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Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Accidents vasculaires cérébraux : définition


Un accident vasculaire cérébral (AVC) ou « attaque cérébrale » est une perte soudaine de la fonction d’une partie du cerveau liée à l’arrêt brutal de la circulation sanguine dans le cerveau. L’interruption de la circulation sanguine peut-être liée à l’occlusion d’un vaisseau sanguin (AVC ischémique) dans 80% des cas ou à la rupture d’un vaisseau sanguin (AVC hémorragique) dans 20% des cas.


Les 130.000 AVC par an sont responsables de 40.000 décès par an en France et de 30.000 patients présentant des séquelles lourdes 1 an après l’AVC. C’est la première cause de handicap non traumatique. Le risque de récidive après le premier épisode est élevé : 30 à 50%.

La survenue d’un AVC est étroitement liée à la présence de facteurs de risque cardio-vasculaires (FRCV) dont certains peuvent être améliorés.

 

La prise en charge des AVC est de plus en plus réalisée dans des unités adaptées : les unités neuro-vasculaires aigue (UNVA) qui sont capables de reperméabiliser les vaisseaux occlus lorsque la prise en charge est suffisamment précoce.

Suivant la localisation et l’étendue de la zone cérébrale concernée, les conséquences sont très variables : de la simple faiblesse dans un membre au décès, en passant par la paralysie et le coma.


Risques et conséquences des accidents vasculaires


Les conséquences de l’AVC sont liées à la localisation des vaisseaux occlus et à la taille de la zone de cerveau touchée par la perte de circulation sanguine. Ainsi les AVC sont souvent responsables de handicaps durables qui altèrent la qualité de vie des patients avec de fréquentes atteintes motrices, sensorielles, cognitives ou provoquer une dépression.

 

A noter que l’on distingue les accidents cérébraux responsables de séquelles (AVC) alors que ceux dont les symptômes se résolvent en moins de 24h (généralement quelques minutes) sont nommés accidents ischémiques transitoires (AIT).

 

Ainsi les séquelles les plus fréquentes des AVC sont l’hémiplégie (paralysie d’une moitié du corps) et l’aphasie (incapacité à parler). Globalement, un an après l’AVC, 30% des patients sont décédés, et sur les 70% survivants, 60% récupèrent une indépendance fonctionnelle alors que 40% conservent des séquelles lourdes altérant leur autonomie et leur qualité de vie.


Enfin, un des risques de l’AVC est la récidive qui survient dans 30 à 50% des cas. Par ailleurs, compte-tenu de l’étroite association avec les FRCV, la survenu d’AVC est hautement prédictive de la survenue d’un évènement cardio-vasculaire extra-cérébral tel un infarctus du myocarde ou un artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
 

Causes et mécanismes de l’accident vasculaire cérébral


On distingue deux mécanismes d’accidents vasculaires :


– dans 80 % des cas, il s’agit de l’obstruction d’une artère du cerveau qui provoque un manque de sang dans une zone cérébrale plus ou moins étendue. Il s’agit des AVC ischémiques. Cette obstruction est liée à un caillot de sang (sang coagulé) dont la genèse peut être favorisée par des troubles du rythme cardiaque comme la fibrillation auriculaire ou des lésions des artères du cou. Le vieillissement des artères lié à l’âge et aux facteurs de risques cardio-vasculaires joue un rôle déterminant. La zone touchée, non irriguée, manque d’oxygène et de sucre, et meurt (infarctus cérébral) ;


– dans les autres cas, plus rares, une rupture d’une artère à l’intérieur du cerveau provoque une hémorragie cérébrale. Ce sont les AVC hémorragiques. Les conséquences peuvent être les mêmes. Cette maladie survient plutôt chez le sujet jeune. Il peuvent être liés à la présence de tumeurs, d’une hypertension artérielle ou de troubles de la coagulation. A noter que les AVC ischémiques peuvent secondairement se transformer en AVC hémorragiques.

 

La première cause d’AVC ischémique est la fibrillation auriculaire. Il s’agit d’un trouble du rythme cardiaque responsable de la formation de caillot sanguin dans l’oreillette gauche du cœur. Ces caillots peuvent être propulsés dans la circulation cérébrale et boucher des vaisseaux.

 

Les AVC s’intègrent dans le cadre des maladies cardio-vasculaires, ainsi la survenue d’un AVC et plus particulièrement d’un AVC ischémique est liée à la présence de FRCV. Certains de ces facteurs de risques sont inaltérables : l’âge, le sexe, les antécédents familiaux ; alors que d’autres peuvent être modifiés : l’hypertension artérielle, le tabac, l’hypercholéstérolémie, le diabète, l’obésité et la sédentarité.


 

Symptômes et signes de l'accident vasculaire cérébral


L’AVC se manifeste le plus souvent brusquement, en pleine activité ou au repos.


Les symptômes dépendent de la zone lésée et de l’étendue mais sont généralement marqués par :
– une paralysie (ou une faiblesse musculaire) pouvant toucher la moitié du corps (hémiplégie), la face ou un seul membre ;
– une difficulté à parler (articulation difficile, perte des mots, impossibilité de parler…) ;
– un trouble visuel (cécité d’un œil, vue double, amputation d’une partie du champ visuel…) ;
– une céphalée, des troubles de conscience, un coma ;
– une épilepsie, une perte d’équilibre

 

Les symptômes peuvent être isolés ou s’associer. Dans tous les cas, ils nécessitent une prise en charge urgente.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

La migraine est un diagnostic à ne pas confondre. La crise avec aura notamment peut simuler un AVC ; seuls les antécédents de migraine et un examen médical font la différence. De même, certaines paralysies ou troubles de la sensibilité sont dus à des pathologies sans rapport avec un AVC (paralysie faciale a frigore, névralgie…) : là encore, mieux vaut ne pas les négliger et consulter pour que le médecin établisse un diagnostic.

 

Parfois au tout début de l’accident vasculaire cérébral, des signes très discrets et réversibles comme une difficulté à utiliser sa main et/ou une perte de la vue fugace doivent alerter : il s’agit en effet d’un accident ischémique transitoire (AIT) qui doit être rapidement diagnostiqué et traité.  A noter que les risques d’AVC sont élevés dans les suites d’un AIT : 5% dans les 48 premières heures après l’AIT et 10% dans le premier mois.
 

Y a-t-il une prévention possible ?

Oui,
Elle repose sur la prise en charge des facteurs de risques cardio-vasculaires modifiables tels que  le sevrage tabagique, la pratique d’une activité physique régulière (environ 30 minutes, trois fois par semaine) et les  mesures diététiques visant notamment à réduire l’obésité, l’hyprecholestérolémie, le diabète et l’hypertension artérielle.
L’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète doivent être contrôlés, au besoin à l’aide de médicaments.
La consommation d’alcool quel que soit le niveau de consommation accroit le risque d’AVC et être réduite.

 

La fibrillation auriculaire, première cause d’AVC doit être dépistée (battements du coeur irréguliers) et traitée.

 

Enfin, le stress et la dépression, facteurs de risque de survenue d’AVC doivent être dépistés et traités.

À quel moment consulter ?


L’AVC est une urgence médicale : un appel au SAMU Centre 15 est indispensable pour organiser les secours, poser le diagnostic et proposer un traitement dans une unité de médecine neuro-vasculaire par exemple.
Les symptômes sont parfois transitoires (faiblesse d’un membre qui régresse, perte de la vue puis vision normale…) : ces signes doivent être pris très au sérieux car ils risquent d’évoluer vers un accident plus grave et définitif.


L’information cruciale à fournir au médecin est la chronologie des symptômes : l’heure exacte de survenue de chaque symptômes et de leur résolution. Cette information guidera le traitement et sera d’un impact majeur sur l’évolution.

 


Que fait le médecin ?

 

Le médecin va confirmer le diagnostic par son examen clinique et des examens complémentaires comme le scanner cérébral. Le scanner permet le plus souvent de mettre en évidence un hématome, une zone d’infarctus ou toute autre cause. À une phase très précoce de l’AVC ischémique, le scanner peut être normal ; l’IRM permet alors un diagnostic plus précis.
D’autres examens sont proposés pour rechercher la cause de l’accident, comme le Doppler des vaisseaux du cou, l’électrocardiogramme ou le Holter ECG (enregistrement continu du cœur sur 24 heures).

 

Les traitements varient en fonction du type d’AVC, du délai de prise en charge et de l’étendue. Les AVC ischémiques peuvent bénéficier de traitements visant à déboucher l’artère (thrombolyse), les AVC hémorragiques de traitements stoppant l’hémorragie ou évacuant l’hématome.


Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Après l’AVC débute une phase de rééducation active à poursuivre parfois des années. Le respect des posologies des médicaments prescrits et des examens à réaliser est fondamental pour éviter la récidive. Signalez à votre médecin toute difficulté dans la bonne observance, de même que tout changement de mode de vie.


 

 

Références :

- Haute Autorité de santé (HAS). La prise en charge de votre maladie, l'accident vasculaire cérébral - Vivre avec un accident vasculaire cérébral. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007
- Ministère de la santé et des sports. La prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux en France : synthèse du rapport à Madame la ministre de la santé et des sports. Site internet : Le site santé du Ministère des affaires sociales et de la santé. Paris ; 2009
- Fondation des maladies du cœur (FMC) et de l'AVC. Qu'est-ce qu'un AVC ? Site internet : FMC. Ottawa ; 2012
- Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Accident vasculaire cérébral. Paris ; 2013
- Collège des enseignants de neurologie (CEN). Accidents vasculaires cérébraux. Site internet : CEN. Paris


Définition de l'hyper-cholestérolémie

Définition de l'hyper-cholestérolémie


Le cholestérol est un composant essentiel des cellules et de la fabrication de certaines hormones. Le cholestérol est donc indispensable à la vie.

 

Deux types de cholestérol coexistent : le « mauvais » cholestérol ou LDL-cholestérol qui est la fraction responsable du développement de la plaque d’athérome sur les artères qui vont alors se boucher progressivement : l’athérosclérose, et le « bon » cholestérol ou HDL-cholestérol dont l’augmentation du taux est, à l’inverse, associée à une diminution du risque vasculaire.

 

L’hypercholestérolémie correspond, dans le langage courant à une augmentation en excès du LDL-cholestérol qui est un facteur de risque cardiovasculaire (FRCV). Il peut être  responsable de maladies cardio-vasculaires telles qu’un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou une artériopathie des membres inférieurs.

 

L’hypercholestérolémie fait partie du groupe des dyslipidémies dont fait également partie l’hypertriglycéridémie qui est un excès de triglycérides dans le sang avec des conséquences relativement similaire à l’hypercholestérolémie.

 

L’hypercholestérolémie est un facteur modifiable par le régime alimentaire et par l’administration de médicament hypolipémiant (statines principalement).

 

L’hypercholestérolémie est fréquente. Selon l’Étude national nutrition santé (ENNS 2006-2007), 30,1 % des personnes âgées de 18 à 74 ans avaient, soit un traitement hypolipémiant, soit un taux élevé de LDL-cholestérol dans le sang : 18,9 % avaient un taux de LDL-cholestérol élevé ( >1,6 g/l ) et 12,2 % suivaient un traitement médicamenteux par hypolipémiant.

 

L’hypercholestérolémie représente en France et dans le monde un enjeu majeur de Santé Publique.

 

Origines du cholestérol


Le cholestérol est produit à l’intérieur des cellules, principalement celles du foie et également celles de l’intestin à partir des acides gras apportés par l’alimentation. Cette production nécessite l’implication de nombreuses enzymes et est sous la dépendance de plusieurs mécanismes de régulation.
Le cholestérol a de nombreux rôles essentiels dans l’organisme, il est un élément important de la paroi de toutes les cellules de l’organisme, il est utilisé dans la synthèse d’hormones, de neurotransmetteurs, des sels biliaires ou encore dans l’hémoglobine.
Les cellules principalement responsables de la production du cholestérol le libèrent dans le sang afin qu’il soit capté puis utilisé par l’ensemble des cellules qui en ont besoin.

 

Risques et complications liés à l’hypercholestérolémie

 

L’hypercholestérolémie (excès de « mauvais » cholestérol dans le sang) engendre la formation de plaques sur les parois des artères, ces plaques comprennent également du calcium et d’autres composés. Il s’agit de plaque d’athérome. L’augmentation de l’épaisseur de ces plaques entraine une réduction de l’espace des artères dans lesquelles circule le sang et ainsi provoque une diminution du flux sanguin. A l’extrême, ces plaques peuvent occlure totalement les artères.
Par ailleurs, dans certaines conditions, ces plaques d’athéromes peuvent se détacher de la paroi artérielle, souvent en se fragmentant. Ces petits morceaux de plaques sont propulsés par le flux sanguin jusque dans des tous petits vaisseaux où ils vont être piégés et ainsi boucher ces petits vaisseaux.

 

Ces phénomènes d’artériosclérose ou d’athérosclérose sont un facteur de risque cardio-vasculaire, c’est-à-dire qu’ils sont potentiellement responsables, avec d’autres facteurs, d’évènements grave tels que :

- Infarctus du myocarde pouvant causer la mort ou l’insuffisance cardiaque
- Accidents vasculaires cérébraux fréquemment responsable de lourdes séquelles altérant la qualité de vie voire le décès
- Artériopathie oblitérante des membres inférieurs avec pour conséquence d’abord une difficulté à la marche puis des lésions des jambes pouvant conduire à l’amputation
- L’insuffisance rénale chronique qui a son stade terminal peut nécessiter le recours à la dialyse.

 

Les autres facteurs de risques cardiovasculaires sont de deux types :
- Les non modifiables : âge > 50ans, sexe masculin, antécédents familiaux de maladies cardio-vasculaires
- Les modifiables dont fait partie l’hypercholestérolémie : hypertension artérielle, diabète, obésité, sédentarité, tabagisme

Causes et mécanismes du cholestérol


L’hypercholestérolémie  est liés à 2 mécanismes qui peuvent s’intriquer : un excès d’apport d’acides gras par l’alimentation par rapport au besoin de l’organisme et/ou un excès de synthèse de cholestérol par les cellules (principalement du foie).
Le second mécanisme explique que l’hypercholestérolémie peut résister à un régime alimentaire bien suivi et nécessiter des traitements médicamenteux. Dans le cadre de ce second mécanisme, il existe des maladies génétiques : les hypercholestérolémies familiales où les cellules synthétisent en excès le cholestérol indépendamment de la quantité d’acide gras apporté par l’alimentation et leur utilisation.

 

Ainsi, un régime riche en acides gras surtout insaturés et un défaut d’exercice physique sont les conditions idéales pour le développement de l’hypercholestérolémie. Toutefois même sans ces conditions, il est possible de voir apparaître cette pathologie.

 

Symptômes et signes de l'hyper-cholestérolémie


Il n’y a aucun symptôme ou signe de l’hypercholestérolémie. Seules les conséquences cardio-vasculaires précédemment citées sont symptomatiques et il est alors déjà trop tard.

 

Les patients hypercholestérolémiques ne ressentent pas ce problème et ne vont donc pas consulter leur médecin, laissant l’athérosclérose se développer pour aboutir à ses conséquences potentiellement gravissimes, d’où l’importance du dépistage et d’une prévention systématique de cette anomalie.


Cholestérol et hyper-cholestérolémie
Prévention

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut pas confondre l’excès de « bon » et de « mauvais » cholestérol. En effet, si le « mauvais » (LDL) cholestérol a les conséquences cités précédemment, le « bon » (HDL) cholestérol est protecteur de la formation des plaques d’athérome.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Le traitement diététique est fondamental. Il repose sur une limitation de l’apport en acides gras saturés (graisses d’origine animale comme les viandes grasses, les produits laitiers gras), une augmentation de la consommation en acides gras polyinsaturés oméga 3 (poissons), une augmentation de la consommation de fibres et de micronutriments naturellement présents dans les fruits, légumes et produits céréaliers et une limitation du cholestérol alimentaire (beurre, charcuteries, fromages, crème fraîche…). Une prise en charge des facteurs de risque associés est nécessaire : cesser de fumer, équilibrer un diabète de type 2, limiter l’hypertension artérielle, réduire sa consommation d’alcool et lutter contre la sédentarité.


Cholestérol et hyper-cholestérolémie
Préparer sa consultation

À quel moment consulter ?


Seul le dépistage permet de détecter un excès de cholestérol. Ce dépistage, réalisé à partir d’une prise de sang à jeun, repose sur l’EAL (exploration d’une anomalie lipidique), qui détermine les concentrations de cholestérol total, triglycérides, HDL-cholestérol et LDL-cholestérol. Tous les adultes doivent être dépistés mais il n’est pas justifié de répéter ce bilan plus d’une fois tous les 5 ans lorsqu’il est normal et en l’absence d’éléments médicaux nouveaux (prise de poids, essoufflement, douleurs dans la poitrine à l’effort, etc.).


En cas de douleurs à la poitrine, de douleurs dans les jambes à la marche ou de signes d’accident vasculaire cérébral (paralysie, perte de la vision même transitoire…), il est indispensable de consulter en urgence (SAMU Centre 15).

 

Que fait le médecin en cas d'excès de cholestérol ?


À partir du bilan sanguin et des autres facteurs de risque cardio-vasculaire, le médecin peut évaluer le risque global et décider d’un traitement. La mesure de la glycémie à jeun (taux de sucre) est réalisée de façon systématique et d’autres examens complémentaires le sont en fonction des patients (électrocardiogramme…).
Le traitement diététique est le premier des traitements. Il est toujours associé à des conseils d’activité physique régulière, comme par exemple, la marche rapide quotidienne pendant 30 minutes. S’il est insuffisant au bout de 3 mois, des médicaments dits hypolipémiants peuvent être ajoutés.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


L’équilibre alimentaire joue un rôle prépondérant. Dès lors, il peut être important de noter les aliments consommés lors d’une semaine-type par exemple pour corriger les mauvaises habitudes et déterminer avec votre médecin le meilleur régime à adopter.


CATEGORIE : pathologies-et-symptomes

TAG : hyper-cholestérolémie , cholestérol 


La migraine facteur prédictif d'AVC

Selon une étude américaine portant sur plus de 500 personnes âgées de 60 à 80 ans et publiée dans la revue Stroke de l'American Heart Association les personnes souffrant de migraines ont un risque double d’AVC silencieux. De plus, l'hypertension artérielle est également plus présente chez les patients migraineux.  Le risque absolu reste faible mais ces personnes ont d’autant plus intérêt à faire de l’exercice et à suivre un régime riche en fruits et légumes. Vous cherchez un neurologue ou un gériatre ? Choisissez-le en toute tranquillité sur notre site en fonction de ses honoraires ou de ses qualifications…


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Evitez de faire un AVC le week-end...sauf à Dijon !


De nombreuses études ont établi que les accidents vasculaires cérébraux (AVC) de fin de semaine ou sont plus meurtriers que ceux se déclarant un jour ouvrable. Cet "effet week-end" est attribué à plusieurs facteurs : moindre accessibilité des services, prise en charge moins bonne , 'effectifs hospitaliers réduits. Une étude française publiée dans l’European Journal of Neurology laisse cependant entrevoir la voie à suivre. Les effets délétères du week-end et des jours fériés sur la mortalité précoce des AVC ont complètement disparu avec la mise en place par le CHU de Dijon du réseau AVC Bourgogne : sensibilisation des médecins de ville, introduction de la télémédecine, amélioration de la rapidité des interventions (le taux de scanners effectués dans les 3 premières heures est passé de 46% à 83% ; les délais entre l'arrivée du patient et l'imagerie ont chuté de 87 à 37 minutes et de 70 à 32 minutes pour l’obtention des résultats biologiques). Les chercheurs ont comparé les mortalités à 30 jours avant et après la mobilisation des professionnels en 2004: le supplément de risque de 25% qui existait entre 1985 et 2004 n’était plus observé après !


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Thé, café, AVC


Selon une étude japonaise portant sur l’effet de la consommation de thé vert et de café sur le risque d'AVC chez plus de 80 000 adultes japonais âgés de 45 à 74 ans suivis pendant 13 ans publiée dans Stroke, le journal de l’American Heart Association, les personnes qui boivent 4 tasses de thé vert par jour ou une fois du café par jour ont un risque d'AVC et de maladies cardiovasculaires réduit de 20% toutes choses égales par ailleurs. Ceci complète les effets positifs connus du thé vert sur la tension artérielle, le cancer, le diabète et l’activité cérébrale.


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Victime d'AVC ? Essayez le Tai Chï



Les troubles de l'équilibre sont fréquents après un accident vasculaire cérébral : les personnes concernées ont un risque de chute multiplié par 7 par rapport aux en bonne santé. Une étude menée dans le cadre de l’université de Tucson (Arizona) a comparé l’efficacité de différentes techniques de récupération. 89 victimes d'AVC de 70 ans d’âge moyen suivies ont été réparties en trois groupes : les premiers se sont essayés au Tai Chï (« Yang style »), une technique alliant mouvements physiques, concentration mentale et contrôle de la respiration, les seconds ont suivi un programme d'activités physiques diversifiées (« silversneakers ») et le dernier groupe a reçu des conseils par téléphone pour promouvoir leur retour à l'activité physique. Les deux premiers groupes se retrouvaient 3 fois par semaine pour pratiquer leurs disciplines respectives. Sur les 34 chutes recensées au cours des 12 semaines du suivi, 14 et 15 concernaient respectivement les deux derniers groupes, et seulement 5 le premier. La responsable de l’équipe souligne que les avantages du Tai Chï sont multiples : un meilleur équilibre, une plus grande résistance, une souplesse et une endurance améliorées ainsi qu’une baisse de l'anxiété et du stress, et donc une meilleure qualité de vie.



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Ce qui est bon, c'est le poisson !


Une étude de l’université de Cambridge a examiné les relations entre le risque d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) et, d'une part, la consommation de poisson et, d'autre part, les apports ou la concentration plasmatique en omégas 3. Il s'agit d'une méta-analyse d'études observationnelles prospectives (26) et d'essais randomisés (12) incluant au total 800 000 patients (35 000 AVC).L’analyse des 26 études  sélectionnées montre qu'une consommation de poisson 2 à 4 fois/semaine est associée à une réduction de 6 % des AVC par rapport à une consommation inférieure à 1 fois/semaine et que pour les personnes en consommant plus de 5 fois/semaine, le risque est encore réduit de 6% supplémentaires. Une augmentation de deux rations hebdomadaires de poisson est associée à une baisse de 4 % du risque d'AVC. En revanche, il n'y a pas de relation entre la quantité ingérée  ou la concentration des omégas 3 et le risque d'AVC. Les douze essais randomisés ne permettent pas de conclure à la supériorité de la supplémentation en omégas 3 par rapport au placebo. Ces résultats montrent l'intérêt de favoriser la consommation de certains aliments plutôt que de leurs constituants et confirment l'idée que les interactions entre les nutriments présents naturellement dans l'alimentation sont déterminantes pour l'impact des aliments sur la santé.


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Reconnaître un AVC et réagir vite


Le test FAST (Face-Arm-Speech-Time) recommandé par la HAS permet de détecter rapidement une attaque cérébrale. Il consiste à :

-          demander à la personne de sourire ou de montrer les dents. La bouche est-elle de travers ou la commissure des lèvres pend-elle d‘un côté?

-          demander à la personne de tendre les deux bras devant elle à l‘horizontale, de les lever et de tourner les pouces vers le haut. L‘un des bras pend-il ou chute-t-il?

-          demander à la personne de dire quelque chose. Parle-t-elle de manière confuse ou a-t-on du mal à la comprendre?

Chaque minute compte et est décisive pour le sort de la victime. Les chances de succès du traitement sont bonnes si la personne arrive à l‘hôpital dans les 3 heures qui suivent le début des symptômes; au-delà, elles diminuent rapidement. Vous pouvez vous adresser à l’une des 113 unités neuro-vasculaires présentes sur le territoire :

Cartographie des unités neurovasculaires (octobre 2012) 


VOIR LA LISTE DES UNV

Alcool et risque d’AVC pour les femmes


De nombreuses études ont montré qu’une consommation modérée d’alcool était associée à une réduction du risque d’événement cardiaque, aussi bien chez les hommes que chez les femmes ; cette réduction du risque suit une courbe en J. Autrement dit, le risque est plus faible pour les personnes consommant modérément de l’alcool que pour les abstinents stricts ; en revanche, le risque augmente rapidement lorsque la consommation quitte les niveaux modérés. Mais qu’en est-il pour le risque d’AVC? La Nurses’Health Study, une enquête de population portant sur 83 578 femmes de 1980 à 2006, fait état d’une relation suivant une courbe en J. Les auteurs démontrent que le risque d’AVC chez les femmes ayant une consommation  inférieure à 15 grammes d’alcool par jour est réduit de 17 à 21% par rapport au risque des femmes strictement abstinentes. C’est à partir d’une consommation de 38 grammes d’alcool par jour que le risque dépasse celui des femmes abstinentes ; il augmente alors régulièrement avec la consommation d’alcool. Mais qu’il s’agisse de trouver un établissement spécialisé dans le traitement des AVC ou dans celui des addictions, LesBonsChoixSanté les trouveront pour vous !


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AVC : Evolution contrastée


Responsables de 33 000 morts en 2008, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la première cause de mortalité pour les femmes et la troisième pour les hommes. Plus de 97 000 Français ont été hospitalisés pour un AVC et l’âge moyen des victimes d’AVC était de 73 ans. La mortalité cérébro-vasculaire a diminué de 50% en France entre 1990 et 2008 mais  la dernière livraison du bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) délivre une information contrastée.  S'il y a eu une légère diminution des taux de personnes hospitalisées pour AVC entre 2002 et 2008 (-2,6 %), cette tendance globale recouvre des évolutions différenciées selon l’âge : après 65 ans, les taux standardisés ont diminué de 674,6 à 630,3 pour 100 000 habitants (-6,6 %), mais ils ont augmenté avant 65 ans de 37,1 à 41,1 pour 100 000 (+10,8 %). L’InVS attribue ces tendances aux évolutions nosologiques (c’est-à-dire à une définition élargie de ces pathologies) et aux améliorations diagnostiques (ce qui traduit une amélioration) et rappelle le rôle majeur de 5 facteurs, expliquant à eux seuls plus de 80% des primo AVC : l’hypertension artérielle, le tabagisme, l’obésité abdominale, un régime alimentaire déséquilibré et une activité physique insuffisante. Quoiqu’il en soit, pour trouver un établissement de soins particulièrement actif dans ce domaine, consultez le moteur de recherche LBCS !


VOIR LE BEH




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