Accueil > Actualités > Psy
AVCCANCERCHIRURGIECOEURDIVERSMEDECINE ESTHETIQUEFIN DE VIEIVG-CONTRACEPTIONMALADIES CHRONIQUESMATERNITEPERSONNES AGEESPRIX DES SOINSPSYQUALITE DES SOINSREMBOURSEMENTSSYSTEME FRANCAIS DE SANTEVACCINATIONMEDICAMENTSADDICTIONSMEDECINES ALTERNATIVESSOMMEIL

Parkinson : les médicaments moins efficaces que la stimulation cérébrale



Déjà utilisée avec succès chez des patients ayant des mouvements incontrôlés et souffrant d’un handicap lourd, la stimulation cérébrale profonde qui consiste en l’implantation dans une région spécifique du cerveau d’électrodes, qui sont stimulées par un pacemaker situé sous la peau au niveau de la clavicule, pourrait être plus efficace qu’un traitement médicamenteux, même à un stadeprécoce de la maladie de Parkinson.. C’est la conclusion d’une étude franco-allemande publiée dans le New England Journal of Medicine qui a porté sur  250 patients divisés en deux groupes, l'un traité par stimulation cérébrale, l'autre par médicaments. Au terme d’un suivi de 2 ans, les patients stimulés avaient une amélioration significative de leur qualité de vie par rapport à l’autre groupe. Les capacités motrices, l’humeur, les activités de la vie quotidienne et l’adaptation psychosociale étaient aussi améliorées. Cependant aucune différence n’était notée concernant les fonctions intellectuelles. Les effets indésirables graves étaient similaires dans les deux groupes. Vous cherchez un neurologue ou un neuro-chirurgien ? N’oubliez pas que grâce à notre moteur de recherche vous pourrez trouver exactement celui qui vous convient en fonction de ses qualifications, de ses honoraires et de la satisfaction de ses patients !
 

TDAH, le parcours du combattant des parents


Le TDAH, trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité, n’est pas une maladie mais un syndrome. Il se caractérise par l’existence d’un trouble de l’attention, symptôme majeur, plus ou moins associé à une hyperactivité et à une impulsivité. A cette triade peut s'ajouter un ensemble de comorbidités qui affectent le développement de la vie cognitive, du langage, de la vie émotionnelle et affective des patients. En France, la prévalence des formes les plus sévères de TDAH serait de l’ordre de 2 % pour la période d’âge scolaire. Elle serait de 3% à 4% chez les garçons et de 1% chez les filles. En extrapolant ces données, le nombre d’enfants  des enfants de 6 à 14 ans souffrant de TDAH, serait d’environ 200 000. S'appuyant sur un suivi pendant 33 ans de 135 enfants considérés comme « hyperactifs » entre 1970 et 1978, comparée à une population-témoin indemne de TDAH, une étude publiée dans les Archives of General Psychiatry montre qu’un TDAH dans l'enfance multiplie par quatre le risque de TDAH persistant à l'âge adulte, par trois celui de toxicomanie ultérieure. D’où l’importance d’un diagnostic précoce auquel cependant les soignants sont préparés. Selon une enquête réalisée en 2004, par l’association de patients « HyperSupers TDAH France », auprès d’un échantillon de 30 familles, le circuit du patient reste aléatoire, chaotique et laissé au hasard des contacts. Il peut ainsi s’écouler 4 années en moyenne pour qu’un patient soit vu par un spécialiste de cette pathologie. Les méthodes diagnostiques restent hétérogènes d’un praticien à l’autre. C’est la raison pour laquelle la HAS vient d’émettre une recommandation de bonne pratique sur le sujet. Mais que vous cherchiez un généraliste qualifié en addictologie ou spécialiste du sommeil, un psychiatre ou un pédopsychiatre, un orthophoniste, un pédiatre ou un neuro-pédiatre, un orthoptiste ou un orthodontiste, Les Bons Choix Santé les trouveront pour vous et vous permettront de les choisir en fonction de leurs tarifs et de leurs compétences.


VOIR L'ARTICLE

VOIR LES RECOMMANDATIONS HAS


Maladie de Parkinson : intérêt de la neuro-stimulation étendu


Une étude franco-allemande publiée le New England Journal of Medicine met en évidence que la stimulation cérébrale profonde qui consiste en l’implantation dans une région spécifique du cerveau d’électrodes, qui sont stimulées par un pacemaker situé sous la peau au niveau de la clavicule pourrait être préférable au traitement médicamenteux, même à un stade précoce. 251 patients âgés en moyenne de 52 ans et souffrant de la Parkinson depuis 7,5 années ont été suivis pendant 2 ans. Ils ont été divisés en deux groupes : le premier traité par stimulation cérébrale, le second par médicaments. Ils ont été interrogés par questionnaires sur leur qualité de vie et il est apparu que les patients stimulés déclaraient une amélioration significative de leur qualité de vie par rapport à l’autre groupe. Les capacités motrices, l’humeur, les activités de la vie quotidienne et l’adaptation psychosociale étaient aussi améliorées. Néanmoins, les effets indésirables étaient un peu plus fréquents dans le groupe neuro-stimulé. Déjà utilisée à des stades avancés de la maladie (15 ans), cette intervention pourrait donc avoir un intérêt bien plus précocement.


VOIR L'ARTICLE 




Prévention des suicides: Brest et Lille en pointe


La France compte chaque année 220 000 tentatives de suicide, dont 10 000 aboutissent. Le risque de récidive est maximal dans les six mois. Un suivi adapté aux personnes ayant intenté à leur vie permettrait selon un récent rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de prévenir les récidives. Deux initiatives l’une du CHU de Lille, l’autre de celui de Brest sont montrées en exemple. A Lille, un dispositif de veille est proposé au patient pendant les six mois suivant son hospitalisation. Par des courriers personnels, des appels téléphoniques, des SMS et  la mise à disposition d'un numéro permettant de joindre un soignant 24 heures sur 24. A Brest, les jeunes de 17 à 25 ans hospitalisés pour une tentative de suicide sont orientés vers une structure qui favorise une réflexion sur leur geste. Le jeune ne sera remis en contact avec l'extérieur et, en premier lieu, sa famille que progressivement. À l'issue de l'hospitalisation, l'équipe médicale instaure un contact régulier pendant six mois. Les résultats de ces programmes en termes de récidive (- 50% à Brest) et de décès sont très positifs en ce qui concerne les primo-suicidants et les jeunes. Pour trouver un psychiatre spécialisé dans l'enfance et l'adolescence ou un établissement de SSR spécialisé en psychiatrie, n'oubliez pas notre moteur de recherche !


VOIR LE RAPPORT DU CESE




Le yoga bon pour la santé mentale ?


La pratique du yoga serait bonne pour la santé mentale et notamment pour la dépression, la schizophrénie, les troubles de l’attention, l’hyperactivité et le sommeil du moins si l’on en croit l’étude indo-américaine publiée dans l’édition du 25 janvier de la revue Frontiers in affective Disorders and Psychosomatic Research. Alors que 60% des patients seraient toujours déprimés après un an de traitement par un antidépresseur, le yoga comme complément serait efficace. L’étude consiste en une méta-analyse de 124 études antérieures. Cependant les auteurs ne manquent pas d’attirer l’attention sur la faiblesse scientifique de ces résultats (niveaux B et C seulement) qui ne comportent aucune étude en double aveugle, dont les échantillons les horizons temporels sont limités. Au pire cela fait toujours un peu de gymnastique douce et d’exotisme !


VOIR L'ETUDE



Relations sexuelles en établissement psychiatrique


La cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé le règlement intérieur de l’hôpital psychiatrique de Cadillac en Gironde qui interdisait les relations sexuelles entre patients à tous les malades d'une unité car il leur imposait une sujétion excessive, générale et absolue. L'arrêt s’appuie sur la Convention européenne des droits de l'homme, le code de la santé publique et le code civil pour rappeler que l'exercice du droit au respect de la vie privée d'une personne atteinte de troubles mentaux hospitalisée sans son consentement constitue une liberté individuelle dont la vie sexuelle est une composante. L'ingérence dans l'exercice de ce droit par une autorité publique ne peut être légale que si elle répond à des finalités légitimes et qu'elle est adéquate et proportionnée. Une interdiction fondée sur la pathologie spécifique de chaque patient et non sur la pétition de principe selon laquelle tous doivent être privés de relations sexuelles eût donc, en revanche, été licite.


VOIR LES CONCLUSIONS DU RAPPORTEUR PUBLIC


Le sucre est un doux poison


Les résultats d’une étude menée par un professeur associé à l’université de Caroline du Nord et qui sera présentée en mars lors du 65e congrès annuel de l'American Academy of Neurology mettent en lumière une corrélation entre la consommation de boissons sucrées, et notamment les boissons dites « diet », et la santé mentale. Les habitudes alimentaires de 263 000 adultes âgés de 50 à 71 ans ont été suivies entre 1995 et 2005 et il a été constaté que 11 000 d'entre eux présentaient un état dépressif à compter de 2000. Les personnes qui buvaient au moins quatre canettes de sodas par jour présentaient un risque de dépression 1,3 fois plus élevé que celles qui n'en consommaient pas, celles qui buvaient quatre canettes de boissons au fruit au quotidien présentaient un risque presque 1,4 fois plus élevé. Les chiffres étaient encore plus mauvais avec les versions allégées des sodas, boissons au fruit et thés glacés. Les buveurs de café présentaient, en revanche, un risque plus faible que la moyenne. 


VOIR L'ETUDE


Retard français en santé mentale


Une étude de l’IRDES apporte de nouveaux éléments sur les situations comparées de la France et de ses trois grands voisins européens. Alors que la santé mentale des français est moins bonne que celles de leurs voisins comme le montre le tableau suivant, ni les sommes qui y sont consacrées ni surtout les modalités de la politique psychiatrique ne semblent à la hauteur des enjeux. Au regard de ses voisins européens, la situation française présente un certain retard en matière d’intégration de la psychiatrie à l’hôpital général, mais aussi et surtout en matière de développement des structures d’hébergement et services d’accompagnement de la personne souffrant de troubles psychiques dans sa vie quotidienne. La prise en charge de la maladie mentale en France a longtemps été gérée essentiellement par le secteur de psychiatrie, avec une vision souvent « totalisante » de ses missions. L’articulation avec le secteur social et l’approche globale de la prise en charge avec les autres acteurs du champ sanitaire et social (médecine de ville, établissements de santé privés, services d’accompagnement social et médico-social) y restent insuffisamment développées. L’implication des usagers et de leurs proches dans le projet thérapeutique, à travers notamment les concepts de rétablissement et d’empowerment ou de responsabilisation, comme dans l’exemple anglais, demeure embryonnaire en France. Pensée en termes sanitaires, la prise en charge française de la santé mentale ne tient pas assez compte des différentes dimensions de la vie quotidienne (hébergement, accès à l’emploi, à la formation, notamment) alors qu’elles participent fortement à la qualité de vie et au maintien ou à l’intégration sociale des personnes confrontées à un trouble psychique.

Allemagne Angleterre France Italie
Population en 2010 81 757 000 61 792 000 62 787 000 60 483 000
Taux standardisé par suicide 10,0 6,5 15,2 5,4
de mortalité pour 
100000 habitants
liée à la consommation d'alcool 51,4 49,7 66,0 40,1
Pourcentage du PIB réservé à la santé 11,6% 9,6% 11,9% 9,5%
Pourcentage des dépenses de santé 
affectées à la santé mentale
52,8 47,2 52,8 47,2
11% 14% 11% 5%

VOIR L'ETUDE IRDES

Ménopause et troubles cognitifs

Une étude de l'Université de Rochester, publiée dans l’édition du 2 janvier de la revue Menopause de la North American Menopause Society porte sur les problèmes de mémoire que rencontrent de nombreuses femmes à la quarantaine et à la cinquantaine à l’approche de et durant la ménopause. 117 femmes ont passé une série de tests pour évaluer leurs capacités cognitives (6 critères) qui ont aussi été rapprochées des symptômes tels que les bouffées de chaleur, des troubles du sommeil, la dépression et l'anxiété et des niveaux d'œstrogène mesurés par prélèvement sanguin. Quatre stades ont été comparés: la période de fin de reproduction, le début et la fin de période de transition ménopausique et après la ménopause. Les principaux résultats sont que les femmes à un stade précoce de la ménopause ont de moins bons résultats sur les mesures de l'apprentissage verbal, la mémoire verbale et des habiletés motrices que les femmes dans les stades avancés de transition et de fin de reproduction et que les symptômes comme les troubles du sommeil, la dépression et l'anxiété n'ont pas de lien avec les problèmes de mémoire. Le déclin cognitif pendant la période de transition est donc un processus non linéaire, indépendant des autres manifestations de la ménopause et transitoire.


VOIR L'ETUDE



Autisme et diurétiques

 
 
Alors que l'impact des diurétiques sur l'épilepsie avait déjà été mis en lumière précédemment, deux chercheurs français  viennent de publier dans Translational Psychiatry les résultats d'un essai clinique en double aveugle pour en évaluer l'intérêt dans le traitement de l'autisme. Soixante enfants de 3 à 11 ans ont été suivis pendant 4 mois. Un groupe a reçu le traitement diurétique et le deuxième groupe un placebo pendant 3 mois. Le dernier mois, aucun traitement n'a été donné. La sévérité des troubles autistiques des enfants a été évaluée au démarrage de l'essai, à la fin du traitement, c'est-à-dire au bout de 90 jours et un mois après la fin de ce dernier. Après 90 jours de traitement, le score moyen au test CARS (Childhood Autism Rating Scale) des enfants traités s'est amélioré de façon significative. La sévérité des troubles autistiques du groupe traité passe du niveau élevé  à moyen. Aucune différence significative de score n'est observée dans le groupe ayant reçu le placebo. Au total, 77% des enfants ayant reçu le traitement ont une amélioration du diagnostic clinique (test CGI : Clinical Global Impressions). A l’arrêt du traitement, certains troubles sont réapparus. Bien que non curatif, le traitement entraine donc, pour les trois quarts des enfants, une diminution de la sévérité des troubles autistiques  Une demande d'autorisation pour un essai multicentrique à l'échelle européenne vient d'être déposée par les chercheurs pour mieux déterminer la population concernée par ce traitement.


VOIR L'ARTICLE


Page précédente - Page suivante