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Reprendre le sport après la grossesse

 

Reprendre le sport après la grossesse


Le sport est bénéfique pendant la grossesse s’il se limite à des sports « doux » comme le yoga, la marche ou la natation. La reprise du sport après la naissance du bébé est possible mais sous certaines conditions et certainement pas au rythme et à l’intensité auxquels il était pratiqué avant la grossesse, dans le cas d’une jeune femme sportive.

 

Conditions de reprise du sport post accouchement


La reprise ne doit être ni trop précoce, ni trop tardive.


Ne pas reprendre trop tôt


La reprise du sport après la grossesse n’est possible qu’à deux conditions : la jeune accouchée doit avoir eu son retour de couches (environ 6-8 semaines après l’accouchement) et elle doit avoir retrouvé un tonus périnéal suffisant. Cela afin de ne pas risquer de provoquer que l’on appelle communément « une descente d’organes » ou un prolapsus, qui correspond à une « descente » progressive dans le bassin de la vessie, de l’utérus ou du rectum et qui peut provoquer avec le temps, incontinence et gêne physique et esthétique.


Ne pas reprendre trop tard


Il est aussi important de ne pas trop attendre pour reprendre le sport, le poids installé pendant la grossesse pourrait être plus difficile à perdre.
De plus, le retour à la normale de la concentration hormonale qui réapparaît au moment du retour de couches va de pair avec un retour à une certaine tonicité musculaire qu’il est bon d’entretenir rapidement.

 

Comment reprendre le sport après la grossesse ?


Après le retour de couches, aux alentours de 8 semaines après l’accouchement, une visite chez une sage-femme ou chez un kinésithérapeute permet d’évaluer la tonicité périnéale et de commencer, si besoin, la rééducation périnéale.

 
Une fois le tonus retrouvé, il est recommandé de commencer la rééducation abdominale, de préférence avec un kinésithérapeute. Après une dizaine de séances en moyenne, la mère peut reprendre la même activité sportive qu’avant la grossesse ou en commencer une nouvelle.

Selon son niveau sportif avant la grossesse et le poids pris au cours des derniers mois, la reprise se fait plus ou moins en douceur : le nombre et la durée des séances doivent être adaptés à ses capacités physiques.


A noter : la gymnastique hypopressive proposée par certains kinés permet de renforcer efficacement à la fois le périnée et la ceinture abdominale.

 

Avantages et inconvénients de la reprise du sport après la grossesse


Il n’y a pratiquement que des avantages à reprendre le sport après la grossesse : tonus musculaire, perte de poids, remodelage de la silhouette, travail des articulations, prévention des maladies cardiovasculaires, etc.
La vraie contrainte est l’allaitement, qui peut être déréglé par une activité sportive intense : on conseille alors d’attendre la fin de l’allaitement pour reprendre le sport ou de se cantonner à quelques étirements ou quelques mouvements doux.

 

Rééducation post accouchement


Après l’accouchement, la Sécurité sociale prend en charge 10 séances de rééducation périnéale, à pratiquer après le retour de couches soit environ huit semaines après l’accouchement. Si les séances ne sont pas toutes nécessaires, le praticien (sage-femme ou kiné) peut envisager d’en remplacer une partie par des séances de rééducation abdominale.


De même, le médecin généraliste peut prescrire des séances de rééducation abdominale seule pour éviter d’éventuelles douleurs dorsales à une patiente dont les abdominaux ne seraient pas assez toniques.


Au-delà, le coût de la reprise de l’activité physique dépend d’un certain nombre de paramètres : discipline, fréquence, lieu…


CATEGORIE : etre-enceinte


Problématique et souffrance morale des enfants nés sous X

 

« Une naissance sous X peut priver l’enfant qui le souhaiterait de la connaissance de ses origines. Cette situation peut être pour certains enfants, y compris devenus adultes, source de grande souffrance psychologique ».

 

La souffrance psychologique de certains enfants et adultes nés sous X

 
Il n’est pas douteux que la connaissance des origines est, en règle, indispensable à la construction harmonieuse de la personnalité de l’enfant et de l’adolescent.
 
Elle représente une exigence naturelle et ne pas connaître ses attaches constitue pour certains adultes une grande souffrance psychique qui ne s’atténue pas avec le temps.
 
Ce besoin a été récemment renforcé par l’essor de la généalogie et le désir de plus en plus répandu de connaître sa filiation et ses ancêtres.
 
On observe également un renouveau d’intérêt pour la biologie et la génétique, en un mot pour l’inné, au détriment de l’acquis. La filiation biologique a tendance à prendre le pas sur la filiation affective et la filiation juridique.

Cependant, d’une part le nombre de demandes de recherche des origines reçues par le CNAOP est nettement inférieur à ce qui était annoncé, 1740 demandes en 3 ans au 28 février 2005, d’autre part l’intérêt de l’adulte recherchant son origine ne doit pas faire méconnaître l’intérêt des femmes, des nouveaux-nés et des enfants.
 
Si on accepte de considérer le problème dans sa globalité et dans ses aspects les plus concrets, sans se limiter au seul aspect psychologique, on se rend compte qu’il s’agit d’un problème de santé publique.

 

L’accouchement sous X peut être détourné de son objet

 

« En cas de recours à la gestation pour autrui à l’étranger, voire de recours à une mère porteuse clandestine en France, il permet à la gestatrice de mettre au monde l’enfant en France sans établir un lien de filiation avec lui, autorisant ainsi au père de le reconnaître et de l’élever – éventuellement avec sa compagne ou son compagnon – enfreignant la législation bioéthique française qui proscrit les mères porteuses ».
 
Commentaires

 

Certes, l’accouchement sous X permet de détourner la législation bioéthique française.

Mais la modification législative envisagée n’empêchera pas la persistance de mères porteuses qui reste un phénomène très rare en France.

L'accouchement anonyme - l'intérêt pour les mères

 

L’anonymat est de moins en moins demandé


L’anonymat est moins demandé. La stigmatisation des mères seules n’existe plus. Le risque de recourir à  l’avortement ou d’accoucher en dehors de toute structure sanitaire ne doit pas être surévalué.

« La loi de 2002 a mis en place un dispositif permettant à la mère de donner son nom ou des informations personnelles à destination de l’enfant. Dès lors, si le secret est toujours utilisé, l’anonymat est moins demandé, la majorité des femmes acceptant de laisser leur identité. Ainsi, en 2004, seuls 40% des 394 femmes ayant accouché sous X n’ont pas décliné leur identité.
 
Par ailleurs, l’évolution de la société fait que « les mère seules ne sont plus stigmatisées ».
 
« Enfin le principal risque invoqué pour maintenir l’accouchement anonyme est celui de voir les femmes concernées recourir à l’avortement ou accoucher chez elles en dehors de toute structure sanitaire.
 
Ce risque ne doit pas être surévalué : il ressort des chiffres qui viennent d’être cités que l’accouchement sous X n’est plus aujourd’hui une véritable alternative à l’avortement puisqu’il ne concerne que quelques centaines de femmes par an ».
  

La loi actuelle préserve au mieux l’intérêt des mères

 

Si l’anonymat est moins demandé, il n’en reste pas moins que quelques centaines de femmes y ont encore recours. L’important est de savoir qui sont ces femmes. Plusieurs études épidémiologiques et sociologiques en ont précisé le profil dont celle faite à la demande du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Service des Droits des Femmes, en octobre 1999, qui portait sur 2000 femmes (10).

 

Profils type des femmes accouchants sous X :

 

> Le premier profil est celui de femmes très jeunes vivant dans une dépendance familiale plus ou moins complète et n’ayant que peu ou pas d’autonomie.
 
Deux tiers des femmes qui accouchent sous X ont moins de 25 ans, une sur deux a moins de 23 ans et une sur dix moins de 18 ans. Non seulement ces mères sont en moyenne beaucoup plus jeunes que les autres accouchées mais il semble qu’elles soient un peu plus jeunes aujourd’hui que par le passé ce qui est à l’opposé de l’évolution observée dans la population générale.

 

> Le deuxième profil est celui de jeunes femmes appartenant à une famille musulmane et vivant encore chez leurs parents.
 
Elles sont originaires du Maghreb, d’Afrique  subsaharienne, de Turquie, où la grossesse hors mariage est perçue comme un déshonneur familial. Leur proportion parmi les accouchements secrets, est en augmentation. Elle varie de 30 à 50% selon les régions et dépasse 50% dans certains hôpitaux de la région parisienne.
 
Les conséquences pour ces jeunes femmes, si leur grossesse est dévoilée, peuvent être dramatiques. Non seulement elles risquent d’être rejetées par leur famille mais elles sont exposées au rapatriement brutal dans leur pays d’origine avec tous les aléas que cela représente, à des mariages forcés,  à des représailles physiques très graves, à des menaces de mort voire à des crimes d’honneur.

 

> Le troisième profil, qui recoupe parfois les deux autres, est celui de femmes non ou mal insérées professionnellement, en proie à de très grandes difficultés matérielles, parfois sans abris.
 
Les plus jeunes d’entre elles sont des mères célibataires en cours de scolarité ou d’études, à la recherche d’un premier emploi ou sans profession.
 
Elles sont le plus souvent primipares mais ont parfois déjà un ou deux jeunes enfants à charge. Les plus âgées sont des femmes séparées, divorcées ou abandonnées, parfois marquées par un long passé de violences conjugales.
 
Elles ont habituellement plusieurs enfants à charge. Une minorité non négligeable est issue d’un milieu aisé. Ce n’est pas la misère qui les conduit à abandonner leur enfant mais la pression familiale, le désir de poursuivre leurs études ou de trouver un emploi.

 

> Un dernier groupe dont l’importance est difficile à déterminer, de l’ordre de 20% des cas, est constitué de femmes ayant subi viol ou inceste dont on comprend aisément le sentiment de rejet.
 
 
Dans l’ensemble, les femmes recourant à l’accouchement sous X sont toujours des femmes dans une extrême détresse morale, face à une grossesse non souhaitée.

L’abandon de l’enfant est une solution de panique, de désespoir, qui entraîne l’opprobre, opprobre plus marquée de nos jours qu’il y a trente ans, contrairement à l’opinion exprimée dans les motifs de la proposition de loi, car la différence est grande entre la mère célibataire qui assume sa grossesse et la jeune fille acculée à l’abandon de l’enfant.
 
Les raisons de l’abandon sont variées : 

 

 - Certaines femmes, parce qu’elles sont dans l’impossibilité matérielle d’élever l’enfant, estiment lui donner de meilleures chances en permettant son adoption. On a même pu parler d’acte d’amour (1,8).
 
 - D’autres, parce qu’elles ne sont pas en situation ni matérielle ni psychologique d’accueillir l’enfant, parce qu’elles ont été violentées, enceintes par inadvertance ou n’ont que mépris pour leur partenaire expriment un farouche déni de grossesse et la dissimule.
 
Par un phénomène mal expliqué, les jeunes femmes arrivent à tromper leur entourage le plus proche: parents et enseignants. Même les médecins, pour peu qu’ils ne soient pas très avertis, peuvent se tromper sur l’existence ou l’âge de la grossesse.
 
L’abdomen grossit anormalement peu jusqu’au voisinage du terme et les femmes disent ne pas avoir perçu les mouvements du fœtus. Elles ne réagissent que confrontées aux premières contractions douloureuses, dans l’affolement et la précipitation.
 
Nombre d’accouchements se font alors dans la clandestinité, dans les pires conditions, avec les risques sévères que cela comporte pour la mère, d’autant plus qu’elle est jeune et que les tissus des voies génitales ne sont pas encore arrivés à maturité.
 
On observe des déchirures graves du périnée, des hémorragies de la délivrance, des infections sévères pouvant entraîner l’ablation de l’utérus.
 
 > En définitive, la loi actuelle préserve au mieux la liberté de décision de la femme et le choix de son avenir.
 
Il n’est pas certain que la disparition de l’anonymat, malgré la préservation du secret, n’entraîne pas une augmentation des accouchements en dehors de toute structure sanitaire, accouchements souvent suivis d’un abandon sauvage voire d’un infanticide.

Evolution de la loi de l'accouchement sous X

 

Un sujet récemment tranché par la loi et déjà remis en cause

 

 

A la suite d’une tendance exprimée au cours des années 80 en faveur d’une modification radicale de la législation visant à supprimer l’accouchement dans l’anonymat dit sous X, cinq rapports officiels ont été successivement publiés.
 
Le premier, celui du Conseil d’Etat rédigé sous la direction de monsieur Paul Bouchet (2), intitulé « Statut et protection de l’enfant » est paru en mai 1990.
 
Il proposait la création d’un conseil pour la recherche des origines familiales qui procéderait à la recherche des parents, recueillerait la volonté de ces derniers et veillerait au rapprochement psychologique des parties par une démarche de médiation, proposition très proche de la loi actuelle.
 
Puis se sont succédés ceux contradictoires, d’une part d’une commission d’enquête sur l’état des droits de l’enfant en France, présidée par monsieur Laurent Fabius (7) en 1998 et d’un rapport de madame Irène Théry (15) à la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité et au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, également en 1998, d’autre part d’un rapport de madame Françoise Dekeuwer-Defossez (6) également au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, en 1999.
 
Le dernier, celui de madame Véronique Neiertz (13) paru en 2001, faisait le point sur « Le projet de loi relatif à l’accès aux origines personnelles ».
 
Ces rapports ont abouti à une proposition de loi votée à l’unanimité par les parlementaires le 10 janvier 2002, loi datée du 22 janvier 2002 et publiée au Journal Officiel le 23 janvier 2002 (12), unanimité qui reflète un consensus exceptionnel.
 
Cette loi a le mérite de tenir compte des intérêts divergents et souvent opposés des femmes, des nouveaux-nés dont personne ne parle et des adolescents ou adultes en quête de leur origine, trois aspects qu’on ne saurait ni méconnaître, ni négliger.
 
 > L’Académie nationale de médecine (9) qui s’est prononcée sur ce sujet dans un rapport voté le 18 avril 2000, avait noté avec satisfaction que la loi de 2002 allait dans le sens de ses recommandations.
 
De ce fait, la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale le 28 juin 2006 par madame Valérie Pécresse au nom de la mission parlementaire d’information sur la famille et les droits des enfants remettant en cause cette loi, a particulièrement attiré son attention.

 

Modifications législatives envisagées par la proposition de loi

 

Les modifications essentielles portent sur deux articles : l’article 341-1 du Code civil et l’article 222-6 du Code de l’Action sociale et des Familles. Les suppressions sont en italique, les ajouts en caractères gras.
 
Nouveau libellé de certains articles :

• Article 341-1 du Code civil :

« Lors de l’accouchement, la mère peut, après avoir donné son identité, demander que le secret de son admission soit préservé ».

• Article 222-6 du Code de l’action sociale et des familles :

« Toute femme qui demande, lors de son accouchement, la préservation du secret de son admission et de son identité par un établissement de santé est informée des conséquences juridiques de cette demande et de l’importance pour toute personne de connaître ses origines et son histoire.
 
Elle est donc invitée à laisser, sous pli fermé, si elle l’accepte, des renseignements sur sa santé et celle du père, les origines de l’enfant et les circonstances de la naissance ainsi que, sous pli fermé, son identité… Elle est également informée qu’elle peut à tout moment donner son identité sous pli fermé ou compléter les renseignements qu’elle a donnés au moment de la naissance… Pour l’application des deux premiers alinéas, aucune pièce d’identité n’est exigée et il n’est procédé à aucune enquête.
 
• Deux autres modifications, l’une portant sur l’article L 147-6 du Code de l’Action Sociale et des Familles, l’autre ajoutant un article L 147-6-1, aboutissent au fait que, pendant la minorité de l’enfant, la communication de l’identité de la mère et, le cas échéant, du père reste soumise à leur accord.
 
En revanche, à la majorité de l’enfant, la communication est de droit.
 
Commentaires

Ces articles supprimant la possibilité d’accoucher dans l’anonymat et instaurant un accouchement dans la discrétion, ont pour conséquence la dissolution du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP) créé par le décret d’application de la loi du 22 janvier 2002, signé le 3 mai 2002 (5), organisme situé au cœur du dispositif de la loi.

Il reçoit la demande écrite des personnes qui recherchent leur origine, accompagnée des justificatifs de l’identité et de la qualité de leur auteur.
 
Il recherche la mère de naissance, possédant pour cela des prérogatives propres pour se faire communiquer les actes de naissance d’origine par le procureur de la République ainsi que des renseignements afin de déterminer l’adresse des parents de naissance par les administrations ou services de l’état et des collectivités publiques et les organismes sociaux.
 
Il doit s’assurer du consentement express  de la mère de naissance à la levée du secret ou de sa volonté de le préserver. En cas d’acceptation, il procède à la communication de l’identité de la mère de naissance et l’identité des ascendants, descendants et collatéraux de la mère et l’un de ses membres servira de médiateur.
 
En l’absence d’accord des parents de naissance, la communication se limitera aux renseignements ne portant pas atteinte à l’identité de la mère de naissance.

Une autre mission du CNAOP est d’établir des statistiques relatives au nombre d’accouchements avec demande de secret, avec dépôt d’un pli fermé ou non, pour mesurer l’impact de la loi.

La situation en Europe est différente

 

La situation en Europe est différente et on ne constate pas de drames sanitaires particuliers


« La grande majorité de nos voisins européens ne connaît pas l’accouchement sous X, or on n’y constate pas de drame sanitaire particulier ».

 

Commentaires


Si l’indication du nom de la mère et du père est obligatoires dans de nombreux pays européens, la France, qui reçoit de nombreuses femmes enceintes belges, suisses et algériennes venant pour accoucher anonymement dans notre pays (15% environ de ces accouchements), n’est pas seule à se préoccuper de ce problème.

 

L’Italie, le Luxembourg et, dans une certaine mesure l’Espagne (dans le cas des mères non mariées) autorisent les mères à ne pas indiquer leur nom au moment de l’accouchement.

 

D’autres pays européens, émus du nombre croissant de naissance dans des conditions hasardeuses et d’enfants abandonnés sans soins, ont tenté de pallier ces drames d’une autre manière en réinventant « le tour », heureusement amélioré.

 

Les allemands ont créé dans les principales villes d’Allemagne, quelques vingt-six « Babyklappen », « boîtes à bébés ». Le dépôt de l’enfant est légal alors que son abandon sur la voie publique est puni par la loi. Un délai de huit semaines est donné à la mère pour revenir chercher l’enfant.

 

L’Autriche a installé des  « nids de bébés » à partir d’octobre 2000.

 

De même la Suisse qui a mis en place un  système similaire pour protéger la vie des nourrissons : les babyfenster, « fenêtres à  bébé ». La mère de naissance a six semaines pour reprendre son enfant.

 

Dans les trois cas, le principe, identique, est de déposer l’enfant sur un lit chauffant, installé dans des boîtes transparentes situées dans un mur le long d’une rue.

 

L’enfant est surveillé en permanence par électronique avec un système alertant le personnel médical. Mais ces solutions ne garantissent, pour la mère et l’enfant, ni le soutien, ni les soins médicaux avant, pendant, et après l’accouchement.


C’est pourquoi les mêmes pays européens ou d’autres, à l’inverse de la proposition 3224 qui est faite par la Commission Parlementaire, ont envisagé une législation allant dans le sens de celle de la France.

 

En Allemagne, des députés ont déposé, en juin 2002, un projet de loi qui proposait de « supprimer l’obligation mise à la charge de la mère, ainsi que de toutes les personnes ayant participé à l’accouchement, de déclarer la naissance à l’état civil dès lors que la femme exprime le souhait d’accoucher dans l’anonymat ».

 

En Autriche, c’est une loi de mars 2001 qui a dépénalisé l’accouchement anonyme et permet à la femme en situation de détresse de demander l’anonymat lors de son accouchement.

 

La Hongrie a fait de même.

 

En Belgique,  le Comité consultatif royal de Bioéthique a suggéré à son gouvernement d’adopter de profondes modifications législatives proches de la loi française qui ont abouti à une proposition de loi déposée en mai 2002. 

 

Quant aux Etats-Unis, pour tenter de protéger la vie des nouveaux-nés, du fait de l’augmentation des infanticides ou des délaissements sauvages ayant entraîné la mort, une loi dénommée la « Safe Haeven Legislation » a été adoptée par 35 états.

 

Elle autorise toute mère qui le souhaite à confier anonymement son nouveau-né dans des services d’urgence, sans être pénalisée : hôpitaux, commissariats de police, casernes de pompiers, services sociaux.

 

Enfin, dans les pays d’Amérique latine qui ne connaissent pas l’accouchement anonyme, existe un taux important d’accouchements sous une fausse identité ou d’abandons sauvages sur la voie publique.

 

Avis et recommandations des institutions

 

Avis antérieur de l’Académie nationale de médecine

 

L’Académie nationale de médecine en approuvant un rapport intitulé « A propos de l’accouchement dit sous X », dans sa séance du 18 avril 2000, a nettement pris position pour  la possibilité d’accoucher dans l’anonymat tout en recommandant une amélioration des conditions de l’accouchement sous X et une harmonisation des pratiques.
 
Dans ses propositions, évoquant la création d’un Conseil indépendant pour la recherche des origines familiales, elle suggérait que celui-ci devrait avoir deux fonctions :
 
« D’une part d’information et de médiation destinées à favoriser la rencontre d’une mère et de son enfant en cas de démarche spontanée et concordante, d’autre part de collection des données qui manquent cruellement de nos jours, ce qui laisse libre court à toutes les interprétations ».
 
Ce Conseil, le CNAOP, a été ultérieurement créé par la loi du 22 janvier 2002. (9)


 

Recommandations de l’Académie nationale de médecine : 


- considérant d’une part que  la loi actuelle répond aux recommandations qu’elle avait formulées dans un rapport publié en 2000, loi approuvée par ailleurs par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en 2002 et le Comité Consultatif d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, en 2006 ;
 
d’autre part, que cette loi a permis, grâce à son application par le  CNAOP, de trouver le nécessaire équilibre entre le désir légitime des adolescents et adultes de connaître leur origine, le désir non moins légitime du droit à l’anonymat de certaines mères et la protection des nouveau-nés ;

- reconnaît que de grands efforts concernant l’accompagnement des mères et la collecte des données concernant les accouchements avec demande de secret ont été faits ;

- estime que, dans les conditions actuelles, un changement de la loi de 2002 pour laquelle on ne possède pas encore le recul indispensable et dont les conséquences sont encore insuffisamment évaluées, serait prématuré et susceptible d’entraîner des effets nocifs.

 

Avis de la Cour Européenne des Droits de l’Homme

 

La grande chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme en audience publique, le 9 octobre 2002, a donné acte à la France de sa tentative de conciliation entre les intérêts de la mère et de l’enfant, à l’occasion de la plainte d’une jeune femme, madame Pascale Odièvre, abandonnée à la naissance, admise en qualité de pupille de l’Etat puis adoptée en la forme plénière en janvier 1969.

 
Le communiqué publié par le greffier de la Cour Européenne mentionne, en date du 13 février 2003 (4) :
 
« La Cour relève que les intérêts en présence font apparaître, d’une part le droit à la connaissance de ses origines et l’intérêt vital de l’enfant dans son épanouissement, et d’autre part l’intérêt d’une femme à conserver l’anonymat pour sauvegarder sa santé en accouchant dans des conditions médicales appropriées.
 
Il s’agit de deux intérêts difficilement conciliables concernant deux adultes jouissant chacun de l’autonomie de sa volonté ».
 
Il ajoute :
 
« De surcroît, il y a lieu de tenir compte de l’intérêt des tiers et de leur protection, essentiellement les parents adoptifs, le père ou le restant de la famille biologique ».
 
«  Enfin, l’intérêt général est également en jeu dans la mesure où la loi française a pour objectif de protéger la santé de la mère et de l’enfant lors de l’accouchement, d’éviter des avortements, en particulier clandestins, et des abandons sauvages ».
 
La Cour rappelle par ailleurs «  que certains pays ne prévoient pas l’obligation de déclarer le nom des parents biologiques lors de la naissance, et que d’autres connaissent des pratiques d’abandons d’enfants engendrant des débats sur l’accouchement anonyme ».
 
Elle note que la loi française du 22 janvier 2002 renforce la possibilité de lever le secret de l’identité de la mère en facilitant la recherche des origines biologiques par la mise en place d’un Conseil National de l’Accès aux Origines Personnelles.
 
Selon la Cour : « La législation française tente ainsi d’atteindre un équilibre et une proportionnalité suffisants entre les intérêts en cause." 

 

Avis du Comité Consultatif d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé

 

Le Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) s’est prononcé pour le maintien de la loi du 22 janvier 2002, dans son avis n° 90 intitulé « Accès aux origines, anonymat et secret de la filiation », présenté lors de la conférence de presse du 26 janvier 2006.

Il est écrit dans le chapitre V-1 concernant  les recommandations :
 
« Les valeurs éthiques qui ont conduit à légiférer ont abouti avec la loi du 22 janvier 2002 qui a créé le CNAOP à un équilibre délicat qu’il est souhaitable de maintenir.
 
Il convient d’attendre un retour d’expériences plus marqué pour propose des modifications. Il est important de veiller à informer la mère sur la possibilité de laisser un jour, si elle le souhaite, sous enveloppe scellée des renseignements non identifiants ou identifiants et de pouvoir révéler ultérieurement des données identifiantes, mais en indiquant que son refus sera toujours respecté.
 
On peut souhaiter dès maintenant que ne puisse jamais être levé l’anonymat d’une mère sans qu’elle y ait consenti de son vivant ».(3,11)



La loi française sur l'accouchement sous X

 

La loi française sur l'accouchement sous X a deux volets, l’un prospectif, l’autre rétrospectif

 

Elle est mise en œuvre par le CNAOP.(12).

 

Le volet prospectif


Il est cohérent. La loi ne contraint pas la mère de naissance à communiquer son identité, même de manière confidentielle.

 

La femme qui demande, lors de son accouchement, la préservation du secret de son admission et de son identité est « invitée à laisser, si elle l’accepte, des renseignements sur sa santé et celle du père, les origines de l’enfant et les circonstances de la naissance ainsi que, sous pli fermé, son identité » (article L. 222-6 du Code de l’aide sociale et de la famille : CASF).

 

Cet article pivot fait référence expressément à l’acceptation de la femme, ce qui, ajouté à l’interdiction d’exiger d’elle une pièce d’identité ou de faire une enquête, permet de rassurer sur le respect de sa liberté. Mais il énonce aussi que la femme doit être informée non seulement des conséquences juridiques de sa demande de secret, mais aussi de l’importance pour toute personne de connaître ses origines et son histoire.

 

La femme est invitée, au moment de son accouchement, à laisser dans une enveloppe cachetée : son nom, ses prénoms, la date et le lieu de sa naissance. A l’extérieur de l’enveloppe figureront les prénoms qu’éventuellement elle aura choisi pour l’enfant ainsi que le sexe, la date, l’heure et le lieu de la naissance de ce dernier.

 

Ce pli sera conservé fermé par le service de l’Aide sociale à l’enfance du département (ASE) et sera ouvert uniquement par un membre du CNAOP si celui-ci est saisi d’une demande d’accès à la connaissance de ses origines par l’enfant devenu adulte ou, s’il est mineur, par son ou ses représentants légaux ou par lui-même avec l’accord de ceux-ci.

 

Dans ce cas, la mère sera contactée par le CNAOP qui lui demandera de confirmer ou non son désir de secret.

 

D’autre part, la mère de naissance est informée qu’à tout moment, elle peut lever le secret de son identité qu’elle ait accouché sous X ou confié son identité sous pli fermé. Elle peut également remettre ce pli ultérieurement ou compléter les renseignements donnés lors de la naissance.

 

La loi confie aux correspondants départementaux du CNAOP la charge d’assurer la mise en œuvre de l’accompagnement psychologique et social de la femme, de lui délivrer les informations nécessaires, de recueillir les renseignements non identifiants et éventuellement le pli fermé.

 

Une difficulté pratique est d’accomplir ces tâches dans le temps très bref qui est actuellement celui de l’hospitalisation de la mère en maternité. La loi énonce donc que ces formalités, à défaut de la présence d’un correspondant départemental, pourront être accomplies sous la responsabilité du directeur de l’établissement de santé.

 

Notons aussi que l’article 223-7 du CASF prévoit que la prise en charge des frais d’hébergement et d’accouchement n’est plus subordonnée à la seule demande de secret mais qu’elle s’applique dès lors que l’enfant est confié en vue d’une adoption.

 

Le volet rétrospectif


 

Il est plus délicat à appliquer. En effet, la loi nouvelle est une loi dite de procédure qui appréhende toutes les situations existantes et le CNAOP est saisi de demandes d’accès aux origines par des personnes nées il y a 30, 40, 50 ans ou plus. Or le droit a été modifié à plusieurs reprises au cours du siècle dernier, la dernière réforme datant de juillet 1996.

 

Jusqu’à présent, une personne à la recherche de ses origines pouvait adresser sa demande au service de l’aide sociale à l’enfance de son département de naissance ou à l’organisme d’adoption privée auquel elle avait été confiée.

 

Dans l’hypothèse d’un refus de communication de documents fondé sur le respect de l’intimité de la vie privée ou sur la loi du 17 juillet 1978 sur la communication de documents administratifs, elle pouvait saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA).

 

Celle-ci rendait alors un avis circonstancié sur la possibilité de communiquer des documents.

 

En cas de litige, le demandeur pouvait saisir la juridiction administrative qui seule, par une décision s’imposant aux services départementaux et aux organismes d’adoption, pouvait déterminer les modalités de la communication des documents et décider si elle devait être intégrale ou faite après occultation des mentions identifiantes.

 

Désormais la communication au demandeur d’accès « d’éléments permettant d’identifier sa mère biologique est subordonnée dans tous les cas à l’intervention du CNAOP auquel il revient de s’assurer que celle-ci ne s’oppose pas à la divulgation de ces documents ».


L’article 147-7 de la loi précise que l’accès d’une personne à ses origines est sans effet sur l’état civil et la filiation.

 

Il ne fait naître ni droit ni obligation au profit ou à la charge de qui que ce soit.

 

 

Bibliographie du dossier de l'Académie de Médecine 
 
1. Bonnet C. Geste d’amour. L’accouchement sous X. Odile Jacob. Paris. 2001.

2. Bouchet P. Statut et protection de l’enfant. La Documentation française. Paris. 1991.

3. Comité Consultatif National d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé. Avis n° 90. Accès aux origines, anonymat et secret de la filiation.

4. Cour européenne des Droits de l’Homme. Greffe de la Cour européenne des Droits de l’Homme. F. 67075 – Strasbourg Cedex.

5. Décret n° 2002-781 du 3 mai 2002 relatif au Conseil national pour l’accès aux origines personnelles et à l’accompagnement et l’information des femmes.

6. Dekeuwer-Defossez F. Renover le droit de la famille : propositions pour un droit adapté aux réalités et aux aspirations de notre temps. Rapport au Garde des Sceaux, Ministre de la justice. Septembre 1999.

7. Fabius L. et Bret J-P. Droits de l’enfant, de nouveaux espaces à conquérir. Assemblée nationale, commission d’enquête. Rapport n° 871, 1998.

8. Guillin J. De l’oubli à la mémoire. Stock  Paris 1996.

9. Henrion R. A propos de l’accouchement sous X. Bull. Acad. Natle Med. 2000, 184, 815-821.

10. Kachoukh F. Accouchement "sous X” et secret de ses origines: comprendre et accompagner les situations en présence. Groupe de travail sur l’accouchement « sous X ». Rapport au Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Service des Droits des Femmes. Octobre 1999.

11. Le Boursicot M-C. La CEDH valide le dispositif français relatif à l’accouchement sous X et à la connaissance de ses origines. Revue Juridique. Personnes et Famille. 2003, 4, 19-20.

12. Loi n° 2002-93 du 22 janvier 2002 relative à l’accès aux origines des personnes adoptées et pupilles de l’Etat.

13. Neiertz V. Rapport sur le projet de loi (n° 2870) relatif à l’accès aux origines personnelles. Les documents législatifs de l’Assemblée nationale 2001,  n°3086, 1-76.

14. Observatoire National de la Délinquance. Rapport annuel 2005.

15. Théry I. Couple, filiation et parenté d’aujourd’hui : le droit face aux mutations de la famille et de la vie privée. Rapport à la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité et au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Odile Jacob-Documentation française. Paris. 1998


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Incontinence urinaire sénile : est-ce inéluctable ?

Incontinence urinaire sénile : est-ce inéluctable ?


Oui, à plus ou moins longue échéance, en fonction des événements de vie qui affectent les organes génito-urinaires. L’incontinence sénile est liée à l’affaiblissement des muscles du périnée qui contrôlent les sphincters, en particulier urinaires. C’est une incontinence urinaire d’effort : elle survient à l’occasion d’un effort musculaire, d’un rire, d’une toux ou d’un éternuement qui provoquent une hyperpression abdominale brutale qui « surprend » le périnée vieillissant. Celui-ci n’a pas le temps de réagir, il est moins réactif et puissant.

 

L’incontinence d’effort est donc presque toujours présente chez le sujet très âgé ou en fin de vie.


Les femmes sont les plus touchées (une femme pour dix hommes et près d’une femme sur deux après 50 ans) en raison de leur anatomie qui nuit à la solidité du périnée. Mais les hommes sont aussi atteints : à cause des pathologies de la prostate en particulier, qui perturbent le bon fonctionnement urinaire.

 

Comment lutter contre le relâchement du périnée ?


La lutte est possible mais elle commence jeune. Des mesures préventives sont à prendre dès les grossesses chez la femme, surtout si elles sont multiples ou compliquées. Cela implique une rééducation urogénitale après chaque accouchement. La rééducation périnéale reste une très bonne mesure à tout âge tant que la personne comprend ce qu’on lui demande. Elle se pratique chez soi tout(e) seul(e) après avoir appris le mode d’emploi chez le kinésithérapeute spécialisé.


Une surveillance urogynécologique régulière est aussi nécessaire pour dépister les facteurs de risque comme les infections, les constipations opiniâtres, les traumatismes locaux : attention aux sports, ils ne sont pas tous bons pour le périnée (haltérophilie, effort à thorax fermé, trampoline).


L’enjeu est d’éviter au maximum l’hyperpression abdominale qui « attaque » le périnée. Maigrir réduit la pression liée à la graisse abdominale. Éviter le port de charges lourdes, la constipation ou la toux chronique, les vomissements répétés. Déconseillées aussi les ceintures et gaines serrées. Les conseils urinaires de l’urologue sont aussi bons.

 

Ne pas se retenir d’uriner trop longtemps, uriner décontracté sans pousser, c’est-à-dire respecter sa vessie à tous les âges. Attention à la consommation de café, thé, agrumes ou alcool, qui augmentent la production rapide d’urines, obligeant à trouver rapidement des toilettes pour ne pas traumatiser sa vessie par une rétention socialement nécessaire.


On peut ajouter que l’agencement agréable et confortable des toilettes permet un bon respect de l’hygiène vésicale.


L'incontinence urinaire liée au vieillissemenent - Conseils pratiques

 

Pourquoi consulter le médecin ?


Parce qu’il peut vous aider. L’incontinence est un fléau commun, ça ne le rend pas plus agréable mais justifie de briser le silence. Plus tôt ce trouble est pris en charge, mieux il est soigné car il y a beaucoup de causes curables que négligent les personnes « honteuses », à leurs dépens ! Un bilan génito-urinaire diagnostique les infections urinaires (à bas bruit souvent chez les âgés), les maladies de la prostate, les vessies instables ou hypertoniques.

 

En remplissant un calendrier mictionnel (fréquence des pertes urinaires) pour prendre la mesure du problème, le médecin peut découvrir des moyens d’améliorer substantiellement la qualité de vie. Des médicaments particuliers (certains diurétiques, neuroleptiques) ont un retentissement urinaire, or ils sont souvent prescrits chez la personne âgée. La correction du problème est alors bien plus facile qu’on croit.

 

Quand la situation s’aggrave, que faire ?


Un nouveau bilan s’impose pour mesurer les avantages et bénéfices des solutions locales contre les fuites intempestives.


Chez les femmes, la pose chirurgicale de bandelettes sous l’urètre pour le soutenir et le fermer (contre l’incontinence d’effort) est très efficace, à condition de s’adresser à un chirurgien expérimenté. Le risque est de serrer trop fort la bandelette : la patiente se retrouve en rétention d’urine (très douloureuse).


Si une descente d’organes (prolapsus urogénital) est en cause, la réparation chirurgicale doit être bien préparée pour donner le maximum de réussite ; chez les femmes, les incontinences urinaires et anales sont fréquemment intriquées puisqu’elles sont commandées par l’état du périnée.


Le chirurgien urologue peut aussi proposer des sphincters artificiels aux patients motivés et lucides. D’autres techniques de pointe sont en chantier, c’est l’expert qui pourra les évoquer.


Si l’on craint les interventions chirurgicales ou que le patient est très âgé, les protections, voire les couches, sont une solution facile : elles sont à changer fréquemment pour éviter la macération et les infections locales. Ce qui a un coût à la longue, préférable toutefois à une sonde urinaire.

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Risques et dangers de l'alcool pendant la grossesse

Risques et dangers de l'alcool pendant la grossesse


Les risques de l’alcool pendant la grossesse concernent la mère et le bébé, avec la survenue d’accouchements prématurés ou d’avortements spontanés.


Les risques de l’alcool pendant la grossesse mettent en danger le développement du fœtus, car l’alcool passe directement du sang maternel au sang du fœtus. Le taux d’alcool est même plus élevé dans le sang du fœtus en raison de son petit poids et parce que son foie n’est pas encore assez formé pour pouvoir l’éliminer correctement.


La consommation d’alcool est extrêmement nocive pour les organes du fœtus en pleine formation et notamment pour le cerveau.
Elle peut entraîner un retard de croissance global du fœtus et un retard mental, des malformations de différents organes, et à doses élevées des malformations particulières du visage ainsi que des troubles mentaux regroupés sous le terme de syndrome d’alcoolisation fœtale.

 

À partir de quelles doses l’alcool est-il à risque pour le fœtus ?


La consommation d’alcool pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé du bébé.
Il n’existe pas de seuil en dessous duquel il n’y a pas de risques pour le fœtus.
Les risques de l’alcool pendant la grossesse sont tels que les experts de la santé recommandent « zéro alcool pendant la grossesse ».

 

Conséquences de l’alcool sur le fœtus


La consommation même modérée d’alcool (deux verres par jour) peut exposer le fœtus à ce qu’on appelle le syndrome d’alcoolisation fœtale, qui est une des premières causes de retard mental d’origine non génétique chez l’enfant.

 

Syndrome d’alcoolisation fœtale

 

Le syndrome se manifeste par différents signes dont l’importance et la sévérité sont liées à la gravité et à la durée de l’alcoolisme pendant la grossesse :
 

Défaut de croissance :

Petit poids, petite taille, petit crâne avec pâleur, maigreur


Malformations morphologiques :

Caractérisés par un rétrécissement de la fente des paupières (petits yeux) qui descendent en oblique, écartement marqué de l’espace entre les deux yeux, petit nez et lèvre supérieure fine, atrophie du menton avec mâchoire inférieure plus petite que la mâchoire supérieure, parfois cataracte


Retard mental :

Anomalies du système nerveux (atrophie et développement incomplet de certaines parties du cerveau)

 

Malformations d’organes :

Ces malformations peuvent toucher le cœur, le squelette, les reins et les voies urinaires, les organes génitaux externes, les yeux, les oreilles et même les organes digestifs.

 

Que deviennent ces enfants à l’âge adulte ?


Ces enfants resteront de petite taille à l’âge adulte :


- Avec persistance des malformations morphologiques du visage ; certaines malformations d’organes sont irréversibles ;
- Ainsi que des conséquences graves au niveau cérébral : difficultés de concentration, de mémorisation, agitation voire violence, retard mental, troubles du comportement qui mènent à l’échec scolaire et professionnel voire délinquance.


Une grande partie des enfants atteints de syndrome d’alcoolisation fœtale risquent de devenir alcoolodépendants à l’âge adulte.
La seule façon de prévenir le risque de syndrome d’alcoolisation fœtale est l’abstention de toute boisson alcoolisée pendant la grossesse.
Une femme alcoolique peut avoir un enfant indemne si elle reste abstinente pendant toute la grossesse.

 

Risques de la consommation d'alcool durant la grossesse


Il faut se méfier, à tout moment de la grossesse, des consommations d’alcool occasionnelles ou d’une consommation d’alcool qui peut paraître modérée.

CATEGORIE : etre-enceinte


Partir à la maternité : quels sont les symptômes?

Partir à la maternité : quels sont les symptômes?


On a toutes en tête une image précise du moment où on partira à la maternité pour accoucher, qu’elle soit édulcorée ou catastrophique. Mais dans la vraie vie, quels sont les signes qui doivent décider du départ à la maternité ?

 

Vous devez partir à la maternité quand vous avez perdu les eaux et/ou que vous avez des contractions régulières… et que vous êtes à au moins 8 mois de grossesse.


C’est le schéma classique, puisque vous êtes à terme. Ces derniers jours, le bébé a beaucoup appuyé sur le col, qui a été assoupli, aminci. La poche des eaux dans laquelle se trouve le bébé s’est rompue sous la pression et vous avez senti un écoulement tiède. Il est temps de vous rendre à la maternité, sans attendre d’avoir des contractions trop rapprochées.


Pourquoi ? Parce que le bébé n’est plus dans son environnement stérile et qu’il peut contracter une infection qui le mettrait en danger. Pour la même raison, ne prenez surtout pas de bain et préférez voyager allongée.


De toute façon, les contractions, provoquées par l’ocytocine, se rapprochent (toutes les 5 minutes) et deviennent plus douloureuses et régulières pendant que l’utérus se centre, se raccourcit, se ramollit et s’ouvre progressivement.

 

Vous devez partir à la maternité quand vous avez perdu les eaux (même sans contractions) à n’importe quelle date de la grossesse.

 

Perdre les eaux ne veut pas forcément dire que l’accouchement est imminent. C’est simplement le signe que la poche s’est beaucoup fragilisée et qu’elle n’a pas eu besoin des contractions utérines pour se rompre. Rendez-vous tout de même à la maternité, puisque le bébé n’est plus protégé des éventuelles infections.


Là, l’équipe médicale vous mettra sous surveillance en attendant le début du travail. Dans 90 % des cas, le travail (c’est-à-dire le début des contractions dites « efficaces ») débute naturellement dans les douze heures qui suivent la rupture de la poche des eaux. Si toutefois ce n’était pas le cas, une injection d’hormones destinée à provoquer ces contractions vous serait administrée 12 à 24 heures plus tard.


En parallèle, on préconise souvent des antibiotiques pour la future maman pour éviter une infection au bébé. Dans tous les cas, ne vous inquiétez pas : l’urine du bébé permettra d’alimenter le liquide amniotique, qui ne peut de toute façon pas s’écouler trop rapidement à cause de la tête du bébé qui « bouche le trou » : bloque l’entrée du col.

 

Vous devez partir à la maternité quand vous n’êtes pas à terme et que vous avez des contractions. 

  

Avoir des contractions pendant la grossesse, c’est normal (jusqu’à 10 par jour en moyenne) : elles permettent de préparer l’organisme à l’accouchement. Mais là, il s’agit de vraies contractions, plus douloureuses et régulières que d’habitude. Ces contractions ne sont pas forcément des contractions de travail, mais elles peuvent être le signe d’une infection urinaire par exemple, qui pourrait mettre le bébé en danger. Quoi qu’il en soit, il faut vous rendre à la maternité rapidement pour mettre en place une surveillance médicale du bébé par monitoring.


Le plus souvent, ce n’est pas trop grave : on conseille à la future maman de se reposer, voire de s’aliter en attendant le terme.

 

Dois-je partir à la maternité si les contractions s’arrêtent ?


Vous êtes à terme, voilà environ 2 heures que vous avez des contractions toutes les 5 minutes, vous n’avez pas perdu les eaux… mais vous pensez qu’il est temps de partir pour éviter d’accoucher chez vous en catastrophe. Pas de panique pour autant : prenez un antispasmodique, plongez-vous dans un bain chaud et jugez des effets… Tout s’arrête : c’est un faux départ.


Ces contractions ne sont pas des contractions de travail, mais des contractions normales de fin de grossesse qui permettent la « maturation » du col (le ramollir, le raccourcir) pour le préparer à l’accouchement… qui viendra un peu plus tard.


CATEGORIE : etre-enceinte


Fausse couche : définition

Fausse couche : définition


On parle de fausse couche lorsqu’une grossesse s’arrête spontanément sans manœuvres volontaires. Cette fausse couche peut être silencieuse (sans signe particulier perceptible) ou s’accompagner de symptômes : saignements, contractions et/ou expulsion de tout ou partie de l’œuf. Avant 12-14 semaines d’aménorrhée (SA ou semaines écoulées depuis les dernières règles), on parle de fausse couche précoce ; ensuite de fausse couche tardive.

 

Qui est concerné par les fausses couches ?


On estime qu’environ 20 % des conceptions (fécondation de l’ovule) aboutissent à une fausse couche, dont une partie passe inaperçue pour la femme. En 2005, 180 000 femmes ont consulté pour une fausse couche. Toute femme peut faire une fausse couche sans être « maudite » ; c’est un aléa naturel de la vie.
Certaines femmes font des fausses couches à répétition, on pratique alors un bilan afin de trouver une explication. Hormis les pathologies interférant avec la grossesse, une femme n’est pas plus sujette aux fausses couches qu’une autre. Mais le risque de fausse couche augmente avec l’âge, et plus on avance dans la grossesse, plus le risque de fausse couche diminue.

 

Causes et origines d’une fausse couche


Chaque cas est particulier et il est difficile d’établir une liste de toutes les causes possibles de fausses couches. Les plus connues sont une anomalie chromosomique, un problème mécanique (fibrome, polype, cloison utérine…), une infection (toxoplasmose, listériose, septicémie) ou une maladie générale maternelle (problème thyroïdien, maladie auto-immune comme un lupus ou un diabète). Les troubles de la coagulation entraînent des fausses couches répétées.

 

Symptômes et signes d’une fausse couche


Une fausse couche visible s’accompagne de symptômes de coliques utérines (spasmes douloureux comme un accouchement) qui expulsent l’œuf mort avec des saignements de fin de grossesse. Quand il n’y a pas de pertes sanglantes, c’est que l’œuf n’a pas été expulsé : on procède alors à son expulsion par des méthodes médicamenteuses ou chirurgicales selon le cas.


Les fausses couches
Informations pratiques

Quand consulter ?


En urgence. Toute femme qui a des saignements et/ou des douleurs pelviennes, intenses, inexpliqués, doit consulter en urgence, qu’elle se sache enceinte ou pas. Les fausses hémorragiques sont immédiatement dangereuses pour la femme.
En début de grossesse, tout saignement n’est pas forcément lié à une fausse couche. Mais si la fausse couche a débuté, il n’y a aucun recours médical pour l’arrêter, le bébé est perdu.

 

Peut-on prévenir les fausses couches à répétition ?


À partir de deux ou trois fausses couches, le médecin fait un bilan à la recherche d’une raison particulière aux fausses couches. Bien qu’on trouve rarement une cause précise, il existe des recours thérapeutiques pour mener à bien une prochaine grossesse. Chaque cas étant particulier, la prise en charge médicale n’est pas forcément la même d’une femme à l’autre.
Les traitements généraux consistent en l’administration d’aspirine à dose minime (100 mg par jour) à débuter avant la conception et à poursuivre pendant les premiers temps de la grossesse. On arrête le traitement quand le médecin le décide.
Des traitements plus spécifiques sont donnés en fonction du bilan d’exploration des fausses couches : anticoagulants, suppléments vitaminiques…).

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


On peut avoir des saignements en début de grossesse à cause d’un défaut d’accolement de l’œuf à l’utérus, ou d’un décollement partiel du placenta qui nourrit le foetus, qui nécessite une surveillance échographique et du repos.

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L’allaitement maternel : comment est-ce possible ?

L’allaitement maternel : comment est-ce possible ?


Le lait maternel commence à se fabriquer à partir du quatrième mois de grossesse sous l’influence des œstrogènes, de la progestérone et de l’hormone lactogène placentaire.
À la naissance, l’expulsion du placenta entraîne la chute du taux de progestérone, qui déclenche la montée de lait environ trois jours après. D’autres hormones, comme la prolactine et l’ocytocine, régulent la production de lait maternel : la première aide à la fabrication du lait, la seconde déclenche les muscles pour son éjection. Sécrété au niveau des alvéoles, le lait y est stocké jusqu’à la tétée. Comme c’est la succion efficace du mamelon qui fait sécréter les hormones, plus le bébé tète, plus la production de lait augmente.

 

Les chiffres à connaître


Un nouveau-né a besoin de téter entre 8 et 12 fois par 24 heures. La capacité de stockage du lait varie d’une femme à l’autre de 80 ml à 600 ml. La production de lait se situe entre 700 et 800 ml par jour en moyenne.

 

Comment se préparer à l’allaitement ?


Du point de vue physique, les seins s’y préparent naturellement pendant la grossesse : augmentation de leur volume, développement des glandes de Montgomery dans les aréoles et production du colostrum (premier « lait » produit les dix premiers jours, très riche en anticorps).
Les crèmes destinées à « endurcir » le mamelon et à le préparer à la succion du bébé ne sont pas forcément efficaces contre les petits maux que l’on peut rencontrer pendant l’allaitement (crevasses, engorgements…).
En revanche, la préparation à l’allaitement peut se faire dans la tête. Pour cela, il est possible de s’informer auprès de professionnels, à la maternité ou dans des groupes de parole consacrés à l’allaitement, sur ses pratiques mais aussi et surtout sur les besoins et le comportement normal d’un nouveau-né.

 

Comment mettre en route l’allaitement ?


La réussite de l’allaitement passe surtout par une mise au sein précoce et des tétées fréquentes, avant même la montée de lait (deux ou trois jours après l’accouchement). En effet, l’organisme continue de produire du colostrum, riche en éléments protecteurs contre les infections, parfaitement adapté aux besoins du nouveau-né.
Une mise au sein toutes les deux heures en moyenne dès la naissance, aussi souvent que le bébé en manifeste le besoin, garantit une montée de lait plus rapide et plus abondante, car des tétées fréquentes sont autant de signaux pour l’organisme de la mère, qui augmente sa production de lait puisque les besoins du bébé sont importants.
Environ trois jours après l’accouchement, la chute du taux de progestérone déclenche la montée du vrai lait de femme. Celle-ci entraîne tiraillements et durcissement des seins. Le processus d’éjection du lait n’est pas immédiat dès la mise au sein : il faut deux à trois minutes de succion efficace pour le mettre en route.

L'allaitement maternel
Conseils pratiques

Comment faire quand on a trop (ou pas assez) de lait ?

 

Le vrai manque de lait est rarissime. Le plus souvent, une mise au sein plus fréquente relance la production de lait au bout de quelques tétées, nécessaire pendant la croissance du bébé dont les besoins augmentent. Un tire-lait est souvent utile pour inciter l’organisme à produire davantage de lait en vue de la prochaine tétée.


L’abondance de lait permet parfois de nourrir un bébé plus rapidement et moins fréquemment. On peut aussi diminuer la production de lait en ne proposant qu’un seul sein par tétée, en diminuant la durée des tétées, en portant des téterelles (bouts de seins en silicone) ou en modifiant la position du bébé pendant l’allaitement.

 

Quels sont les petits maux de l’allaitement ?

 

 

Les crevasses sont souvent causées par une mauvaise hygiène des mamelons (humidité, croûtes de lait…), à une mauvaise position du bébé ou à une mauvaise succion. Le bébé doit se trouver face au mamelon et prendre dans sa bouche le mamelon et la plus grande part de l’aréole, car il tète avec toute la bouche, pas avec les lèvres seules.

 

Son nez et son menton doivent toucher le sein, mais il faut dégager son nez pour qu’il puisse respirer, en pinçant un peu le sein. Si les crevasses persistent, demandez conseil, par exemple en centre de PMI. Une crème émolliente spécifique peut atténuer les douleurs.


En cas d’engorgement, les seins sont durs, tendus, lourds. Le lait semble ne pas s’écouler suffisamment. Pour y remédier, on peut masser les seins sous l’eau chaude pour évacuer manuellement un peu de lait, mais surtout mettre le bébé plus souvent au sein ou utiliser un tire-lait pour vider l’excédent.


Un canal lactifère peut se boucher, la partie du sein concernée est rouge et douloureuse. Une mauvaise position du bébé peut en être la cause. Pour le désengorger, il faut masser le sein sous l’eau chaude, mettre des compresses (chaudes ou froides) et faire téter le bébé plutôt du côté douloureux pour vider tous les canaux.


La candidose mammaire est une mycose douloureuse intense au niveau des mamelons et du sein. Le traitement adapté est administré par le médecin à la mère et à l’enfant simultanément pour éviter la contagion réciproque du « muguet ». Un mamelon bien séché après chaque tétée permet d’éviter la candidose.


 

Quelles sont les contre-indications à l’allaitement ?

 

La première contre-indication formelle est le refus de la mère : on ne doit jamais forcer une mère à allaiter, il en va de la relation mère-enfant.
Une contre-indication définitive mais très rare est la galactosémie congénitale du nourrisson, un déficit en enzyme nécessaire au métabolisme du galactose (composé du lait).


Autre contre-indication, le cancer du sein en cours de traitement. L’avis du cancérologue est indispensable à distance du traitement avant d’entreprendre l’allaitement. Il est de toute façon indispensable avant d’entreprendre une grossesse.

 

Les contre-indications temporaires sont : la consommation par la mère d’un aliment dont le goût déplaît au bébé qui refuse alors de téter, la prise maternelle de toxiques (alcool, cannabis…). L’infection d’un sein par engorgement (lymphangite ou abcès) l’exclut de l’allaitement, mais il faut le vider avec un tire-lait ; le lait contaminé est jeté.

 

Attention, beaucoup de médicaments passent dans le lait, il faut toujours demander conseil au médecin avant d’y exposer son enfant.


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Qu’est-ce qu'un test de grossesse

Qu’est-ce qu'un test de grossesse


Les tests de grossesse permettent de détecter l’hormone chorionique gonadotrope humaine (HCG ou bêta-HCG). Cette hormone est sécrétée environ huit jours après la fécondation par l’œuf niché dans la cavité utérine. Il existe deux types de tests de grossesse fiables : le test urinaire et le test sanguin.

La fiabilité du test de grossesse urinaire avoisine les 99%. Le test de grossesse sanguin, souvent utilisé pour vérifier le résultat du premier, est fiable à 100%. Les prix de ces tests de grossesse s’échelonnent de 7 euros à 20 euros environ.

 

Quand faire un test de grossesse ?


Dès le lendemain du retour présumé des règles : le taux d’HCG est suffisamment élevé pour être détectable par les tests de grossesse. Dans le cas de cycles irréguliers, il est conseillé de se baser sur le cycle le plus long pour faire le test de grossesse, afin de ne pas obtenir un résultat faussement négatif.

 

Comment faire un test de grossesse ?


Les tests urinaires se trouvent en libre accès dans les pharmacies et même sur Internet. Il suffit d’imprégner d’urine une petite partie du test (bandelette, stylo, etc.). Selon le modèle utilisé, cette partie pleine d’anticorps prêts à réagir au contact de l’hormone HCG se colorera d’une certaine façon ou indiquera lisiblement si vous êtes enceinte ou pas. Les résultats se lisent en quelques minutes à peine.


Dans le cas d’un test  sanguin, il suffit de se rendre dans un laboratoire d’analyses médicales, avec ou sans prescription, pour faire une prise de sang. Les résultats seront disponibles dans la journée ou le lendemain au plus tard. Seul le test sanguin est remboursé par la Sécurité sociale, sur prescription médicale.

 

Quelles sont les risques des tests de grossesse ?


Les tests sanguins sont fiables à 100%. Le seul risque est de faire une prise de sang trop tôt et d’obtenir un résultat faussement négatif. Dans le cas des tests urinaires en revanche, certains médicaments ou la présence de traces de sang dans les urines peuvent indiquer de faux positifs.


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Listériose de la femme enceinte : de quoi parle-t-on ?

Listériose de la femme enceinte : de quoi parle-t-on ?

 

 

La listériose est une infection provoquée par une bactérie, la Listeria monocytogenes. Chez la plupart des individus en bonne santé, la listériose passe inaperçue ; elle entraîne parfois un syndrome grippal (fièvres, céphalées) et plus rarement une gastroentérite.

 

En revanche, chez les sujets dont le système immunitaire est déficient, chez les personnes de plus de 60 ans, les symptômes cliniques peuvent être plus graves (bactériémies, septicémies, méningites), entraînant une hospitalisation quasi systématique.

Chez la femme enceinte, la listériose, parfois inapparente, complique la grossesse et provoque des atteintes du fœtus allant jusqu’à sa mort in utero.
C’est une maladie à déclaration obligatoire.


Listériose de la grossesse : quels sont les enjeux sanitaires ?

 

Tout le monde peut contracter la listériose, d’autant plus qu’il n’existe pas d’immunisation durable, contrairement à la toxoplasmose : le fait d’avoir eu une listériose n’immunise pas contre une nouvelle infection. Les porteurs sains existent, ils excrètent la bactérie mais ne sont pas malades. Bactérie peu dangereuse pour l’adulte en bonne santé, la maladie reste rare - moins de 4 cas par million d’habitants en France - elle est néanmoins mortelle dans 20 à 30% des cas (chiffres Institut Pasteur, Paris).


L’incidence en population générale rapportée par le réseau Epidémiologique EPIBAC des infections invasives à Listeria monocytogenes a augmenté en 2009 (0,60 cas pour 100 000) par rapport à 2008 (0,46 cas pour 100 000) (p<10-2) et revient ainsi au niveau observé en 2007 (0,53 cas pour 100 000) (p=0,2).


Le nombre total de cas maternels et nouveaux-nés a été de 43 en 2010 (chiffres InVS) ; dont 4 morts fœtales et 10 morts-nés. Soir 5,2 cas pour 100 000 naissances. Ces chiffres sont stables grâce aux campagnes d’information sur la listériose auprès des femmes enceintes.

Listériose de la grossesse : quels sont ses mécanismes ?

 

La listériose est transmise principalement par les aliments contaminés : fromages vendus râpés, au lait cru ou à pâte molle, charcuteries, viandes, fruits, légumes et produits de la mer, notamment les poissons crus.  La bactérie passe à travers la barrière intestinale et se répand dans l’organisme par voie sanguine avec un tropisme particulier pour le système nerveux : méningite, encéphalite


La période d’incubation entre la consommation des aliments contaminés et le développement de la listériose maternelle va de quelques jours à deux mois.
Durant la grossesse, la listeria passe par le placenta pour atteindre le fœtus dont elle infecte en particulier le système nerveux et pulmonaire. Elle provoque une placentaire et amniotique, des fausses couches et la mort in utero, de plus en plus fréquentes avec l’avancée de la grossesse.


Une autre voie de transmission du bébé est la contamination au cours de l’accouchement par les voies naturelles : passage par le vagin maternel infecté.

 

Quels sont les symptômes de la listériose durant la grossesse ?

 

Chez une femme enceinte, les symptômes de la listériose sont rarement très prononcés : troubles digestifs communs, vague syndrome grippal. La moindre fébricule (petite élévation de la température corporelle autour de 38°C) doit donc alerter. Tout état ressemblant à une grippe, à des maux de tête, à des douleurs musculaires ou abdominales avec vomissements, des états nauséeux ou de fatigue sans raison claire justifie une consultation immédiate du médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme.
Parfois, aucun malaise ne permet de faire le diagnostic qui ne se révèle qu’à l’accouchement après plusieurs mois d’infection sournoise. L’accouchement guérit la mère de son infection latente.


Des contractions et une fausse couche précoce dans les premiers mois de grossesse doivent l’évoquer systématiquement. Au second trimestre, la fausse couche condamne l’enfant, souvent mort-né. Plus tard l’accouchement prématuré révèle un nouveau-né gravement malade : septicémie, détresse respiratoire et/ou troubles neurologiques (méningite).


Listériose chez la femme enceinte
Prévention

Que fait le médecin face à une listériose pendant une grossesse ? 

 

L’efficacité du traitement dépend de sa précocité. Dès les premiers symptômes, une prise de sang recherche la présence de la bactérie (hémocultures), et des signes d’infection.
Le traitement antibiotique est impératif en milieu hospitalier avec les pénicillines (ampicilline/amoxicilline) associées à un autre antibiotique. Le traitement est adapté aux patientes allergiques aux pénicillines.
Ce traitement de la grossesse n’empêche pas une possible infection du nouveau-né. On déclenche donc l’accouchement le plus tôt possible pour traiter immédiatement l’enfant par antibiothérapie et limiter les séquelles de cette infection.


Avec quoi ne pas confondre la listériose de la grossesse ?

 

Des nausées matinales, un état grippal, la toxoplasmose.


Comment se protéger contre la listériose ?

 

La bactérie Listeria pullule naturellement dans l’environnement et résiste très bien au froid : le réfrigérateur ne stoppe pas son développement, et la congélation ne la détruit pas. En revanche, la cuisson à cœur des aliments à 68°C la met hors d’état de nuire.


Il n’existe pas de vaccin contre la listériose, seules les mesures strictes d’hygiène alimentaire évitent la contamination. Bien cuire les viandes et poissons, de ne pas consommer de pâté, de fruits de mer, de graines germées, de poissons crûs ou de fromages au lait crû ou à pâte molle. Les légumes crus doivent être bien lavés ou épluchés.

 

Attention aux contaminations croisées : si le reste de la famille mange des aliments à risque pour la femme enceinte, ces aliments ou les objets en contact avec ces derniers sont susceptibles de contaminer les aliments de la femme enceinte. Par exemple : le couteau, les mains, les surfaces de travail, la boîte de conservation, etc.  L’hygiène des mains est indispensable pour tous.

 

N’utilisez pas les mêmes ustensiles pour les aliments crûs et les aliments cuits ; respectez scrupuleusement les dates limites de consommation. Les restes alimentaires et les plats cuisinés doivent être réchauffés soigneusement avant consommation. Il faut aussi désinfecter le réfrigérateur une fois par mois avec de l’eau de javel et une éponge neuve, à bien réchauffer les plats préparés et conserver les différents aliments dans des emballages séparés.


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Conception et nidation de l’œuf

Conception et nidation de l’œuf

 

La conception commence au moment de la rencontre entre l’ovule et un spermatozoïde dans la trompe de Fallope (qui recueille l’ovule expulsé de l’ovaire). La division des cellules commence. A son arrivée dans l’utérus, l’œuf flotte encore librement avant de s’y fixer, environ 7 jours après la fécondation : c’est la nidation. Le placenta et le cordon ombilical commencent à se développer contre la muqueuse utérine.
Au niveau hormonal, c’est l’action commune de la progestérone, des œstrogènes, du corps jaune et de l’hormone HCG qui permettent la nidation et le bon développement de l’œuf.

 

Le 1er mois : de l’œuf à l’embryon

 

Vers le 15e jour, on peut déjà constater l’ébauche de l’appareil digestif et, 5 jours plus tard, le tube cardiaque, déjà animé de contractions spasmodiques. Les premières cellules sexuelles apparaissent. A la fin du 1er mois, l’embryon mesure 5 mm.

 

Le 2e mois : l’achèvement de l’embryogenèse

 

C’est au début du 2e mois qu’apparaissent les membres, sous forme de petites pousses, puis les ébauches du visage. Le système nerveux se développe, parallèlement aux appareils urinaire, digestif, respiratoire et sexuel. L’ossification commence. A la fin du 2e mois, la tête de l’embryon se relève, le tronc est plus droit, il mesure 3 cm. L’embryogenèse est achevée : l’ébauche de tous les organes est présente.

 

Le 3e mois : de l’embryon au fœtus

 

Le 3e mois marque la différenciation des organes sexuels. Car même si l’œuf était programmé dès la fécondation pour être un garçon ou une fille, l’appareil génital n’était pas encore formé. Durant ce 3e mois, le visage devient aussi plus humain, les membres s’allongent, les muscles et les articulations se développent.
A la 12e semaine, la première échographie de contrôle permet de vérifier le bon développement de l’embryon, qu’on appelle désormais fœtus. Il mesure environ 10 cm.

 

Le 4e mois : le rythme de croisière

 

Au cours du 4e mois, la tête est moins disproportionnée par rapport au reste du corps. La peau, très fine, laisse voir de petits vaisseaux. Le foie et le rein commencent à fonctionner, les urines se déversent dans le liquide amniotique. Les premiers cheveux apparaissent.


Le fœtus mois par mois
Vers la naissance...

Le 5e mois : il bouge !

 

Même si le fœtus bougeait déjà beaucoup, c’est au cours du 5e mois en général, que la mère peut le sentir. Mesurant environ 25 cm pour 500g, son corps sans graisse est recouvert d’une peau fripée. Son cerveau présente une surface lisse, dénuée pour le moment des creux (sillons) et des bosses qui le caractériseront ultérieurement.
Au cours du 5e mois, on pratique la deuxième échographie de contrôle (morphologique). On peut en général connaître le sexe du bébé.


Le 6e mois : le développement de l’ouïe

 

Au cours du 6e mois, le fœtus devient progressivement viable en milieu extra-utérin. Le cerveau continue sa maturation, le corps s’affine, le visage se dessine. Le bébé bouge beaucoup, réagit aux sons extérieurs et aux émotions de sa mère. A la fin du 6e mois, le fœtus mesure plus de 30 cm et pèse 1 kg environ.


Le 7e mois : l’éveil des sens

 

Le fœtus est maintenant également sensible aux formes et à la lumière. Ses yeux sont ouverts et fonctionnels, ils peuvent suivre une forte source de lumière près du ventre de la mère. Il est viable, mais il n’a pas encore la maturité nécessaire pour s’adapter sans problème au monde extérieur.
A la fin du 7e mois, on pratique la troisième et dernière échographie de contrôle. Le fœtus mesure plus de 40 cm et pèse 1,7 kg environ.


Le 8e mois : il grossit

 

Une couche de graisse se forme sous la peau du fœtus. La plupart de ses organes fonctionnent déjà, sauf le foie et les poumons, qui n’arriveront à maturité qu’à la fin du 8e mois.
Si le cerveau était lisse à la fin du 5e mois, il présente à la fin du 8e mois les replis qui lui permettent de se mettre correctement en route. Le bébé, souvent déjà tête en bas, se prépare à l’accouchement. Il mesure 45 cm et pèse 2,5 kg environ.


Le 9e mois : la dernière ligne droite

 

Le bébé ne bouge plus beaucoup car la place lui manque. Il termine sa maturation pulmonaire, prend du poids et grandit encore un peu. Tous ses organes sont fonctionnels. Son cerveau se prépare à faire face à de nouvelles sensations et aux apprentissages qui lui permettront de continuer à se développer. Le bébé est considéré exactement à terme à 8 mois et 1 semaine de gestation, soit 39 semaines de grossesse (ou 41 semaines d’aménorrhée). Mais il est parfaitement viable à partir de la 35ème semaine de grossesse (ou 37 semaines d’aménorrhée). Son poids est seulement plus faible que s’il avait atteint le terme exact.

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