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Les effets cérébraux du stress

Les effets cérébraux du stress

 

Lors d’un stress pathologique, les émotions s’intensifient, mobilisant l’ensemble du cerveau.


L’amygdale stimulée en permanence se focalise sur les informations négatives auxquelles elle réagit immédiatement, émotionnellement. Par conséquent, c’est l’état de stress qui amplifie la colère et la peur, en plus des faits réels…

 

La sensibilisation de l’amygdale crée parallèlement beaucoup de nouveaux souvenirs de ces instants pénibles, souvenirs imprégnés de la peur et de la colère ressenties.

 

Ce qui renforce l’anxiété : elle devient générale.


Plus l’amygdale est stimulée, plus le cortex préfrontal raisonneur perd le contrôle de la situation, donc la possibilité d’apaiser les émotions mais aussi de prendre du recul. Le système continue donc de s’emballer !


L’activation hormonale de stress (adrénaline et cortisol) colore aussi de façon négative l’environnement. On voit le danger partout sous toutes ses formes : priorités professionnelles, intentions d’autrui, mauvais temps…


Par ailleurs, le stress hormonal épuise l’hippocampe, une structure essentielle à la formation des souvenirs dits implicites, c’est-à-dire les circonstances des événements passés.

 

Comment ?


D’une part, le cortisol et les hormones de stress affaiblissent les connexions des neurones de l’hippocampe ; d’autre part, ils inhibent la formation de nouvelles connexions et l’émergence de nouveaux neurones, support d’une nouvelle mémoire ; ce qui freine l’extension de la mémoire existante.

 

Ce mécanisme explique les pertes de mémoire et des difficultés d’apprentissage caractéristiques chez les personnes stressés. Pertes de mémoire et difficultés qui, bien sûr, aggravent le sentiment d’être dépassé par la situation…

 

Les répercussions physiques

 

Les hormones du stress accélèrent le rythme cardiaque ; il s’ensuit une fatigabilité du cœur et une hausse du  risque cardiovasculaire. Elles entraînent aussi un hyper-éveil (tonus) musculaire permanent, provoquant des douleurs, des contractures, des tensions et des inflammations (tendinite).


L’augmentation du métabolisme chimique cellulaire entraîne de nombreuses réactions d’oxydo-réduction nécessaires à la production d’énergie, mais également source de déchets comme les radicaux libres.

 

Or les radicaux libres vieillissent prématurément les membranes cellulaires et la peau (provoquant rides et flétrissement accéléré).


La fonction de reproduction (désir d’enfant) est mise entre parenthèse, la sexualité devient secondaire, tout comme la digestion : la salivation diminue et le transit intestinal ralentit. C’est ainsi que l’on a la bouche sèche et que l’on devient constipé.

 

Les répercussions sur l'humeur

 

Les répercussions de cet état chronique sont nombreuses. Si, dans des environnements hostiles, il a permis à nos ancêtres de survivre, il est aujourd’hui un souci majeur pour les femmes et les hommes qui souhaitent vivre et vieillir sereinement le plus longtemps possible.


L’activation régulière des hormones de stress perturbe les fondements biologiques de l’humeur :


La noradrénaline, qui contribue à la sensation d’éveil et d’énergie mentale, est réduite par les hormones glucocorticoïdes. Un taux de noradrénaline faible peut provoquer un manque d’allant, de l’apathie et des difficultés à se concentrer. Ce sont les signes classiques de la dépression.


- Le cortisol abaisse la production de dopamine, avec une perte de plaisir dans les activités que l’on considérait jadis comme agréables : c’est un autre critère de dépression.


- Le stress réduit la sérotonine, le neurotransmetteur essentiel au maintien de la bonne humeur et de la forme. Il joue un rôle important dans le sommeil, les comportements alimentaires, la vigilance… De fait, la personne stressée se sent mal et triste.

 

Les risques médicaux

 

Ils sont de plusieurs ordres


Gastro-intestinaux : ulcères, colites, syndrome de l’intestinirritable, diarrhées, et constipation ;


Cardiovasculaires : durcissement des artères (athérosclérose), crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux ;


Endocriniens : diabète de type 2, syndrome prémenstruel, trouble de l’érection pénienne, baisse de la libido.


Mais aussi :


Troubles du sommeil : retard d’endormissement, insomnies, altération de la vigilance… :


Vieillissement prématuré : ostéoporose, trouble des fonctions intellectuelles, troubles de la mémoire :


Baisse du système immunitaire : rhumes et grippes plus fréquents, plaies et blessures plus longues à cicatriser, vulnérabilité plus importante aux infections graves.


CATEGORIE : travail-et-sante

TAG : stress, pathologie, cerveau


Stress : mécanismes et symptômes

Stress : mécanismes et symptômes

 

Imaginons que vous vous promeniez dans un bois et qu’au détour d’un chemin : vous détectez une forme sinueuse, à terre, juste devant vous.


Durant les premiers dixièmes de seconde, l’information parvient au cerveau occipital (en charge de l’information visuelle) qui la transforme en image compréhensible.

 

Le cortex occipital envoie des représentations de cette image dans deux directions principales : à l’hippocampe (système limbique), qui évalue son danger et ses opportunités, et au cortex préfrontal. D’autres parties du cerveau en font une analyse approfondie et plus longue à mettre en œuvre*.

 

Par précaution, votre l’hippocampe compare immédiatement cette image à sa brève liste de dangers, selon une grille de lecture simpliste mais rapide donc efficace. En cas de danger de mort, il incite à fuir et à réfléchir plus tard !

 

Dans notre exemple, s’il retrouve des formes sinueuses comparables à celles pré-enregistrés  dans sa bibliothèque de dangers ancestraux, il envoie un message d’alerte à l’amygdale, pour déclencher une mise en garde générale : le stress.

 

De sorte qu’une seconde après avoir détecté la forme sinueuse, vous faites un bond en arrière de manière réflexe.

 

Entre temps, le cortex préfrontal, puissant mais relativement lent, a puisé des informations dans la mémoire à long terme pour affiner son évaluation des formes sinueuses.

 

Il nuance en détaillant la forme, la  couleur… et conclut qu’il ne s’agit pas d’un serpent mais d’un morceau de bois !

 

Quelques secondes passent : vous avez maintenant un tout autre état d’esprit et vous continuez votre promenade tranquillement.

 

Résumons :

 

Il y a deux modes de fonctionnement mental :


Un mode rapide, binaire avec solutions stéréotypés issues du centre de nos apprentissages ;


Un mode plus lent avec solutions complexes issues d’une bibliothèque d’expériences personnelles mémorisées.


 

Les messagers intérieurs du stress : une cascade stéréotypée

 

Quelle que soit la source du danger, l’amygdale donne l’alarme au cerveau reptilien (profond). Cet éveil pré-programmé génétiquement déclenche des réactions corporelles bien définies, dans l’ordre suivant.

 

Le tronc cérébral secrète un stimulant de l’éveil : la noradrénaline, pour être prêt à réagir, et permet de rester vigilant.

 

Puis le système sympathique envoie des signaux aux principaux organes et groupes musculaires du corps, les préparant à combattre ou à fuir…

 

- Sous l’effet de l’hypothalamus (le principal régulateur du système endocrinien), l’hypophyse stimule les glandes surrénales qui libèrent les hormones de stress : adrénaline, noradrénaline (système nerveux sympathique), puis le cortisol (axe hormonal hypothalamo-hypophysaire)

 


 

Les effets des messagers hormonaux sur le stress

 

Une seconde après la mise en garde stressante, la totalité du cerveau et le corps est en alerte rouge*.

 

L’adrénaline accélère le rythme cardiaque pour améliorer la circulation sanguine donc l’oxygénation des cellules. Elle dilate les pupilles, pour que la lumière pénètre davantage dans les yeux.

 

La noradrénaline concentre le sang dans les groupes musculaires prêts à agir ;  elle dilate les bronchioles des poumons pour accroître les échanges d’oxygène, permettant de frapper ou crier plus fort...

 

Le cortisol inhibe le système immunitaire afin de réduire l’inflammation consécutive aux blessures (fonction originelle d’économie de l’énergie).

 

Il accélère aussi les réactions de stress par deux procédés qui fonctionnent en boucles :


1- il stimule l’amygdale qui active en cascade la production de cortisol.

 

2- il freine l’activité de l’hippocampe qui en temps normal inhibe l’amygdale. L’amygdale n’étant plus inhibée par l’hippocampe, le système s’emballe. 


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TAG : stress, symptômes, anxiété, cause


Stress Physiologique : définition

Stress Physiologique : définition

 

Il est d’usage dans les milieux professionnels, sportifs ou artistiques d’affirmer que le stress est nécessaire à la motivation.

 

Il est de bon ton d’avoir le trac, qui marque l’engagement, avant une présentation orale ou une réunion importante avec un gros enjeu à la clé.

 

Celui qui n’a pas le trac est suspect d’être trop détendu, ce qui dénoterait un certain détachement ou un manque évident de motivation ; à moins qu’il ne s’agisse de l’expression d’un réel  talent, d’un don certain, d’une qualité naturelle…

 

Réussir une présentation malgré le trac est courant, pour autant ce trac est-il nécessaire ? Est-il possible d’aborder des situations difficiles avec calme et même plaisir  ?  Le stress est-il une fatalité ?

 

Stress humain : origines et évolution

 

Au commencement, était le stress défensif….


Dans le monde sauvage, le stress est une réaction défensive de survie, certes primitive, mais tout à fait adéquate au contexte. C’est un signal d’alarme qui permet à l’espèce de faire face au danger.

 

Ces mécanismes de survie primitifs ont été sélectionnés par l’évolution naturelle pour échapper à ces dangers.

 

L’unité et la diversité du vivant s’expliquent par cette évolution adaptative, dont le moteur est la sélection  naturelle des organes, mécanismes et fonctions les mieux adaptés à l’environnement, transmis aux générations suivantes (Charles Darwin,1859).

 

C’est la partie ancestrale de notre cerveau (hypothalamus) qui, lorsqu’elle a détecté un danger, déclenche un ensemble de réactions génétiquement programmées pour nous protéger : ce que l’on appelle aujourd’hui le stress.

 

Dépendant d’un territoire primitif, le stress fonctionne de manière instinctive, inconsciente, et ne nécessite aucun apprentissage.

 

Ce qui explique le caractère incontrôlable des expériences et pulsions qui en proviennent.

 

Une réaction animale en évolution

 

Devant le danger, tout animal peut choisir de fuir, lutter ou faire le mort.

 

Avec le développement du cerveau s’est organisée la vie en groupe, en troupeaux, avec des comportements sociaux, notamment des compétences relationnelles : telles que la confiance en soi et en l’autre, l’empathie, la compassion.

 

La « culture » instaure à son tour des codes de conduites, des règles de communication entres congénères, au sein d’un même groupe (élaborés dans le territoire cérébral limbique).


Les relations sociales étant plus complexes, le cerveau humain s’adapte à son environnement non par sa masse musculaire mais en réduisant ou, du moins, en modulant les mécanismes primitifs du stress (grâce à son territoire cérébral préfrontal).

 

Pourtant, l’observation quotidienne montre que nous passons une bonne partie de notre temps à nous stresser alors que nous ne sommes que rarement en danger de mort. Selon Henri Laborit, on ne peut pas identifier de causes externes au stress humain dans près de 90% des cas. Ce stress est  d’origine interne !


Alors que le « stress animal défensif» est d’origine externe, contextuelle, environnementale, le stress humain est d’origine interne, subjective, cognitive.

 

Tout se passe comme si nous les humains n’étions pas capables de distinguer danger de mort imminent et simple désagrément : contrariété scolaire, retard de planning, manque de reconnaissance du collaborateur, du partenaire, jugement négatif sur soi-même…

 

Les différentes réponses de stress physiologique

 

L’évolution animale a élaboré 3 stratégies devant le danger, soit 3 types de stress : fuite, lutte, inhibition.

 

La fuite est caractéristique de l’étudiant qui n’arrive pas a réunir ses pensées.

 

C’est le blanc mental, il bégaie, il n’a qu’une envie : fuir.

 

La lutte est celle qui s’exprime lorsqu’on est en colère, énervé (dispute, conflit). Devant un feu rouge grillé par exemple. on contracte le haut du corps, on devient tout rouge, on crie, on est  tellement sûr d’avoir raison…

 

L’inhibition est un état  où rien que le fait de penser à la situation inquiétante nous épuise, nous décourage. C’est par exemple le collaborateur qui ne sait plus par quel bout rattraper le retard de ses dossiers.

 

Il se « vide de son sang », devient livide et son cœur se ralentit…

 

A l’origine, cette réaction d’inhibition végétative avait pour fonction de limiter l’effort et préserver les réserves énergétiques du corps pour durer…


 

Stress humain : en quoi est-il si particulier ?

 

Le stress humain est interne au cerveau, à chaque cerveau !

 

Ce qui explique que nous ne stressions pas pour les même raisons dans les mêmes conditions ; nous n’apprécions et n’interprétons pas les événements de la même façon.

 

« Ce sont en fait nos pensées, nos cognitions, en l’occurrence incohérentes, contradictoires qui déclenchent le stress. Et leur remise en ordre l’apaise. » (Aaron T.Beck, Cognitive therapie and The Emotional  Disorders)

 

L’approche neuroscientifique du stress, par l’imagerie fonctionnelle, montre le blocage des capacités adaptatives cérébrales (partie pré-frontale) lors du stress humain. Depuis 1992, une étude menée par L’IME (Institut de médecine environnementale dirigée par Jacques Fradin) émet l’hypothèse que seule cette partie intelligente du cerveau détecte cette incohérence décrite par Aaron Beck.

 

Elle envoie une alerte pour nous la signaler : alerte qui s’exprime sous forme de stress cognitif*.


Le stress est donc un message interne qui nous avertit que nous n’avons pas le bon état  d’esprit pour gérer la situation. 
Le stress est donc au mental ce que la douleur est au corps : une alerte de dysfonctionnement.

 

Autant nous savons consulter le dentiste lorsque nous avons mal à une dent, autant nous oublions de demander conseil lorsque nous sommes agacés par les collègues, inquiets  de  l’avenir, tristes du passé ou déçus par le  présent.


En général, on consulte un médecin lorsque le stress retentit de façon majeure sur notre état de santé : état d’anxiété généralisée, épuisement (burn out en anglais), ou plus simplement quand tout va de travers au travail comme à la maison, que la vie n’a plus de sens.

 

On perçoit que cela peut nous coûter très cher.

 

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TAG : stress physiologique, anxiété


Le stress : les chiffres

Le stress : les chiffres

 

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : Près de 450 millions de personnes seraient directement concernées par le stress dans le monde. En France, on estime ce chiffre à 4 millions, soit près d’une personne sur quinze.


Entre 23 000 et 36 000 décès par an seraient dus au stress en France.

 

Une enquête à l’échelle européenne a révélé que 17% des Européens considéraient le stress comme le facteur de risque le plus important pour la santé, à égalité avec le tabac.

 

36% : c’est la part due au stress dans le risque global d’infarctus.

 

4% : c’est l’augmentation du risque d’infarctus provoqué par l’anxiété.

 

Le stress : enjeux dans le monde du travail

 

Les troubles musculaires squelettiques (TMS) constituent la première cause de maladie professionnelle en France. Leur nombre augmente de plus de 15% chaque année.

 

En 2006, dans le secteur privé (hors secteur agricole), 32.500 cas ont été reconnus par les Carsat (caisses d’assurance retraite et de la santé au travail), soit 77% de l'ensemble des maladies professionnelles.

 

Tous les secteurs d'activité sont touchés.


La perte de  productivité au travail est importante : 34% des salariés se disent stressés par leur travail (Ministère du travail, 2008).

 

Stress : répercussions sur les dépenses nationales

 

80% des consultations médicales sont liés au stress (source Dr Herbert Benson, Université de Harvard).

 

La consommation médicamenteuse s’en ressent : 34,8 % des assurés sociaux ont été remboursés de la prescription d’anxiolytique et d’antidépresseur (CPAM, 2000), 21,4% de la population auraient pris un psychotrope dans l’année, suivi de 18,6% un anxiolytique et 6% un antidépresseur (ESEMeD 2005).


En France, le stress représente « quelques 60 milliards d’euro » (Ministère du travail, 2008).

 

Quand consulter ?

 

Etre stressé est une réaction normale car elle permet à l’organisme de s’adapter à un contexte particulier : Déménagement, changement de travail, crise …


Si le message mental est perçu, et que l’organisme développe des stratégies adéquates pour gérer sa situation, le signal d’alerte s’arrête (voir fiches sur le stress physiologique) et la gèneoccasionnée disparaît.

 

Tout se complique lorsque le signal de stress perdure, les hormones déferlent dans le sang et entraînent l’apparition de symptômes fréquents, intenses et handicapants ne permettant plus de mener à bien ses activités quotidiennes.

 

C’est à ce moment qu’il faut consulter pour éviter la détérioration physique et mentale avec des séquelles parfois irrémédiables : crises cardiaques, dépression majeure, suicide…



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TAG : stress, anxiété




Définition de l’anorexie mentale

Définition de l’anorexie mentale


L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire qui consiste à limiter volontairement sa nourriture par peur de prendre du poids et de grossir. Ce n’est pas une perte de l’appétit ou une diminution de la sensation de faim.
La distorsion de la perception du corps induit une spirale d’amaigrissement illimité : jusqu’à 50 % du poids normal, avec un risque mortel bien présent. Malheureusement une caractéristique de l’anorexie est le déni, qui rend très difficile la prise en charge médicale et psychologique.

 

Origines de l’anorexie


Apanage de la femme (9 cas sur 10), l’anorexie est fréquente chez l’adolescente, dans tous les milieux sociaux. Elle peut devenir chronique et se poursuivre à l’âge adulte (un tiers des cas). De nombreuses anorexiques ont une tendance boulimique, alternant privations et frénésies alimentaires.
On estime de 1 à 2 % le nombre de femmes âgées de 12 à 20 ans touchées par l’anorexie. De plus, beaucoup de jeunes femmes (20 % selon certaines enquêtes) ont tendance au jeûne et à la restriction alimentaire sans répondre à tous les critères de la maladie mentale.

 

Risques de l’anorexie


Outre l’amaigrissement, l’anorexie mentale s’accompagne de complications physiques dues à la privation alimentaire : ostéoporose précoce qui débute 6 mois après le début de la perte de poids (40 % des adolescentes anorexiques), œsophagite (inflammation de l’œsophage due aux vomissements répétés), souffrance cardiaque à l’effort, retard de croissance, troubles sanguins, atteinte rénale et troubles métaboliques.


Cette pathologie met la vie en jeu lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est inférieur à 12 ou 13.
On estime à 10 % la mortalité : la moitié par tentatives de suicide, ce qui représente 15 à 20 % des patientes ; la moitié par cachexie (dénutrition sévère).


Dans un tiers des cas, lorsque l’anorexie est prise à temps, la guérison est possible avec une reprise de la vie normale. Dans un tiers des cas, les anorexiques présentent, outre leur trouble alimentaire, d’autres troubles comportementaux, comme les phobies, qui réclament une prise en charge spécifique.

 

Symptômes et signes de l’anorexie mentale


Le trouble du comportement alimentaire est longtemps caché habilement par la patiente. Elle peut se faire vomir après un repas ou utiliser des laxatifs (médicaments destinés à accélérer le transit intestinal), des coupe-faim, des hormones thyroïdiennes et des amphétamines.


Quand les signes de maigreur sont manifestes, il est plus facile d’évoquer le diagnostic. L’alternance de périodes d’anorexie et de boulimie est fréquente mais pas immédiatement évocatrice.


L’absence ou disparition des règles (aménorrhée) quelques mois après la restriction alimentaire est un bon symptôme, car toujours présente. Elle s’associe à un refus de la sexualité (et de la féminité).
En contrepartie, on note des symptômes tels, une hyperactivité avec hyperinvestissement intellectuel, et dans 10 % des cas environ une addiction (drogue, médicaments, tabac, alcool). L’appauvrissement des relations sociales s’associe aux troubles de l’humeur (anxiété et dépression) et du sommeil.

Quels sont les mécanismes de l’anorexie ?


Ils sont multiples, génétiques et environnementaux. La transmission génétique est forte (autour de 70 %). L’association fréquente à d’autres troubles mentaux converge vers des anomalies touchant les échanges neuronaux. De nombreux gènes candidats sont étudiés.


Par-dessus la vulnérabilité génétique, s’imposent le contexte familial et l’environnement. D’une part l’histoire personnelle éprouve plus ou moins la personne, et la pousse ou pas hors de ses capacités d’adaptation aux événements. D’autre part, toute phase de croissance de l’individu implique un déséquilibre transitoire : interne dans l’organisme et externe avec l’environnement.

 

Il est plus ou moins bien surmonté en fonction des gènes activés à ce moment-là : l’adolescence est une période à risque à cause des bouleversements nombreux qui s’y produisent et révèlent les vulnérabilités sous-jacentes. L’explication psychanalytique évoque un conflit avec la mère, auquel la jeune fille répond par un refus volontaire de s’alimenter. Ce trouble de la relation mère-enfant et de la dualité amour-nourriture serait davantage la conséquence que la cause d’un développement psychique perturbé chez les filles (voire chez la mère qui peut être une ancienne anorexique/boulimique).

  

Y a-t-il une prévention possible de l’anorexie ?


Il n’y en a pas pour l’instant. Cependant, on peut dépister précocement les premiers troubles alimentaires pour une meilleure prise en charge, surtout un désamorçage précoce des dégâts familiaux notamment si de telles situations sont déjà survenues dans la famille.

Quand consulter le médecin ?


Il faut consulter dès qu’apparaissent les premiers signes de l’anorexie : obsession du poids, des aliments ou de leur valeur calorique, refus des repas familiaux, obsession de la minceur, obsession de la prise alimentaire, besoin de se dépenser physiquement après chaque repas, pesées fréquentes, et quand ces périodes alternent avec des périodes de boulimie.


Que fait le médecin en cas d'anorexie mentale ?


Outre l’examen général, le médecin prescrit un bilan sanguin destiné à apprécier le retentissement biologique (potassium sanguin diminué par exemple) et hormonal de l’anorexie. Il calcule l’indice de masse corporelle (IMC). Lorsque celui-ci est inférieur ou égal à 15, il justifie une hospitalisation en service de médecine ou en milieu spécialisé à cause du danger immédiat (crise suicidaire, complication médicale grave…). L’hospitalisation permet notamment la renutrition.


La prise en charge de l’anorexie mobilise au long cours le médecin traitant, un nutritionniste, un psychiatre, une équipe de psychologues et la famille, car la maladie laisse des traces d’autant plus prononcées dans le comportement que la prise en charge a été tardive.

 

Qu’il y ait ou non hospitalisation, une prise en charge psychothérapeutique et psychiatrique de l’anorexique et de sa famille est indispensable.

 

Comment préparer la consultation ?


Il faut noter sur un semainier tous les apports alimentaires de la semaine et présenter la courbe de poids des mois précédents.
Il faut enquêter sur les comportements similaires dans la famille.

CATEGORIE :  pathologies-et-symptomes


Hospitalisations des dépressifs : trop longues ou trop courtes ?



La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues en France, 3 millions de personnes en seraient affectées dont 60% auraient recours aux soins. C’est à leur médecin généraliste qu’elles font le plus appel (21 %), devant les psychiatres (13 %) et psychologues libéraux (7 %) alors que 10% sont suivies en établissement avec hospitalisation dans un cas sur quatre (troubles sévères).  Sur 588 établissements de santé assurant une prise en charge hospitalière en psychiatrie, la moitié relève du public. Ces établissements représentent également les deux tiers des lits d'hospitalisation à temps complet. Le reste se partage entre privé lucratif, dont elle représente près de la moitié de l’activité, et le privé non lucratif. La DREES qui vient de publier une étude sur le sujet relève que la durée annuelle d'hospitalisation est près de deux fois supérieure dans les établissements privés à but lucratif sans que la sévérité des affections y soit plus forte. La durée d’hospitalisation pour dépression semblerait donc dépendre du statut de l’établissement plus que de la gravité de la pathologie. Le public fait-il plus tourner ses lits par manque de place ou est-ce le privé qui tond ses clients ? Les statistiques ne donnent pas la réponse. Quoiqu’il en soit que vous cherchiez un généraliste qualifié en psychiatrie ou un psychiatre, un établissement public de santé mentale ou une clinique, notre moteur de recherche est à votre disposition !


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De meilleures garanties pour les internés d'office


Suite à un recours formé par  le Cercle de réflexion et de proposition d'actions sur la psychiatrie contre plusieurs décrets d'application de la loi du 5 juillet 2011 sur les soins sans consentement, le Conseil d'État a changé sa jurisprudence par une décision qui va obliger les directeurs d'établissement à motiver par écrit les mesures de soins sur demande d'un tiers. Il a en effet annulé l'article R. 3211-11 du code de la santé publique en ce qu'il ne prévoyait pas la transmission systématique, au greffe du tribunal de grande instance, à fin de contrôle de légalité, de la décision d'admission prise par le directeur de l'établissement, des soins sur demande d'un tiers en cas de péril imminent. Les certificats médicaux auxquels ces décisions se réfèrent devront être synthétisés dans la décision d'admission du directeur et annexés à cette même décision. Les réclamations des personnes qui estimaient être internées abusivement vont en être grandement facilitées. A défaut de motivation, la levée de la mesure de contrainte par le Juge des libertés et de la détention et l'indemnisation des personnes seront acquises. Vous cherchez un psychiatre en secteur 1 à Paris 16 ou un établissement psychiatrique présentant les meilleures garanties à des tarifs raisonnables? Notre moteur de recherche est à votre disposition !

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La psychothérapie efficace contre l'anorexie


L’anorexie mentale, qui touche environ 1% de la population, concerne principalement  les jeunes filles et  se caractérise par un poids  inférieur à 85% du poids normal ou par un IMC inférieur à 17,5.  Elle laisse des séquelles psychologiques ou physiques à vie et conduit même à la mort dans un cas sur 5. Une étude allemande, publiée dans The Lancet, portant sur plus de 240 patientes souffrant d’une forme légère de cette maladie et qui ont été suivies un peu moins de deux ans, confirme les bénéfices de la psychothérapie. Les patientes ont été traitées par 3 méthode différentes : la thérapie psychodynamique focale, la thérapie cognitivo-comportementale et la psychothérapie classique. Toutes les patientes avaient repris du poids en fin de traitement et 12 mois plus tard (3,8 kg en moyenne).Les 2 premières méthodes enregistraient des résultats un peu meilleurs mais il n’y a pas eu d’amélioration pour 25% des patientes.  Les auteurs insistent en conclusion sur l’importance d’un traitement précoce lorsque la maladie en est encore à une forme bénigne et ne s’est pas installée. Vous cherchez un psychiatre spécialisé dans l’adolescence ou un généraliste qualifié en nutrition ? Notre moteur de recherche vous renseignera !


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Les maths et les filles : c'est tout dans la tête


Même lorsqu’elles sont aussi bonnes que les garçons en maths, les filles déclarent éprouver plus d’anxiété à ce sujet selon plusieurs travaux de recherche en psychologie. Une nouvelle étude germano-canadienne portant sur 700 élèves âgés de 11 à 16 ans et publiée dans  Psychological Science a comparé les déclarations « à froid » et perceptions générales hors de tout contexte mathématique et les déclarations « en action » lors d’examens mathématiques des filles et des garçons. L’écart d’anxiété ressentie entre les sexes n’a été mis en évidence que  pour les appréciations à froid et pas du tout dans la pratique réelle. Les questionnaires généraux d’auto-évaluation des compétences pourraient ainsi conforter les stéréotypes et dissuader les filles de s’orienter vers des carrières scientifiques.


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Migraine et revenu


Selon une étude américaine publiée dans Neurology et portant sur 132  000 femmes et 124 000 hommes atteints de symptômes migraineux, ceux-ci sont associés à un niveau de revenu plus faible toutes choses égales par ailleurs. Chez les femmes, la migraine affecte 37% de celles appartenant à des foyers de revenus inférieurs à 22 500 $, 29% de celles dont les foyers ont des revenus compris entre cette somme et 60 000$ et seulement  et 20% de celles dont les foyers ont des revenus supérieurs à cette dernière somme. Chez les hommes du même âge, les taux de prévalence sont respectivement de 13%, 8% et 5%. En revanche, le niveau de revenu n’est pas corrélé au taux de rémission. Les auteurs en concluent que les facteurs sociaux peuvent avoir un rôle causal mais que la prévalence et la rémission n’obéissent pas aux mêmes déterminants. A la recherche d’un neurologue à tarifs raisonnables ? Consultez notre moteur de recherche !

 

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