent au fonctionnement des poumons et à leur rôle dans les échanges gazeux.

Des capillaires sanguins (petits vaisseaux) forment un réseau dense autour des alvéoles et permettent les échanges O2/CO2.



Comment cela se manifeste-t-il ?


 

La respiration est un phénomène inconscient contrôlé par des centres nerveux situés à la base du cerveau. En cas d’atteinte au bon fonctionnement des poumons, quelle qu’en soit la cause, la respiration devient consciente car difficile : il faut alors penser à respirer. En cas de réelle difficulté respiratoire, les médecins parlent de dyspnée.

 

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


 

La dyspnée ou difficulté respiratoire peut avoir plusieurs causes qui ne sont pas toutes liées au fonctionnement des poumons. 

 

 

Certaines causes sont extrarespiratoires, comme l’insuffisance cardiaque ou un trouble neurologique ou métabolique (anomalie sanguine).

 

 

Les poumons jouent alors un rôle de compensation jusqu’à ce que les phénomènes de régulation soient dépassés, conduisant à une insuffisance respiratoire aiguë.

 

 

Y a-t-il une prévention possible ?


 

Les maladies pulmonaires ont des causes diverses (génétiques, environnementales…) mais dans tous les cas, la préservation du fonctionnement pulmonaire repose sur l’arrêt du tabagisme actif ou passif.

 

 

Le tabac augmente les maladies et les problèmes pulmonaires : maladies pulmonaires obstructives chroniques (75 % des cas sont liés au tabagisme), pneumonie, capacité pulmonaire réduite, croissance pulmonaire réduite chez l’enfant et l’adolescent fumeurs, asthme


À quel moment consulter ?


Toute difficulté respiratoire doit motiver une consultation en urgence.

 

Certaines causes peuvent nécessiter un traitement en urgence, comme l’asthme ou le pneumothorax. Un appel au SAMU-Centre 15 en décrivant les symptômes permet au médecin d’envoyer les secours qui pourront apporter l’oxygène qui manque à l’organisme.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin a plusieurs moyens pour apprécier et évaluer le fonctionnement des poumons.

 

Au cabinet, il peut déterminer la fréquence respiratoire : un individu respire entre 12 et 15 fois par minute (mouvements inspiratoires puis expiratoires).

Il peut ensuite regarder et palper la cage thoracique pour détecter une anomalie du mouvement des poumons ; une asymétrie par exemple ou encore une anomalie à la percussion d’un côté du thorax peut révéler une maladie pulmonaire sous-jacente comme une pneumopathie ou un pneumothorax.

Enfin, l’auscultation à l’aide d’un stéthoscope offre la possibilité au médecin d’écouter les bruits en provenance des poumons et des voies aériennes.


D’autres examens sont utilisés pour évaluer la fonction pulmonaire :

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas d’asthme ou de difficultés respiratoires récurrentes, il est important de repérer les facteurs déclenchants ou d’amélioration. Des facteurs allergiques par exemple ou environnementaux (pollution atmosphérique) pourront alors être évoqués et des tests proposés par votre médecin.

 

 


Définition de la fracture d'un os

Définition de la fracture d'un os


Une fracture est définie par la rupture de continuité ou cassure d'un os du corps humain. On distingue les fractures fermées (sans plaie) des fractures ouvertes (avec plaie et risque d’infection). Tous les os peuvent être concernés, à tous les âges de la vie. Le mécanisme du traumatisme causal détermine le type de fracture : tassement, arrachement osseux en cas de lésion ligamentaire, fracture engrenée du col du fémur par exemple…


Il existe trois types de fractures:

 

La fracture osseuse

Elle est le plus souvent due à un traumatisme suite à une chute ou un coup, mais un traumatisme indirect est également possible (torsion excessive de la jambe). Chez les enfants, l'os peut être incomplètement fracturé (une des faces de l'os restant intacte) : on parle de fractures en « bois vert ».


La fracture de fatigue

Elle se produit en cas d'efforts répétés imposés à un os (sportifs avec entraînement excessif).

 

La fractures dites pathologiques

Elle survient en l’absence de traumatisme ou à la faveur d’un coup minime ; elles révèlent le plus souvent un os déjà fragilisé (tumeur…).

 

 

Risques et enjeux sanitaires des fractures


Tous les os peuvent être atteints, mais certaines fractures sont plus fréquentes en fonction de l’âge et de la localisation. La fracture du poignet est la fracture la plus fréquente chez l’enfant (20 à 35 % des fractures). Le tassement est caractéristique des vertèbres et survient principalement en cas d’ostéoporose. De même, la fracture du col du fémur survient de manière privilégiée chez la personne âgée.


Des facteurs de risque de fracture sont maintenant identifiés : antécédent personnel de fracture par fragilité, âge > 60 ans, corticoïdes, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez un parent au premier degré, indice de masse corporelle (poids/taille au carré) < 19, ménopause précoce (avant 40 ans), tabagisme, alcoolisme, baisse de l’acuité visuelle et troubles neuromusculaires et orthopédiques.

 

Causes et traitements des fractures


Une fracture survient le plus souvent après un traumatisme, plus ou moins violent pour briser l’os. Plus la densité osseuse est importante, plus la violence du choc devra être importante. Par exemple, l’os du petit enfant est mécaniquement moins résistant que celui de l’adulte et se fracture donc plus facilement.


Dans les fractures fermées, la peau est intacte ; dans les fractures ouvertes, les fragments osseux percent la peau avec un risque infectieux important.


Les fragments osseux peuvent être déplacés ou non ; dans ce dernier cas, une simple immobilisation plus ou moins longue (plâtre, résine…) suffira à une consolidation, avec formation d’un cal qui va recouvrir et solidifier l’os fracturé.


Comment cela se manifeste-t-il ?


Les fractures des os ou des articulations sont fréquentes et peuvent toucher les membres supérieurs, les membres inférieurs, la tête, la nuque ou le dos. La victime se plaint généralement d’une douleur vive, de la difficulté ou de l’impossibilité de bouger, et la zone atteinte présente souvent un gonflement et/ou une déformation visible. En cas de tassement, le plus souvent vertébral, la douleur est située dans le dos mais aucune déformation n’est visible.


En cas de fracture ouverte, le fragment osseux crée une plaie avec un risque d’hémorragie.

La fracture des os propres du nez est une fracture du cartilage nasal. Elle se manifeste par une déformation de la cloison nasale et le plus souvent un saignement de nez (ou épistaxis).

 

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut pas confondre les fractures osseuses avec d’autres fractures comme la fracture d’un organe plein (rate, foie…) par exemple. Un traumatisme abdominal violent peut en effet venir briser la rate ou le foie avec un risque d’hémorragie interne. En cas de choc avec de vives douleurs abdominales ou une sensation de malaise, une consultation en urgence s’impose.


Par ailleurs, il ne faut pas confondre entorse ou foulure, qui concernent les articulations et les ligaments. Parfois, seule la radiographie permettra d’éliminer une fracture osseuse.

 

 

Y a-t-il une prévention possible ?


La prudence, une bonne préparation physique et un échauffement correct sont des gages de sécurité pour prévenir les fractures.


Certains équipements comme genouillère, protège-tibia ou casque permettent de limiter les conséquences des traumatismes directs. Ils sont particulièrement recommandés chez les enfants lors des activités à risque.


L’alimentation doit être équilibrée, pour éviter un surpoids mais aussi lutter contre les carences (carence en calcium et/ou en vitamine D). Le tabac et l’alcool sont deux ennemis des os et le sevrage est recommandé. En cas de déminéralisation prouvée à l’ostéodensitométrie (ostéoporose) un traitement peut être proposé chez les femmes ménopausées, et des médicaments luttant contre la destruction osseuse sont disponibles pour tous.


À quel moment consulter ?


En cas de fracture suspectée, il faut appeler les secours et ne pas mobiliser la zone atteinte. Si le blessé a fait une chute, est étendu sur le sol et se plaint du dos, de la nuque et/ou de la tête, immobiliser la tête en la maintenant en permanence dans l’attente des secours.

 

 

Que fait le médecin ?


Interrogatoire (antécédents, facteurs de risque de fracture, mécanisme et violence du traumatisme) et examen clinique (palpation des reliefs osseux, mobilisation et tests cliniques) permettent de suspecter la fracture et de poser l’indication d’une radiographie. Une déformation ou un point douloureux sont très évocateurs d’une fracture ou d’un arrachement osseux, mais seules les radiographies confirment ou infirment le diagnostic. Les radiographies simples sont le plus souvent suffisantes pour diagnostiquer une fracture d’un membre ou du nez. En revanche, les tassements ou les fractures complexes nécessitent parfois d’autres examens pour préciser l’étendue et les conséquences de l’os brisé. À titre d’exemple, une IRM pourra préciser une compression neurologique éventuelle en cas de tassement.


Le traitement de toutes les fractures est l’immobilisation, qui aide à lutter contre la douleur et permet la consolidation. Les fractures complexes (du fémur, ouvertes…) ou déplacées nécessitent une intervention chirurgicale par un chirurgien orthopédiste. Il existe plusieurs techniques, sous anesthésie générale ou locorégionale, comme l’embrochage, le vissage avec des broches ou encore des fixateurs externes. Pour les autres fractures, les méthodes dites conservatrices sont préférées, avec immobilisation plâtrée avec ou sans réduction, voire traction continue.


Pour les fractures ouvertes, y compris la fracture du nez avec saignement, un traitement antibiotique précoce prévient le risque d’infection.

 

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas d’immobilisation plâtrée, toute douleur devra être signalée au médecin pour vérifier que le plâtre n’est pas trop serré et ne gêne pas la circulation (on parle de syndrome des loges avec douleurs, engourdissement…). Si un traitement anticoagulant est prescrit (piqûres), il faut le suivre précautionneusement pour prévenir les phlébites, et faire les prises de sang nécessaires à la surveillance de ce traitement.


Les plaies et sutures devront être surveillées ; si elles deviennent rouges, inflammatoires avec de la fièvre, une consultation s’impose rapidement.


Définition et différences entre fractures complètes, fractures incomplètes

Définition et différences entre fractures complètes, fractures incomplètes


Une fracture est définie par la rupture de continuité ou cassure d’un os du corps humain.

 

On distingue :

 

Les fractures fermées

Ce type de fracture est sans plaie et donc sans risque infectieux.

  

Les fractures ouvertes

Ce type de fracture est suivie d'une plaie et risque d’infection.

 

Les fractures complètes des fractures incomplètes

Les fractures incomplètes sont assez typiques de l’enfant, car l’os peut se briser partiellement tout en respectant la continuité du périoste qui l’entoure.

Tous les os peuvent être concernés, à tous les âges de la vie.

 

Risques et enjeux sanitaires des fractures

 

Si tous les os peuvent être atteints, certaines fractures sont plus fréquentes que d’autres : poignet, col du fémur (personnes âgées), cheville, jambe et membres supérieurs.
Des facteurs de risque de fracture sont maintenant identifiés : antécédent personnel de fracture par fragilité, âge > 60 ans, corticoïdes, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez un parent au premier degré, indice de masse corporelle (IMC = poids/taille au carré) < 19, ménopause précoce (avant 40 ans), tabagisme, alcoolisme, baisse de l’acuité visuelle et troubles neuromusculaires et orthopédiques.

 

Causes et mécanismes des fractures


Le périoste recouvre les os longs et plats et permet leur croissance. En cas de fracture incomplète, ce périoste est respecté malgré un os cassé en dessous.
Les fractures sont directement liées à la masse osseuse. Sa diminution ou la détérioration du tissu osseux se traduit par une augmentation du risque de fracture. La résistance osseuse peut être évaluée en mesurant la densité minérale osseuse (DMO) par ostéodensitométrie. Cette mesure n’est utile que chez les personnes à risque d’ostéoporose (déminéralisation osseuse).


Comment se manifeste une fracture ?

 

Tout traumatisme peut provoquer une fracture dont les symptômes principaux sont un craquement, une douleur et un œdème de la région fracturée.

Une déformation peut être visible ou non en fonction de l’angulation de la fracture : dans les fractures incomplètes, l’angulation et la déformation sont peu marquées.
La douleur engendre une impotence fonctionnelle, avec impossibilité par exemple de poser le pied par terre ou de se servir du membre atteint.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre les fractures ?

 

Il ne faut pas confondre entorse ou foulure qui concernent les articulations et les ligaments, et fractures qui concernent les os. Une entorse peut en revanche s’accompagner d’une fracture par arrachement.
Au niveau d’un membre, une vive douleur avec impotence peut être causée par une déchirure musculaire sans fracture ; seule la radiographie fera la différence.

Y a-t-il une prévention possible aux fractures ?


La meilleure des préventions reste une bonne préparation physique, un échauffement correct et une pratique sportive prudente.
Le port d’une tenue adaptée (genouillère, protège-tibias, casque…) permet d’éviter les traumatismes directs.
La lutte contre les facteurs de risque est également recommandée pour prévenir les fractures. L’alimentation doit être équilibrée pour éviter un surpoids mais aussi lutter contre les carences (carence en calcium et/ou en vitamine D). Le tabac et l’alcool sont deux ennemis des os et le sevrage est recommandé.

En cas de déminéralisation prouvée à l’ostéodensitométrie (ostéoporose), un traitement hormonal substitutif est proposé chez les femmes ménopausées (en l’absence de contre-indication) et des médicaments luttant contre la destruction osseuse sont disponibles pour tous.


Fractures : à quel moment consulter ?


Toute douleur persistante, œdème ou déformation après un traumatisme nécessite une consultation médicale et éventuellement une radiographie.

Passée inaperçue ou négligée, une fracture peut s’aggraver et causer douleurs chroniques, arthrose et/ou déformations.

 

Que fait le médecin face à une fracture ?


Le médecin va préciser les antécédents et les facteurs de risque de fracture (cf. supra), le mécanisme et la violence du traumatisme. Il étudie ensuite la motricité active et passive du membre concerné en vous demandant de bouger spontanément. Enfin, la palpation des reliefs osseux peut mettre en évidence une déformation ou un point douloureux.

Seule une radiographie va permettre de confirmer le diagnostic. Chez l’enfant, les radiographies sont parfois d’interprétation difficile.
L’incurvation traumatique se traduit par une exagération de la courbure de l’os sans trait de fracture évident.

La fracture en bois vert présente un trait de fracture d’un côté de l’os mais l’autre côté est respecté ; enfin, la fracture en motte de beurre correspond plus à un tassement de l’os.
Le traitement des fractures est basé sur la mise au repos de l’os et des articulations, des médicaments antidouleurs et une immobilisation (plâtre, résine…).

En fonction des cas et de la déformation, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour réaxer ou solidariser des fragments.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Il faut ne pas négliger une douleur suite à un traumatisme et consulter. En cas d’immobilisation plâtrée, toute douleur devra être signalée au médecin pour vérifier que le plâtre n’est pas trop serré et ne gêne pas la circulation.

Si un traitement anticoagulant est prescrit (piqûres), il faut le suivre avec soin pour prévenir les phlébites.

 


Fractures ouvertes, fractures fermées : de quoi s’agit-il ?

Fractures ouvertes, fractures fermées : de quoi s’agit-il ?


Une fracture est définie par la rupture de continuité ou cassure d’un os du corps humain. On distingue les fractures fermées (sans plaie et donc sans risque infectieux) des fractures ouvertes (avec plaie et risque d’infection).

Tous les os peuvent être concernés, à tous les âges de la vie.

 

Le mécanisme du traumatisme causal détermine le type de fracture : tassement, arrachement osseux en cas de lésion ligamentaire, fracture engrenée du col du fémur par exemple…

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires des fractures ?


Tous les os peuvent être atteints mais certaines fractures sont plus fréquentes en fonction de l’âge et de la localisation.

Le tassement est caractéristique des vertèbres et survient principalement en cas d’ostéoporose. De même, la fracture du col du fémur survient de manière privilégiée chez la personne âgée.


Des facteurs de risque de fracture sont maintenant identifiés : antécédent personnel de fracture par fragilité, âge > 60 ans, corticoïdes, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez un parent au premier degré, indice de masse corporelle (IMC : poids/taille au carré) < 19, ménopause précoce (avant 40 ans), tabagisme, alcoolisme, baisse de l’acuité visuelle et troubles neuromusculaires et orthopédiques.

 

Quels sont les mécanismes des fractures ?

 

Une fracture survient le plus souvent après un traumatisme. En fonction de la densité osseuse (mesurable par une ostéodensitométrie), un traumatisme plus ou moins violent est nécessaire pour briser l’os.

 

Par exemple : chez un sujet jeune, une haute énergie est nécessaire pour provoquer une fracture du fémur (accident de la voie publique, chute de grande hauteur…) ; chez un sujet âgé, une simple chute de sa hauteur suffit.
En cas de fracture ouverte, il existe une communication entre l’extérieur et le foyer de fracture ; le risque infectieux est majeur car cette communication représente une porte d’entrée idéale pour les infections.

 

Comment se manifeste une fracture ?

 

Quel que soit le type de fracture, un traumatisme est nécessaire pour la provoquer. Les symptômes principaux sont un craquement, une douleur et un œdème de la région fracturée. La douleur engendre une impotence fonctionnelle, avec impossibilité par exemple de poser le pied par terre ou de se servir du membre atteint.


En cas de fracture ouverte, des lésions cutanées sont visibles avec une effraction de la peau laissant percevoir un bout d’os. Nerfs, muscles et vaisseaux peuvent aussi être atteints.
En cas de tassement, le plus souvent vertébral, la douleur est située dans le dos. Aucune déformation n’est visible mais la palpation de la vertèbre est douloureuse. Des signes de sciatique (douleurs dans les jambes) sont aussi possibles.
Les arrachements osseux font suite à un mouvement d’une articulation au-delà des possibilités physiologiques ; les ligaments s’étirent et arrachent un morceau d’os ; un point douloureux exquis est ressenti à la palpation.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre les fractures ?


Il ne faut pas confondre entorse ou foulure qui concernent les articulations et les ligaments, et fractures qui concernent les os. Une entorse peut en revanche s’accompagner d’une fracture par arrachement.
Chez la personne âgée, une fracture du col du fémur engrenée, c’est-à-dire que tête et col fémoraux se sont emboîtés, peut passer inaperçue car malgré la douleur, talon et jambe peuvent encore bouger. Seule la radiographie, large dans ces indications, fera le diagnostic.

 

Y a-t-il une prévention possible aux fractures ?

 

La meilleure des préventions reste une bonne préparation physique, un échauffement correct et une pratique sportive prudente.
Le port d’une tenue adaptée (genouillère, protège-tibias, casque…) permet d’éviter les traumatismes directs.
La lutte contre les facteurs de risque est également recommandée pour prévenir les fractures. L’alimentation doit être équilibrée pour éviter un surpoids mais aussi lutter contre les carences (carence en calcium et/ou en vitamine D). Le tabac et l’alcool sont deux ennemis des os et le sevrage est recommandé.

En cas de déminéralisation prouvée à l’ostéodensitométrie (ostéoporose), un traitement hormonal substitutif est proposé chez les femmes ménopausées (en l’absence de contre-indication) et des médicaments luttant contre la destruction osseuse sont disponibles pour tous.

 

En cas de fracture suspectée, il faut appeler les secours, asseoir ou allonger la victime en cas de douleur intense afin d’éviter un malaise, et maintenir les deux parties de l’os brisé avec une main placée de chaque côté afin d’éviter qu’elles ne soient mobiles (facteur de douleur intense). Au mieux, placer la fracture sur un support plan et rectiligne.


La vaccination antitétanique est vérifiée pour les fractures ouvertes.

 

Fractures : à quel moment consulter ?

 

Toute douleur persistante, œdème ou déformation après un traumatisme nécessite une consultation médicale et éventuellement une radiographie.
De même, une douleur du dos, surtout en présence de facteurs de risque comme l’ostéoporose ou un traitement à base de corticoïdes, doit motiver une consultation pour ne pas négliger un tassement vertébral.

 

Que fait le médecin face à une fracture?

 

Antécédents, facteurs de risque de fracture (cf. supra), mécanisme et violence du traumatisme aident le praticien à suspecter une fracture. La palpation des reliefs osseux peut mettre en évidence une déformation ou un point douloureux très évocateur d’une fracture ou d’un arrachement osseux.

Une douleur élective à la palpation du rachis fait craindre un tassement vertébral, mais seules les radiographies confirment ou infirment le diagnostic. Le tassement peut concerner toutes les facettes de la vertèbre ou représenter une fracture de compression ; une IRM pourra préciser une compression neurologique éventuelle.

En cas de fracture du col du fémur, plusieurs radiographies seront parfois nécessaires pour préciser le type de fracture.


Le traitement commun de ces fractures est la mise au repos de l’articulation et la lutte contre la douleur.

Certaines sont opérables comme les fractures du fémur, les fractures ouvertes ou les fractures tassements du rachis instables. Pour d’autres, une immobilisation ou une traction suffiront.

Pour les fractures ouvertes, un traitement antibiotique précoce prévient le risque d’infection.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Il faut ne pas négliger une douleur suite à un traumatisme et il faut consulter.

En cas d’immobilisation plâtrée, toute douleur devra être signalée au médecin pour vérifier que le plâtre n’est pas trop serré et ne gêne pas la circulation.

Si un traitement anticoagulant est prescrit (piqûres), il faut le suivre avec soin pour prévenir les phlébites.
Les plaies et sutures devront être surveillées ; si elles deviennent rouges, inflammatoires avec de la fièvre, une consultation s’impose rapidement.


Définition de la gastro entérite à rotavirus

Définition de la gastro entérite à rotavirus


La gastro-entérite à rotavirus est une infection digestive provoquée par l’invasion d’un virus appelé « rotavirus », extrêmement contagieux. La gastro-entérite à rotavirus évolue par épidémies saisonnières, avec un pic en hiver, et frappe surtout les jeunes enfants. C’est aussi une maladie nosocomiale, par définition, acquise en milieu hospitalier, car nombre d’enfants sont contaminés lors de leur hospitalisation pour une autre cause : une bronchiolite par exemple.

 

Risques et enjeux sanitaires de la gastro entérite à rotavirus

 

Toute diarrhée et/ou vomissement comporte un risque de déshydratation aiguë ; il est d’autant plus important que la personne est plus fragile (très jeune ou très âgée) et mal nourrie (importance de la dénutrition dans les pays en développement). La déshydratation aiguë d’une personne fragile met sa vie en péril.*

 
Dans une étude publiée en 2005, Melliez et collaborateurs ont évalué la morbidité et le coût des infections digestives à rotavirus chez l’enfant de moins de 5 ans : ils lui attribuent chaque année 300.000 diarrhées aiguës et 180.000 consultations de ville, 18.000 hospitalisations et une dizaine de décès.
L’étude SHRIK* publiée en 2009 montre qu’en France près de la moitié (49,1%) des enfants admis aux urgences pour gastro-entérite aiguë souffrent d’un rotavirus. Ils sont très jeunes : près de 90% ont moins de 2 ans et presque 20% moins de 6 mois.
Pour l’InVS, 43% à 51% des gastro-entérites virales des moins de 5 ans hospitalisées sont dues à des rotavirus. Des complications, d’abord la déshydratation, surviennent dans 20% des cas et entraînent une trentaine de décès par an. Elles sont plus fréquentes avec les rotavirus, en particulier chez les nourrissons de moins de 6 mois.


En ville, 20% seulement des gastro-entérites seraient dus aux rotavirus, en raison de nombreux « compétiteurs » viraux, dont les calicivirus (dont le principal, le Norovirus, peut être plus fréquent que le rotavirus), les adénovirus… Mais les gastro-entérites à rotavirus sont les plus graves.
Chez les personnes de plus 75 ans, la mortalité de la gastro-entérite virale (tous virus confondus) tourne autour de 350 décès annuels. Mais les décès imputables sont probablement plus nombreux car la déshydratation entraîne des troubles sanguins très mal tolérés chez ces personnes souvent dénutries, ayant plusieurs maladies et des traitements délicats à manier : anti-hypertenseurs et médicaments cardiologiques en premier lieu.

 

Causes et mécanismes de la gastro-entérite

 
Le virus pénètre dans les cellules intestinales et bloque son fonctionnement. Les cellules n’absorbent plus l’eau et les aliments, le mouvement s’inverse : elles rejettent dans l’intestin l’eau et les sels minéraux essentiels au bon équilibre sanguin. Cette fuite cellulaire digestive est dite « entéro-toxinogène », elle provoque la diarrhée et les vomissements.
Cette invasion virale peut modifier durablement la flore bactérienne ; et installer une intolérance au lait (sucre et protéine), malvenue chez l’enfant.
La contagiosité est extrême : les selles d’un bébé peuvent émettre jusqu’à un milliard de particules virales du 3è jour de la maladie au 5è jour. Parfois l’excrétion se poursuit durant 15 jours !

 

Symptômes et signes de la gastro-entérite à rotavirus

 
Le rotavirus, comme les autres virus digestifs, se multiplie pendant deux à trois jours après la contamination. Le premier symptôme(généralement mais pas toujours) est une fièvre élevée (jusqu’à 40°C) en même temps qu’une diarrhée (à partir de 3 selles/j plus ou moins liquides) et parfois des vomissements. Les vomissements sont un facteur défavorable car ils empêchent l’alimentation, donc la réhydratation. Toute diarrhée comporte un risque de déshydratation, qui fait son danger.

 

Diarrhée bénigne

La diarrhée bénigne ne donne pas de signes de déshydratation, il n’y a pas de vomissements ni de perte de poids.

 

Diarrhée sérieuse

La diarrhée sérieuse déshydrate. Les symptômes sont la fièvre élevée, la soif (attention, les tout-petits ne savent pas l’exprimer), un pli cutané (la peau ne revient pas tout de suite en place quand on la pince, au bras par exemple), la perte de poids (5 %), des vomissements, la perte d’appétit…

 

Diarrhée grave

La diarrhée grave se voit aux signes de la déshydratation marquée : pli cutané persistant, yeux cernés,
sécheresse de la bouche, pleurs sans larmes, teint gris, perte de poids importante +++ (10%), troubles de la conscience allant jusqu’au coma, puis la mort si aucune réanimation n’est entreprise en urgence.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Toute diarrhée n’est pas virale : les intoxications alimentaires à bactéries (staphylocoque, colibacille, salmonelle) ne sont pas rares. La notion d’une alimentation suspecte et de cas analogues dans l’entourage après un même repas aiguillent le diagnostic. La présence de sang ou de glaires dans les selles est un indice fort d’infection bactérienne.
Toute diarrhée n’est pas infectieuse : il n’y a alors pas de fièvre (sauf cas particulier). L’intolérance au lait de vache, l’intolérance au gluten sont des causes à évoquer systématiquement, surtout quand la diarrhée perdure.
Certaines diarrhées sont associées à d’autres infections ou troubles : otite, appendicite, invagination intestinale (occlusion) ou infection urinaire profonde…

 

Y a-t-il une prévention possible ?

 
L’allaitement intégral au sein protège partiellement l’enfant contre les gastro-entérites à rotavirus.
L’hygiène des mains et de l’alimentation (cuisine) est essentielle pour limiter les épidémies et le nombre de personnes atteintes dans une communauté (famille, crèche).
La vaccination contre le rotavirus est efficace à 100% contre ses formes graves et les hospitalisations. Mais elle n’est pas recommandée dans la population générale par le Conseil supérieur d’Hygiène publique de France puisqu’elle ne protège de fait que contre la moitié (au mieux) des virus responsables de gastro-entérites. Le vaccin buvable est administrable dès la 6è semaine de vie, surtout aux nourrissons exposés à des conditions de vie difficiles et/ou une surveillance aléatoire. Deux vaccins sont autorisés en France. L’un demande deux doses à prendre par la bouche et l’autre trois doses.


A quel moment consulter ?

 
Toute diarrhée brutale liquide avec vomissement impose la consultation rapide d’un médecin. Aux urgences hospitalières, si les selles sont continues.

 

Comment préparer la consultation du médecin ?


Entamer immédiatement la réhydratation orale avec des « solutés de réhydratation orale (SRO)» en vente libre chez les pharmaciens. En petite quantités régulières, voire à la seringue au début si l’enfant refuse le biberon de soluté (1 sachet dans 200ml d’eau).


Noter le nombre de selles par jour et leur nature liquide ou molle, la présence ou pas de sang et de glaires.


Rappeler le contexte : épidémie en cours dans la famille, à l’école, à la crèche, chez la nounou...
Mais aussi les autres maladies en cours qui rendent la personne très fragile : maladies cardiaques et rénales en particulier.

 

Que fait le médecin ?

 

Il vérifie l’intensité de la déshydratation (poids, etc.), il évalue la difficulté à réhydrater et nourrir le malade.

 
Il cerne la cause exacte autant que faire se peut pour élaborer le traitement pertinent.


Selon l’état général, il décide ou pas une hospitalisation pour surveillance ou réanimation.


Il prescrit la réhydratation par soluté de réhydratation orale (SRO) qui rétablit l’équilibre intestinal et sanguin, et la réalimentation durant la maladie. Celle-ci guérit spontanément en une semaine dans les cas bénins. Il explique l’isolement du nourrisson (hors de la crèche, ou de chez la nounou) et les règles d’hygiène pour limiter la diffusion du virus digestif. Il adapte les médicaments en cours, à la diarrhée et à la déshydratation.


Le zona : définition

Le zona : définition

 

C’est une maladie provoquée par la résurgence du virus de la varicelle (Varicelle Zoster Virus - VZV), auparavant silencieux et caché dans les ganglions nerveux sensitifs à la suite d’une primo-infection. Il faut donc avoir eu la varicelle d’abord pour faire un zona.


Le zona frappe une personne sur cinq à un moment ou un autre de sa vie, souvent après 50 ans. Elle se manifeste par une éruption douloureuse (boutons comme la varicelle), sur le trajet du nerf où se cachait le virus inactif.


Risques et conséquences du zona

 

Il est rare d’échapper à l’infection par le virus de la varicelle : 95% de la population ont croisé ce dernier au cours de la vie. Presque toujours dans l’enfance : 90% des 700.000 personnes atteintes annuellement ont moins de 10 ans (InVS, 2009). Ils hébergent ensuite le virus dans les ganglions nerveux de leur moelle épinière. Ils peuvent donc faire un zona à tout moment de leur vie avec un risque de 15 à 20% (InVS, 2009).
Dans la majorité des cas, le zona est une maladie bénigne qui ne récidive pas. Elle peut cependant se compliquer : douleurs persistantes pendant plusieurs mois (douleurs « post-zostériennes »), lésions de la cornée en cas de zona localisé à l’œil (zona ophtalmique)...
Les personnes souffrant d’une déficience immunitaire (immunodépression) risquent, plus que les autres, de développer une forme grave de zona.
Par ailleurs, le zona libérant beaucoup de virus varicelleux sur la peau, il peut être à l’origine d’une contamination de l’entourage non immunisé (sans contact précédent avec le virus, absence de vaccination), voire d’épidémie.


Causes et origines du zona

 

Après la guérison d’une varicelle, le virus qui l’a provoqué n’est pas détruit par l’organisme. Il reste latent (inactif) dans un ou plusieurs ganglions des nerfs sensitifs de la moelle. Lors d’un affaiblissement du système immunitaire, il peut se réactiver et provoquer alors une maladie locale, le zona. L’éruption apparaît dans la zone de peau innervée par le nerf où le virus est resté latent.


Les circonstances où les défenses immunitaires baissent sont l’avance en âge, le stress, une grande fatigue, certains médicaments (corticoïdes, chimiothérapie, médicaments anti-rejet de greffe), les cancers du sang ou encore l’infection par le virus du Sida.

  

Symptômes et signes du zona

 

L’éruption du zona survient souvent sur le thorax, mais les symptômes peuvent se localiser n’importe où ailleurs : ventre, membre, visage, cou… Elle est le plus souvent précédée de douleurs fortes (sensations de brûlures, hypersensibilité) dans la zone de peau qui correspond au nerf atteint.

Des plaques rouges parsemées des boutons identiques à ceux de la varicelle apparaissent dans les heures ou jours qui suivent. Leur répartition est typique du zona : sur une bande de peau assez bien limitée, d’un seul côté du corps, reproduisant le territoire du nerf sensitif atteint.
L’éruption se produit par poussées successives. Les vésicules pleines de virus finissent par se transformer en croûtes, qui s’éliminent en 1 à 2 semaines. L’éruption s’accompagne de symptômes de douleur locale réputée intense ; dans les faits celle-ci n’est pas systématique et sa sévérité varie selon les individus. Des troubles de la sensibilité sur le même territoire sont habituels.
Le zona ophtalmique pose le problème, urgent, d’une possible atteinte de la cornée par proximité.


Les complications éventuelles sont cutanées et surtout neurologiques : atteinte des nerfs locaux et atteinte du cerveau surtout. Elles justifient la surveillance médicale et les médicaments antiviraux à l’appréciation du médecin.

Comment se manifeste le zona ?

 

L’éruption du zona survient souvent sur le thorax, mais elle peut se localiser n’importe où ailleurs : ventre, membre, visage, cou… Elle est le plus souvent précédée de douleurs fortes (sensations de brûlures, hypersensibilité) dans la zone de peau qui correspond au nerf atteint. Des plaques rouges parsemées des boutons identiques à ceux de la varicelle apparaissent dans les heures ou jours qui suivent. Leur répartition est typique du zona : sur une bande de peau assez bien limitée, d’un seul côté du corps, reproduisant le territoire du nerf sensitif atteint.
L’éruption se produit par poussées successives. Les vésicules pleines de virus finissent par se transformer en croûtes, qui s’éliminent en 1 à 2 semaines. L’éruption s’accompagne d’une douleur locale réputée intense ; dans les faits celle-ci n’est pas systématique et sa sévérité varie selon les individus. Des troubles de la sensibilité sur le même territoire sont habituels.
Le zona ophtalmique pose le problème, urgent, d’une possible atteinte de la cornée par proximité.


Les complications éventuelles sont cutanées et surtout neurologiques : atteinte des nerfs locaux et atteinte du cerveau surtout. Elles justifient la surveillance médicale et les médicaments antiviraux à l’appréciation du médecin.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Les douleurs intenses qui précèdent l’éruption peuvent évoquer une pleurésie, une colique néphrétique, une hernie discale ou un glaucome (zona ophtalmique). L’éruption caractéristique du virus de la varicelle dissipe l’erreur. Toutefois, le patient était contagieux sans le savoir 2 à 4 jours avant l’éruption : il faut en aviser l’entourage du fait de l’extrême contagiosité du virus de la varicelle.

 

Y a-t-il une prévention possible ?

 

Il existe un vaccin contre le virus de la varicelle, indiqué spécifiquement dans « la prévention du zona et des douleurs post-zostériennes chez les sujets de plus de 60 ans » mais son utilisation n’a pas été recommandé par le Conseil Supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF, 2006) ; non plus que celui contre la varicelle en général (Haut Comité pour la Santé Publique, 5 juillet 2007). Certaines situations peuvent toutefois les justifier chez les personnes non immunisées naturellement, comme la perspective d’une greffe, et chez les professionnels de santé

À quel moment consulter le médecin ?

 

Rapidement, dès que les douleurs se manifestent. Les personnes qui soufrent d’une immunodépression ou sous traitement immunosuppresseurs doivent consulter en urgence, car l’infection peut prendre de très grande proportion.
L’efficacité du traitement antiviral, qui peut être nécessaire, dépend de sa rapidité de mise en oeuvre (dans les 48 heures suivant le début de l’éruption). En cas de zona localisé à l’œil, un examen par un ophtalmologiste est indispensable.


Que fait le médecin ?

 

En général, il n’a pas besoin d’examen complémentaire pour confirmer le diagnostic, mais il peut demander un bilan sanguin pour détecter une éventuelle diminution de l’immunité.
Il prescrit des soins locaux : douches ou bains quotidiens à l’eau tiède avec un savon doux ou un pain dermatologique sans savon, puis application d’un antiseptique. Si nécessaire, il prescrit des médicaments contre la douleur : antalgiques, mais jamais d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ni d’aspirine. Ces derniers favorisent l’extension grave de l’infection.


Il peut également prescrire un médicament antiviral s’il est assez précoce (moins de 48 heures après l’apparition des boutons), notamment après l’âge de 50 ans (pour prévenir les douleurs post-zostériennes), en cas d’immunodépression ou de zona ophtalmique. Dans ce cas, l’ophtalmologiste prescrit un traitement local (collyre, pommade ophtalmique).


Comment préparer ma consultation ?

 

En identifiant la personne qui a provoqué la contagion, souvent un enfant et en informant l’entourage.


En notant l’évolution des douleurs (intensité, fréquence, retentissement sur le quotidien) et des lésions de la peau (écoulement, croûtes jaunâtres…).


En vérifiant l’existence ou pas une varicelle antérieure (carnet de santé), tout en sachant que la varicelle peut être extrêmement discrète, donc méconnue.

 


Informations sur les gelures

Informations sur les gelures

 

Les gelures des extrémités surviennent principalement en montagne où les conditions météorologiques évoluent très vite avec une chute des températures de 6,5 °C tous les 1000 mètres. Elles sont l’une des conséquences d’une exposition prolongée au froid. Il s’agit de lésions dues à des troubles de la circulation provoqués par le froid, qui touchent principalement les extrémités des membres (mains et pieds) ainsi que le visage. Froid, humidité, mais aussi contact de la peau avec des objets métalliques les favorisent.

 

Risques et enjeux sanitaires des gelures

 

Le refroidissement du corps peut provoquer de nombreuses blessures dues au froid. Les gelures et l’hypothermie sont les plus graves. Les gelures concernent principalement les doigts, les orteils, les oreilles et le nez, car ces organes sont dépourvus de muscles importants capables de produire de la chaleur.

 

Mécanismes des gelures

 

Le froid induit une vasoconstriction qui diminue la perfusion sanguine et donc l’oxygénation des extrémités. En cas d’exposition au froid, le corps préserve en effet la chaleur au niveau des organes internes, réduisant ainsi la circulation sanguine périphérique (aux extrémités). Mains et pieds ont donc tendance à se refroidir plus rapidement, aboutissant au maximum à des gelures.


Comment cela se manifeste-t-il ?

 

Les premiers symptômes sont des picotements aux extrémités des membres. La peau devient ensuite blanche et froide, avec une perte de la sensibilité et la formation de cloques. En cas de réchauffement, des douleurs sont ressenties avec gonflement.

 

Quelques jours plus tard, la région atteinte devient noire par nécrose des tissus (mort des tissus) et dans certains cas, cette gangrène peut nécessiter une amputation du membre.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Il ne faut pas confondre gelures et engelures. Les engelures sont des lésions bénignes causées par une exposition au froid sans congélation des tissus (température de l'air supérieure au point de congélation, 0 °C).

 

La région touchée est rouge, tuméfiée avec une sensation de picotements voire une douleur.


Y a-t-il une prévention possible ?

 

La prévention repose sur certaines précautions : port de chaussures et de vêtements chauds et isolants du vent et de l’humidité, pas d’excursion en haute montagne sans équipement adapté, toujours signaler son départ avec un horaire approximatif de retour, disposer de moyens de communication en cas de problème.


Quelle que soit la météo, il faut se couvrir entièrement, porter des gants et un bonnet qui protègera les oreilles, et utiliser un baume pour les lèvres qui évitera les gerçures et protégera du soleil.


À quel moment consulter ?

 

En cas de symptômes de type picotements ou douleur, il est impératif de réchauffer les mains et extrémités. Attention, il faut réchauffer lentement les tissus et éviter de frotter les parties atteintes.

 

Ne jamais utiliser d'objets très chauds, comme des bouillottes, et consulter en urgence au stade de gelures.


Que fait le médecin ?

 

Les gelures évoluent en trois phases : engourdissement, troubles de la circulation puis nécrose des tissus.

 

Au premier stade, les atteintes sont réversibles avec le réchauffement, notamment des extrémités : boissons chaudes et sucrées, couverture chauffante.

 

La circulation sanguine devra être facilitée en desserrant les vêtements et les chaussures et en remuant les mains et les pieds. 

 

À partir du deuxième stade, les soins relèvent de traitements spécialisés en milieu hospitalier voire en réanimation : n’entreprendre aucun réchauffement, mais enrouler la victime dans une couverture.

 

Des bains tièdes des extrémités atteintes dans de l’eau tiède à 38 °C pourront être prodigués.


Au stade de nécrose, l’amputation reste parfois la seule solution thérapeutique.


Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

La perte de sensibilité est l’un des premiers signes de gelure. Les doigts sont blancs comme dépourvus de sang ; à ce stade, il est conseillé de faire revenir le sang et la sensibilité en les bougeant, massant ou en les réchauffant sous les aisselles.


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