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Définition des hémorroïdes

Définition des hémorroïdes

 

Les hémorroïdes (ou la maladie hémorroïdaire) sont des affections anales liées à une dilatation des veines dans (on parle d’hémorroïdes internes) ou autour de l’anus (on parle d'hémorroïdes externes).
L’expression « avoir des hémorroïdes » est impropre puisque tout le monde a, anatomiquement, des hémorroïdes ; en cas de symptômes, il faudrait parler de « crise hémorroïdaire ». Les hémorroïdes internes (partie profonde de l’anus) sont violacées et ne sont pas visibles ; il faut un appareil (anuscope) pour les voir.

 

Risques et enjeux sanitaires des hémorroïdes


La maladie hémorroïdaire est une affection courante chez l’adulte (une personne sur deux au cours de la vie), responsable d’un nombre important de consultations médicales. La fréquence est identique pour les deux sexes, mais les hommes semblent s’en plaindre plus précocement. Cette fréquence augmente avec l’âge avec un maximum après 70 ans. Certains facteurs de risque ont été identifiés mais restent controversés : alcool, café, obésité

 

Causes et mécanismes des hémarroïdes


Les hémorroïdes sont des vaisseaux normalement présents au niveau de l’anus. Anatomiquement, on distingue les hémorroïdes externes et les hémorroïdes internes, plus profondes.
La cause de la dilatation hémorroïdaire est encore imprécise. Les hémorroïdes apparaissent souvent à la faveur d’une augmentation de la pression abdominale (constipation…) qui gênerait le retour veineux et entraînerait une dilatation veineuse. En fait, plusieurs facteurs sont probablement associés, comme un relâchement des tissus de soutien lié à l’âge et/ou un terrain favorisant. 

Symptômes et signes des hémorroïdes


La sortie des hémorroïdes à l’extérieur de l’anus entraîne des symptômes de gêne, démangeaisons, douleurs et saignements appelés rectorragies. Ces saignements sont liés à l’érosion des paquets hémorroïdaires ; le sang est rouge, survenant en fin de défécation (il tâche le papier toilette, éclabousse la cuvette…).


Une complication locale possible est la formation d’un caillot provoquant une thrombose hémorroïdaire externe le plus souvent. On note alors une tuméfaction bleutée, avec une douleur plus ou moins intense jusqu’à l’élimination du caillot de sang.
L’autre complication est liée à la perte de sang et de fer, pouvant aboutir dans les cas extrêmes à une anémie par manque de fer (ferriprive).


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Les rectorragies ne doivent pas toujours être attribuées aux hémorroïdes. D’autres maladies comme des tumeurs doivent d’abord être éliminées devant un saignement.
Par ailleurs, fissure anale, ulcérations thermométriques, maladies inflammatoires du tube digestif (colites, rectites…) peuvent aussi donner des saignements et douleurs. Leurs traitements sont spécifiques.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Il n’existe pas de mesures préventives permettant d’éviter totalement les crises hémorroïdaires. Une hygiène locale, sans excès, et une activité physique pour lutter contre la sédentarité sont recommandées.
La lutte contre la constipation est un axe du traitement avec utilisation de mucilage et/ou augmentation de la ration quotidienne en fibres alimentaires. Les aliments à consommer sont le pain complet, les fruits et légumes frais, les légumineuses (lentilles, pois cassés), les céréales (avoine, son, blé).
L’alcool et les épices sont de bons facteurs favorisants de même que les stations assises prolongées : lorsqu’on est sujet aux hémorroïdes, mieux vaut les éviter.
L’application de pommades peut également soulager les symptômes.


À quel moment consulter ?


L’apparition d’un saignement par l’anus doit aboutir à une consultation médicale en urgence pour éliminer une hémorragie digestive et/ou une tumeur. Si besoin, une exploration grâce à une coloscopie permettra de visualiser les causes possibles et d’effectuer des prélèvements.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin pose le diagnostic par l’interrogatoire et l’examen clinique. Ce dernier comporte un examen de l’anus et, si possible, un toucher rectal.
Le médecin traitant pourra vous adresser à un confrère spécialiste (proctologue, gastroentérologue) pour des examens complémentaires : l’anuscopie explore l’anus, la rectosigmoïdoscopie remonte dans le tube digestif (rectum, sigmoïde) et la coloscopie visualise la quasi-intégralité. Une prise de sang permettra éventuellement de vérifier l’absence d’anémie.


Les traitements proposés pour les hémorroïdes sont de trois types : médical, instrumental et chirurgical. L’efficacité des médicaments veinotoniques est controversée ; la correction des troubles du transit (lutte contre la constipation ou la diarrhée) est en revanche unanimement reconnue.


Les médicaments contre la douleur (antalgiques) sont efficaces sur les douleurs de la thrombose hémorroïdaire externe et interne, de même que les antiinflammatoires non stéroïdiens.
Les techniques instrumentales (coagulation) voire chirurgicales sont réservées aux échecs du traitement médical.
En cas de thrombose, l’incision sous anesthésie locale soulage les symptômes.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Repérer les facteurs qui déclenchent ou soulagent les crises permet de mettre en place des stratégies thérapeutiques adaptées. Par ailleurs, les hémorroïdes peuvent se manifester sous forme de prolapsus (extériorisation) intermittents : notez la fréquence de ces prolapsus.


Qu'est-ce que l'Allocation Personnalisée d'Autonomie ou APA ?

Qu'est-ce que l'Allocation Personnalisée d'Autonomie ou APA ?


Depuis le 1er janvier 2002, les personnes âgées dépendantes peuvent bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

 

Cette prestation en nature, délivrée sans plafond de ressources, leur permet de mieux faire face à un des principaux effets du vieillissement : la dépendance et la perte d’autonomie. L'Allocation Personnalisée d'Autonomie  est destinée à couvrir les aides nécessitées par leur état, sur la base d’une évaluation personnalisée (qu’elles vivent à domicile ou en institution).

 

Enjeux financiers et humains de l'APA


Le vieillissement est un des principaux enjeux des pays développés. En France, l’Insee estime que la population des plus de 75 ans devrait doubler d’ici 2050, passant de 8 % actuellement à près de 16 % de la population, soit 11 millions de personnes. En raison de ce vieillissement, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait augmenter en moyenne de 1 % chaque année, et les experts prévoient une accélération de ce vieillissement dans les années 2020, lors de l’arrivée au grand âge des générations du baby-boom. Le coût pour la collectivité de la dépendance des personnes âgées est estimé à 1,5 % de la richesse nationale à l’horizon 2025.


Dans ce contexte de vieillissement, le gouvernement a amorcé une concertation, qui devrait aboutir à la création en 2009 d’un nouveau « risque » de la Sécurité sociale consacré à la dépendance, communément appelé cinquième risque, les quatre autres « risques » couverts par la Sécurité sociale étant la maladie, les accidents du travail (et les maladies professionnelles), la retraite et la famille.


L’APA en 2002, dont la remise en cause n’est pas envisagée dans le cadre de ce nouveau risque mais qui pourrait être aménagée, représente une amélioration de la prise en charge de la dépendance. Celle-ci est plus large puisque sans condition de ressources, et plus individualisée. Au 31 décembre 2007, 1 078 000 personnes bénéficiaient de l’APA, soit 5,1 % de plus que l’année précédente.

 

Personnes concernées par l'Allocation Personnalisée d'Autonomie


Ce sont des personnes âgées d’au moins 60 ans et dépendantes. L’allocation Personnalisée d'Autonomie est une aide personnalisée : son montant varie en fonction du degré de dépendance de son bénéficiaire évalué selon une grille de référence, la grille AGGIR, qui comprend six degrés (groupes « iso-ressources ou GIR), mais aussi de son niveau de ressources.

 

Seuls les quatre premiers degrés de cette grille permettent d’en bénéficier. Le montant maximal de l’APA pour une personne très dépendante (GIR 1) vivant à domicile est depuis le 1er janvier 2008 de 1 208,94 euros. Elle est réservée aux personnes attestant d’une résidence stable en France.

 

Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)
Conseils pratiques


Qu’apporte l'APA ?


Accordée à une personne âgée dépendante ayant choisi de rester vivre chez elle, l’APA contribue au financement des biens (aides techniques, adaptation du logement) et des services (aide à domicile) destinés à l’aider à accomplir les actes de la vie quotidienne.

 

Attention, toutes ces dépenses doivent être justifiées. Des contrôles sont prévus et le versement de l’APA peut être suspendu, particulièrement en l’absence de justificatifs.


En établissement d’accueil de personnes âgées, l’APA permet aussi de financer les dépenses que nécessite l’état du bénéficiaire. Dans ce cas, une somme minimale doit être laissée à la disposition de ce bénéficiaire, ainsi que, le cas échéant, à la disposition de son conjoint resté au domicile.

 

Quelles sont les étapes du dossier ?


L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est gérée par les Conseils généraux. Le dossier de demande d’APA peut être retiré par la personne qui souhaite bénéficier de cette aide ou par son entourage auprès du Conseil général, des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale, des mairies, des centres locaux d’information et de coordination (CLIC), des services d’aide ménagère agréés, des organismes mutualistes ou de l’établissement qui accueille la personne âgée.


Une fois rempli, ce dossier doit être adressé au président du Conseil général, dont les services disposent d’un délai de 10 jours pour en accuser réception et éventuellement demander des compléments.


Une évaluation du degré de dépendance est ensuite effectuée par une équipe médicosociale. Dans cette perspective, la personne âgée dépendante peut se faire assister par un membre de son entourage et par son médecin.


À la suite de cette évaluation, si la personne âgée dépendante relève des groupes 1 à 4 de la dépendance (échelle AGGIR, voir lexique ci-après), un plan d’aide personnalisée lui est proposé dans les 30 jours qui suivent le dépôt de sa demande. Il précise le montant de l’aide qui lui est accordée ainsi que, éventuellement, le montant de la participation qui lui est demandée. La personne âgée dépendante a 10 jours pour accepter ce plan ou en demander la modification.


À la suite de ce premier échange, la personne âgée dépendante reçoit une proposition définitive qu’elle peut accepter ou refuser.

 

Attention : une absence de réponse dans un délai de 8 jours est considérée comme un refus.

 

Y a-t-il des possibilités de recours contre une décision administrative ?


Oui, particulièrement en cas de refus d’attribution de l’allocation, de contestation de son montant, de suspension de son versement ou de réduction de son montant après un contrôle. Ce recours peut être amiable auprès de la commission qui a attribué cette aide, ou contentieux auprès de la commission départementale de l’Aide sociale.

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Polymédication : de quoi s’agit-il ?

Polymédication : de quoi s’agit-il ?


La polymédication correspond à une prescription médicamenteuse excessive. Les personnes âgées sont concernées au premier chef, comme en témoigne la longueur des ordonnances : fréquemment plus de six médicaments par patient. Cette polymédication semble une réponse légitime à l’augmentation du nombre de pathologies observée avec l’âge. Mais un patient âgé est plus exposé aux effets indésirables des médicaments et aux interactions médicamenteuses. La polymédication représente donc un risque d’accidents dits « iatrogènes » (provoqués par les soins médicaux ou paramédicaux).


Pour traiter une hypertension par exemple, il n’est pas rare de prescrire deux molécules distinctes dans une association fixe, donc peu modulable, pour obtenir une meilleure efficacité. À cela viennent s’ajouter les médicaments destinés à traiter des maladies associées : cholestérol, diabète, hyperlipidémie. De quoi multiplier les risques d’accidents liés à une surcharge de l’organisme en molécules différentes, trop nombreuses et pas toujours compatibles !

 

Quels sont les enjeux juridiques et sanitaires ?


Près de la moitié des médicaments sont consommés par les personnes de plus de 60 ans, et la prévention des effets indésirables des médicaments est une priorité sanitaire en France.


Selon un rapport de la Cnam (mai 2006), 42 % des Français ont connu des effets indésirables liés à des médicaments. Pour prescrire mieux (HAS) en tenant compte des excès de traitements, des prescriptions inappropriées mais aussi des insuffisances de traitement dans certains cas (utilité des antidépresseurs chez la personne âgée suicidaire), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) (3), proposait en juillet 2005 trois mesures visant à obtenir un consensus sur les prescriptions en faveur des sujets âgés, une réévaluation systématique des traitements après 80 ans lors de consultations annuelles, tout en incitant toutes les institutions en contact avec le malade à adhérer à cette démarche.


Comme le précise la loi du 9 août 2004, il s’agit de parvenir à une réduction de la fréquence des prescriptions inadaptées et des événements iatrogènes chez la personne âgée (3).


Sur ces traces, l’Apnet (4) prône une déprescription qui allègerait les ordonnances.

L'Académie Nationale de Médecine a également publié une liste de recommandations à destination des pouvoirs publics, des institutions et des prescripteurs afin d'améliorer les conditions de prise en charge des patients âgés. (pour lire ces recommandations, cliquez ici.)

 

Les mécanismes de la polymédication


L'enquête ESPS 2002, comme les précédentes études, montre que le taux de consommateurs de médicaments augmente de façon considérable lorsque l'état de santé se dégrade.

L’ordonnance s’allonge souvent avec les prescriptions successives des différents médecins qui traitent le patient âgé. Souvent personne ne prête attention à la totalité des médicaments dont les effets indésirables s’additionnent, d’autant que la fonction rénale et la fonction hépatique s’altèrent avec les années. Il est paradoxalement avantageux, quand les médicaments sont trop nombreux, que la personne âgée ne prenne pas bien son traitement ; le plus souvent elle en oublie ou refuse de les prendre. C’est une double erreur qui s’annule, sans apporter de bien-être au patient, mais avec un coût considérable pour les organismes payeurs.


Polymédication chez les séniors
Conseils pratiques

Quels sont les risques ?


Avant d’être économique (coût prohibitif de traitements inappropriés), le risque majeur est le risque iatrogène. Dans les cas modérés, il conduit soit à l’arrêt du médicament responsable soit à l’ajustement du traitement ; il conduit dans les cas sévères à l’hospitalisation (128 000 cas) et dans les situations extrêmes à une déclaration aux instances de pharmacovigilance.


Sont engagées la responsabilité du médecin prescripteur qui n’aurait pas pris soin de réévaluer le bien-fondé des traitements prescrits, éventuellement celle du pharmacien, mais aussi celle du malade qui, de son côté, a peut-être ajouté une automédication inavouée à son ordonnance.

 

Comment se manifeste la polymédication ?


Ingérer trop de médicaments favorise la perte d’appétit et les malaises digestifs. La personne finit par manger moins parce qu’il faut absorber tout son traitement et que cela lui coupe l’appétit !


Les effets les plus fréquents des interactions entre beaucoup de médicaments sont des étourdissements (responsables de chutes), une irritabilité, des allergies, des troubles digestifs, une hémorragie, de la fièvre, une déshydratation, des chutes ou un état confusionnel et une dégradation de l’état général.

 

Quelques exemples d’associations faisant mauvais ménage : anticoagulants et aspirine (risque d’hémorragies qui motivent 17 000 hospitalisations/an), antalgique (ibuprofène) et antihypertenseur (chute de tension).

 

Que fait le médecin ?


L’altération inexpliquée de l’état de santé d’une personne âgée met toujours sur la piste d’une éventuelle cause médicamenteuse. Le médecin évalue les bénéfices et les risques de chaque traitement : par exemple, nécessité de traiter un sujet hypertendu parce qu’il risque un accident vasculaire cérébral. Le médecin choisit les prescriptions indispensables et tente de supprimer les médicaments de confort, mais cela n’est pas toujours bien accepté : les antidouleurs attaquent le rein et le foie mais ils rendent la vie plus agréable, voire simplement vivable !


Pour décharger l’ordonnance, on se pose la question du bien-fondé d’un traitement après 70 ans, on hiérarchise les priorités avec le patient, puis on réduit très progressivement les doses pour éviter d’éventuels effets rebonds, particulièrement avec les psychotropes. Il faut savoir adopter des solutions non pharmacologiques aux troubles du sommeil, par exemple, lorsque l’ordonnance est trop longue : massages, musique douce, activité physique diurne suffisante.


On peut renoncer à des diurétiques cependant bénéfiques, si le risque d’une incontinence urinaire compromet le suivi du traitement.


Idéalement, toute nouvelle prescription médicamenteuse chez le sujet âgé s’accompagne de la réévaluation des autres traitements. Il convient de commencer le traitement avec une dose initiale réduite susceptible d’être revue à la hausse en fonction de son efficacité et de sa tolérance. Il est important de fixer une limite de durée au traitement, ce qui permet d’évaluer son efficacité à intervalles réguliers et de repérer les éventuels problèmes.

 

De quoi faut-il se méfier ?


La multiplicité des intervenants médicaux qui gravitent autour du sujet âgé complique la prise en charge. Il faut éviter la multiplication des intervenants, orienter le patient vers un spécialiste du vieillissement en mesure d’harmoniser les traitements pour éviter les risques d’erreur.


La mauvaise observance fait qu’une prescription est rarement complètement absorbée. Il ne faut pas accuser des médicaments qui ne sont pas pris ! Il faut songer aux oublis de la mémoire défaillante, aux difficultés pour lire les notices et à la confusion entre deux médicaments.


Enfin, il ne faut pas diaboliser les médicaments qui rendent de très grands services, ils demandent seulement une très grande réflexion et un suivi très étroit chez les personnes âgées.

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Procédure d’admission en maison de retraite

Procédure d’admission en maison de retraite

 
Un fois la décision prise et après avoir sélectionné la maison de retraite correspondant aux critères de choix , il est nécessaire de préparer un dossier d’admission.
Le dossier d’admission en maison de retraite comporte généralement 2 volets principaux.
 
Un dossier administratif destiné au directeur de la maison de retraite comportant :

 
- un formulaire de renseignement sur :

 

identité, référent du dossier (familial et professionnel), domicile
degré de dépendance : Niveau GIR
mode de financement et justificatif de ressources, aide sociale, contributeurs APL, APA, aides sociales

- un ensemble de pièces à fournir :
        o Demande d’accueil à remplir par la famille
        o Questionnaire médical à faire remplir par le médecin traitant ou hospitalier
        o Photocopie du livret de famille
        o Photocopie de l’attestation de la carte vitale
        o Photocopie de la carte mutuelle complémentaire
        o Photocopie des déclarations fiscales des caisses de retraite de l’année précédente
        o Photocopie de la feuille d’imposition ou de non imposition
        o Photocopie de l’assurance responsabilité civile
        o Engagement de payer : personne âgée, famille, tuteur


Et si cela concerne la personne âgée :


        o Photocopie de la carte d’ancien combattant
        o Photocopie de la carte d’invalidité : Commission des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées ex COTOREP
        o Photocopie de la notification de l’allocation logement
        o Photocopie de la notification de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)
        o Photocopie du jugement de tutelle
        o Photocopie du contrat obsèques


Pour l’aide sociale :


        o Certificat de dépôt de la demande d’aide sociale à la mairie du dernier domicile
        o Photocopie des comptes et placements bancaires des trois derniers mois


Il est également nécessaire de fournir un dossier médical pour votre admission en maison de retraite :


 
Un dossier médical, établi par le médecin référant de la personne âgée :

 
Il doit être adressé sous pli médical confidentiel au médecin coordonnateur de la maison de retraite et comporte généralement les types de renseignement suivants :


- Des informations sur les antécédents médicaux et les traitements importants en cours
- Un bilan de l’état actuel de la personne et son état vaccinal
- Les suivis et surveillances éventuelles à programmer
- Les coordonnées des médecins habituels
- Des renseignements descriptifs de l’autonomie


L'inscription en maison de retraite - Conseils

Le contrat de séjour en maison de retraite

 

 
Le choix d’une maison de retraite étant fait, il est maintenant nécessaire de formaliser les relations contractuelles avec le Directeur de l’établissement. C’est le rôle du contrat de séjour qui établit les droits et devoirs du résident vis-à-vis de la maison de retraite.
 
En particulier, le contrat de séjour en maison de retraite doit clairement et précisément spécifier :
 
- la durée de l’hébergement, en particulier s’il s’agit d’un séjour à durée déterminée ou indéterminé.
 
- Le descriptif complet des prestations offertes et de leurs tarifs .


  o L’hébergement avec un descriptif de la chambre et des fournitures annexes (eau, électricité, entretien, linge…)
  o La restauration avec les horaires, les choix et les lieux
  o La prise en charge de la dépendance
  o Les soins qui sont généralement pris en charge par la Sécurité Sociale
 
- les conditions financières qui mentionnent


  o les aides dont bénéficie éventuellement le résident ( APL ) , APA , aides sociales
  o les modalités de paiement (date de facturation, délai de paiement, les règles de réajustement annuel des tarifs, …) y compris en cas d’absence du résident
  o les cautions et les garanties demandées au résident
 
- les conditions de résiliation du contrat, à savoir :


  o les causes possibles de résiliation : inadaptation d

et l’établissement au degré de dépendance du résident ou son incompatibilité avec la vie en communauté, décès, défaut de paiement,…
  o les conditions de résiliation : délais, remboursement de la caution, frais de remise en état de la chambre,….
 
- la responsabilité de la maison de retraite vis-à-vis du résident pour les biens personnels qu’il lui aurait confiés et dont la liste figure en annexe du contrat de séjour.
 
- L’état des lieux de la chambre et l’inventaire des objets figurent également en annexe
 
Avec le double du contrat de séjour en maison de retraite, le directeur de la maison de retraite devra également remettre au résident le règlement intérieur de son établissement.

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Des règles de vie

Des règles de vie

 


 
Le règlement de fonctionnement de la maison de retraite

 
Dans chaque maison de retraite, un règlement de fonctionnement est élaboré qui définit les droits de la personne âgée et ses obligations quant au respect des règles de vie collective au sein de l’établissement ou du service
- Il définit les conditions de rétablissement des prestations en cas d’interruption (vacances, hospitalisation...).
- Il décrit les modalités d’organisation des locaux collectifs et privés ainsi que leurs conditions d’accès
- Il précise l’ensemble des dispositions logistiques en cas de déplacement à l’extérieur selon les différents motifs : sorties, vacances, prestations servies à l’extérieur de l’établissement.
- Il fixe les mesures à prendre en cas d’urgence ou de situations exceptionnelles, et celles relatives à la sécurité des personnes et des biens (objets de valeur).
- Le règlement de fonctionnement des maisons de retraite rassemble les principales règles de vie en collectivité qui s’impose à chaque résident : le respect des décisions de prise en charge, des termes du contrat ou du document individuel de prise en charge, le respect des rythmes de vie, des autres résidents ou du personnel, celui des biens et équipements collectifs, les règles d’hygiène,….
- Il établit que les faits de violence ou de maltraitance sur les personnes âgées au sein des maisons de retraite peuvent entraîner des poursuites administratives et judiciaires pour ceux qui les ont commises.
 
Le conseil de la vie sociale

 
Il s’agit d’une instance rassemblant résidents, familles, personnel et direction de la maison de retraite et qui a pour mission d’émettre des propositions sur l’amélioration du fonctionnement de la maison de retraite.
 
Le projet d’établissement

 
Il s’agit d’un document qui, à partir d’évaluations régulières, établit un programme d’amélioration continue de la qualité des prestations d’accueil et de prise en charge de la personne âgée au sein de la maison de retraite

 

Suivi médical en maison de retraite

 

 
La plupart des maisons de retraite étant maintenant « médicalisées » et donc labellisés sous l’expression EHPAD, la qualité du suivi médical prend une importance toute particulière et correspond à une des missions essentielles des maisons de retraite.
Afin de garantir 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, la permanence des soins au bénéfice de leurs résidents, les maisons de retraite s’appuient sur une équipe médicale nombreuse et aux compétences diversifiées.
 
Le médecin coordonnateur des maisons de retraite médicalisées - EHPAD

 
Chaque maison de retraite médicalisée (EHPAD) compte un médecin coordonnateur dont le premier rôle est de valider l’admission des personnes âgées dans l’établissement sur la base du dossier médical fourni à l’inscription .
Ses missions consistent également à coordonner le suivi médical personnalisé de chaque résident en assurant la cohérence entre les prescriptions du médecin libéral extérieur et les soins dispensés par l’équipe médicale de la maison de retraite.
Il est à noter que les personnes âgées accueillies en maisons de retraite même médicalisées gardent généralement le libre choix de leur praticien.
Son rôle dépasse également son cadre strictement « médical » mais vise à préserver au maximuml’autonomie des résidents .
Enfin il a la responsabilité du respect des conditions d’hygiène générale de la maison de retraite et de la formation du personnel médical.
 
Les infirmières

 
Elles assurent la permanence des soins sous la responsabilité de l’infirmière coordonnatrice de la maison de retraite médicalisée. Cette dernière assure également la coordination des interventions des équipes paramédicales, médico-psychologiques et des pharmaciens. Enfin elle rend compte auprès des résidents et de leur famille du bon déroulement de leur suivi médical personnalisé.
 
Les aides soignantes

 
Titulaire d’un diplôme délivré à l’issue d'une formation en école spécialisée d'un an, elles ont la charge de tous les actes d’aide à la personne (toilette, aide au repas, hygiène de la chambre). Elles sont dans leurs alertes les premières personnes qui sont écoutées lorsqu’une personne âgée est à surveiller. Elles secondent les infirmières, pour la surveillance des indicateurs de bonne santé de la personne âgée.
 
L’équipe paramédicale des maisons de retraite

 
Exerçant au sein de la maison de retraite ou en tant que praticiens libéraux, l’équipe paramédicale concoure activement à la mise en oeuvre du projet médical personnalisé. Elle compte généralement des kinésithérapeutes, orthophonistes, dentistes et ergothérapeutes.


Conditions de vie en maison de retraite : conseils

 

Services et animations en maison de retraite

 

 
Pour faire d’une maison de retraite bien plus qu’un simple lieu d’hébergement mais un véritable lieu de vie, de nombreuses prestations sont proposées pour améliorer le confort du séjour et garder une activité sociale et collective riche.
Selon les maisons de retraite , une palette plus ou moins importante de prestations sont offertes aux résidents, des plus communes comme la blanchisserie ou la coiffure, au plus sophistiquées comme des séances de balnéothérapie. Pour les animations, l’éventail est également très large : jeux, sorties, gymnastique douce, … .
 
Services en maison de retraite : Les prestations hôtelières

 
Une maison de retraite doit pouvoir proposer au minimum un service de blanchisserie, un salon de coiffure et une salle de restauration proposant des menus variés et équilibrés. Les familles sont généralement invitées à partager un repas pour se rendre compte de la qualité de la restauration. Cette dernière est déterminante pour la prévention et doit éveiller l’envie pour éviter toute dénutrition dont les conséquences peuvent être graves.


En option, certaines maisons de retraite offrent un choix élargi de prestations pour le confort de ses résidents comme des séances de balnéothérapie, des soins esthétiques et de pédicure, des offices religieux et même des boutiques pour faire ses courses sans sortir.
 
Services en maison de retraite : Les animations

 
Les animations ne sont pas conçues seulement pour « occuper » les résidents d’une maison de retraite mais pour stimuler leur sens, leur mémoire, leurs capacités physiques et leurs relations sociales. A ce titre, elles sont indispensables et font partie intégrante du projet personnel de vie afin de leur assurer une autonomie maximum et le plus longtemps possible.


Les jeux occupent une place particulière dans les animations proposés par les maisons de retraite, car stimulant à la fois les échanges sociaux, les capacités sensorielles et cognitives ainsi que les émotions : jeux de société, jeu de simulation (WI), jeux de mémoire,…., autant d’activités ludiques qui doivent être renouveler régulièrement.


Plus classiques mais nécessaires à un programme équilibré d’animation, les services d’animation des maisons de retraite proposent toutes bibliothèque, salon TV/Vidéo, équipement audio pour la détente, la culture et l’ouverture d’esprit de leurs résidents.
Enfin pour rompre avec la monotonie des journées, l’équipe d’animation de la maison de retraite organise des événements qui sont autant d’occasions de découverte et d’échange : spectacles, fêtes, anniversaires, rencontres et conférences, visites de jeunes, sorties culturelles. Le choix est immense et ne dépend que de l’imagination des animateurs.

 


 

Droits des personnes âgées en maison de retraite

 

 
Elaborée en 1999 par la Fondation nationale de gérontologie et par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité, la nouvelle Charte des personnes âgées doit être affichée et communiquée au sein de toutes les maisons de retraite.
Elle met en avant la qualité de citoyen à part entière des personnes âgées hébergées en maison de retraite, qui doivent pouvoir assumer l’intégralité de leurs droits, de leurs devoirs et de leurs libertés, dans le respect de leur dignité et ceci, quelque soit leur état de dépendance, intellectuelle ou physique.
 
ARTICLE I - CHOIX DE VIE

 
Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie. La famille et les intervenants doivent respecter le plus possible son désir profond.
 
ARTICLE II - DOMICILE ET ENVIRONNEMENT

 
Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou maison de retraite , doit être choisi par elle et adapté à ses besoins. Son confort moral et physique, sa qualité de vie, doivent être l’objectif constant, quelle que soit la structure d’accueil. L’architecture des établissements, en particulier des maisons de retraite, doit être conçue pour répondre aux besoins de la vie privée. L’espace doit être organisé pour favoriser l’accessibilité, l’orientation, les déplacements et garantir les meilleures conditions de sécurité.
 
ARTICLE III - UNE VIE SOCIALE MALGRE LES HANDICAPS

 
Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société . La vie quotidienne doit prendre en compte le rythme et les difficultés des personnes âgées dépendantes, que ce soit en maison de retraite ou au domicile.
 
ARTICLE IV - PRESENCE ET ROLE DES PROCHES

 
Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes. Dans les maisons de retraite, la coopération des proches à la qualité de vie doit être encouragée et facilitée. En cas d’absence ou de défaillance des proches, c’est au personnel et aux bénévoles de les suppléer.
 
ARTICLE V - PATRIMOINE ET REVENUS

 
Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles.


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Une alternative aux maisons de retraite : le maintien à domicile

Une alternative aux maisons de retraite : le maintien à domicile

 

 
 
Les services d’assistance pour personnes âgées : dans quels cas ?

 
Lorsqu’une personne âgée ne peut plus accomplir seule les actes simples de la vie quotidienne (se lever, s’habiller, préparer ses repas…), elle peut être hébergée en maison de retraite ou bien recourir à une assistance à domicile adaptée à la perte d’autonomie .
La prise en charge doit être précédée par une évaluation des besoins avec la personne concernée et le cas échéant avec son entourage.
 
Assistance aux personnes - que peut faire une assistante à domicile pour personnes âgées ?

 
Il est important de noter que l’assistance aux personnes âgées, dans le cadre de l’aide à domicile, ne doit pas inclure les actes de soins qui relèvent d’actes médicaux.
L’assistance aux personnes âgées est spécifiquement dédiée aux prestations suivantes :


- Accompagner et aider la personne âgée dans les actes essentiels de sa vie quotidienne : l’aide à la mobilité et aux déplacements, aider la personne âgée à sa toilette, à son habillage, à s’alimenter, aux fonctions d’élimination, assurer un rôle de garde-malade….


-Assurer une vigilance auprès de la personne grâce à des visites physiques de convivialité permettant de détecter des signes ou comportements inhabituels.


- Accompagner et assister la personne âgée dans ses activités qui participent de la vie sociale et relationnelle : assistance aux personnes dans les activités domestiques et dans les démarches administratives, dans ses loisirs, dans le maintien de ses relations sociales, etc., que ce soit à domicile ou à partir du domicile.


- Soutenir les activités intellectuelles, sensorielles et motrices de la personne : les activités comprenant des interventions au domicile de personnes âgées en perte d’autonomie, afin de les assister et de les aider à adapter leurs gestes et modes de vie à leurs capacités d’autonomie dans leur environnement. Ce soutien permet dans le même temps d’optimiser l’accompagnement de l’entourage aidant lui-même.

 

De plus, les personnes âgées, qu’elles soient ou non en perte d’autonomie, peuvent bénéficier de différents services d’assistance aux personnes qui ne sont pas spécialisés ; par exemple : livraison de courses, petit jardinage, promenades d’animaux de compagnie etc.
 
Le financement de l’aide à domicile

 
Pour financer les services à domicile, il est possible de bénéficier de l’APA ), sous certaines conditions de revenus comme pour le financement d’une maison de retraite.


Les aides fiscales sont particulièrement avantageuses : 50 % des sommes versées pour des services à la personne peuvent être déduites de l’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an pour les personnes âges de plus de 65 ans.
Il est à noter également que, lorsque l’on a recours à un organisme agréé de services à la personne, le taux de TVA des prestations est réduit à 5,5 % au lieu de 19,6 %.


Enfin, il est également possible d’effectuer le paiement des prestations grâce au Chèque Emploi Service Universel (CESU)
Pour toute information complémentaire ou pour trouver un prestataire, vous pouvez vous rendre sur le site www.service.personnes.fr.

 

Une alternative aux maisons de retraite : les familles d’accueil

 

 
Alternative peu connue aux maisons de retraite, l’accueil familial est la possibilité pour une personne âgée d’être hébergée, à titre payant, dans une famille autre que la sienne. Les conditions d’accueil sont parfaitement réglementées et doivent obéir à deux objectifs : d’une part, la protection des personnes accueillies et d’autre part, l’octroi d'un véritable statut pour la famille d’accueil des personnes âgées.
 
Quelles sont les conditions que doit remplir la famille d’accueil et qui délivre cet agrément ?

 
Le Président du Conseil Général délivre l’agrément à une famille pour l’accueil d’une ou plusieurs personnes âgées, selon sept conditions :


- La santé de la personne accueillante doit être compatible avec les exigences de l’accueil : examen médical
- La surface de la pièce offerte à l’accueil de personnes âgées doit être suffisante : 9 m2 pour une personne seule, 16 m2 pour un couple comportant un chauffage et une arrivée d’eau potable à proximité.
- Une enquête détermine les conditions de vie de la famille d’accueil, sa motivation et l’adaptation du logement.
- La permanence de l’accueil doit être assurée.
- L’assurance multi-risques habitation et responsabilité civile est obligatoire.
- La famille d’accueil doit accepter le contrôle des conditions d’accueil et le suivi médico-social de la personne accueillie.
- La famille d’accueil ne doit pas recevoir plus de trois personnes au maximum.
 
Les principales clauses du contrat entre l’accueillant et l’accueillie

 
Il faut tout d’abord noter que ce contrat est obligatoire dès l’entrée de la personne âgée dans la famille d’accueil. Il doit préciser les conditions financières et matérielles de l’accueil, les modalités de modification ou de dénonciation du contrat, la durée de la période d’essai.


La rémunération mensuelle de la famille d’accueil des personnes âgées intègre principalement : le loyer, la rémunération de base pour les services rendus (repas, linge personnel et de maison, entretien des locaux), l’indemnité d'entretien (denrées alimentaires, eau, EDF) et un complément de rémunération selon le degré de dépendance de la personne âgée.


Le financement de cette rémunération peut se faire par la pension de la personne accueillie, la participation éventuelle de sa famille, et si nécessaire, en cas de revenus insuffisants, une intervention de l’aide sociale.


Alternatives aux maisons de retraite : Conseils

Une alternative aux maisons de retraite : l’hébergement chez les descendants

 

 
Pour les familles qui ont l’espace suffisant pour accueillir un ascendant, cette alternative aux maisons de retraite constitue la solution qui apportera le meilleur confort moral à la personne âgée. Pour aider les familles dans cette démarche, un certain nombre d’avantages fiscaux ou d’aides ont été mises en place.
 
Les avantages fiscaux pour l’hébergement d’un ascendant

 
Les descendants peuvent déduire de leurs revenus imposables une somme forfaitaire représentant les dépenses qu’ils engagent pour leur ascendant au titre de l’hébergement et de la nourriture. Cette déduction est égale à 3 203 € et ne nécessite pas la fourniture de justificatifs.


Cette possibilité, d’alternative aux maisons de retraite, est subordonnée à l’une des deux conditions suivantes : que le ou les ascendants recueillis ne disposent pas de ressources ou ne perçoivent que l’allocation aux vieux travailleurs et des allocations supplémentaires versées par le fonds de solidarité vieillesse et le fonds spécial d’invalidité ; ou bien qu’ils soient âgées de plus de 75 ans et disposent d'un revenu imposable 2007 inférieur ou égal à 7 635,53 € (13 374,16 € dans le cas d’un couple.)


Cas particulier : Si vous logez gratuitement un ascendant dans un logement distinct du vôtre, vous pouvez déduire une pension alimentaire égale au loyer que vous pourriez demander si cet appartement était loué à des tiers.
 
Les aides départementales à l’hébergement d’un ascendant

 
Certains Conseils Généraux comme celui des Hauts de Seine ont créé une allocation aux familles hébergeant leur ascendant (AFHA).
L’AFHA est versée aux enfants ou petits-enfants hébergeant chez eux leur ascendant. Elle concerne les familles (ascendants et descendants) résidant dans le département, et sous certaines conditions d’âge, de résidence et de ressources.

 

A titre d’exemple pour le département des Hauts de Seine, le montant de l’AFHA s’élève à 300 euros mensuels. Le département souligne que cette alternative aux maisons de retraite favorise le maintien à domicile des personnes âgées, l’entraide familiale, rompt leur isolement, et compense les frais supplémentaires liés à la cohabitation avec un parent âgé.


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Aides et financement pour les maisons de retraite APA - Aide Personnalisée à l’autonomie

Aides et financement pour les maisons de retraite APA - Aide Personnalisée à l’autonomie

 

 
 
Qui peut bénéficier de l’APA ?

 
Pour recevoir l’Aide personnalisée à l’autonomie, il est nécessaire :
- d’avoir au moins 60 ans
- de résider en France
- de justifier d’une perte d’autonomie évaluée selon la grille AGGIR
 
Comment obtenir l’APA ?

 
Pour obtenir cette allocation personnalisée d’autonomie, il faut procéder selon les étapes suivantes :
- retirer un dossier de demande auprès du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) du lieu de résidence ou des services sociaux du département
- évaluer le degré d’autonomie de la personne âgée par une équipe médico-sociale. Seules les personnes possédant un GIR compris entre 1 et 4 ont droit à l’APA. Son montant est plus important selon que le degré de dépendance est élevé.
- Envoyer le dossier à la commission départementale de l’APA qui donne un avis sur la recevabilité de la demande dans un délai d’environ 2 mois.
 
Quel peut-être le montant de l’APA ?

 
Le montant de l’aide personnalisée à l’autonomie dépend de 2 critères :
- le degré de dépendance définit par le niveau du GIR : plus la dépendance est élevée, plus le montant de l’APA l’est aussi. Les GIR 5 et 6 en sont exclus.
- les revenus de la personne âgée : plus ses revenus sont élevés, moins le montant de l’APA est important.
- Au 1er avril 2011, le montant de l'APA s'échelonne de 1216 € à 540 € par mois, sur lequel peut s’appliquer un « ticket modérateur », c’est-à-dire une déduction calculée en fonction des revenus.
 
Quelques précisions sur les modalités d’application de l’APA 

 
- L’aide personnalisée à l’autonomie est versée mensuellement et peut être directement perçue par la maison de retraite où est hébergée la personne âgée. Elle est alors déduite du tarif dépendance de la maison de retraite
- Elle est attribuée pour une période définie et renouvelé périodiquement selon l’évolution de la situation du bénéficiaire
- Elle n’est pas imposable sur le revenu et son montant ne peut être récupérable sur la succession.
 


 

APL - Aide Personnalisée au Logement

 

 
L’APL est une allocation versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) qui est destinée à aider toute personne à financer son logement que cela soit en accession à la propriété ou en location. Les personnes âgées hébergées en maison de retraite, selon des conditions de ressources, peuvent bénéficier de l’Aide personnalisée au logement.
 
Dans quelles conditions une personne âgée, hébergée en maison de retraite, peut-elle bénéficier de l’APL ?

 
Les conditions d’octroi de l’Aide personnalisée au logement sont :
- être hébergé dans une maison de retraite « conventionnée » (lien /Statut-maisons-retraite.html) (habilitation délivrée par la CAF) et située en France Métropolitaine.
- Ne pas disposer de revenus supérieurs à un plafond, calculé en fonction de la situation de la personne âgée
 
Comment obtenir l’APL ?

 
Le dossier de demande de l’APL est à retirer auprès de la CAF à laquelle est rattaché le domicile du demandeur. Il est nécessaire d’y joindre un justificatif des revenus (avis d’imposition) et une attestation de loyer délivrée par la maison de retraite (lien /sejour-maison-retraite.html).
 
Quel est le montant de l’APL ?

 
Le montant de l’aide personnalisée au logement est fixé en fonction des revenus du demandeur, du lieu d’implantation de la maison de retraite et du montant du tarif « hébergement » (lien /tarif-maison-retraite.html) de l’établissement. Le site WEB de la CAF (www.caf.fr) propose un logiciel de calcul personnalisé du montant de l’APL.
Le montant de l'APL pour 2011 et pour une personne seule, s'échelonne de 230 € à 280 € par mois selon la zone d'habitation.
 
Quelques précisions sur les modalités d’application de l’APL

 
- L’aide personnalisée au logement pour les retraités est versée mensuellement, généralement directement à la maison de retraite où est hébergée la personne âgée bénéficiaire. Son montant vient en déduction du tarif « hébergement » de la maison de retraite.
- son montant est révisé annuellement

Guide des maisons de retraite : Aide, conseils et financements

Aide Sociale pour les personnes âgées

 

 
L’Aide Sociale aux personnes âgées est une allocation attribuée par le Département (Conseil Général) aux personnes âgées les plus démunies qui ne peuvent supporter seules ou en faisant appel à leur famille, le coût d’hébergement dans une maison de retraite.
 
Qui peut bénéficier de l’aide sociale ?

 
Les personnes âgées répondant aux critères suivants peuvent en bénéficier :


- leurs ressources sont insuffisantes pour assumer la charge du tarif hébergement de la maison de retraite
- être âgées de plus de 65 ans, ou 60 ans en cas d’inaptitude au travail
- être hébergées dans une maison de retraite habilitée à recevoir l’Aide Social aux personnes âgées.
 
Comment obtenir l’Aide Sociale retraité ?

 
Le dossier de demande est à retirer au Centre Communal d’Action Social du lieu de résidence. Il doit comprendre un avis d’imposition de la personne âgée et ceux de ses descendants, ces derniers ayant une obligation de prise en charge des frais d’hébergement dans le cadre de l’obligation alimentaire avant que l’Aide Sociale n’entre en application. Une attestation de loyer de la maison de retraite est également nécessaire.
 
Quel est le montant de l’Aide Sociale ?

 
Les départements fixent de manière indépendante les montants de l’Aide Sociale aux personnes âgées en fonction de leur budget et de leurs objectifs. Pour le bénéficiaire, le montant de l’Aide Sociale dépend de :


- ses revenus, sachant que 90% peuvent être retenus en complément de l’Aide Sociale
- la participation des membres de sa famille selon l’obligation alimentaire
- le type de maison de retraite où la personne âgée est hébergée et du montant du tarif « hébergement ».
 
Quelques précisions sur les modalités d’application de l’Aide Sociale

 
- L’aide sociale aux personnes âgées est considérée comme une avance, c’est-à-dire qu’elle peut être récupérable si la situation financière du bénéficiaire s’améliore ou sur sa succession.
- elle est payée mensuellement, directement auprès de la maison de retraite « habilitée » et en fonction d’un prix de journée fixé annuellement par le Conseil Général.
 


 

Aides Fiscales pour l’hébergement des personnes âgées en maison de retraite

 

 
Les personnes âgées, et leur famille, bénéficient de réductions fiscales qui permettent d’alléger les charges financières correspondant à l’hébergement et à la prise en charge de la dépendance en maison de retraite.
 
Les aides fiscales pour l’hébergement des personnes âgées en maison de retraite

 
Les personnes âgées dépendantes, hébergées dans une maison de retraite de type EHPAD , bénéficient d’une réduction d'impôt égale à 25% des dépenses relatives aux seuls frais de dépendance et d’hébergements.


Cette déduction fiscale s’applique dans la limite d'un plafond de dépenses fixé à 1000 euros par personne et par an. La réduction d’impôt maximale autorisée est donc de 25% x 10 000 € = 2 500 € par personne et par an, soit 5 000 € pour un couple.


La base de la réduction d’impôt correspond aux dépenses effectivement supportées dans l’année, c'est à dire après déduction de l’Allocation Personnalisée d'Autonomie qui a été perçue au cours de l’année.

Cette réduction d’impôt bénéficie à toute personne âgée quels que soient son âge et sa situation de famille.
 
Les aides fiscales pour les familles des personnes âgées

 
La pension versée au titre de l’obligation alimentaire ou bien la prise en charge directe de tout ou partie des frais d’hébergement d’une personne âgée dans une maison de retraite par l’un de ses descendants lui ouvre droit à déduction fiscale.


L’administration fiscale n'impose ni minimum ni maximum concernant les sommes versées aux ascendants ou à la maison de retraite et qui font l’objet de cette déduction. Elles doivent seulement correspondre aux frais réels engagés et pouvoir être justifiées.


Les pensions alimentaires déduites du revenu de l’obligé alimentaire doivent être déclarées par le bénéficiaire. Dans le cas de versement direct à la maison de retraite de cette aide, la personne âgée est dispensée de la déclarer dans ses revenus.


Par ailleurs, il est possible de déduire une somme forfaitaire de 3 359 € pour l’accueil d’un ascendant à domicile de vos revenus 2010 pour l'impôt payé en 2011. Cette déduction est possible pour chaque ascendant recueilli , sans nécessiter la production de justificatifs.


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Quel type de maison de retraite choisir ?

Quel type de maison de retraite choisir ?

 
USLD : Unités de Soins de Longue Durée

 
Même si ces unités sont considérées depuis peu comme des établissements médico-sociaux, elles appartiennent de par leur vocation plutôt au secteur de la Santé. Leur mode de prise en charge (par l’Assurance Maladie), leur organisation et l’importance du personnel médical sont similaires à ceux d’un hôpital auquel elles sont généralement rattachées.

Ces unités accueillent des personnes âgées qui nécessitent un suivi et des actes médicaux en permanents (prescription, examens, soins, …). Leur nombre est d’environ 1 600 en France.
 
EHPAD : Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées

 
Ce statut créé en 2002 correspond à des maisons de retraite « médicalisées ».

Il tend à s’imposer progressivement et aujourd’hui les ¾ des maisons de retraite ont adopté le statut d’EPHAD. Partant du constat que l’âge d’entrée en maison de retraite est de plus en plus avancé (85 ans aujourd’hui), les EPHAD offrent un suivi médical renforcé (médecin coordonnateur, personnel infirmier important) et une prise en charge de personnes âgées en perte partielle, voire totale d’autonomie comme celles atteintes de la maladie d’Alzheimer. Pour autant l’EHPAD n’a pas pour vocation à dispenser des actes médicaux , et chaque résident conserve son médecin traitant. Leur nombre est d’environ 5 000 en France.
 
Les Maisons de retraites « classiques »

 
Il demeure un certain nombre de maisons de retraite qui n’ont pas opté pour le statut d’EHPAD. Aucun médecin n’est présent et le personnel infirmier ou d’accompagnement est moins nombreux. Elles accueillent en règle générale des personnes relativement autonomes (lien /autonomie-personnes-agees.html). Leur nombre est d’environ 2 000 en France
 
Les foyers logement

 
Ces structures d’hébergement sont généralement rattachées à des communes et les résidents y bénéficient d’un logement indépendant. Ils correspondent donc à des personnes âgées ayant conservées toute leur autonomie. Leur intérêt est en particulier de regrouper des personnes âgées isolées (milieu rural) ou souffrant de solitude. Leur nombre est d’environ 1 000 en France.
 
Les Résidences avec services

 
Ces résidences sont proposées par des sociétés privées qui proposent à la vente des appartements à des personnes âgées en y associant toute une palette de services à la carte pour le confort des résidents : restauration, lingerie, conciergerie….Aucun suivi médical ou d’assistance aux gestes quotidiens de le vie n’est inclus dans la prestation (aide à la toilette, au repas,..). Leur nombre est d’environ 500 en France.


 

Comment évaluer d’autonomie d’une personne âgée pour une entrée en maison de retraite ?

 

 
Chacun peut estimer assez facilement le degré d’autonomie d'une personne âgée qu’elle connaît bien. Mais pour rendre cette mesure incontestable et fiable, les pouvoirs publics ont mis au point depuis une douzaine d’années une grille nationale dite AGGIR pour Autonomie Gérontologie- Groupes Iso-Ressources, qui est utilisée lors de l’admission en maison de retraite.
La grille AGGIR doit être remplie par un médecin ou une équipe spécialisée de la maison de retraite et se présente sous la forme d’un questionnaire destiné à apprécier les difficultés d’une personne dans l’exercice des actes quotidiens de la vie : la toilette, l’habillage, l’alimentation, la préparation des repas, les déplacements, etc.


Les résultats de l’évaluation produite par cette grille AGGIR sont importants car ils permettent de déterminer pour une personne âgée l’accès à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie et parce qu’elle conditionne une partie des financements des maisons de retraite en fonction du degré de dépendance globale de leurs résidents.
 
Le questionnaire d’évaluation balaye 17 critères

 
10 critères sont "discriminants", c’est-à-dire entrent directement en compte dans le calcul de la dépendance de la personne âgée :
 
1 Cohérence Converser et se comporter de façon sensée par rapport aux normes admises
2 Orientation Se repérer dans le temps (jour/nuit, matin/ soir), dans les lieux habituels ou non ...
3 Toilette Faire seul, habituellement et correctement, sa toilette du haut et du bas du corps.
4 Habillage S’habiller, se déshabiller, seul, totalement et correctement.
5 Alimentation S’alimenter seul et correctement.On considère que les aliments sont déjà préparés.
6 Elimination Assurer seul et correctement l’hygiène de l’élimination.
7 Transferts Passer seul, d’une des 3 positions (debout, assis, couché) à une autre, dans chaque sens.
8 Déplacement Intérieur Se déplacer seul à l’intérieur (éventuellement avec canne, déambulatoire ou fauteuil roulant).
9 Déplacement Extérieur Se déplacer seul à l’extérieur en tenant compte de l’environnement : obstacles, escaliers, transports en communs.
10 Communication à distance Pouvoir utiliser les moyens de communication (téléphone, alarme, sonnette) dans le but d’alerter.
 
7 critères sont seulement "illustratifs" car ils n’entrent pas directement dans l’évaluation quantitative de la dépendance mais permettent de mieux prévoir les aides dont aura besoin la personne âgée en matière de gestion budgétaire, de cuisine, ménage, transports, achats, suivi du traitement et activités de temps libre.
 

La grille des valeurs GIR

 

Pour chaque critère, la personne âgée recevra une « note » selon qu’elle accomplit normalement, partiellement ou pas du tout ces actes de la vie courante. Une somme de ces résultats sur les 10 critères discriminants est faite qui détermine une note globale permettant de la classer dans une des 6 catégories ou profil type décrivant son degré de dépendance globale. On appelle ces catégories les GIR pour Groupe Iso Ressources
 
Valeur du GIR Profil de la personne âgée


1 Dépendance totale, mentale et corporelle
2 Grande dépendance
3 Dépendance corporelle
4 Dépendance corporelle partielle
5 Dépendance légère
6 Pas de dépendance notable ou suffisante


Evaluation des maisons de retraite concernant l’autonomie
 
Une maison de retraite possédant un GIR faible (inférieur à 2) héberge une population de personnes âges majoritairement très dépendantes.
A l’inverse une maison de retraite qui affiche un GIR supérieur à 4 correspond à un établissement comptant une majorité de résidents relativement autonomes.


Il s’agit bien entendu de choisir une maison de retraite dont le GIR correspond approximativement à celui de la personne à recevoir.
Il doit être également noté que les dotations financières des maisons de retraite s’établissent en partie en fonction de la valeur de leur GIR.


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Communiquer avec un proche atteint d'Alzheimer

La personne qui entoure son proche atteint de maladie d’Alzheimer, qu'on appelle l'aidant familial pour le distinguer des '"aidants professionnels" (médecin, infirmier(e), …etc.) assure la part essentielle de la prise en charge du patient.

Quelques notions sur les comportements à adopter et les nouvelles manières de communiquer avec lui doivent l'aider à ne pas s'y user.

 

Aidant familial : De quoi parle-t-on ?


L'aidant familial, généralement le conjoint ou un enfant, joue le rôle central dans la prise en charge du patient atteint d'Alzheimer.

Ce rôle maintenant bien reconnu est lourd, car l'aidant familial faire face quotidiennement au délabrement de son proche, à ses pertes de mémoire, son apathie, ses accès d'anxiété, parfois à des comportements dangereux pour lui ou autrui.
Ces stratégies sont les mêmes qu’envers un petit enfant ou un handicapé mental, dont l’organisation cérébrale est aussi défaillante, par inachèvement ou lésion. Elles sont importantes à connaître. Les pratiquer constamment permet de communiquer en toute circonstance avec aisance et amabilité.

 

Quels sont les enjeux sanitaires et sociaux ?


L'aidant familial doit ménager sa santé physique et mentale.

 

  • Pour son bien à lui, afin d'éviter l'épuisement.
  • Pour le bien du malade, car plus l'aidant souffre, plus il s'irrite des lacunes et du comportement de son proche. Plus il essaie de le "corriger", plus il risque de l'angoisser, de déclencher des crises néfastes pour tout le monde, et parfois des gestes ou des attitudes de maltraitance.

 

 

Quelle attitude adopter pour prévenir les conflits ?

 

1 - Admettre que c'est la maladie qui est responsable du comportement inadapté, non le malade ; il ne le fait pas "exprès", son cerveau se détériore.

 

2 - Eviter les conflits : on ne peut pas raisonner un Alzheimer, ni le remettre "dans le droit chemin". En revanche, ces conflits l'angoissent et l’aggravent. Il est préférable de le laisser dans l'erreur plutôt que de lui montrer qu'il a tort, ce qui risque de le déstabiliser et d'engendrer une agitation néfaste.

 

3 - Communiquer sans les mots : dans toutes les relations avec autrui, une bonne partie de la communication passe par les gestes, le regard, les attitudes, ce qu'on appelle la communication non verbale. C'est encore plus vrai pour un patient atteint d'Alzheimer pour qui les mots n'ont plus de signification. Les gestes, les traits du visage doivent être rassurants et véhiculer l'idée que "tout va bien".

 

4 - Détourner l'attention du patient vers une idée ou une activité "neutre" aide à contourner des situations à risque d'opposition ou d'anxiété.  


Informations pratiques pour communiquer avec un proche Alzheimer

Quelques situations conflictuelles au quotidien
 
Il (elle) oublie tout
Il est inutile de lui dire "je te l'ai déjà dit". Pour éviter de souffrir et de s'irriter de ces troubles de mémoire, l'aidant doit accepter de répéter comme une machine, sans s'investir dans la réponse.

 

Il perd tout, il cache tout

Pour éviter tout incident, il faut faire faire un double des clefs, des photocopies des documents importants, mettre sous clefs ce qui est important. L'aménagement de l'habitation devra être repensée afin d'offrir le moins de cachettes possibles, ce qui n'empêchera pas de retrouver les objets aux endroits les plus inattendus voire de ne pas les retrouver du tout. Dans ce cas, il ne faut pas se focaliser sur l'objet perdu et dédramatiser la perte.

 

Il ne m'aide pas

Il est très difficile, surtout pour le conjoint, et d'autant plus qu'il est âgé, de ne plus pouvoir compter sur le patient. Il doit admettre qu'en effet il ne peut plus en attendre aucune aide, ce qui lui impose de s'organiser autrement : en particulier faire des choses qu'il n'avait jamais faites, qu'il s'agisse de  cuisiner ou de s'occuper des papiers administratifs.

 

Il dit un mot pour l'autre

Il faut laisser au malade le temps de parler : on peut lui proposer le début du mot (la mon….), ou le replacer dans son contexte (je regarde l'heure à la m…..). On doit lui apporter son aide pour ne pas  laisser l'angoisse s'installer s'il ne trouve pas, tout en faisant toujours comme si c'était naturel et non pas en pensant qu'on fait de la rééducation.

 

Il ne me parle plus

Le patient ne souffre pas de ce manque de dialogue, contrairement à l'aidant ! Il peut continuer à parler au malade, mais sans se préoccuper de l'absence de réponse. Car si ce qu'on dit n'a plus d'importance (les mots ont perdu leur sens), la communication persiste… à 80% non verbale.
Pour son équilibre, il est vital que l'aidant garde des contacts réguliers avec le voisinage, les amis, la famille…etc. 

 

Il est apathique
Aucun médicament et aucune rééducation ne permettent de stimuler le patient, ou de le motiver à des contacts sociaux. L'aidant doit en faire son deuil ; ne pas sortir ou ne pas voir d’amis ne fait souffrir que le proche aidant.


Il est plus facile de gérer un malade apathique qu'un malade agressif ! On arrive généralement à l'entrainer à faire l’indispensable : s'habiller, aller voir le médecin, manger…etc. La communication passe plus par la démonstration que par la parole : on peut dire "on va manger", et en même temps l'accompagner à table, et lui mettre les couverts dans les mains. Tandis que si on dit "tu viens manger ?", on lui ouvre la possibilité de dire non, voire de s'opposer. Il faut donc donner l'exemple, une (petite) partie du comportement passant par l'imitation. Tout en acceptant que cela ne marche pas toujours, même si on a adopté le bon comportement…

 

Il est angoissé

L'anxiété existe (comme la dépression) aux premiers stades de la maladie lorsque le patient en a encore conscience. Le patient vit son monde comme un puzzle dont il manque de plus en plus de pièces et qu'il essaie de reconstituer tant bien que mal. Si on lui dit qu'il se trompe, il se déstabilise et devient anxieux et/ou agressif. Il faut donc le rassurer en lui montrant qu'on partage le même monde que lui, où tout est normal. Ce comportement positif permet d'éviter au maximum le recours aux anxiolytiques, que le médecin pourra cependant prescrire si l’anxiété provoque souffrance et/ou agitation importante.
Pour prévenir  la classique angoisse du crépuscule, il est conseillé de sur-éclairer la maison en fin de journée, de mettre de l'animation ou de proposer une activité à ce moment-là : regarder le coucher de soleil, si possible dehors, apaise souvent le patient.

 

Il a des hallucinations

Il est impossible de faire comprendre au patient qu'il s'agit d'une hallucination; si elle n'est pas angoissante, on peut la laisser évoluer, voire la partager. Le recours au médecin est par contre indispensable si l'hallucination génère de l'anxiété ou entraine un délire de persécution.


Communiquer avec un proche atteint d'Alzheimer - Conseils pratiques

Quelle attitude face à l'opposition et/ou l'agressivité ?


Il faut distinguer une opposition ou une agressivité permanente, difficile à gérer mais qui peut faire partie de la maladie, de la crise d'agressivité survenant brutalement.

 

 

Faire face à une crise


Les crises ont toujours une cause qu'il faut rechercher.

 

En premier lieu, une pathologie dont le malade ne se plaint généralement pas et par conséquent méconnue (infection urinaire, mycose…).

Ensuite, une perturbation de l’environnement (comme des bruits extérieurs) qui ne gêne pas l'entourage mais que le patient perçoit exagérément et qui le déstabilise.


L'aidant doit rester calme et froid (distancié !) et ne pas se laisser gagner par l'irritation. Il faut surtout casser à son début la spirale émotionnelle, où le ton et l'agressivité enflent de part et d'autre. Parfois passer avec le patient dans une autre pièce, détourner son attention vers autre chose peut calmer la crise rapidement.


Lorsque la crise est importante, le malade peut fixer son ressentiment et son agressivité sur l'aidant. Celui-ci ne peut plus s'en sortir seul, et doit impérativement faire appel à un médiateur, autre membre de l'entourage ou soignant.

 

Affronter l'agressivité permanente


Cette situation est particulièrement difficile à vivre au quotidien : il faut se rappeler que le malade vit dans un monde angoissant ce qui le rend agressif, d’où l'importance de le rassurer en lui disant qu'on partage ce monde avec lui.

On peut le laisser évacuer son stress en employant des phrases « types » qui vont dans son sens "oui, tu as bien raison", "c'est bien comme ça", et surtout de les accompagner d'une expression convaincue et de gestes apaisants. Abonder dans son sens permet de l'attirer vers un autre thème plus positif et de détourner son attention de son idée fixe… mais cela n'est pas toujours possible.


Quand faire appel au médecin ?


L'aidant doit se faire aider d'un soignant dès qu'il n’est plus capable de gérer seul une situation.

 

La consultation est nécessaire lorsqu'apparaissent des troubles du comportement inhabituels ou qui mettent en jeu la sécurité du patient, lorsque ce dernier manifeste de l'anxiété ou de l'agressivité, en cas de crise d'agitation.

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Santé bucco-dentaire : de quoi parle-t-on ?

Santé bucco-dentaire : de quoi parle-t-on ?

 

 

La santé bucco-dentaire concerne toute la bouche et non seulement les dents, car leur état ne peut être dissocié de celui de l’os qui les soutient, des gencives et des muqueuses de la cavité buccale.
Le mauvais état bucco-dentaire est particulièrement préoccupant dans une population vieillissante de plus en plus nombreuse. Or il a été longtemps négligé parce que ne menaçant pas, croit-on, la vie des patients, et parce que les pathologies de la sénescence le relègue à l’arrière-plan. De plus, le préjugé commun considère comme normal le fait de perdre ses dents en vieillissant.


 

Quels sont les risques, les enjeux sanitaires et sociaux d’une mauvaise santé bucco-dentaire ?

 

On estime à 11 millions le nombre d’édentés en France, dont 5 millions d’édentés totaux. Un chiffre sous-estimant le problème car il ne tient compte que des personnes consultant pour des soins dentaires.
Le lien entre mauvais état bucco-dentaire et maladies diverses est désormais établi.

 

1 - l’aspect inesthétique d’une mauvaise dentition n’est pas une question accessoire dans une société où l’apparence est reine, où le visage et le sourire constituent la première image qu’on offre aux autres. La bouche et le sourire participent à la communication, qu’elle soit sociale, professionnelle ou affective. Une dentition saine, blanche et soignée est un passeport pour une vieillesse réussie. Avoir honte de sa bouche altère l’image de soi et peut conduire au repli social et à la dépression.

 

2 - la malnutrition et  la dénutrition
Les douleurs, les dents cassées ou absentes, les prothèses inadaptées ou non portées compliquent la mastication et donc la digestion. On change alors son alimentation pour privilégier des aliments plus mous et plus sucrés qui, d’une part, aggravent les caries et abîment les gencives, d’autre part, conduisent à une alimentation déséquilibrée (malnutrition) ou insuffisante (dénutrition). L’alimentation sucrée favorise aussi les candidoses non seulement buccales  (infections de la bouche par un champignon, aussi appelé muguet)  mais susceptibles de s’étendre à tout le tube digestif.
Parallèlement le mauvais état bucco-dentaire entraine souvent une perte du goût et de l’appétit qui entretient la nutrition.

 

3 - l’articulation de la parole est rendue plus difficile par l’édentation, les prothèses dentaires inconfortables. Une mauvaise dentition retentit sur l’articulation temporo-mandibulaire (articulation qui contrôle l’ouverture et la fermeture de la bouche, donc la mastication et l’élocution) ; elle provoque des douleurs à ce niveau mais aussi des migraines et des douleurs cervicales.

 

4 - Les douleurs buccales peuvent déclencher un refus de soin et un état dépressif parfois difficiles à comprendre lorsque le patient ne s’en plaint pas.

 

5 - la porte ouverte aux infections
La bouche fait entrer divers microbes dans l’organisme qui peuvent se propager localement, avec des risques d’infections des gencives, des sinus ; et à distance dans les os et les articulations, au cœur (infections des valves cardiaques en particulier), au rein, etc.


6 - Associé à l’alcool et au tabac, le mauvais état buccal augmente significativement le risque de cancer de la bouche.

 

La sante bucco dentaire des seniors - prevention

Le conseil prévention

 

 

Chacun est acteur de sa santé bucco-dentaire. La santé bucco-dentaire est un atout majeur au cours du vieillissement car elle témoigne de la santé générale. Inversement, le mauvais état bucco-dentaire aggrave l’état général et accélère les processus de vieillissement. 


 

Quels sont les mécanismes de l’altération bucco-dentaire ?

 

 

Les personnes âgées n’ont pas, contrairement aux nouvelles générations, bénéficié de soins dentaires performants à une époque où ceux-ci se résumaient à extraire les dents et non à tenter au maximum de les conserver. Elles ont aussi été exposées pendant ou après la guerre à la malnutrition qui a fragilisé leurs dents.


En vieillissant, la sécrétion salivaire diminue, d’où un moins bon nettoyage de la cavité buccale, des gencives plus fragiles, des irritations en particulier sous les prothèses, et une augmentation du risque de caries. L’os des maxillaires (mâchoires) diminue de hauteur, provoquant le recul de la gencive, le déchaussement des dents, éventuellement leur chute, même lorsque celles-ci sont saines. Avec l’âge, on constate aussi une usure des dents.


Les soins dentaires et les prothèses, anciens et désadaptés, provoquent des blessures de la bouche; une importante perte de poids peut aussi déstabiliser une prothèse.


Certains traitements détériorent la santé dentaire : médicaments qui fragilisent les dents ou réduisent la salive, extractions dentaires multiples imposées par certaines pathologies cardiaques ou cancéreuses, traitement des cancers ORL par la radiothérapie, nécrose de l’os des mâchoires due à la radiothérapie ou à des traitements comme certains médicaments contre l’ostéoporose. 
Enfin, la diminution de la vue, une moins bonne coordination des mouvements, des tremblements, l’arthrose, un état dépressif, des troubles altérant la mémoire ou le jugement (maladie d’Alzheimer) rendent l’hygiène dentaire difficile et gênent la mise en place des prothèses.


 

Quelles sont les personnes les plus exposées aux problèmes bucco-dentaires ?

 

 

- les personnes en situation de précarité, isolées, hospitalisées, placées en institution, en perte d’autonomie, souffrant de démence ou de dépression. Les dents ne sont pas soignées, pas remplacées d’autant que ces personnes sont incapables d’exprimer leurs doléances.
- une intoxication alcoolique et/ou tabagique
- le diabète favorise les infections, les candidoses, les maladies des gencives et compromet la cicatrisation des tissus.

La sante bucco dentaire des seniors - consultation

A quel moment consulter le médecin, le dentiste ou le stomatologiste ?

 

 

Le dentiste doit être consulté dès qu’il existe une gêne, une douleur, une sensibilité au froid ou au chaud, et de façon systématique 2 fois par an : les lésions dentaires étant souvent peu ou pas douloureuses au début. Un détartrage est nécessaire au moins une fois par an.


Après un amaigrissement important, il faut consulter le dentiste pour vérifier l’adéquation des prothèses et l’absence de blessures.
Le dentiste dépiste aussi les lésions buccales comme des cancers débutants. Il faut l’informer de ses maladies ainsi que de ses médicaments.


 

Comment prévenir la détérioration bucco-dentaire ?

 

 - Eviter les comportements à risque : consommation d’alcool, de tabac, de sucreries. Ne pas boire de boisson sucrée (ou de médicaments contenant un excipient sucré) avant de se coucher, après s’être lavé les dents.


- Rincer la bouche à l’eau puis se brosser les dents après chaque repas pendant au moins 3 minutes : avec une brosse ni trop souple (peu efficace) ni trop dure (qui fait saigner). Compléter par un jet d’eau pulsée ou de brossettes pour nettoyer les zones inaccessibles à la brosse classique.


- Ne pas abuser des bains de bouche qui irritent les muqueuses. Un bain de bouche ne remplace pas le brossage des dents.


- Nettoyer soigneusement les prothèses amovibles, qui sont de véritables nids à champignons (candidoses) : faire  tremper la prothèse ne suffit pas, il est indispensable de la brosser soigneusement.


- Boire régulièrement au cours de la journée réduit la sècheresse buccale et rince la bouche.


- Augmenter l’alimentation en protéines après une intervention sur les dents pour favoriser la cicatrisation.


 - Les aidants familiaux doivent être attentif à l’hygiène bucco-dentaire des personnes aidées et la superviser.

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