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De quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?

De quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?

 

La prostate est une glande de l’appareil reproducteur présente uniquement chez les hommes. Elle est située sous la vessie et entoure le canal (l’urètre) par lequel l’urine et le sperme s’écoulent.

 

La prostate sécrète et stocke le liquide séminal du sperme, qui est produit avec les spermatozoïdes par les testicules. Les principales maladies touchant la prostate sont l’adénome prostatique, c’est-à-dire l’augmentation bénigne de volume, le cancer de la prostate, et l’infection (on parle de prostatite).

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

 

L’adénome de la prostate touche les hommes à partir de 35 ans, et une augmentation de volume de la glande est constatée chez un homme sur deux à 50 ans. Plus l’adénome grossit, plus les symptômes se montrent gênants, et cette évolution est liée à l’âge.

 

Le cancer de la prostate, quant à lui, est le type de cancer le plus fréquent chez les hommes ; il a la particularité d’évoluer très lentement, avec un taux de survie à 5 ans après le diagnostic qui dépasse 95 %.

 

Quels sont les mécanismes ?

 

La prostate est une glande entourée d’une capsule, qui la sépare du reste des autres organes.

 

Elle est constituée de cellules responsables des différentes fonctions de la prostate : cellules glandulaires pour la production des liquides lors de l’éjaculation, cellules musculaires pour régler le jet d’urine et l’éjaculation, et cellules fibreuses pour la structure de la glande. O

 

n y distingue 3 zones : périphérique (siège de la majorité des tumeurs malignes), transitionnelle (qui augmente de taille avec l’âge et qui constitue l’adénome ou hypertrophie bénigne de la prostate) et enfin une zone centrale.

 

La prostate - Prévention

Comment cela se manifeste-t-il ?

 

L'augmentation de volume de la prostate entraîne des troubles urinaires discrets au début et qui s'aggravent avec le temps : envies d'uriner plus fréquentes, de jour et surtout de nuit, faiblesse du jet d?urine, difficultés au démarrage?


Des complications surviennent en cas de maladie évoluée comme des infections urinaires, la présence de sang dans les urines, ou encore une rétention aiguë d?urine très douloureuse, c?est-à-dire un blocage vésical complet avec impossibilité d'uriner.


Le cancer de la prostate est pour sa part très longtemps asymptomatique, et se révèle à la faveur d?une complication fonction de l'étendue de la tumeur (locale, régionale ou à distance sous la forme de métastases).


La prostatite aiguë associe des brûlures urinaires ou des impériosités et de la fièvre.


 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Il ne faut pas confondre adénome de la prostate et adénocarcinome de la prostate. Le premier correspond à une hypertrophie bénigne, et le second à la forme la plus courante de cancer de la prostate (95 % des cas).


 

Y a-t-il une prévention possible ?

 

L'augmentation de volume de la glande prostatique est inéluctable avec l'âge.


Des consultations médicales régulières permettent de surveiller l'état de la prostate par un toucher rectal. La prévention du cancer repose essentiellement sur la réalisation d?une prise de sang avec dosage des PSA (Prostate Specific Antigen : antigène prostatique spécifique).

 

Cet examen est proposé aux hommes de plus de 50 ans. Un résultat élevé, plus de 4 ng/ml, ne signifie pas qu?il y a un cancer, mais doit conduire à des investigations supplémentaires.


Des règles générales de prévention s'appliquent également, comme la consommation de fruits et de légumes, un apport équilibré en gras en évitant les excès de calories, et l'arrêt du tabac.

La prostate - Consultation

À quel moment consulter ?

 

Dès les premiers symptômes, il est important de consulter son médecin traitant qui pourra confirmer le diagnostic et prescrire des analyses complémentaires.

 

Toutefois, le cancer est pratiquement toujours asymptomatique lorsqu'il est curable.

 

Il ne faut pas attendre d'avoir des symptômes pour consulter, le dépistage peut être proposé à partir de 50 ans, et même beaucoup plus tôt en cas d'antécédents familiaux.

 

Un dépistage précoce d'un adénome peut permettre d'en limiter l'évolution par un traitement adapté et d?éviter les complications (rétention d'urine par exemple).

 

Le dépistage d'un cancer à un stade précoce est essentiel pour améliorer la survie.


 

Que fait le médecin ?

 

Le médecin traitant dans un premier temps et l'urologue dans un deuxième temps confirment le diagnostic par un examen clinique (avec un toucher rectal) et la prescription d'examens.


Le dosage sanguin du PSA permet de guider la prise en charge :

 

- si le résultat est inférieur à la valeur seuil de 4 ng/ml, il est recommandé de ne pas effectuer un nouveau dosage avant un délai d'un an ;


- si la concentration mesurée est inférieure à 2 ng/ml, il n'est pas recommandé d'effectuer un nouveau dosage avant 3 ans ;


- au-delà de 4 ng/ml de PSA sérique total, des examens complémentaires doivent être proposés (biopsie de prostate).


En cas d'adénome, et si les troubles sont peu gênants, une simple surveillance est nécessaire avec un examen annuel. Un traitement par des médicaments peut être indiqué si les troubles sont modérés et, en cas d?aggravation ou de complications, un traitement chirurgical est souvent nécessaire (résection endoscopique par voies naturelles).


Le traitement d'un cancer repose sur la chirurgie, l'hormonothérapie, la radiothérapie et/ou la chimiothérapie. Les indications dépendent de l?étendue et du type de cancer.


Un traitement antibiotique est indiqué en cas de prostatite aiguë après examen des urines.


 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Dans le mois suivant une intervention chirurgicale sur la prostate, il convient d'éviter tout effort important (port de charges lourdes) et d'éviter la constipation.


En cas de fièvre, de blocage urinaire ou de douleurs importantes (ou sang dans les urines), une consultation en urgence est nécessaire.

 


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Définition de l'escarre

Définition de l'escarre


L'escarre est une lésion tissulaire qui survient généralement chez un sujet alité ou immobilisé longtemps dans un fauteuil.

Elle est liée à la compression par le poids du corps de la peau et/ou des tissus sous-jacents. Les lésions siègent donc préférentiellement au niveau des points d'appui, dans les zones où les tissus sont « écrasés » entre une surface osseuse proéminente et le lit ou le fauteuil, par exemple au niveau des talons.

Risques et conséquences de l'escarre lors de l'alitement


2 à 5 patients sur 100 développent des escarres au cours d'une hospitalisation prolongée et c’est le cas de 8 sur 100 des opérés lorsque l’intervention dure plus de 3 heures.
Les escarres sont plus fréquentes chez les patients hospitalisés mais concernent aussi les personnes vivant à domicile ou en maisons de retraite, immobilisées à l'occasion d'une maladie ou d'un traumatisme dans un lit ou sur un fauteuil.


Le risque principal, au niveau de l'escarre elle-même, est celui d'une surinfection qui retarde la cicatrisation et est susceptible de s'étendre aux tissus sous-jacents avec des risques d’abcès profonds ou de surinfections.


L'escarre augmente la consommation calorique et protidique par l'organisme donc elle expose aussi à un risque de dénutrition.


Pour le patient, elle constitue un handicap compliquant la maladie initiale. Elle nécessite des soins fréquents et souvent  longs, limite sa vie sociale ; elle est douloureuse, gênante par les mauvaises odeurs et l'aspect des lésions et peut provoquer une dépression.

 

Causes et origines de l'escarre


Les lésions sont liées à une mauvaise oxygénation des tissus, la circulation se faisant mal dans les zones comprimées.
Les escarres peuvent être favorisées par de nombreux facteurs : âge avancé, diabète, artérite, maladies neurologiques diminuant la sensibilité de la peau ou autres pathologies chroniques, obésité, dénutrition, déshydratation, fièvre, incontinence urinaire ou fécale, manque d’hygiène, tabagisme, traitement par corticoïdes, peau déjà lésée antérieurement, port de plâtres ou autres appareils d'immobilisation.


Les deux problèmes majeurs responsables de la formation d'escarre sont la dénutrition et la réduction de l’activité.

 

Symptômes et signes d'escarre

 

Au début la peau est intacte, rouge, chaude et un peu douloureuse au niveau des points d'appui : dès ce stade il faut s'en préoccuper en supprimant la pression sur la lésion et en traitant les facteurs de risques associés.


Ensuite la peau devient rouge foncée ou bleu violacée, puis des phlyctènes (ampoules) ou des érosions superficielles puis profondes apparaissent.

 

Enfin, des ulcérations plus ou moins étendues et plus ou moins profondes se développent.


La localisation des lésions varie selon que la personne est alitée (arrière du crâne ou de l'épaule, vertèbres, coudes, sacrum, fesses, talons) ou immobilisée sur un fauteuil (sacrum, fesses, arrière des cuisses, hanches). L'escarre peut aussi se développer au niveau d'un plâtre, d'un appareil de contention (attelle, prothèse…etc.) ou d'une sonde urinaire,

rectale ou nasale.

Alitement : prévenir les escarres
Conseils pratiques


Quand consulter ?


L'apparition d'une zone plus chaude, plus rouge, plus dure ou douloureuse doit être immédiatement signalée au médecin ou à l'infirmier (e).

 

Comment prévenir les escarres ?

 

Certaines précautions ou mesures préventives permettent de réduire les risques d’apparition d’escarre:

 

Maintenir une bonne hydratation et une nutrition équilibrée, avec un apport suffisant en protéines ;
Surveiller quotidiennement les points d'appui : le patient  (qui peut s'aider d'un miroir pour les zones difficilement visibles) et son entourage doivent participer à cette surveillance qu'effectue aussi le personnel soignant ;
Changer de points d'appui : si cela lui est possible, la personne immobilisée est fortement encouragée à faire des exercices toutes les deux ou trois heures ; si elle en est incapable, son entourage peut la mobiliser. Il est indispensable de changer régulièrement de positions dans le lit ou le fauteuil; on peut s'aider de coussins ou d'oreillers pour se caler dans une autre position. L'idéal est évidemment de reprendre le plus tôt possible la station debout et la marche ;
Eviter humidité et macération : répondre rapidement aux demandes du patient pour uriner ou déféquer, changer immédiatement les vêtements ou les draps mouillés ou souillés ;


Assurer une hygiène corporelle très soigneuse : toilette de tout le corps à l'eau et au savon, suivi d'un séchage soigneux; changer le linge de corps (qui ne doit pas serrer) au moins une fois par jour ou à chaque fois que le sujet est souillé; même chose pour les draps qui devront être bien tendus afin d’éviter les plis et débarrassés de miettes ou autres corps étrangers; préférer le coton aux tissus synthétiques pour le linge, éviter les alaises en plastique et les couches ;
Localement, effectuer des effleurements légers sur les points d'appui et a fortiori les zones rouges et sensibles avec des crèmes ou des corps gras ; il s'agit d'effleurer de la paume de la main en débordant la zone de pression pour activer la circulation, pas de masser énergiquement !
Si une immobilisation longue est prévue, l'utilisation de matériels spécifiques doit être envisagée : surmatelas en mousse viscoélastique, matelas à plots mousse, matelas se gonflant alternativement, matelas à eau, coussins « anti-escarres » pour les fauteuils etc.

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Alimentation du sujet âgé : de quoi parle-t-on ?

Alimentation du sujet âgé : de quoi parle-t-on ?


L’alimentation du sujet âgé (de plus de 70 ans) répond à des besoins nutritionnels spécifiques car les seniors sont beaucoup plus sensibles à la dénutrition que les sujets plus jeunes.


Elle doit compenser en particulier la fonte musculaire (sarcopénie), physiologique dès 40 ans, qui s’accentue avec l’âge, la sédentarité et la dénutrition insidieuse.


Le grand risque chez le sujet âgé est donc la carence en protéines qui disparaissent souvent en premier de l’alimentation ; alors que les besoins en protéines sont égaux à ceux de l’adulte, voire légèrement supérieurs.

 

Pourquoi faut-il surveiller l’alimentation des seniors ?


Les seniors ont moins de réserves nutritionnelles. De plus, leurs besoins énergétiques sont plus élevés (de 20%) à cause du mauvais rendement énergétique du métabolisme (réactions chimiques) cellulaire vieillissant.


C’est pourquoi les apports caloriques conseillés chez les sujets de plus de 70 ans ont été récemment augmentés à 36 kcal/kg/jour (au lieu de 30 kcal/kg/jour).

 

Quels sont les apports indispensables des sujets âgés ?

 

1– Un apport en protéines de 1 g/kg/jour (voire 1,2 g) réparti en 60% de protéines animales et 40% de protéines végétales. La viande rouge apporte aussi du fer aisément assimilable ;
2– un apport en vitamines du groupe B, notamment les vitamines B1, B9 et B12 nécessaires au fonctionnement cérébral ;
3– des oligo-éléments : zinc et sélénium, deux antioxydants essentiels ;
4– de la vitamine D et du calcium nécessaires à la solidité osseuse ;
5– des acides gras essentiels de type oméga 3 pour le fonctionnement cérébral en particulier, et la qualité des vaisseaux sanguins.

Alimentation du sujet âgé
Conseils pratiques


Quelle alimentation en pratique chez le sujet âgé ?

 

Ne pas réduire les rations alimentaires !

 

Au contraire, l’alimentation des seniors doit comporter au moins trois à quatre repas par jour, en veillant à une alimentation variée :

 

– viande, poisson, œufs : une à deux fois par jour ;

– légumes et féculents à chaque repas ;

– produits laitiers à chaque repas ;

– fruits ;

– huiles végétales riches en bons acides gras (huile d’olive) et en acides gras essentiels oméga 3 (huiles de colza, de noix, de maïs, de soja, huiles diététiques types Isio 3, Isio mémo…) ;

– eau à volonté, au moins 1 l à 1,5 l par jour : bien plus en cas de fortes chaleurs.

 

Un à deux verres de (bon) vin (et non d’alcool !) par jour sont un plaisir dont il ne faut pas priver les amateurs.
 

Les points importants

 

1- L’attrait pour la nourriture dépend de sa préparation (appétissante et savoureuse), de sa présentation (couvert bien dressé, service de table agréable) et de sa convivialité (convives sympathiques).

 

A défaut de cet idéal pas toujours facile à atteindre on peut « tricher » : augmenter le volume des portions, multiplier les collations entre les repas, supplémenter les mets : enrichir les plats ou potages avec de la poudre de lait, du gruyère râpé, de la crème, des œufs, des allumettes de jambon…


2- Le sel est essentiel à la sapidité des aliments, mais souvent on en verse dans les plats de façon automatique sans les goûter d’abord.

 

Hormis les maladies cardiaques nécessitant une surveillance stricte de l’apport sodé, on se contente d’éviter le sel présent dans les plats vendus tout préparés en cuisinant les plats avec les aliments de base que l’on sale seulement et éventuellement dans l’assiette. Il est préférable de choisir du sel iodé.


3- Les gourmandises sucrées saturent vite l’appétit ; elles sont à consommer en fin de repas.
 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier des régimes amaigrissants, notamment chez les femmes, même âgées, et des régimes restrictifs parfois prescrits en cas de surpoids.

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La dénutrition des personnes âgées

La dénutrition des personnes âgées


Lorsqu’une personne âgée ne mange plus suffisamment pour couvrir les besoins essentiels de son corps, en particulier protéiques, on parle de dénutrition protéinoénergétique. C’est un déséquilibre qui entraîne non seulement une perte de graisse (qui est une réserve énergétique importante) mais surtout une perte de muscles (constitués principalement de protéines).

 

Une personne qui perd des muscles et de l’énergie s’épuise vite, ce qui entraîne des chutes, une plus grande vulnérabilité aux maladies aiguës et l’aggravation des maladies chroniques.

 

Risques et conséquences de la dénutrition chez la personne âgée

 

La fréquence de la dénutrition protéinoénergétique augmente avec l’âge. Elle concerne de 2 à 4 % des personnes de plus de 60 ans vivant à domicile, et jusqu’à 10 % des plus de 80 ans. Comme la dénutrition favorise l’ostéoporose, elle favorise du même coup les fractures ostéoporotiques. La dénutrition favorise la dépression. Elle augmente en soi la mortalité.


C’est une spirale, qui à l’extrême peut devenir irréversible. Il est donc important de détecter la dénutrition tôt, pour la soigner efficacement.

 

Quand parle-t-on de dénutrition des personnes agées ?


On commence à parler de dénutrition s’il existe une perte de poids supérieure ou égale à 5 % en un mois (cela représente 3,5 kg pour une personne de 70 kg) ou à 10 % en six mois. À partir d’une perte de 10 % en un mois (7 kg pour une personne de 70 kg), ou de 15 % en six mois, on parle de dénutrition sévère.


On peut surveiller la masse musculaire, dite masse maigre, grâce aux pèse-personnes à impédancemétrie : ils calculent électroniquement le pourcentage de masse grasse, puis par déduction la masse maigre.

 

Dépistage de la dénutrition des personnes agées


Se peser une fois par mois lorsque l’on vit chez soi. Les médecins utilisent des pèse-personnes qui respectent des normes (NF ou ISO). À domicile, l’important est de toujours utiliser le même pèse-personne. Il est essentiel de noter son poids sur un calendrier ou un cahier pour s’assurer qu’il est stable.


Repérer les situations à risques de dénutrition : celles-ci sont nombreuses, certaines ne sont pas spécifiques de l’âge, d’autres le sont davantage telles que des revenus financiers insuffisants, une perte d’autonomie physique ou psychique, un veuvage, la solitude, un état dépressif, des problèmes buccodentaires, la pratique de régimes restrictifs, des troubles de la déglutition, une consommation de deux repas par jour seulement, la constipation, la prise de plus de trois médicaments par jour ou une maladie aiguë sévère. La présence d’un seul de ces éléments suffit à évoquer un risque de dénutrition.


Être attentif à l’appétit et aux apports alimentaires : une personne qui perd le goût est menacée de dénutrition.


Enfin, des carences protéiques peuvent exister même chez des personnes âgées apparemment en bonne santé.

 

Dénutrition chez le sujet âgé
Conseils pratiques

Quand consulter le médecin ?


Il faut consulter le médecin dès les premiers signes de dénutrition, sans attendre le stade sévère. Il prescrira les examens de laboratoire nécessaires et au besoin des compléments nutritionnels oraux, éventuellement une hospitalisation, courte le plus souvent. Dans tous les cas, il donnera des conseils nutritionnels se référant aux règles du Programme National Nutrition Santé (PNNS) pour les personnes âgées.

 

Comment prévenir la dénutrition ?


• Avoir un rythme alimentaire structuré (trois repas par jour).
• Ajouter des collations dans la journée.
• Enrichir l’alimentation en calories (ajouter du fromage râpé sur les pâtes ou les légumes, un œuf ou du lait en poudre dans les plats).
• Consommer des protéines pour protéger les muscles : viande, poisson ou œufs, une ou deux fois par jour (pour répartir l’apport si l’envie n’est pas considérable pour les protéines), et trois produits laitiers par jour.


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Chutes accidentelles : de quoi parle-t-on ?

Chutes accidentelles : de quoi parle-t-on ?


On estime qu’environ un tiers des personnes de plus de 65 ans vivant à domicile sont victimes d’une chute chaque année. Ce risque est lié à l’âge et à des facteurs tels que l’état général, la sous-alimentation, l’inactivité, le nombre important de médicaments (appelé polymédication), ou certains médicaments : tranquillisants, sédatifs (dans la catégorie générale des psychotropes).


Les chutes surviennent en majorité au cours d’activités habituelles au domicile qui, mal aménagé, peut devenir dangereux.

 

Quels sont les enjeux sanitaires ?


Même de petits accidents peuvent avoir des conséquences graves et limiter l’autonomie des personnes âgées. Chaque année, de nombreux décès de personnes de plus 65 ans sont imputables directement ou indirectement à une chute accidentelle. Ces chutes ont également un impact psychologique majeur en termes de confiance en soi et elles sont sources d’angoisse. En 2005, un groupe d’experts francophones (français, québécois, belges et suisses), coordonné par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), a réfléchi aux bonnes pratiques pour la prévention des chutes chez les personnes âgées. En 2008, l’Inpes en a rappelé les grands principes.

 

Comment réduire les risques au domicile ?


Supprimez les obstacles au sol pour éviter de trébucher : dégagez tous les lieux de passage de votre domicile.


Dégagez en particulier les fils électriques, plantes vertes, petits meubles, jouets pour animaux et autres objets qui encombrent la trajectoire la plus courte entre les places les plus fréquentées de votre logement : chemin aux toilettes, du lit aux toilettes, du lit au fauteuil, du fauteuil à la télévision, à la cuisine et à la porte d’entrée. Fixez les fils électriques au mur ou utilisez des range-fils.


Au sol, la moquette est le revêtement qui présente le moins de risques : elle ne glisse pas. Mais pas de tapis par-dessus : ils créent des obstacles. En revanche, les tapis munis d’antidérapants permettent de recouvrir les surfaces glissantes (carrelage, parquet, linoléum).


Les chutes se produisent très souvent dans la salle de bains. Posez des antidérapants pour les douches et les baignoires. Veillez à ce que les coins des tapis ne se relèvent pas, au besoin fixez-les au sol, y compris les tapis de douche.


Au jardin, faites attention aux tuyaux d’arrosage et aux outils mal rangés.


Eviter les chutes accidentelles
Conseils pratiques


Le rangement ergonomique


Limitez les tâches en hauteur : organisez vos rangements pour que les objets que vous utilisez le plus souvent (ustensiles, vêtements…) soient placés à portée de main. Ne montez pas sur les tabourets, utilisez plutôt un escabeau stable auquel vous pouvez vous accrocher, par exemple un escabeau d’une hauteur limitée à deux ou trois marches avec un appui pour les mains.


Arrangez-vous pour déléguer les activités en hauteur (changement d’ampoules électriques au plafonnier) aux personnes qui viennent vous visiter ou à vos proches.

 

L’éclairage généreux et économe


Ayez un logement bien éclairé pour éviter les zones d’ombre. Mieux vaut plusieurs éclairages indirects qu’un éclairage unique (plafonnier). Vous pouvez utiliser des ampoules de 75 ou 100 W car la puissance des ampoules influe peu sur la facture d’électricité. De plus, il existe des ampoules « basse consommation ».


Pensez à allumer systématiquement la lumière dans les escaliers. Disposez un interrupteur facile à atteindre près de chaque porte. Le mieux est un allumage par détecteur de présence.

 

Les points d’appui et l’art de se relever


Dotez la maison de points d’appui pour vous accrocher : barres d’appui, en particulier dans la salle de bains, et rampes d’escaliers, même pour quelques marches.


Apprenez à vous relever en cas de chute. Basculez d’abord sur le côté, puis mettez-vous à quatre pattes. Ensuite prenez appui sur quelque chose de stable pour vous remettre debout. Si vous vivez seul, entraînez-vous à le faire avec l’aide d’une autre personne.

 

Faut-il recourir à la téléassistance ?


L’installation d’un système de téléassistance permet d’appeler du secours 24 heures sur 24. Mais ces services ont un coût à bien peser. Vous pouvez en revanche faire installer plusieurs prises téléphoniques et téléphones afin de n’être jamais loin d’un appareil partout dans votre logement.


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Troubles de la mémoire : définition

Troubles de la mémoire : définition

 

La mémoire qui flanche est une plainte fréquente dans la deuxième moitié de vie. Il convient alors de distinguer les aléas naturels occasionnels de la mémoire et ceux qui annoncent une altération cérébrale organique. L’opinion publique étant alertée pour ne pas dire alarmée par le Plan Alzheimer et son relais médiatique, tout trouble de mémoire évoque cette maladie.
A partir de l’âge de 60 ans, un trouble de la mémoire peut être le premier signe d’une maladie dégénérative du cerveau (maladie neuro-dégénérative pour les médecins), dont la plus fréquente est la maladie d’Alzheimer. Après 65 ans, sa fréquence devient significative : elle touche 30% des personnes après 85 ans et augmente continûment avec l’âge.
 

Risques et conséquences des troubles de la mémoire

 

 

Ils sont liés à la dépendance consécutive aux troubles plus ou moins sévères de la mémoire. Seul un diagnostic précoce permet une prise en charge médicale et sociale qui assure une meilleure qualité de vie aux patients et aux personnes qui les aident ; elle retarde l’entrée en institution des patients. C’est pourquoi la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé en mars 2008 une démarche diagnostique, c’est-à-dire une consultation médicale, aux personnes se plaignant d’une modification récente de leurs fonctions dites « cognitives » ou mentales en langage courant : mémoire, jugement, compréhension et raisonnement. Ce peut être l’entourage qui propose la consultation après avoir remarqué de telles modifications.


Troubles de la mémoire
Conseils pratiques


 

Quand faut-il consulter ?

 


1- Dès qu’on s’interroge sur sa mémoire
Il ne faut jamais rester sur une interrogation insatisfaite. C’est la source d’une anxiété dommageable qui aggrave les troubles et leur perception. Le médecin traitant donne un avis sur le caractère pathologique de la plainte. Il décide, ou pas, d’approfondir le bilan en centre spécialisé : un Centre Mémoire ou un Centre Mémoire de Ressources et de Recherche.
 

2- Lors de troubles de la mémoire caractérisés qui font craindre une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée
Les troubles de la mémoire sont habituellement les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Ils se manifestent progressivement sous forme d’oubli des événements récents, avec une difficulté de rétention des nouvelles informations ou de leur rappel dans la « banque personnelle des souvenirs ». Les oublis dans la conduite de sa vie quotidienne deviennent de plus en plus fréquents et importants. Ils alertent souvent la famille avant le patient lui-même. La mémoire des faits anciens est mieux préservée au début de la maladie.

 

3- Lors de troubles de la mémoire associés à d’autres signes cérébraux


A ces troubles de la mémoire s’ajoutent d’autres symptômes :

 
- un trouble du langage caractérisé par une difficulté du patient pour trouver le bon mot lorsqu’il cherche à dire quelque chose, et que les médecins appellent aphasie ;

 
- une difficulté à reconnaître les objets ou les visages, sans qu’il existe aucun trouble de la vue, et que l’on nomme agnosie (les objets ou les personnes sont connus mais ne sont pas reconnus) ;

 
- une difficulté à accomplir des tâches quotidiennes (préparer un repas, s’habiller, faire des courses) avec des maladresses gestuelles, que l’on appelle apraxie ;

 
- des difficultés a s’orienter dans le temps et dans l’espace, des difficulté de raisonnement, un changement de comportement (crises soudaines de colère, apathie...) ou d’humeur, qui peut aller jusqu’à la dépression.

 


 

Comment se déroule la consultation du médecin traitant ?


Le médecin traitant procède à des tests simples portant essentiellement sur la mémoire. Au terme de l’examen complet, en particulier neurologique, il décide ou pas de la nécessité d’une consultation spécialisée.
 

Il existait, fin 2010, 507 points d’accueil répartis sur tout le territoire français, y compris dans les départements d’outre-mer : ces consultations permettent de dépister la maladie d’Alzheimer et les maladies qui lui sont apparentées ou d’apporter un diagnostic de certitude devant un trouble de la mémoire chez une personne âgée.


 

Comment préparer une consultation sur la mémoire ?

 

 

En prévenant d’avance le médecin du motif de la consultation afin qu’il prévoit le temps nécessaire à cette consultation particulière.
En notant sur un papier les faits circonstanciés qui justifient l’inquiétude et la consultation.

En notant aussi toutes les questions qui préoccupent le patient et son entourage afin de sortir informé du cabinet, quel que soit l’avis du médecin.


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La sexualité en institution, qui ose en parler ?

La sexualité en institution, qui ose en parler ?


La sexualité des personnes hébergées en établissements est encore un sujet tabou, mais les nombreuses formations qui existent pour sensibiliser les soignants en démontrent l’importance. Les manifestations de la sexualité sont différentes entre elles. Elles vont du regard à l’acte sexuel le plus abouti.

 

Ces manifestations des personnes en institution (relation de couple hétérosexuelle ou homosexuelle, masturbation) posent souvent problème à leur entourage et au personnel soignant. Or : « La sexualité et la tendresse peuvent contribuer, jusqu’à un âge avancé, à satisfaire les besoins de contact physique, de complicité et d’intimité. De plus, la sexualité peut être une précieuse source de bien-être physique et psychique ». (1)

 

Les personnes âgées ont-elles des besoins sexuels ?


Plusieurs études le démontrent : les besoins sexuels ne disparaissent pas au fil des ans. Ils diminuent en intensité ou en fréquence, mais peuvent s’exprimer à tout âge… même très avancé. La sexualité est une pulsion vitale. De plus, chez les personnes âgées, le contact avec la peau est très important. Toucher la main, caresser une personne âgée provoque chez elle une réaction de bien-être. Mais cela ne signifie pas toujours une relation sexuelle au sens d’un rapport sexuel.


Selon une étude (2) réalisée sur 202 personnes âgées de 80 à 102 ans et dont l’âge moyen était de 86 ans : 82 % des hommes et 64 % des femmes avaient des rapports de tendresse ; 72 % des hommes et 40 % femmes se masturbaient et 63 % des hommes et 30 % des femmes avaient des rapports sexuels.

 

Par ailleurs, ce besoin relationnel fait entrevoir des phénomènes nouveaux. Compte tenu du nombre croissant de femmes seules vieillissantes, celles-ci osent afficher une relation sexuelle entre elles, sans être à proprement parler des homosexuelles. Par ailleurs, quelquefois des liens se tissent en dehors du couple quand un des deux connaît des défaillances, par exemple lors d’une maladie de type Alzheimer.

 

 

(1). Gérard le Goués, Psychanalyste, Hôpital Rotchild, Paris : Le travail du vieillir. In : Veysset Puijalin B, Savier L. Être vieux : de la négation à l’échange. Éditions Autrement 1991, collection Mutations n° 124 : 146-152.

(2). Etude de JG Bretschneider et NL McCoy, 1988 : Sexual interest and behaviour in healthy 80- to 102-year-olds. Arch Sex Behav 1988 ; 17 : 109-129.


Sexualité des personnes âgées en institution
Conseils pratiques

Pourquoi la sexualité des personnes âgées est-elle difficile à comprendre ?


C’est d’abord une question culturelle. Beaucoup de croyances religieuses associent la sexualité à la reproduction. De plus, la sexualité de l’autre interroge toujours sur sa propre sexualité. Dans ce cas, c’est imaginer la sexualité de ses parents : c’est « insupportable ». Ensuite, on pense que les personnes âgées n’ont pas de désir, qu’elles sont dans l’incapacité de faire l’amour, qu’elles ne sont pas attirantes donc pas désirables. Enfin, d’aucuns pensent que le sexe chez les personnes âgées est honteux et pervers.


En ce qui concerne les institutions : les couples ne disposent que très rarement de chambres équipées de lits doubles. Ceci pour des raisons techniques ou médicales (les lits sont souvent des lits médicalisés), voire d’organisation ou de gestion des établissements (les chambres doubles sont plus difficiles à remplir…).


Bien sûr, il n’est pas question ici de personnes âgées ayant des comportements déviants sous l’influence des troubles mentaux (syndromes démentiels, psychoses aiguës ou chroniques…). Mais, là encore, la déculpabilisation est nécessaire et le mode de prise en charge doit être adapté.

 

Est-ce que la sexualité est la même que chez les personnes jeunes ?


Chez tous les êtres humains il y a autant de sexualités, de formes d’actes sexuels et de moyens d’atteindre le plaisir qu’il y a d’individus. Tendresse, amour romantique, rapport sexuel… la frontière est floue. Aujourd’hui, on admet plus facilement l’acte sexuel sans sentiment et inversement. La notion de plaisir ayant son origine dans le cerveau, il n’y a aucune raison qu’une personne vieillissante en soit privée.

 

Si l’on admet que certains conservent les plaisirs de leurs sens (odorat, goût, vue…) à un âge avancé, il n’y a aucune raison que le toucher en soit exclu. D’ailleurs, aux deux extrêmes de la vie, c’est-à-dire chez le nourrisson et la personne âgée, c’est le toucher qui s’avère le plus important. C’est pourquoi les soignants expérimentés sont de moins en moins choqués de la sexualité des personnes âgées. Une personne âgée est d’abord une « Personne ». La priver d’un de ses plaisirs peut être aujourd’hui considéré comme de la maltraitance.

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Activité physique au troisième âge : de quoi parle-t-on ?

Activité physique au troisième âge : de quoi parle-t-on ?


L’activité physique comporte les exercices de la vie quotidienne (transports, ménage, activité professionnelle) et les exercices moins fréquents que sont les sports et les loisirs. Tous n’ont pas le même effet sur la santé, en particulier à partir de la cinquantaine, lors de l’entrée dans le troisième âge. « À ce tournant de la vitalité, l’activité physique régulière même de faible intensité retarde les effets du vieillissement », rappelle l’expertise collective sur le sujet faite par l’Inserm (mai 2008).

 

Elle donne de la vie aux années et des années à la vie. Serait-ce la fontaine de Jouvence ? On n’en est pas loin à condition de s’informer et d’adapter son ambition à ses possibilités : la condition physique est toujours améliorable même au grand âge.

 

Quels sont les enjeux sanitaires ?


Ils sont considérables en raison du vieillissement de la population. Le programme « Bien vieillir » 2007-2009 du ministère de la Santé prévoit ainsi de fournir dans un annuaire Internet des informations relatives aux structures, associations et clubs sportifs qui proposent des pratiques adaptées au public senior.

 

Ce n’est pas que les 50-75 ans boudent complètement l’exercice physique : 46 % des 50-75 ans pratiquent une activité physique et sportive au moins une fois dans l’année. Chez ces actifs, 80 % pratiquent au moins une fois par semaine ; 19 % adhèrent à un club ; 9 % participent à des compétitions (15 % des hommes et 3 % des femmes) selon l’expertise Inserm. Peut mieux faire !

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il convient de rester modéré en phase de déclin physiologique, même si l’on est tenté par les exploits. La compétition sportive est déconseillée à moins d’un entraînement encadré par les médecins avec tests d’effort adéquats, parce qu’elle provoque un stress et une anxiété dommageables aux organes vieillissants. À réserver à ceux qui se dépassent en pleine connaissance des risques qu’ils courent.

 

Dans quelles circonstances faut-il consulter un expert ?


Avant de se lancer dans un programme d’activité, sportif ou moins sportif, il faut faire un bilan de ses possibilités physiques avec son médecin traitant. La consultation du cardiologue est nécessaire à partir de 50 ans. Celle du médecin du sport spécialisé peut l’être dans un cadre réglementaire (aviation, plongée).


Les moniteurs de sport formés sont un encadrement conseillé, au moins lorsqu’on débute l’activité sportive. Les sports à gestes très techniques et/ou en milieu dangereux imposent toujours un moniteur expert : parapente, plongée, escalade…


Activité physique des 50-75 ans
Conseils pratiques


Comment avoir la meilleure activité physique entre 50 et 75 ans ?


Grâce à l’expertise collective de l’activité physique par l’Inserm (mai 2008), il est possible de faire des recommandations claires et argumentées.

 

1. Lutter contre la fonte musculaire due à l’âge.


Deux moyens pour cela : manger suffisamment de protéines et garder une activité musculaire minimale.


Les protéines ne sont pas toxiques pour les personnes vieillissantes, tant que leurs reins fonctionnent bien. On ne fait pas de muscles à partir des sucres ou des graisses mais à partir des protéines : la recommandation est de manger autant de grammes de protéines par jour qu’on pèse de kilogrammes.

 

Par exemple, une femme de 55 ans et 62 kg doit absorber 62 g/j de protéines. Elle peut les prendre dans les viandes, les poissons, les féculents, les laitages. Manger de la viande rouge apporte aussi du fer pour lutter contre l’anémie qui affaiblit les muscles. Manger des laitages apporte aussi du calcium pour lutter contre l’ostéoporose qui affaiblit les os. Le défaut relatif de ces deux classes d’aliments est d’apporter aussi des graisses, donc des calories toujours ennemies des femmes en ménopause, qui tiennent avec raison à garder leur silhouette et leur poids de forme. Une bonne raison de bouger plus !


L’exercice physique se décrit soit en endurance, l’effort longue durée d’intensité faible à modérée ; soit en résistance, l’effort intense de courte durée qui peut être répété plusieurs fois, en séries. La prévention de la fonte musculaire impose de recourir aux deux. On ne profite au mieux des efforts en résistance que si l’on pratique par ailleurs les efforts en endurance.

 

Par exemple, il faut associer la marche (endurance) à la gymnastique et à la musculation (résistance). Des programmes d’entraînement adaptés sont proposés par la Fédération française d’exercice physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) qui couvre tout le territoire avec un personnel bien formé. Une bonne adresse à découvrir, si ce n’est déjà fait (voir liens utiles).

 

2. Garder un bon état cardio-vasculaire.


Pas de mystère, la fonction crée l’organe, c’est particulièrement vrai pour le cœur et les vaisseaux sanguins. C’est l’activité d’endurance qui est à privilégier. Toutefois, si l’on souhaite s’offrir quelques performances de loisirs (qui ont une grande importance pour la joie de vivre), il convient d’y associer des activités en résistance de manière régulière. Pour cela, la consultation préalable du médecin est indispensable. Le bilan cardiologique est fortement conseillé avec au mieux une épreuve d’effort.


L’activité physique améliore le rendement cardiaque donc le niveau de performance atteignable. Elle diminue le recours aux médicaments chez les cardiaques et les diabétiques. En contrôlant et abaissant la pression artérielle de repos, elle réduit de manière considérable le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

 

3. Prévenir l’ostéoporose et les chutes.


L’ostéoporose qui s’installe avec le vieillissement rend l’os fragile donc cassant. La perte en protéine des os ajoute à ce risque. L’exercice physique harmonieux provoque une pression dans tous les sens sur les os ; cette pression déclenche et entretient le processus de calcification. La pression sur l’os provoque aussi des déformations osseuses lors de situations inharmonieuses : le surpoids, les activités en force répétées (terrassement, port de charges lourdes…). Faute de pression osseuse, les astronautes en microgravité se décalcifient à toute vitesse puisqu’ils ne pèsent plus sur leurs os. La musculation quotidienne est pour eux impérative. Les personnes alitées se décalcifient pareillement, elles doivent donc faire de la kinésithérapie d’entretien.


L’exercice physique renforce la confiance en soi et rééduque l’adaptation posturale lors des mouvements. Les exercices lents, comme le Taï-Chi, sont a priori de bons rééducateurs posturaux… en attente des preuves officielles qu’ils réduisent les chutes chez les personnes âgées.

 

4. Entretenir le bien-être physique et mental.

 

Une bonne forme physique est la base du bien-être et de la préservation des capacités mentales (la cognition). Plus l’activité physique est élevée, plus les scores de qualité de vie sont hauts chez les personnes de plus de 70 ans. C’est l’activité en endurance qui est la plus profitable au bien-être.

 

Le cerveau profite de l’activité physique par l’enrichissement du milieu de vie en stimulations psychiques et sociales et par la meilleure irrigation sanguine qu’elle lui procure. Avec 3 heures d’exercice et plus par semaine, on réduit son déclin cérébral (cognitif) de 61 % à 2 ans (étude MoVIES). Comparé à des gens qui se replient, augmenter ou maintenir son activité physique réduit aussi de 3,6 fois ce déclin cérébral.


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Emploi familial

Emploi familial

 

 
Emploi familial, pourquoi ?

 
On appelle emploi familial les tâches effectuées auprès d’un particulier employeur. L'emploi familial désigne en particulier l'aide à domicile, le recours à une femme de ménage, garde d’enfants à domicile….
 
Emploi familial, pour qui ?

 
Les interventions possibles dépendent du niveau d'agrément. Ils sont de deux types :


Agrément simple - l'emploi familial ne peut pas intervenir auprès :
• des enfants de moins de trois ans,
• des personnes de plus de 70 ans,
• des personnes handicapées.


Agrément qualité - l'emploi familial peut intervenir auprès de tout public.
 
Emplois familial, comment ?

 
Si l'emploi familial est encadré par une structure mandataire, celle-ci place le salarié chez le particulier qui devient l'employeur. Elle l'aide également à accomplir les formalités administratives.
Si l'emploi familial est encadré par une structure prestataire, celle-ci est l'employeur de la personne. Elle fournit une prestation de service en mettant à disposition un de ses salariés dont elle va facturer l'intervention.
Il est aussi possible de recourir au Chèque emploi service qui allège les formalités administratives.


 

Service à domicile - Garde malade

 

Un service profondément humain

 
Le garde-malade assure une présence auprès des personnes malades qui restent à domicile. Il veille au confort physique du malade, mais aussi à son bien-être moral. Il sait répondre à des demandes simples, et constitue un lien avec l’extérieur profondément rassurant pour le malade, comme pour les familles.
 
Ce service à domicile peut être exercé le jour mais aussi la nuit, toujours à domicile. L’intervenant est à proximité directe du malade, et doit pouvoir se rendre disponible pour lui à tout moment.
Veiller et non soigner
 
Le garde-malade n’assure pas de soins médicaux : il prend uniquement en charge les attentions qu’aurait un proche envers le malade. Il peut néanmoins aider à la prise de médicaments prescrits par ordonnance, pourvu qu’elle ne prévoie pas l’intervention d’un auxiliaire médical.
 
Les conditions pour faire appel à ce genre de service à domicile

 
Si vous faites appel à un organisme, ce dernier doit bénéficier de "agrément qualité".


 

Auxiliaire de vie

 

L' auxiliaire de vie accompagne les personnes dans leur quotidien
 
Quelles sont les principales activités de l' auxiliaire de vie ?

 

Elles interviennent, entre autres, auprès des personnes âgées.
Les auxiliaires de vie accompagnent les personnes dans leur vie quotidienne (entretien du logement, cuisine, repas), stimulent leurs activités intellectuelles ou physiques (sorties, loisirs) et contribuent à l’épanouissement de leur vie sociale et relationnelle.
 
Quelles sont les compétences et qualités nécessaires de l' auxiliaire de vie ?

 

Être à l’écoute et savoir adapter son intervention à la situation de chaque personne et à ses attentes ; être discret et respecter son intimité ; avoir des connaissances élémentaires en matière de santé et d’hygiène, savoir élaborer des repas équilibrés et adaptés.
Avoir une bonne condition physique, pouvoir assurer les déplacements des personnes privées de leur mobilité et savoir effectuer des tâches domestiques et pouvoir effectuer des démarches administratives simples pour le compte de la personne aidée.
 
Qui peut bénéficier d'une auxiliaire de vie à son domicile ?

 
Dès lors qu'une perte d'autonomie est diagnostiquée par un médecin, qui entraîne la nécessité d'une aide à domicile pour se maintenir chez elle ou du fait d'un âge induisant une baisse d'autonomie.
 
Quelle est la formation de auxiliaire de vie ?

 
Le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Vie Sociale (DEAVS) est délivré à l’issue d’une formation : elle comprend 500 heures d’enseignement théorique et 560 heures de stage pratique. Elle est ouverte aux personnes de 18 ans au moins, sans condition de diplôme.


 

Femme de ménage

 

Le rôle d'une femme de ménage :

 
Une femme de ménage est une personne dont le tâche consiste à faire le nettoyage du domicile des particuliers ou dans des entreprises.
Le rôle d'une femme de ménage ne s'arrête pas forcément au nettoyage. Divers fonctions peuvent leurs être attribuées comme le repassage, le nettoyage des vitres, la couture, la lessive, la préparation des repas etc...
 
Les conditions d'emploi d'une femme de ménage :

 
La femme de ménage peut être employée directement par un particulier avec la possibilité d'être rémunérée avec le chèque emploi service universel (CESU), soit être salariée d'une entreprise (prestataire), soit passer par un organisme (mandataire) chargé de son placement chez les particuliers.


Les femme de ménage peuvent apporter une aide efficace pour les couples travaillant tous les deux et qui n'ont plus le temps de tenir en ordre leurs habitations. Le vieillissement de la population augmente également la demande d'aide à domicile, de femme de ménage, "d'hommes toutes mains" etc...

 

Ce métier souvent peu estimé dans nos sociétés est indispensable et participe au maintien de l'ordre personnel.
Autres appellations: agent d'entretien, nettoyeur de locaux, nettoyeur de surfaces, technicien de surface, femme de ménage


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Pour qui ?

Pour qui ?

 

Assistance aux personnes âgées

 

Les services d’assistance pour personnes âgées : dans quels cas ?
 
Lorsqu’une personne âgée ne peut plus accomplir seule les actes simples de la vie quotidienne (se lever, s’habiller, préparer ses repas…), elle peut recourir à une assistance à domicile adaptée pour les personnes âgées en perte d’autonomie.
La prise en charge doit être précédée par une évaluation des besoins avec la personne concernée et le cas échéant avec son entourage.
 
Assistance aux personnes - que peut faire une assistante à domicile pour personnes âgées ?
 
Il est important de noter que l’assistance aux personnes âgées, dans le cadre de l’aide à domicile, ne doit pas inclure les actes de soins qui relèvent d’actes médicaux.
 
L’assistance aux personnes est spécifiquement dédiée aux prestations suivantes :

 
- Accompagner et aider la personne âgée dans les actes essentiels de sa vie quotidienne : l’aide à la mobilité et aux déplacements, aider la personne âgées à sa toilette, à son habillage, à s’alimenter, aux fonctions d’élimination, assurer un rôle de garde-malade….
-Assurer une vigilance auprès de la personne grâce à des visites physiques de convivialité permettant de détecter des signes ou comportements inhabituels. - Accompagner et assister la personne âgée dans ses activités qui participent de la vie sociale et relationnelle : assistance aux personnes dans les activités domestiques et dans les démarches administratives, dans ses loisirs, dans le maintien de ses relations sociales, etc., que ce soit à domicile ou à partir du domicile. - Soutenir les activités intellectuelles, sensorielles et motrices de la personne : les activités comprenant des interventions au domicile de personnes âgées en perte d’autonomie, afin de les assister et de les aider à adapter leurs gestes et modes de vie à leurs capacités d’autonomie dans leur environnement. Ce soutien permet dans le même temps d’optimiser l’accompagnement de l’entourage aidant lui-même.
De plus, les personnes âgées, qu’elles soient ou non en perte d’autonomie, peuvent bénéficier de différents services d’assistance aux personnes qui ne sont pas spécialisés, par exemple : livraison de courses, petit jardinage , promenades d’animaux de compagnie etc.
 
Les conditions de l’assistance aux personnes âgées

 
Les organismes proposant l’assistance aux personnes âgées doivent répondre à des exigences de qualité renforcées.
La législation requiert donc de ses organismes un agrément qualité.
 
Assistance, aides aux personnes handicapées

 
Les services d’aides aux personnes pour les personnes handicapées : des aides ponctuelles ou permanentes De nombreux métiers et services relèvent de l’assistance aux personnes handicapées.
Selon votre handicap, vous pouvez demander l’assistance quotidienne d’une auxiliaire de vie ou une aide ponctuelle pour des actions plus ciblées :
 
Une auxiliaire de vie vous accompagnera pour accomplir tous les actes essentiels du quotidien :
 
• hygiène corporelle, habillage, déshabillage, appareillage
• alimentation, lever et coucher, déplacements dans le logement
• accompagnement pour l’exercice d’une activité professionnelle, d’une activité de formation ou de démarches administratives, etc.
Les services d’aides aux personnes handicapées vous permettent également de recourir à un interprète en langue des signes, à un technicien de l’écrit ou à un codeur en langage parlé complété.
L’accompagnement des enfants ou des adultes handicapés dans leurs déplacements, en dehors de leur domicile (promenades, transports, actes de la vie courante), fait également partie de ces services d’aides aux personnes.
Vous avez la possibilité, si vous disposez d’un véhicule personnel, de vous faire conduire dans votre véhicule.
Enfin vous pouvez aussi recourir à différents types de services d’aides aux personnes qui ne sont pas spécialisés, par exemple des livraisons de courses, des services de petit bricolage, d’assistance informatique etc.
 
Les conditions pour proposer des services d’aides aux personnes

 

Les activités d’aides aux personnes handicapées doivent répondre à des exigences de qualité renforcées. La législation requiert donc des organismes un agrément qualité.
Les avantages financiers pour les personnes qui font appel aux services d’aides aux personnes
Certaines aides financières (prestation de compensation - PCH ou l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé) destinées à rémunérer une aide à domicile peuvent être conditionnées par votre taux de handicap, votre âge, et par l’évaluation que fera votre médecin quant à votre autonomie.
Renseignez-vous sur vos droits en contactant les maisons départementales des personnes handicapées, les services sociaux de votre ville ou en consultant les sites indiqués ci-dessous :
Les prestations sociales pour les personnes handicapées Les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)
 


 

Pourquoi ?

 

L'agrément qualité est nécessaire pour intervenir auprès des personnes âgées ou handicapées

 
 
L'agrément qualité est plus exigeant que l'agrément simple, obligatoire pour les entreprises ou les associations qui s'adressent aux publics fragiles, c'est-à-dire aux services rendus à domicile pour les personnes âgées, les personnes handicapées ou les enfants de moins de 3 ans.
 
L'agrément qualité doit donc être demandé pour les services suivants :

 
•    - garde d'enfants à domicile de moins de 3 ans,
•     - assistance aux personnes âgées ou aux autres personnes qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile, à l'exception d'actes de soins relevant d'actes médicaux,
•    - assistance aux personnes handicapées y compris les activités d'interprète en langue des signes de techniciens de l'écrit et de codeur en langage parlé complété,
•    - garde malade à l'exclusion des soins,
•    - aide à la mobilité et transports de personnes ayant des difficultés de déplacement lorsque cette activité est incluse dans une offre de service, d'assistance à domicile,
•    - prestation de conduite du véhicule personnel des personnes dépendantes, du domicile au travail, sur le lieu de vacances, pour les démarches administratives*,
•    - accompagnement des enfants de moins de 3 ans dans leurs déplacements, des personnes âgées ou handicapées en dehors de leur domicile (promenades, transports, actes de la vie courante)*,
•    - soins d'esthétique à domicile pour les personnes dépendantes.
 
En complément de cette intervention, il est possible de faire intervenir des services de soins infirmiers à domicile


 
* A condition que cette prestation soit comprise dans un ensemble d'activités effectuées à domicile

 

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