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Qu’est-ce qu’une boîte de médicament ?

Qu’est-ce qu’une boîte de médicament ?


La boîte qui contient un médicament est spécifique. Les informations inscrites sont obligatoires, réglementaires et indispensables au « bon usage du médicament ».
Le médicament et sa notice doivent toujours être conservés dans la boîte d’origine.
Le conditionnement en contact direct avec le médicament permet également d’identifier le médicament : plaquette, film aluminium (on parle en pharmacie de « blister »), emballage plastique, étiquette des ampoules…

 

Quelles sont les inscriptions obligatoires sur la boîte ?


Sur la boîte sont inscrits le nom de marque du médicament, c’est-à-dire le nom commercial que les pharmaciens appellent « spécialité », celui de la substance active nommée selon sa dénomination commune internationale (DCI, fixée par l’OMS) et les excipients. Figurent également la mention ou non de produit pédiatrique, ainsi que le nom et l’adresse du laboratoire.
Les recommandations de prudence sont précisées, notamment par rapport à l’enfant, la grossesse et l’allaitement.
La boîte indique également la forme galénique, la date de péremption (limite de consommation), les conditions de conservation.
Les rectangles de couleur indiquent les trois listes réglementaires des conditions de délivrance : les listes I et II et la liste des stupéfiants.
Les pictogrammes sont des alertes visuelles indiquant les risques possibles (somnolence lors de la conduite d’un véhicule, taches sur la peau lors d’une exposition au soleil, incompatibilité avec la prise d’alcool…), et la couleur indique le niveau de ces risques : jaune pour le niveau 1 de danger, orange pour le niveau 2, rouge pour le niveau 3.
Le code-barres permet l’identification et la traçabilité du produit.

 

Que dit la notice ?


La notice reprend, plus détaillées, les informations déjà inscrites sur la boîte. Elle indique le nom du fabricant, le numéro d’AMM (autorisation de mise sur le marché), le nom de la spécialité et la dénomination commune internationale (DCI), l’énumération des informations nécessaires avant la prise du médicament, les instructions nécessaires au bon usage du médicament : description des effets indésirables, interactions médicamenteuses, conseils de prudence (pour les conducteurs et pour les sportifs, par exemple), posologie (dosage), forme galénique (gouttes, comprimés)…
Un cadre rouge (liste I) ou vert (liste II) est présent et des mentions en braille peuvent aussi figurer.


Boîte de médicaments
Informations pratiques

Quelles sont les listes de délivrance des médicaments ?


Les médicaments présentant des difficultés d’emploi ou des risques en cas d’utilisation inappropriée ne peuvent être obtenus que sur prescription, selon les cas, d’un médecin, d’un dentiste ou d’une sage-femme. Ils sont inscrits sur deux listes distinctes : la liste I ou la liste II. Les médicaments inscrits sur la liste I ne peuvent être délivrés qu’une seule fois par le pharmacien, sauf si le médecin mentionne expressément la possibilité d’un renouvellement sur son ordonnance. La délivrance des médicaments inscrits sur la liste II peut être renouvelée pendant six mois, même si le médecin ne le mentionne pas. À chaque renouvellement, le pharmacien ne délivre que la quantité nécessaire à un mois de traitement, sauf dans le cas des contraceptifs.
Les médicaments de la liste I sont identifiés par un cadre blanc entouré d’un filet rouge.


Ceux de la liste II sont identifiés par un cadre blanc entouré d’un filet vert : ils sont délivrés uniquement sur ordonnance.
Les stupéfiants sont identifiés de façon identique à la liste I (sauf dans le cadre vétérinaire : double filet rouge). Ils ne sont délivrés que sur ordonnance sécurisée.

 

À quoi servent les vignettes ?


Les vignettes signalent le prix et les conditions de prise en charge des médicaments. Le taux est de 35 % pour les boîtes de médicaments à vignette bleue, 65 % pour celles à vignette blanche, 100 % pour les boîtes à vignette blanche barrée. Ces derniers médicaments sont plutôt coûteux et reconnus comme irremplaçables (maladies chroniques : cancer, sida, sclérose en plaques…).
Selon le cas, les médicaments sont remboursés soit sur la base de leur prix de vente, soit sur la base d’un tarif de référence : le tarif forfaitaire de responsabilité (TFR).

 

Il existait avant 2008 des médicaments à vignette orange (remboursés à 15%); il s'agissait de médicaments à visée symptomatique, c'est à dire sans vertu curative ni préventive (soignent un ou des symptômes, mais pas la cause). Leur service médical rendu (SMR) ayant été jugé insuffisant, ces médicaments ne sont plus remboursés et la vignette orange n’existe plus. Certains groupes de médicaments génériques sont, depuis septembre 2003, soumis au tarif forfaitaire de responsabilité (TFR). Cela signifie que les médicaments appartenant à ces groupes sont remboursés sur la base de ce tarif et non plus sur la base de leur prix de vente.

 CATEGORIE : medicament-et-bon-usage


Quand parle-t-on d’effets indésirables des médicaments ?

Quand parle-t-on d’effets indésirables des médicaments ?


Parallèlement à ses effets bénéfiques préventifs ou curatifs, le médicament peut avoir des effets nocifs plus ou moins graves. Ces effets secondaires dits « indésirables » sont les réactions non souhaitées survenant lors d’une prise de médicament à la dose recommandée.
Chaque décision thérapeutique est dictée par le rapport bénéfice/risque. La bonne gestion des effets indésirables commence par l’analyse des avantages et des inconvénients potentiels. Quand les effets secondaires engendrent trop d’inconvénients pour le patient par rapport au soulagement de sa maladie, c’est un effet indésirable qui nécessite un ajustement du traitement. Tout médicament peut avoir des effets indésirables engendrant des symptômes désagréables voire dangereux, différents selon les personnes.

 

Quelles sont les causes principales des effets indésirables ?


Une posologie inadéquate du médicament et/ou la mauvaise observance du traitement prescrit sont aussi responsables d’effets indésirables.
La façon de prendre le médicament influe également. Par exemple, les antiinflammatoires n’ont pas le même impact sur l’estomac s’ils sont pris en dehors des repas. Les corticoïdes sont excitants, ils se prescrivent donc le matin.
Les conditions médicales, génétiques ou allergiques particulières au malade engendrent également des effets indésirables.
Sont aussi mises en cause l’interaction éventuelle de médicaments absorbés en même temps ou en parallèle, et bien sûr l’automédication.

 

Que faire en cas d’effets indésirables ?


Quand les médicaments ont un effet « secondaire » apparemment bénin, leur consommation nécessite néanmoins des précautions particulières (par exemple la somnolence pour les conducteurs de véhicules). Quand les effets indésirables sont importants (nausées, éruption cutanée, vertiges, palpitations), il faut consulter rapidement le médecin ou le pharmacien. L’arrêt du médicament peut être indispensable, mais pas toujours. Par exemple, un anticoagulant pour une maladie cardiaque ne s’interrompt pas n’importe comment, de même qu’un antihypertenseur. Le risque majeur est l’interruption intempestive du traitement par le patient.

 

Comment prévenir les effets indésirables ?


D’abord par la réévaluation régulière du traitement avec le médecin en cas de maladie chronique, ensuite par l’observance correcte de la prescription, par l’hygiène de son alimentation (alcool) et de son mode de vie (exercice physique, repos, sommeil…).
Pour mieux les anticiper, il faut aussi signaler ces effets indésirables au pharmacien et au médecin. Le premier peut conseiller, le second peut changer le traitement. Surtout, ils les transmettent au réseau régional de pharmacovigilance qui surveille leur apparition. Ce sont notamment les troubles digestifs, les troubles comportementaux, les éruptions cutanées, les vertiges, la fatigue, les céphalées (maux de tête), la dyslipidémie (élévation anormale des triglycérides et/ou du cholestérol sanguin par les antirétroviraux), voire des douleurs (anticancéreux)…

 

Ces informations servent à la réévaluation des médicaments par l’Afssaps, et par le laboratoire fabricant qui fait ainsi évoluer le produit.

CATEGORIE : medicament-et-bon-usage

Qu’est-ce que la pharmacocinétique ?

Qu’est-ce que la pharmacocinétique ?


La pharmacocinétique est l’étude des mécanismes et des facteurs influençant la pénétration dans l’organisme et l’efficacité d’un médicament. Le but de la pharmacocinétique est de bien choisir la voie d’administration du médicament (bouche, veine…).

 

Elle permet l’adaptation de la posologie (dose et fréquence d’administration) pour obtenir la meilleure efficacité avec le minimum d’effets indésirables. En effet, aux concentrations trop faibles le médicament est inefficace, et aux concentrations trop élevées les effets indésirables deviennent trop importants par rapport à l’efficacité.


L’organisme réagit positivement ou négativement vis-à-vis de la molécule qui lui a été administrée. Il peut limiter son absorption, l’inactiver et l’éliminer avant sa métabolisation (transformation chimique du médicament par les organes, en général le foie).

 

Comment agit le médicament dans l’organisme ?


On peut distinguer schématiquement quatre étapes (A, D, M, E) dans la pharmacocinétique d’un médicament :


– l’absorption-résorption (A) ;
– la distribution (diffusion dans l’organisme) (D) ;
– le métabolisme (transformation chimique) (M) ;
– l’élimination (excrétion) (E).


L’absorption se fait dans la circulation générale à partir de son lieu d’administration (bouche, veine…). Les différentes formes pharmaceutiques (formes galéniques) sont choisies en fonction des objectifs thérapeutiques. Par exemple, un produit injecté passe immédiatement dans le sang en évitant le circuit digestif où il serait plus ou moins absorbé.


L’absorption digestive dépend des phénomènes de désagrégation et de dissolution (cachet, gélule…) qui se produisent dans le tube digestif et aboutissent à la libération du principe actif. Lors d’une diarrhée importante par exemple, le temps de transit est réduit, le médicament est évacué avant d’avoir été absorbé, parfois en totalité. Idem pour les vomissements : il n’y a pas de désagrégation ni de passage dans le tube digestif, donc pas d’effets.


La distribution concerne la répartition du médicament dans l’organisme par l’intermédiaire de la circulation sanguine. Le médicament se dissout dans le plasma (partie liquide du sang), ou bien il se fixe sur les protéines du sang qui lui servent de transporteurs jusqu’à sa cible pharmacologique.


En même temps qu’il agit sur sa cible, le médicament est capté par des organes qui le transforment (ou le métabolisent pour les professionnels).


Le métabolisme est la phase des transformations chimiques des principes actifs du médicament. Cette métabolisation s’effectue principalement au niveau hépatique mais aussi au niveau des poumons, de l’intestin, ou d’autres organes (tube digestif, poumons, reins…) ou tissus (peau…). Le foie, en raison de sa vascularisation et de sa richesse en enzymes, joue un rôle primordial. Il est le grand nettoyeur ou « métaboliseur » de médicaments. Cette biotransformation forme des résidus appelés des métabolites qui peuvent être actifs, inactifs voire toxiques.


L’élimination est la dernière phase. Elle correspond à l’excrétion des médicaments et de leurs métabolites. Les principales voies d’élimination sont la voie urinaire, la voie biliaire (les métabolites partent dans les selles) et la voie pulmonaire (les métabolites partent dans l’air expiré).

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Pourquoi bien conserver ses médicaments ?

Pourquoi bien conserver ses médicaments ?

 

Avant toute autorisation de mise sur le marché (AMM), les médicaments sont soumis à des essais de stabilité dans des conditions standardisées et internationalement définies. Ces essais définissent leurs conditions de conservation.

L’efficacité des médicaments n’est garantie que si ces conditions sont respectées. Elles sont essentielles au bon usage du médicament : par exemple, la date de péremption et la durée de conservation, une fois le produit entamé (tels les collyres et sirops) sont à respecter.

 

Le médicament a-t-il un délai de conservation limité ?


Oui. Ce délai se conçoit dans les conditions particulières de conservation figurant obligatoirement sur le conditionnement (boîte et notice) des médicaments (art. R. 5143 du Code de la santé publique – CSP).

La date de péremption est indiquée par le mois (deux premiers chiffres inscrits sur la boîte) et l’année (derniers chiffres). Habituellement, le délai de conservation est de deux ans, mais peut s’étendre à cinq ans pour certains produits très stables.

Le pharmacien veille à renouveler son stock en fonction de ces informations, et le patient veille à débarrasser son armoire à pharmacie des médicaments périmés, au moins une fois par an.

 

Comment bien conserver un médicament ?


Les conditions particulières sont toujours clairement indiquées dans la notice d’accompagnement.

Par exemple : « à conserver entre + 2 et + 8 °C » pour les vaccins, ce qui impose de les mettre au réfrigérateur.
En l’absence de mention spécifique, c’est la conservation à température ambiante qui prévaut ; la température ambiante s’entend en climat tempéré. D’une manière générale, les suppositoires, ovules, crèmes… sont assez sensibles aux élévations de température, alors que les formes sèches (gélules) le sont beaucoup moins.
Le médicament doit toujours être conservé dans son emballage d’origine qui le protège.

 

Attention

Tout produit dont l’apparence est visiblement modifiée ne doit pas être consommé.

 

À quel endroit conserver le médicament ?

 

Même conservé dans son emballage sécuritaire d’origine, le médicament reste sensible aux conditions ambiantes. L’atmosphère très humide d’une salle de bains, les lieux exposés aux températures extrêmes (radiateur, fenêtre, automobile) ou à une trop grande lumière sont donc à éviter.

 

Comment transporter le médicament ?


Les médicaments à conserver entre + 2 et + 8 °C doivent être transportés dans un emballage isotherme réfrigéré. Attention à ne pas congeler le produit par contact direct avec la glace.

Les médicaments à conserver à une température inférieure à 25 ou 30 °C, ou à température ambiante, ne doivent jamais être entreposés dans les coffres ou habitacles d’automobiles, où les températures sont extrêmes.

Il est conseillé de les placer dans un emballage isotherme non réfrigéré.


CATEGORIE : medicament-et-bon-usage


Qu’est-ce qu’un médicament générique ?

Qu’est-ce qu’un médicament générique ?


Tout médicament mis au point et commercialisé par un laboratoire pharmaceutique est protégé par un brevet de propriété et par une autorisation de mise sur le marché (AMM).


Le brevet de propriété garantit l’exclusivité de sa commercialisation jusqu’à son expiration. Ce brevet a une durée limitée d’environ 20 ans à compter du jour de dépôt de la demande d’inscription à l’Institut de la propriété intellectuelle. La durée de protection des données de l’AMM qui suit le dépôt du brevet de propriété est de 10 ans en France. Lorsque les droits de propriété intellectuelle et d’AMM ont expiré, on dit que l’invention « tombe dans le domaine public ». Une spécialité qui a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique, et qui est active pour les mêmes indications que l’original, peut ensuite être développée et commercialisée par un autre laboratoire. On l’appelle médicament générique.


Depuis 1996, le Code de la santé publique (art. L. 5121-1) définit le médicament générique : « On entend par spécialité générique d’une autre spécialité, une spécialité qui a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique, et dont la bio équivalence avec la spécialité de référence a été démontrée par des études appropriées de biodisponibilité. » En clair, un médicament générique est un médicament qui contient la même molécule que le médicament dit « princeps » (original) pour soigner une même maladie.

 

Qui garantit la qualité du médicament générique ?


Le médicament générique doit obtenir aussi une autorisation de mise sur le marché (AMM) qui garantit sa qualité, sa sécurité et son efficacité. Il est produit par un laboratoire pharmaceutique agréé par les Pouvoirs publics.


Le générique est enregistré par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), tout en étant dispensé d’études pharmaco- toxico- cliniques, puisque celles-ci ont déjà été faites pour le médicament original dit « princeps ». L’Afssaps publie régulièrement le répertoire officiel des spécialités ayant droit de s’appeler « génériques ».


Du fait de ce parcours raccourci, le prix du générique est censé être moins élevé que celui du médicament original.

 

Comment reconnaît-on un médicament générique ?


On le reconnaît à son nom. Ce peut être la dénomination commune internationale (DCI). La DCI est un nom international unique donné par l’OMS. Le générique peut aussi avoir un nom propre suivi du suffixe « ».


Attention : un générique correspond à plusieurs médicaments de noms différents. Par exemple : le mot « aspirine » est la dénomination commune internationale (DCI) de l’aspirine employée couramment. Mais son nom chimique est « acide acétylsalicylique », et ses différentes spécialités (médicaments) vendues sont Aspégic®, Kardégic®, Aspro®…

Médicaments génériques
Conseils pratiques

Quand prescrit-on un générique ?


On peut soigner la plupart des maladies avec des médicaments génériques, que ces maladies soient aiguës (infection, mal de dos…) ou chroniques (hypertension artérielle, diabète, bronchite chronique…), qu’elles soient bénignes (toux…) ou sérieuses (infarctus, cancer…).


S’il existe un médicament générique pour la maladie qu’il traite, le médecin est fortement incité à le prescrire. S’il ne le veut pas, il le précise sur l’ordonnance en écrivant « non substituable », car de son côté, le pharmacien est autorisé à remplacer le médicament de marque par son générique sans en aviser le médecin. Il doit alors en informer le patient. Si celui-ci refuse, il doit faire l’avance du tiers payant à l’officine (modalité mise en place dans 55 départements selon l’article 56 de la loi de financement de la Sécurité sociale, 2007).

 

Quel est l’intérêt de prendre un générique ?


Les médicaments génériques sont plus économiques. En effet, les frais de recherche et de développement sont amortis pour le laboratoire fabricant. Le prix d’un médicament générique est en moyenne 30 % moins élevé que celui du médicament de marque pour le patient.


Leur remboursement coûte donc moins cher à l’Assurance Maladie que le médicament « princeps ». Quand ce n’est pas le cas, c’est que le prix du médicament original a été baissé à l’arrivée de son générique. Selon une étude de l’Assurance Maladie du 15 mai 2005, en 2004, les génériques ont permis d’économiser 380 millions d’euros pour une qualité de soins identique. Le taux de génériques représentait, en 2005, une économie de 550 euros par médecin généraliste, par mois. Si le taux de pénétration des génériques atteint 92,3 %, les économistes de la Santé prévoient pour cette année une économie de 5 milliards d’euros. Le marché 2007 des génériques était de 1,8 milliard d’euros.

 

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Qu’est-ce que le « bon usage du médicament » ?

Qu’est-ce que le « bon usage du médicament » ?


Le « bon usage du médicament » est un objectif partagé par tous les acteurs d’une thérapeutique médicamenteuse. Le « bon usage du médicament » concerne le patient, les soignants, l’industrie pharmaceutique, les Pouvoirs publics, l’Assurance Maladie… Le « bon usage du médicament » consiste à limiter les effets néfastes de produits destinés à soigner et guérir, en adoptant un comportement éclairé et responsable vis-à-vis de leur consommation. Le « bon usage du médicament », c’est consommer juste pour soigner mieux.

 

Quelles sont les nécessités du respect du « bon usage du médicament » ?


Le médicament apporte des bénéfices importants, mais comporte aussi des risques : quatre Français sur dix pâtissent d’effets indésirables liés à la prise de médicaments. Chaque année, on recense près de 130 000 hospitalisations dues à des accidents médicamenteux. 32 % des patients de plus de 70 ans, hospitalisés en urgence pour des effets indésirables liés à leur traitement, consomment plus de dix médicaments par jour (étude Cnam 2004) !
Au-delà de ces enjeux de Santé publique, la prise en charge économique des médicaments et de leur mauvais usage pèse sur la collectivité.

 

Comment favoriser le « bon usage du médicament » ?


Toute consommation de médicaments doit être pesée et réfléchie, tant par le médecin que par le patient. Celui-ci ne doit pas exiger une ordonnance bien remplie pour sortir satisfait du cabinet médical. En France, 90 % des consultations de médecins se terminent par une prescription médicamenteuse !
Les médecins prescripteurs, les pharmaciens dispensateurs doivent expliquer clairement le traitement à chaque patient : doses, fréquence et moment des prises, durée du traitement, précautions d’emploi, respect de contre-indications alimentaires ou autres…
La forme galénique (mise en forme) du médicament est un moyen important de favoriser le « bon usage ». L’adaptation de la forme aux différentes catégories de patients est essentielle : forme buvable pour les enfants et les personnes âgées qui ont du mal à déglutir, conditionnement des boîtes limitant la dose disponible pour éviter les intoxications accidentelles ou volontaires…

 

Comment ne pas se tromper de médicament ?


En se référant toujours à la dénomination commune internationale (DCI). Ce nom international fixé par l’OMS évite de consommer un même médicament plusieurs fois en même temps sous des noms commerciaux (spécialités) différents.
Cela limite efficacement le surdosage : par exemple, le paracétamol est présent dans beaucoup de spécialités contre la douleur et la fièvre accessibles sans ordonnance. En croyant prendre des produits différents, il est fréquent de cumuler des doses importantes de cette molécule, doses néfastes pour le foie et les reins.
La DCI permet de trouver facilement son médicament à l’étranger, indépendamment des différents noms commerciaux.

CATEGORIE : medicament-et-bon-usage

Automédication : de quoi s’agit-il ? On ne trouve aucune définition de l’automédication dans le Code de la Santé publique puisqu’il ne s’agit pas d’un traitement mais d’un comportement, pratiqué p

Automédication : de quoi s’agit-il ?

 

On ne trouve aucune définition de l’automédication dans le Code de la Santé publique puisqu’il ne s’agit pas d’un traitement mais d’un comportement, pratiqué par 80 % des Français dans certaines circonstances. Il consiste à se prescrire à soi-même des médicaments, sans l’intervention d’un médecin. Ceci suppose que l’on s’estime apte à se prendre en charge de façon indépendante pour des maladies bénignes (rhume, maux de tête, maux de gorge, constipation, problèmes cutanés, hémorroïdes).


Faute d’une définition précise, il est difficile de garantir la sécurité sanitaire de l’automédication, même si les médicaments dits de « non-prescription obligatoire » ont reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) comme tout médicament. Ceci garantit leur efficacité clinique, thérapeutique et toxicologique.

 

Quels sont les produits d’automédication ?


Les médicaments que l’on peut se procurer librement sont vendus sans ordonnance. Ils recouvrent les produits de médication familiale, officinale, de conseil, les spécialités grand public et les médicaments à prescription facultative. Ceci représente 6,1 % du marché total des médicaments (chiffres Afipa 2007).
Par exemple, les sujets âgés consomment préférentiellement en automédication : des antalgiques pour atténuer les phénomènes douloureux présents chez 45 à 70 % d’entre eux, douleurs liées au vieillissement ostéoarticulaire notamment, des antiinflammatoires, des laxatifs, des somnifères et des anxiolytiques.

 

Quels sont les enjeux sanitaires et juridiques ?

 

Pratiquée de tout temps, l’automédication, cette autonomie légitime ou risquée que s’attribue le citoyen, est encouragée aujourd’hui par l’expansion des associations de patients et par le déremboursement d’un certain nombre de médicaments (antalgiques, sirops, veinotoniques). Ses avantages apparents (économie d’une consultation médicale et non-remboursement par la Sécurité sociale) sont à nuancer en raison du surcroît d’accidents médicamenteux coûteux motivant une hospitalisation (128 000 cas par an) ou une reprise de traitement par le médecin.
L’automédication engage notamment la responsabilité de l’intéressé, mais aussi celle du pharmacien qui, en délivrant une médication en l’absence de prescription médicale, se doit d’en rappeler le bon usage (art. R. 5015-1 du Code de la Santé publique).

 

De quoi faut-il se méfier quand on s’automédique ?

 

Les risques habituels liés à la prescription médicale sont renforcés.
1. Les risques d’intolérance et les interactions médicamenteuses ; ils sont décrits dans les mises en garde figurant dans le dictionnaire Vidal® de l’automédication, ou sur les notices de médicaments. Les effets indésirables des médicaments sont deux fois plus nombreux après 65 ans, alors que les deux tiers seraient évitables.
2. La mauvaise observance : elle concerne la moitié des sujets âgés.
3. La mauvaise utilisation d’un produit : 60 % de sujets âgés pensent bien utiliser un inhalateur bronchique par exemple, alors qu’ils ne sont que 10 % à réussir la manœuvre.
4. Les risques d’intoxication grave : un peu plus de 3 % des hospitalisations seraient en rapport avec une iatrogénie (incident dû à un soin) médicamenteuse ! Selon l’Apnet (Association pédagogique nationale pour l’enseignement de la thérapeutique), sur 109 accidents ayant motivé une hospitalisation, 8 sont liés à une automédication : 5 de médicaments antidouleur (antalgiques), 2 d’antiinflammatoires non stéroïdiens.
Ce phénomène est d’autant plus à craindre que le patient ne précise pas à son médecin ce qu’il prend déjà pour son propre compte. Le cumul des médicaments du médecin et de ceux du patient est très risqué.

Automédication - Informations pratiques


Comment se pratique l’automédication ?


En réutilisant éventuellement des traitements prescrits préalablement (lors d’un épisode antérieur pour le même motif), en puisant dans l’armoire à pharmacie familiale ou encore en demandant conseil à son pharmacien. Tous ces cas de figure relèvent de l’automédication.
Une enquête téléphonique CSA/CECOP effectuée en février 2007 pour la Mutualité française auprès de 1 010 sujets majeurs (février 2007) signale que pour 40 % de la population, s’automédiquer c’est se soigner seul sans l’aide d’un médecin ; pour 30 %, c’est passer par son pharmacien exclusivement, pour 15 %, c’est choisir soi-même les médicaments pour se soigner.

 

Dans quelles circonstances s’automédiquer ?

 

Contre une maladie bénigne, connue du patient, pour laquelle il procède à une autoprescription. Au mieux, il faut consulter le dictionnaire Vidal® de l’automédication, qui fournit un certain nombre de recommandations et de conseils de prudence. Même l’aspirine (médication familiale classique) est dangereuse chez les seniors ; le paracétamol trop souvent absorbé présente un risque toxique pour le foie et les reins.

  

Quel est le rôle du médecin dans l’automédication ?

 

Le médecin peut parfaitement prescrire des médicaments délivrés sans ordonnance. C’est une bonne façon d’indiquer les circonstances correctes d’une consommation autonome. Dans le meilleur des cas, il devient cogestionnaire de l’automédication raisonnée, en guidant et répondant favorablement à la demande du malade.

 

Quel est le rôle du pharmacien ?


30 % des patients en réfèrent à leur pharmacien avant de se procurer un produit d’automédication. Ils pourraient être plus nombreux car le pharmacien est un précieux conseiller. Il est en mesure de jouer pleinement son rôle et peut utilement contribuer à l’éducation de l’utilisateur.

CATEGORIE : medicament-et-bon-usage


Qu’est-ce qu’un médicament ?

Qu’est-ce qu’un médicament ?


Le mot médicament provient du latin « medicamentum » signifiant remède. Aujourd’hui, le médicament est soumis à une définition rigoureuse : « On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique ». C’est la définition européenne du médicament, transposée, en France, par la loi n° 2007-248 du 26 février 2007 du Code de la santé publique (CSP).

 

Que représente la consommation des médicaments en France ?


En 2008, la consommation totale des médicaments représentait 34 902 millions d’euros soit une évolution de 3 % par rapport à 2007 (source : Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des statistiques DREES - comptes nationaux de la Santé 2008).

 

Comment s’obtient l’autorisation de commercialiser un médicament ?


Pour être commercialisé, tout médicament fabriqué industriellement doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). Le laboratoire pharmaceutique dépose un dossier pour demander cette AMM à l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (EMEA) et/ou à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

 

La demande d’AMM est évaluée par ces organismes officiels selon des critères scientifiques de qualité, de sécurité et d’efficacité. Le directeur de l’Afssaps signe les autorisations de mise sur le marché, qui sont ensuite publiées au Journal Officiel. Un numéro d’enregistrement d’AMM est attribué à la spécialité pharmaceutique (reporté sur le conditionnement, sous le libellé « Médicament autorisé n° … »). Un médicament générique doit aussi faire l’objet d’une demande d’AMM (possible environ 10 ans après la première AMM du médicament original).

 

Qu’y a-t-il dans un médicament ?


Le médicament comprend un ou plusieurs principes actifs (molécules) et un ou plusieurs excipients. Le principe actif est une substance (chimique ou phytothérapique) ou une composition (à un ou plusieurs éléments) possédant des propriétés curatives, préventives, ou administrée en vue d’établir un diagnostic.


Les excipients sont des substances qui mettent en forme le médicament, et n’ont pas d’activité thérapeutique : la mise en forme du médicament s’appelle la science galénique (ou plus simplement, la galénique).


Les excipients influent aussi sur le métabolisme (ou assimilation) du principe actif dans l’organisme. Ils facilitent la prise du médicament par le patient, par exemple, en lui donnant un goût et une couleur, comme le goût de banane des antibiotiques pour enfants.

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Qu’est-ce qu’une interaction médicamenteuse ?

Qu’est-ce qu’une interaction médicamenteuse ?


L’Afssaps (agence officielle du médicament) donne une définition précise de l’interaction médicamenteuse : « Pour être retenue, une interaction doit avoir une traduction clinique significative, décrite ou potentiellement grave, c’est-à-dire susceptible de provoquer ou majorer des effets indésirables, ou d’entraîner, par réduction de l’activité, une moindre efficacité des traitements ».
En clair, les médicaments peuvent interférer entre eux de façon néfaste. Ce sont des symptômes (effets ressentis) déclarés lors de la prise d’un ou plusieurs médicaments, ou constatés uniquement aux examens biologiques de surveillance par exemple. Les effets de l’interaction médicamenteuse dépendent également du patient : âge, sexe, nombre de pathologies…

 

Tous les médicaments sont-ils concernés ?


Les médicaments sont bénéfiques, mais ils agissent parfois en contradiction les uns par rapport aux autres. Ces contradictions sont classées en quatre niveaux par l’Afssaps.

 

1. Le niveau le plus grave est la « contre-indication ». Celle-ci revêt un caractère absolu, et ne doit pas être transgressée. Elle peut avoir un effet toxique qui entre dans ce que l’on appelle l’iatrogénie (conséquence négative due à un traitement ou un acte médical).

 

2. L'« association déconseillée » doit être le plus souvent évitée. Si les deux médicaments sont nécessaires, et après examen approfondi du rapport bénéfice/risque, une surveillance étroite du patient s’impose.

 

3. Le cas le plus fréquent est la « précaution d’emploi ». L’association est possible dès lors que sont respectées, notamment en début de traitement, les recommandations simples permettant d’éviter la survenue de l’interaction : adaptation des doses, renforcement de la surveillance clinique, biologique, électrocardiogramme…

 

4. Au quatrième niveau, il n’existe pas de recommandation pratique. Pourtant, le risque d’interaction médicamenteuse existe, et correspond le plus souvent à une addition d’effets indésirables.


Il revient au médecin d’évaluer l’opportunité de l’association de médicaments.
En cas d’automédication, même pour les antalgiques courants (AINS…), il est recommandé de demander l’avis du pharmacien.

 

Quels sont les risques de l’interaction médicamenteuse ?

 

Les risques sont la majoration des effets indésirables, ou la perte d’efficacité de chacun des médicaments ou de l’un des deux. Par exemple, la pilule contraceptive peut voir ses effets modifiés par certains médicaments (antiépileptique…).

 

Les traitements par phytothérapie ou par homéopathie sont également concernés. Une interaction médicamenteuse peut nécessiter une hospitalisation. Elle peut être mortelle, en particulier chez les patients fragiles : enfants et personnes âgées


 

Comment éviter les interactions médicamenteuses ?

 

D’abord lire minutieusement les recommandations du laboratoire fabricant.
Se conformer ensuite à la prescription quand elle existe.


Prévenir le médecin des médicaments pris en automédication. L’informer des symptômes ressentis pendant le traitement.
Le recours à d’autres familles thérapeutiques peut être indispensable.


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L'homéopathie? Ni bien ni mal...sauf au trou de la sécu !


Une publication par le National Health and Medical Research Council (NHMRC), l’équivalent australien de la HAS, d'une méta-analyse de 225 études portant sur l'homéopathie confirme l’absence d’efficacité de cette pratique : "Il n'existe pas de conditions de santé pour lesquelles on trouverait des preuves fiables que l'homéopathie soit efficace" précise-t-elle notamment. Cette absence d’efficacité clinique se double d’un statut théorique farfelu voire absurde car le médicament homéopathique est prétendu d'autant plus efficace que le produit dont il dérive est dilué. Aucune étude indépendante ni sérieuse n’a conclu que l’effet était différent de celui d’un morceau de sucre ou de tout autre placebo. Bien sûr, les pharmaciens et les laboratoires qui produisent ces substances font flèche de tout bois en soulignant qu’il existe un effet placebo et que cela détruirait des emplois si l’on arrêtait de rembourser ce produit qui continue encore, fut-ce désormais à un taux réduit, d'être pris en charge par la sécu. Quoi qu’il en soit, si vous avez un faible pour la poudre de perlimpinpin, vous pourrez trouver les médecins homéopathes près de chez vous grâce à notre moteur de recherche multi-critères (honoraires, qualifications, satisfaction des patients, etc.) !

 

VOIRE L’ETUDE AUSTRALIENNE

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