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Quel est le rôle du pharmacien auprès des malades immobilisés à domicile ?

Quel est le rôle du pharmacien auprès des malades immobilisés à domicile ?


Pour les malades immobilisés à domicile ou souffrant de maladie chronique ou en fin de vie, le pharmacien assure la coordination des soins entre les différents personnels soignants (médecins, infirmiers, auxiliaires de vie).

 

Il adapte au domicile du malade l’équipement nécessaire à son confort (lit, fauteuil…) et à son traitement médical (dispositifs médicaux : sondes, aérosols…), c’est-à-dire tous les appareils qui facilitent les soins. Le législateur a permis au pharmacien de dispenser des médicaments à domicile lorsque « l’état du malade le requiert » (âge, situations géographiques particulières…) (art. L. 5125-25, R. 5125-47 à R. 5125-52 du Code de la santé publique).

 

A-t-on besoin d’un pharmacien pour livrer les médicaments à domicile ?


La dispensation à domicile ne doit pas être confondue avec la livraison à domicile.


• La dispensation à domicile est exécutée dans les mêmes conditions de rigueur que dans l’officine. Elle est faite par un pharmacien, ou par un préparateur après vérification par le pharmacien. Le pharmacien doit s’assurer de la compréhension de la prescription par le patient, et que toutes les instructions nécessaires à une bonne observance ont été données.


• La livraison à domicile est faite par un intermédiaire mandaté par le patient. Cet intermédiaire n’est pas forcément un professionnel de santé. La livraison, encore appelée « portage », est autorisée par la loi sous le respect de conditions précises (paquets conformes, transports sécurisés…). 

 

Quelles sont les compétences exigées du pharmacien ?


Les soins à domicile demandent l’acquisition d’une compétence technique et de conseil plus importante. Cette compétence, qui doit être partagée par au moins une partie de l’équipe officinale, s’acquiert à la faculté lors de la préparation au diplôme d’université (DU). L’enseignement du DU « de maintien et de soins à domicile » (environ 100 heures) est destiné aux pharmaciens désirant acquérir une formation complémentaire leur permettant l’assistance et la délivrance des appareillages et du traitement pour le maintien et les soins à domicile des patients.


Maintien/Hospitalisation à domicile
Conseils pratiques

Maintien à domicile (MAD) ou hospitalisation à domicile (HAD) ?


Le pharmacien d’officine est impliqué différemment selon qu’il s’agit d’un maintien à domicile (MAD) ou d’une hospitalisation à domicile (HAD). La différence est surtout administrative, en fonction des implantations régionales. Ces soins se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par leur complexité et leur fréquence.


Le MAD concerne les patients atteints de maladies chroniques relevant de soins complexes, suivis par leur médecin traitant. La prise en charge dépend des professionnels exerçant en ville, parfois en coordination avec des réseaux dédiés : sida, cancer, Alzheimer…


La HAD concerne les patients atteints de maladies graves, aiguës ou chroniques, évolutives et/ou instables, pris en charge par l’hôpital et par les personnels de l’établissement (infirmières, aides-soignantes). La première délivrance des médicaments (parfois les suivantes pour certains traitements) est faite par la pharmacie hospitalière. C’est le médecin responsable de l’établissement de soins de suite qui formule la demande de prise en charge. Le médecin traitant et le pharmacien de proximité y sont associés. Les soins sont assurés pour une période limitée et révisable en fonction de l’état de santé du patient.

 

Quelles sont les personnes concernées par les soins à domicile ?


Les personnes concernées sont :


– les personnes âgées de 60 ans et plus, malades ou

dépendantes (affections neurologiques, cancers…) ;
– les personnes adultes handicapées de moins de 60 ans ;

– les personnes adultes de moins de 60 ans atteintes de

pathologies chroniques ou invalidantes ou d’affections

comportant un protocole de soins particulier : cancers,

affections respiratoires…

 

CATEGORIE : mon-pharmacien


Spondylodèse : de quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?

Spondylodèse : de quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?

 

La spondylodèse est une intervention neurochirurgicale consistant à fusionner deux ou plusieurs vertèbres afin de les rendre solidaires l'une avec l'autre.

 

De l’os est interposé, afin de créer un pont rigide, soit au niveau du disque intervertébral soit entre apophyses osseuses des vertèbres. La spondylodèse est le plus souvent complétée par des vis et des tiges.


Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

 

La scoliose est une pathologie fréquente qui touche principalement les enfants et adolescents. Seule une petite part de ces scolioses évolue vers une aggravation et vers la nécessité d’un traitement par spondylodèse.


La spondylodèse en cas de hernie discale est également une technique alternative pour les hernies sévères, notamment quand l’implantation d'une prothèse de disque n'est pas appropriée (vertèbres très endommagée, risque d'irritation des racines nerveuses).


Quels sont les mécanismes ?

 

La colonne vertébrale est constituée de vertèbres qui soutiennent la tête et le cou, et protègent en l’entourant la moelle épinière. Certaines lésions ou maladies, comme une hernie discale ou une déviation de la colonne (scoliose), peuvent nécessiter une spondylodèse.


De petits fragments d'os sont prélevés sur la hanche et apposés entre les vertèbres endommagées. Les remaniements osseux ultérieurs vont créer un pont entre les vertèbres. D’autres techniques existent comme l’implantation de fragments en céramique.


Comment cela se manifeste-t-il ?


La scoliose idiopathique se manifeste le plus souvent par une déformation du dos avec une concavité (courbure en creux) et une convexité (partie bombée) lorsque que l’on regarde le rachis.

 

Il s’agit d’une déformation de la colonne dans les trois plans de l’espace. Une gibbosité, ou bosse, est également mesurable voire visible.

 
La hernie discale quant à elle se manifeste par des douleurs dans le bas du dos (lombalgie), accompagnées ou non d’une douleur dans la jambe le long du nerf sciatique (sciatalgie) .


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Il ne faut pas confondre spondylodèse avec la majorité des interventions pour hernie discale, qui consistent à libérer les racines nerveuses comprimées, grâce à un geste de chirurgie microinvasive.

 

Si les deux interventions sont réalisées par un neurochirurgien, la seconde est moins invasive et moins lourde que la spondylodèse.


Y a-t-il une prévention possible ?

 

La prévention secondaire (après l’intervention) repose sur le port d'un corset en plâtre ou d'une orthèse rachidienne externe pour un soutien supplémentaire.


La kinésithérapie est indispensable, de même que des mesures d’hygiène de vie : ne pas soulever de charges lourdes, éviter de s'accroupir ou de pivoter le buste avant guérison complète.


 

À quel moment consulter ?

 

Certains symptômes traduisent une compression des racines nerveuses qui requiert parfois une intervention d’urgence.

 

Ainsi, la sciatique paralysante (troubles moteurs des jambes) et/ou avec des troubles urinaires (non-contrôle de la sensation d’uriner) et/ou avec une douleur intolérable nécessitent une consultation en urgence.


Que fait le médecin ?

 

Le neurochirurgien complète son examen clinique par des observations complémentaires pour étudier le rachis. Les radiographies simples, mais surtout l’IRM dorsolombaire, participent au bilan radiologique.

 
L’indication opératoire dépend de l’évolution de la maladie, des symptômes présents et des risques évolutifs (compression médullaire, aggravation de la scoliose avec retentissement respiratoire…) et des alternatives thérapeutiques.


Si l’intervention chirurgicale est décidée, elle se passe sous anesthésie générale et comme pour toute intervention chirurgicale, comporte des risques infectieux, hémorragiques et neurologiques (douleurs, faiblesse ou une diminution de la sensibilité des membres).


Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

L’intervention se passe lors d’une hospitalisation d’environ cinq jours dans le service de neurochirurgie. La reprise de la mobilisation est progressive avec l’aide de kinésithérapeutes et physiothérapeutes.

 

Un bilan radiologique sera prescrit dans les semaines suivantes pour vérifier la fusion des vertèbres. Respectez bien les consignes de port du corset, de mobilisation, et consultez en urgence en cas de fièvre, paralysie ou douleurs importantes.


In pifo veritas

L’idée de reconnaître des maladies à l’odeur n’est pas forcément prise au sérieux. Pourtant, les études convaincantes s’accumulent. Ces dernières années, la littérature scientifique a fourni des résultats forts prometteurs dans le diagnostic de maladies infectieuses, neurologiques, ou encore des cancers. Ces analyses sont réalisées à partir de prélèvements de patients comme leur haleine, leur sueur, leur urine, ou encore des cultures de cellules.

On utilise parfois des animaux à l’odorat sensible comme les chiens ou les rats. Mais le plus souvent, ce sont des capteurs électroniques qui servent à l’examen des molécules odorantes. Avec des résultats plutôt fiables, du moins en laboratoire.

Ces pratiques avaient jusqu’à maintenant suscité l’intérêt d’un cercle restreint de scientifiques et de médecins. Mais l’article publié en début d’année par Morad Nakhleh, chercheur à Technion (Israel Institute of Technology) à Haïfa, et ses collègues, pourrait bien accélérer les applications en médecine. Pour la première fois en effet, une collaboration internationale a réuni sur ce sujet 14 laboratoires dont, en France, l’unité Inserm Hypertension artérielle pulmonaire dirigée par le Pr Marc Humbert, de l’université Paris Sud. Ce collectif a travaillé à la validation du diagnostic olfactif de 17 pathologies majeures comme la maladie de Crohn ou le cancer des ovaires (voir la liste complète dans le tableau 1 de l’article) par des « nez » électroniques.

SOURCE


Selon que vous serez puissant ou misérable

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A problèmes de santé identiques, les Français sont soignés de manière très différente selon leur lieu de résidence. Ces variations de pratiques médicales posent un problème de nature éthique, thérapeutique et économique. Elles soulèvent la question de la qualité des soins dispensés, de l’équité d’accès aux soins et de l’efficience dans l’allocation de ressources humaines et financières limitées.

L’Atlas des variations de pratiques médicales qui vient de paraître va enfin fournir quelques informations sur les écarts de pratiques chirurgicales existant entre les départements et leurs causes. Onze interventions chirurgicales ont été sélectionnées : le choix s’est porté sur des thématiques prioritaires en termes de pertinence et de qualité des soins, identifiées dans la littérature internationale comme sensibles à l’offre de soins et dont les prises en charge varient selon les patients. Il s'agit des suivantes :

• Amygdalectomie ou ablation des amygdales

• Appendicectomie ou chirurgie de l’appendicite

• Césarienne

• Chirurgie bariatrique ou de l’obésité

• Chirurgie de la hanche

• Chirurgie de la tumeur bénigne de la prostate

• Chirurgie du syndrome du canal carpien

• Cholécystectomie ou ablation de la vésicule biliaire

• Hystérectomie ou ablation de l’utérus

• Pose d’une prothèse du genou

• Thyroïdectomie ou ablation de la thyroïde



Cet atlas est un premier pas en faveur du droit fondamental des patients de disposer de données sur leurs soins leur permettant d’opérer des choix éclairés.


RECUPERER L'ATLAS


Des millions d'euros mais ce n'est pas cher payé!

En 2014, quatre obstétriciens, deux anesthésistes et un chirurgien orthopédiste assurés par la MACSF-Sou médical ont été condamnés devant les juridictions civiles à verser des indemnités comprises entre un  et deux millions d’euros. Il s’agissait dans chaque cas d’handicaps lourds provoqués par des erreurs impardonnables (gynécologue obstétricien ayant laissé une parturiente sans surveillance médicale, pour procéder à un autre accouchement dans une salle voisine, alors que la première naissance était déjà mal engagée et tardé à pratiquer une césarienne - 1,8 million d’euros ; naissance d’une enfant infirme moteur et cérébral et décès d’une parturiente car médecin arrivé tardivement à la clinique a prescrit par téléphone un antihypertenseur inadapté et pratiqué trop tard une césarienne -1,5 million d’euros ; arrivé tardivement, l’obstétricien n’a pas effectué les prélèvements bactériologiques adéquats mais sa responsabilité est partagée avec la clinique pour défaut d’organisation - 1, 2 million d’euros ; jeune homme de 20 ans dont la cheville avait été fracturée se retrouve avec une jambe gangrenée, menacée d’amputation en raisons de complications au déplâtrage dues à la présence de staphylocoques - 1,1 million d’euros ;  un anesthésiste qui a réalisé une péridurale ayant provoqué une paraplégie n’a pas été condamné pour maladresse mais pour manquement à son devoir d’information sur les risques et complications éventuels liés à cette pratique - 1,1 million d’euros).

On remarque cependant la fréquence parmi ces sinistres exceptionnels des accidents liés aux grossesses ce qui souligne l’importance de bien choisir son obstétricien et surtout sa maternité.

Notre moteur de recherche vous permettra de trouver les plus sûres, les meilleurs rapports qualité/prix à proximité de votre domicile.

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Vous voulez un arrêt de travail? Négociez !


Selon l'assurance maladie, environ 10 % des arrêts de travail sont jugés abusifs le jour où on les contrôle. Un grand nombre de managers ou de responsables des ressources humaines ont l'impression que les arrêts de complaisance sont l'une des causes de l'absentéisme en France. Les médecins sont-ils donc incompétents ou complaisants ? 

C’est plus compliqué ! 

Une récente étude (" Une négociation qui ne dit pas son nom. La prescription des arrêts de travail par les médecin… et certains patients !") publiée par la revue Négociations (!) aide à y voir plus clair.

En principe, les consultations médicales ne sont pas des négociations puisque le médecin se fonde sur son expertise pour établir un diagnostic et décider de prescrire éventuellement un arrêt de travail. Dans les faits toutefois, le patient peut exprimer des revendications et le médecin accepter soit un simple ajustement, soit un diagnostic partagé de la nécessité d’un arrêt et le marchandage de sa durée. La crainte d’une dégradation de la relation avec son patient peut en effet pousser  le professionnel de santé à faire des concessions au lieu d’imposer son pouvoir de prescription au risque d’aboutir à des arrêts injustifiés.

Aujourd’hui, le médecin a perdu de son prestige, le degré de connaissance des patients s'est accru par le biais d'internet et bien souvent le patient arrive en consultation avec une idée de sa maladie et de la durée de l'arrêt qu’il lui faudrait. Ensuite, Le choix du médecin par le patient n'est pas anodin. Il y a des différences entre un homme ou une femme, un jeune médecin ou un senior. Les femmes médecins seniors donnent statistiquement plus d'arrêts que la moyenne, tout comme les médecins généralistes, vis-à-vis des malades hommes… Il y a également l'effet de la concurrence. Les médecins plus "généreux" sont souvent  en début de carrière, en phase de constitution de clientèle. Parmi les généreux, on trouve également les médecins des régions surdotées démographiquement, qui redoutent de voir leur patient déçu partir chez un confrère. Le médecin peut avoir plus ou moins d'empathie pour le patient, ce qui peut aussi dépendre du moment de la journée. Si le malade arrive en fin de journée où le généraliste a déjà prescrit plusieurs arrêts de travail, il pourra lui arriver d'être moins "généreux". Il y a des médecins soucieux de l'équilibre des comptes de l'assurance maladie. D'autres sont plus conscients de l'environnement social du malade. Dans un cadre de nomadisme médical, le salarié peut exagérer son stress ou le harcèlement qu'il subit, et le médecin n'aura pas les moyens de vérifier. Mais il  lui sera plus difficile d'exagérer ses conditions de travail auprès d'un médecin généraliste qui le suit depuis 10 ans.

Vous n’êtes donc pas dépourvus de leviers pour obtenir l’arrêt que vous estimez nécessaire. Votre médecin est-il généreux dans ce domaine ? Notez-le sur le site !


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Préférer les maisons de santé ?


Résultat de recherche d'images pour Pour trouver un bon généraliste, on peut se fier au bouche à oreille ou faire confiance aux statistiques : dans ce cas, si vous en croyez l’IRDES, vous opterez pour un médecin exerçant en maison de santé pluridisciplinaire, ce qui vous procurera quelques menus avantages complémentaires (présence d’auxiliaires médicaux à proximité, collaboration entre professionnels notamment).

En effet, selon deux études de cet institut,  dépistage du cancer du sein, prévention des risques iatrogéniques, prescriptions d’antihypertenseurs génériqués et suivi des diabétiques y seraient mieux assurés qu’en exercice individuel. 

« Les généralistes des maisons de santé présentent une meilleure qualité des pratiques que les témoins pour la quasi totalité des indicateurs considérés » conclut l’IRDES.

Meilleures pour la sécu donc mais c’est surtout ce deuxième aspect qu’examine l’IRDES sans fournir d’indication sur la satisfaction des patients…. Si celle-ci vous intéresse consultez donc notre site et faites part de votre ressenti personnel en y allant noter votre médecin traitant !


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Les médecins français plus menteurs que les autres? Ce sont eux qui le disent !


Selon un sondage réalisé par le site Medscape auprès de 21 500 médecins de 49 pays, plus de 4 médecins sur 10 cachent une partie de la vérité à leurs patients et les Français plus que les autres ! Près de la moitié d’entre eux (43%) estime en effet qu’il faut savoir relativiser les risques associés à un traitement ou à une intervention pour obtenir l’adhésion d’un patient. Un point de vue que partagent plus particulièrement les cardiologues. Ils se démarquent ainsi des autres pays d’Europe, où, en moyenne, seul un médecin sur quatre est de cet avis. Aux Etats-Unis, ils ne sont que 10%. Au surplus, la majorité des médecins français (43%) estime qu’il vaut mieux dissimuler une erreur si elle n’est pas préjudiciable contre 37% dans les autres pays européens, tandis qu’aux Etats-Unis, où la crainte des poursuites judiciaires pousse davantage à la transparence, ils sont seulement 19%. En revanche, si l’erreur en vient à porter préjudice au patient, les médecins français ne sont plus que 16% (tout de même 1 sur 6 !) à considérer comme acceptable de ne pas la révéler, contre 9% pour les autres pays d’Europe et 3% aux Etats-Unis. Seul un médecin français sur quatre (28%) signalerait un confrère qui ne serait plus en état d’exercer. Sur ce point, la France se démarque du reste de l’Europe. En moyenne, la majorité (46%) des médecins des autres pays européens donneraient systématiquement l’alerte. Encore plus aux Etats-Unis (77%). Sur la question de donner à leurs patients qui le demandent un médicament qu’ils savent sans effet, un placebo, les médecins sont perplexes. Seul un tiers dit le faire, et un quart répond que "cela dépend." Enfin, 40% des médecins français seulement se disent prêts à rompre le secret médical s'ils estiment que l'état de santé d'un patient peut nuire à autrui. Aux États-Unis, 70% des médecins y seraient prêts.

Quelle est votre expérience ? Avez-vous déjà pris votre médecin en flagrant délit de rétention d'information ou avez-vous pu au contraire apprécier sa transparence ? Notez-le sur LBCS !


Papy fait de la chirurgie


Un amendement gouvernemental à la loi Santé reporte à 72 ans la nouvelle limite d’âge des praticiens pour exercer à l’hôpital pour faire face au manque de praticiens (10 000 postes vacants) et limiter le coûteux recours  aux intérimaires. Même si cela ne soulève pas d’objection pour les généralistes, pour certaines spécialités, comme les chirurgiens que les assureurs sont réticents à prendre en charge après 70 ans en raison de la diminution de leurs capacités physiques, cela pose question. Dans leur grande majorité, ils arrêtent vers 67 ans. À l’hôpital public, la règle est normalement de 65 ans extensible jusqu’à 68 ans : non que le fait d’avoir une grande famille prolonge les facultés, mais c’est l’application du statut de la fonction publique et les droits des patients pèsent peu en regard des droits des fonctionnaires ! Certains chirurgiens proposent un test d’aptitudes et de capacités manuelles à partir d’un certain âge. En Suisse, une opération mammaire pratiquée par un chirurgien de 78 ans a mal tourné et les associations de patients réclament l’instauration d’un âge limite de 67 ans pour les chirurgiens et 70 ans pour les généralistes. La Société suisse de chirurgie serait en train de réfléchir à un processus de "recertification" régulier comprenant une évaluation des capacités physiques et cognitives du praticien tout au long de sa carrière. Un programme de ce genre est actuellement testé aux États-Unis, The Aging Surgeon Program, qui met en œuvre des examens neurologiques et neuropsychologiques complets et suit les temps de réaction, l’acuité visuelle, la coordination et l’habileté des praticiens. Les conclusions en sont envoyées au médecin, ainsi qu’à son employeur. Une bonne idée non ? Vous avez une expérience positive ou négative avec un médecin âgé? Partagez-la en l'évaluant sur LBCS!



Les conséquences judiciaires des erreurs médicales



Dans son rapport annuel sur les risques professionnels en santé, les assureurs Sou Médical/MACSF font le bilan de leurs sinistres 2012 qui sont l’envers des mises en cause de la responsabilité des médecins. Si les généralistes sont rarement mis en cause, ce n’est pas le cas des chirurgiens surtout orthopédiques, neurologiques et viscéraux, des urgentistes et des anesthésistes avec une condamnation dans environ 1 cas sur deux. Dans le top 10 des indemnisations les plus élevées, ne figure qu’un seul généraliste condamné pour défaut de prescription d’une amniocentèse pendant la grossesse après la naissance d’une enfant atteinte de trisomie 21 (880 000 euros). Les généralistes doivent faire face à 3 principaux types de mise en cause : le défaut de prise en charge du patient (29%), l’iatrogénie médicamenteuse (28%) et le diagnostic (25%), erreur ou retard. Le geste thérapeutique est moins souvent évoqué (6% des cas). Il peut s’agir de mises en cause à la suite de manipulation ou d’ostéopathie, d’injection, de médecine esthétique ou de mésothérapie. Pour donner son avis sur son médecin ou connaître les avis des autres, allez voir sa fiche sur le site !


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