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RTU prochaine pour le Baclofène


Le baclofène est un relaxant musculaire autorisé depuis 1975 dans le traitement des contractures musculaires involontaires (spasticité) d'origine cérébrale ou survenant au cours d’affections neurologiques. Mais, dans l’attente des résultats des 2 essais cliniques en cours,  il devrait faire prochainement d'une Recommandation Temporaire d'Utilisation (RTU) pour traiter la dépendance à l'alcool selon le Directeur de l’ANSM. Depuis avril, l’agence avait reconnu les bénéfices pour certains patients alcoolo-dépendants et tolérait la poursuite des traitements. Une étude récente publiée dans la revue Alcohol and Alcoholism  concluait qu’après un an de traitement à forte dose, le baclofène avait permis à la plupart des participants de parvenir à l’abstinence ou la quasi-abstinence. Mais les données sur la sécurité d’emploi à des doses supérieures à celles de l’AMM, en association avec l’alcool ou en association avec un autre médicament chez les patients alcoolo-dépendants sont encore insuffisantes. La surveillance doit porter notamment sur les troubles neurologiques, cardiovasculaires ou hépatiques, la pharmacodépendance, les hémorragies digestives, l’interaction avec l’alcool chez les patients non-abstinents et le risque de décès alors que les populations concernées sont très délicates à suivre en pharmaco-vigilance (co-morbidité, instabilité, sous-déclaration). Vous cherchez un généraliste addictologue? Who you gonna ask? LBCS!

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Votre médecin connait-il vraiment les médicaments qu'il vous prescrit ?


Une étude internationale publiée dans le Journal of General Internal Medicine et conduite auprès de 250 médecins canadiens et français conclut que les praticiens des deux pays ne sont pas assez conscients des effets indésirables des médicaments car leur source principale d’information sont les présentations réalisées par les visiteurs médicaux de firmes pharmaceutiques. Pour 65%  des médecins, une présentation incite probablement ou très probablement à prescrire le médicament promu. Cependant, les informations fournies par ces visiteurs particuliers portent plus sur les bénéfices que les risques des médicaments présentés. Dans plus de la moitié des cas (59 %), aucun effet néfaste n’est cité et les effets graves ne sont mentionnés que moins d’une visite sur 15. Les bénéfices thérapeutiques sont quant à eux exposés dans 80% des cas. Et en plus, ces visiteurs vous passent souvent devant sans faire la queue ! Qu’en est-il de votre médecin : respecte-t-il les horaires convenus ou vous fait-il poireauter ? Vous délivre-t-il  les médicaments à la pelle ou au compte-goutte? Evaluez-le et participez à nos loteries !

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Hommes et femmes inégaux devant...les médicaments!


Hommes et femmes ne font pas le même usage des médicaments. Une étude publiée dans le British Medical Journal et portant sur tous les médicaments prescrits en Suède constate que 59 % des hommes et 76 % des femmes  de ce pays se sont fait prescrire au moins un médicament en 2010 : pour 48 des 50 classes pharmacologiques considérées, les femmes consomment plus de médicaments, quel que soit leur âge, excepté avant 10 ans même sans tenir compte des contraceptifs. En nombre absolu, la différence est particulièrement forte pour les antibiotiques,  les traitements thyroïdiens et les antidépresseurs. Les antimycosiques et les anti-ostéoporotiques sont aussi très féminins alors que les traitements contre la goutte, les psychostimulants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (utilisés notamment contre l'hypertension et les problèmes cardiaques) sont masculins. Certaines de ces différences s'expliquent par des variations dans la prévalence des pathologies ou par des phénomènes biologiques. Cependant, une partie de ces différences ne semble pouvoir s’expliquer que par les préjugés des médecins ou ceux de leurs patients. Votre médecin vous prescrit-il les médicaments que vous lui demandez ou refuse-t-il au contraire d’entendre vos souhaits ? Est-il permissif, compréhensif ou rigide ? Evaluez-le sur notre site !


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Les Français et les médicaments

L’Observatoire Ipsos du médicament, financé par les laboratoires pharmaceutiques (LEEM), a, pour la 3ème année consécutive, sondé les Français. En dépit de multiples controverses, la confiance des Français dans le médicament ne faiblirait pas. Elle progresserait légèrement à 87% et serait encore  plus forte chez les médecins (94% en général et 99% dans les médicaments qu’ils prescrivent). Cette confiance s’appuierait principalement sur  une expérience personnelle de l’efficacité des médicaments. 90% savent que les médicaments sont des produits actifs qui présentent certains risques. Si les 2/3 estiment que leur médecin ou leur pharmacien leur donne suffisamment d’information sur les médicaments prescrits ou remis, la même proportion n'en va pas moins chercher des informations supplémentaires sur les effets indésirables, les contre-indications, la posologie! Pour cela, ils consultent en priorité la notice (48%) et Internet (46%). D’ailleurs, 97% des Français, lorsqu’ils achètent pour la 1ère fois un médicament, lisent la notice (dont la moitié systématiquement et en détail) et regardent les informations sur la boîte. L’implication croissante des patients modifie les relations avec les médecins. La moitié des Français ont déjà parlé avec leur médecin de ce qu’ils ont lu sur Internet à propos de leurs symptômes ou de leur maladie et près des deux-tiers Français ont déjà demandé à leur médecin de leur prescrire un médicament spécifique, un quart ayant même déjà manifesté leur désaccord sur sa prescription . Autorisée pour les pharmaciens depuis le début de l’année 2013, la vente en ligne de médicaments sans ordonnance ne séduit pas encore les Français. Seuls 11% envisagent d’y recourir dans les prochains mois. Et vous votre médecin accepte-t-il cette discussion et vous prescrit-il tous les médicaments que vous demandez? Notez-le sur les Bons Choix Santé et faites profiter les internautes de votre expérience!


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Prescriptions hors AMM : une pratique très répandue

 
Selon un sondage réalisé par le Journal International de Médecine du 6 au 18 mars derniers sur plus de 400 praticiens, plus des trois quarts prescrivent des médicaments hors autorisation de mise sur le marché (AMM) c’est-à-dire pour des usages non indiqués (par exemple le baclofène en sevrage alcoolique ou Diane 35 en anti-contraceptif) par l’ANSM ou son équivalent européen l’EMA. La moitié le font souvent et moins d’un cinquième ne le font jamais. Une prescription hors AMM peut consister en un dosage ou une fréquence différente de ce qui est prévu ou être prescrit à des âges non visés par l’AMM. Beaucoup concernent ainsi la pédiatrie.C’est souvent pour  faire bénéficier le plus tôt possible les patients d’innovations testées scientifiquement sans avoir à attendre l’aval des autorités. Beaucoup concernent ainsi la cancérologie. Juridiquement c’est laliberté de prescription qui prévaut et les tribunaux exigent seulement que le médecin soit en mesure de justifier son indication et son geste au regard de l’état du patient, de sa demande et des connaissances scientifiques du moment. La loi du 29 décembre 2011 y pose cependant deux conditions : qu’aucune alternative médicamenteuse bénéficiant d’une AMM ne soit disponible et que le patient soit informé explicitement sur l’ordonnance ce que peu de praticiens respectent car cela priverait leurs malades de la prise en charge de la dépense par la sécurité sociale.
 
 
 

La vitamine C pas meilleure qu'un placebo sauf...


Le rhume, infection due à plus de 200 virus différents et qui associe congestion nasale, maux de gorge ou de tête, toux, fièvre etc. constitue une des premières causes de consultation des médecins mais aussi le terrain d’élection de la vitamine C adoptée par de nombreux patients. Pour déterminer si elle présente une quelconque efficacité, si elle réduit l'incidence, la durée ou la sévérité des symptômes, des chercheurs finlandais et australien ont réalisé une étude de l’ensemble de la littérature sur le sujet : la vitamine C n'avait pas d'effet sur l'incidence globale des rhumes mais un léger effet de réduction de la durée des symptômes. Des doses régulières de 1g ou plus diminueraient selon certaines études la durée de l'infection de 8 % chez l'adulte, 14 % chez l'enfant et les plus forts bénéfices concernent les individus se livrant à des exercices physiques de forte intensité. Pour les auteurs, la prise de vitamine C n'apparaît pas justifiée  sauf peut-être pour les grands sportifs ou dans des environnements très froids (cercle polaire).


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Mise à jour d'une nouvelle interaction médicamenteuse néfaste


L’analyse des données de pharmacovigilance conduit une équipe française à prononcer une mise en garde: sur 11 000 notifications d’effets indésirables concernant des patients sous hypertenseurs, 125 seraient dus à leur interaction médicamenteuse avec les AINS, anti-inflammatoires non stéroïdiens, médicaments aux propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires qui réduisent la douleur, la fièvre et l'inflammation. Les deux plus connus sont l'aspirine et l'ibuprofène. Ces résultats doivent selon l’INSERM inciter à davantage de prudence. Cette association peut notamment entraîner une augmentation du risque cardiovasculaire ou d’insuffisance rénale potentiellement graves. Ces effets surviennent préférentiellement chez des femmes d'environ 60 ans, qui auraient tendance à banaliser la prise d’Ains, librement accessibles en pharmacie. Si elle est nécessaire, l’association doit être la plus courte possible.


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Il ne faut pas pilonner certains médicaments


Une étude menée au CHU de Rouen montre que dans 40% des cas, pilonner un médicament le rend inefficace soit parce qu’en l’écrasant on en laisse un peu de côté, soit parce que le principe actif du médicament ne supporte pas d’être exposé à la lumière ou à l’air. Or la pratique du pilonnage est largement répandue pour soigner personnes âgées ayant du mal à déglutir, mais aussi les enfants. Savoir à coup sûr si l’on peut écraser ou pas un médicament n’est pas simple car les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas mené d’études sur le sujet. Les médecins du CHU de Rouen ont cherché des solutions au problème. Il est d’abord conseillé de vérifier sur la notice du médicament s’il peut être écrasé. Cela est parfois mentionné. L’Observatoire du médicament de Haute-Normandie a par ailleurs dressé la liste des médicaments pouvant être écrasés et des gélules pouvant être ouvertes. Si le pilonnage est proscrit ou si le doute persiste, deux options : prendre le médicament sous une autre forme, soluble par exemple, ou le substituer par un autre produit équivalent qui sera vendu en poudre ou en gouttes.


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Nouveaux déremboursements


À compter du 1er mai 2012, les spécialités suivantes ne seront plus remboursées car leur SMR est jugé insuffisant : antidiabétique Glucovance, pommade anti-inflammatoire Dextrarine, anti-inflammatoire Percutalgine, antibiotique Peflacine et stimulant respiratoire Vectarion. La plupart des contrats des mutuelles complémentaires santé couvrent à 100% les médicaments remboursés à 65% (vignettes blanches) et même 30% (vignettes bleues). Seuls les contrats haut de gamme remboursent les vignettes oranges (pris en charge par la sécurité sociale à 15%). Quant aux médicaments déremboursés complètement, ils sont très rarement pris en charge par les mutuelles complémentaires santé. Pour trouver les garanties qui sont les plus généreuses en matière de médicaments, utilisez notre moteur de recherche en choisissant 4 ou 5 en niveau de soins de ville.


 

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Visiteurs médicaux : il serait préférable que votre médecin n'en voit pas trop!


C'est du moins ce que conclut la thèse de doctorat en médecine récemment soutenue par un généraliste à la faculté de médecine de Brest. Sur un échantillon de 179 médecins, plus un médecin était classé dans un groupe où la fréquence de réception des visiteurs médicaux était élevée et plus ses prescriptions avaient de probabilité d'être onéreuses (augmentation du coût moyen d'une prescription, augmentation du rapport de prescription médicaments onéreux/médicaments moins onéreux), iatrogènes ou de bénéfice incertain pour le patient (augmentation de la polymédication, augmentation de la prescription de médicaments à faible amélioration du service médical rendu) et risquait de favoriser le développement de résistances bactériennes (augmentation de la prescription d'antibiotiques à large spectre). Et qu'il nous soit permis d'ajouter qu'il n'y a rien de plus agaçant, quand on a pris rendez-vous et qu'on est à l'heure, que de voir un visiteur, plus souvent une visiteuse médicale, vous passer devant et votre médecin vous faire attendre 15 minutes de plus! Et pour trouver un médecin ou en changer, n'hésitez pas à utiliser le moteur de recherche Les Bons Choix Santé !


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