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Définition de l'hépatites toxiques

Définition de l'hépatites toxiques


Les hépatites toxiques, comme toutes les hépatites, désignent toute atteinte inflammatoire du foie. Les hépatites toxiques sont liées à des médicaments, à la consommation d’alcool ou de produits ou aliments toxiques (plantes, champignons…). Certaines expositions à des solvants ou autres substances peuvent avoir lieu en milieu professionnel et provoquer également des hépatites aiguës ou chroniques d’origine toxique.
L’hépatite toxique, comme les hépatites virales, peut évoluer vers une forme fulminante et le décès.

 

Risques et enjeux des hépatites toxiques


L’alcool est la cause numéro 1 d’hépatite toxique en France. Une des causes les plus fréquentes aussi d’hépatite toxique est l’hépatite médicamenteuse, avec environ 1 000 médicaments connus comme potentiellement hépatotoxiques. La toxicité dépend de plusieurs facteurs comme la génétique, l’alimentation, l’âge… Certains médicaments ne se révèlent toxiques pour le foie qu’après leur mise sur le marché ; certains ont même été retirés en raison de la fréquence et de la gravité de cet effet secondaire.


Les hépatites toxiques intervenant en milieu professionnel s’intègrent dans le cadre de maladies professionnelles ; les produits les plus dangereux ont été remplacés par des produits moins toxiques. Néanmoins, une vigilance est nécessaire à la réintroduction de nouvelles substances.

 

Causes et symptômes des hépatites toxiques


Quel que soit le mécanisme en cause, l’hépatite grave peut conduire à la destruction du foie et, à moins d’une transplantation hépatique, au décès.
Le produit absorbé, ingéré ou inhalé, peut être toxique par lui-même ou par ses métabolites après transformation dans l’organisme. Par ailleurs, certains produits peuvent causer une hépatite chez un individu et pas chez un autre : on parle de variabilité interindividuelle.
Parmi les médicaments incriminés, citons le paracétamol, qui peut provoquer des lésions dès 6-8 g qui peuvent devenir irréversibles voire mortelles au-delà de 12 g.
À côté de ces hépatites médicamenteuses, des hépatites toxiques sont liées à des champignons comme l’amanite phalloïde. Ce champignon vénéneux libère une toxine responsable de lésions du foie ; sa mortalité est de 15 %.


Comment se manifestent les hépatites toxiques ?


Les hépatites aiguës, toxiques ou non, se manifestent par des symptômes non spécifiques de la cause, mais elles peuvent être tout d’abord asymptomatiques. Sinon, fatigue, nausées, douleurs abdominales (sous les côtes à droite au niveau du foie) dominent. L’apparition d’urines foncées et d’une jaunisse est caractéristique des hépatites. Des formes très sévères pouvant même conduire à la transplantation du foie existent : il s’agit des hépatites fulminantes avec destruction rapide du foie.


Contrairement aux hépatites virales il n’existe pas de signes infectieux, et la cause toxique est fortement suspectée devant la concomitance des symptômes avec la consommation d’un médicament ou d’un champignon. Le délai avant l’apparition des symptômes est d’ailleurs variable : de quelques heures pour les champignons pouvant aller à plusieurs jours pour les médicaments ou autres toxiques.


Le syndrome phalloïdien est caractéristique de l’intoxication par les champignons (amanite phalloïde, amanite printanière, amanite vireuse…). Les symptômes sont une diarrhée et une déshydratation dans les formes bénignes puis un tableau d’hépatite aiguë parfois grave avec confusion, hémorragies…

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Les hépatites toxiques ne doivent pas être confondues avec les hépatites virales, qui sont des infections virales. Par ailleurs, tout symptôme survenant après prise de médicament ou de champignon n’est pas synonyme d’hépatite. Les allergies, gastroentérites banales ou intoxications simples sont heureusement plus fréquentes que les atteintes hépatiques. Le médecin fera la différence en s’appuyant notamment sur des examens de sang.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Les hépatites toxiques étant liées à une exposition à un toxique, la meilleure des préventions est la non-exposition à ce toxique. L’abstinence alcoolique est donc de mise ; à tout le moins, la consommation doit être modérée.

 

Le strict respect des posologies médicamenteuses permet de prévenir les hépatites médicamenteuses doses-dépendantes.

 

Pour les champignons, mieux vaut ne pas consommer ceux ramassés sans être certain de leur innocuité. Votre pharmacien pourra vous aider à ce sujet, à condition de cueillir les champignons dans leur totalité (base du pied). Évitez de les stocker dans des sacs en plastique (pourrissement), séparez les espèces pour qu’un champignon vénéneux ne vienne pas contaminer un comestible, mangez avec modération et à la moindre incertitude, ne les consommez pas.


À quel moment consulter ?


En cas de symptômes après ingestion de champignons, il est impératif de consulter rapidement. Des mesures de réanimation s’imposent parfois. De même, en cas de surdosage accidentel ou volontaire médicamenteux, un appel au SAMU-Centre 15, lui-même interconnecté avec le Centre antipoison, est impératif.

 

Que fait le médecin ?


Outre l’examen clinique habituel et le dépistage de signes de gravité nécessitant une hospitalisation immédiate, le médecin va essayer de reconstituer l’histoire de la maladie pour rattacher les symptômes à une prise de médicament ou à une exposition à un toxique (prise d’alcool par exemple). Pour cela, l’interrogatoire est fondamental, la relation chronologique entre le début des signes et la prise également.


Des prises de sang sont généralement prescrites pour confirmer l’hépatite (élévation des transaminases), juger de sa gravité (retentissement sur la coagulation notamment) et éliminer les autres causes, en particulier virales par les sérologies.


La première mesure thérapeutique est bien sûr l’arrêt de la prise du médicament ou de l’exposition au toxique. Ensuite, des mesures symptomatiques pouvant aller jusqu’à la réanimation seront prises. La surveillance repose sur le contrôle de la fonction hépatique et de la coagulation ; parfois, l’atteinte hépatique est telle que seule une transplantation hépatique sauve le patient.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


L’interrogatoire est une étape importante du diagnostic. Essayez de vous remémorer les médicaments absorbés, les plantes ou champignons consommés et les contacts potentiels avec des toxiques dans les six derniers mois avant les symptômes. Ces renseignements aideront votre médecin ; de même, signalez-lui si d’autres personnes de votre entourage, familial ou professionnel, présentent les mêmes troubles.


À quoi correspond une consommation modérée d’alcool ?

À quoi correspond une consommation modérée d’alcool ?


Une consommation d’alcool est dite « modérée » si :


– pour des consommateurs réguliers : elle ne dépasse pas 3 verres standard par jour (ou 3 unités d’alcool par jour) pour les hommes et 2 verres standard par jour (ou 2 unités d’alcool par jour) pour les femmes (différence liée à des raisons métaboliques) ;
– pour une consommation occasionnelle : elle ne dépasse par 4 verres par jour (ou 4 unités d’alcool par jour) en une seule occasion.

 

Un verre standard apporte 10 g d’alcool pur
La verrerie de restauration est standardisée de façon à délivrer la même quantité d’alcool, quelle que soit la nature de la boisson alcoolisée considérée.

 

Une unité d’alcool = 1 verre standard = 10 g d’alcool pur
Au-delà de ces repères, la consommation d’alcool expose au risque de troubles du comportement et à la survenue progressive de maladies, pas forcément apparentes au départ.

 

Comment s’y retrouver en pratique ?


Ci-dessous sont données quelques équivalences de boissons qui apportent 10 g d’alcool pur soit 1 unité d’alcool.
1 unité d’alcool :
= un verre de vin à 12° (10 cl) ;
= une chope de bière à 5° (25 cl) ;
= un verre de champagne à 12° (10 cl) ;
= un whisky à 45° (2,5 cl à 3 cl) ;
= un pastis à 45° (2,5 cl à 3 cl) ;
= un verre d’apéritif à 18° (7 cl).

 

Que se passe-t-il dans l’organisme ?


Un verre standard (10 g d’alcool pur ou une unité d’alcool) fait monter le taux d’alcool dans le sang (alcoolémie) :
– de 0,20 g/l de sang pour un homme de 70 kg ;
– de 0,33 g/l de sang pour une femme de 50 kg.


Le taux d’alcool dans le sang est à son maximum au bout de 30 minutes si l’alcool a été consommé à jeun ; il est à son maximum au bout de 1 heure si l’alcool a été consommé au cours d’un repas.
L’alcoolémie décroit ensuite d’environ 0,15 g par litre de sang et par heure.
Pour une alcoolémie à 0,6 (0,6 g/l de sang) : 4 à 5 heures seront nécessaires avant que l’alcool soit totalement éliminé.

 

Comment savoir si vous êtes un consommateur à risque ?


Un petit questionnaire simple et rapide de quatre questions (appelé DETA) permet déjà de situer un éventuel problème d’usage à risque.
1. Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boissons alcoolisées ?
2. Votre entourage vous-a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ?
3. Avez-vous déjà eu l’impression que vous buviez trop d’alcool ?
4. Avez-vous déjà eu besoin d’alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?

 

Une seule réponse positive doit attirer votre attention et vous inciter à consulter votre médecin pour en parler.

Il recherchera avec vous, de façon un peu plus précise, si votre consommation est réellement à risque. Auquel cas, il vous aidera à mieux gérer cette consommation afin de ne pas la laisser évoluer vers le stade de dépendance dont il est alors très difficile d’en sortir.

Deux réponses positives au moins indiquent un problème avec l’alcool et un risque de dépendance à l’alcool face auquel il est impératif de consulter votre médecin. Il vous proposera d’autres tests et une prise en charge appropriée.

Un autre petit autotest permet de vérifier si vous avez un problème de dépendance à l’alcool. Il s’agit de vous poser la question : puis-je rester 5 jours sans boire d’alcool ?
Si ce n’est pas le cas, il est conseillé d’en parler à votre médecin avant que la situation ne s’aggrave davantage.

 

De quoi faut-il se méfier ?

 

Il faut se méfier d’un besoin d’alcool quotidien et à des heures inhabituelles. C’est un premier signe d’alerte traduisant un problème avec l’alcool.

CATEGORIE : alcoologie

Consommation excessive d'alcool : de quoi parle-t-on ?

Consommation excessive d'alcool : de quoi parle-t-on ?

  
On parle de consommation excessive d'alcool lorsqu'elle dépasse les normes d'une consommation modérée.

Pour l'OMS, une consommation modérée d'alcool est l'équivalent de 3 verres par jour pour un homme (21 verres par semaine) et 2 verres par jour pour une femme (14 verres par semaine) en raison de différences métaboliques.

 

Pour être plus précis, l'apport d'alcool ne devrait pas dépasser l'équivalent de 20 g d'alcool pur par jour : soit deux verres de vin de 10 cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d'alcool fort.

On devient donc un consommateur excessif quand la consommation d'alcool dépasse la limite des 3 à 4 verres de vin par jour.


Comment s'installe une consommation excessive d'alcool ?

 

- Le problème est lié au fait que le passage entre une consommation modérée - sans conséquence fâcheuse sur la santé - et une consommation excessive est très insidieux. L'usager d'alcool ne s'en aperçoit pas tout de suite.
- La consommation excessive d'alcool expose d'abord à un risque pour la santé (on parle d'usage à risque). Puis elle devient franchement nocive pour la santé (usage nocif) pour arriver ensuite au stade de dépendance à l'alcool (alcoolodépendance)

Comment se dépiste un consommateur excessif d'alcool ?


Un consommateur souvent mal informé

Le consommateur excessif sous-estime généralement sa consommation. Il n'a pas conscience d'être un usager à risque et ignore le plus souvent qu'il est à haut risque de dépendance alcoolique.

Il est donc capital de repérer le plus tôt possible une consommation excessive, bien  avant la survenue d'une alcoolodépendance, c'est-à-dire dès le stade « d’usage à risque » où des actions médicales permettent souvent d’éviter le passage à « l’usage nocif » 

 

Consulter son médecin
C'est dire l'intérêt de consulter son médecin au moindre doute sur sa consommation d'alcool. Quelques questions simples lui permettent  de repérer le profil des consommateurs d'alcool (quantités d'alcool, type de boissons alcoolisées consommées). 

Il dispose également de questionnaires validés qui permettent le repérage précoce d'uen consommation à risque, par des entretiens de motivations et, si nécessaire, des examens de sang complémentaires. 

Vous pouvez aussi répondre à un questionnaire simple (nommé DETA) qui vous renseignera sur le risque de votre consommation.  

 

Comment la prévention est-elle organisée ?

  
Les messages de prévention
Ils reposent sur un facteur essentiel qui est la quantité d’alcool consommée que l’OMS a traduit par la notion de verre standard (volume d’une consommation de boisson alcoolisée délivrée dans un lieu public contenant (environ) la même quantité d’alcool.

Un verre standard contient environ 10 g d’alcool pur

Les seuils d'une consommation modérée d'alcool définis par l'OMS sont rapportés à des verres standard.

 

Les inconvénients du « verre standard »
Certains « verres standards » de la restauration délivrent 12 g d’alcool au lieu de 10 g. 
De plus, les consommateurs en dehors des lieux publics n’ont pas nécessairement recours à des « verres standards ».
Et de nombreuses boissons alcoolisées sur le marché ont un volume nettement supérieur à celui du verre standard  (notamment des bières destinées aux jeunes dont le degré d’alcool est beaucoup plus élevé que les bières classiques).

 

C’est pourquoi, certains experts insistent sur le fait que la quantité d’alcool consommée devrait plutôt être exprimée en « unités d’alcool » (une unité correspondant à 10 g d’alcool pur) et devrait figurer sur l’étiquetage de tous les conditionnements des boissons alcoolisées.


De quoi faut-il se méfier ?

 

Du verre standard qui varie selon les pays,  mais aussi des verres standards de la restauration  et du conditionnement de certaines boissons alcoolisées, notamment les  « prêts à boire ».


Dans quelles circonstances faut-il consulter un expert ?

 

Si les interventions brèves de dépistage s’avèrent sans succès ou si le repérage des buveurs excessifs ne survient qu’à un stade avancé d’usage nocif ou d’alcoolodépendance, il est  nécessaire de recourir à un médecin alcoologue ou à des structures spécialisées en alcoologie.

CATEGORIE : alcoologie

Alcoolodépendance : de quoi parle-t-on ?

Alcoolodépendance : de quoi parle-t-on ?


On parle d’alcoolodépendance quand un consommateur passe d’une consommation excessive d’alcool qu’il pouvait encore contrôler, au stade de dépendance où il ne le peut plus.
Le passage à l’alcoolodépendance guette tout consommateur excessif et il est d’autant plus rapide qu’un certain nombre de circonstances peuvent se rencontrer à un moment donné de la vie : consommation excessive habituelle, terrain prédisposé (biologique, familial, histoire personnelle), problèmes familiaux, professionnels…

 

Comment se manifeste l’état d’alcoolodépendance ?


L’alcoolodépendance, caractérisée par la perte de liberté par rapport à l’alcool, se manifeste par :

 

- un désir compulsif de boire de l’alcool ;

- une recherche de l’alcool qui prend le dessus sur les autres activités quotidiennes ;

- la survenue de signes physiques de « manque » lors de l’arrêt de la consommation d’alcool (anxiété, irritabilité, insomnies, sueurs, tremblements, tachycardie, hypertension artérielle, nausées, anorexie, voire hallucinations, convulsions, hyperthermie…).

Ces manifestations typiques de l’alcoolodépendance peuvent aussi être accompagnées de divers problèmes de santé liés aux conséquences néfastes de l’alcool sur l’organisme.

 

Quelles sont les solutions en cas d’alcoolodépendance ?


Pour rompre le cercle vicieux de cette dépendance, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin car il y a des solutions.
Il est tout d’abord nécessaire de désintoxiquer l’organisme, c’est-à-dire d’effectuer un sevrage thérapeutique de l’alcool (cure de désintoxication) pendant 8 à 10 jours.
Le sevrage de l’alcool doit être effectué sous surveillance de façon à éviter les signes physiques de manque et les complications liées à la suppression brutale de l’alcool.


Le sevrage en milieu hospitalier est obligatoire en cas :

 

- de dépendance physique sévère ;

- d’antécédents de delirium tremens ou de crises convulsives ;

- de tentatives de suicide ;

- de pathologies sévères associées à un tabagisme, de toxicomanies.

 

Il permet une surveillance continue, la soustraction du malade à son environnement et garantit la réalisation du sevrage.
Sinon, le sevrage peut être proposé à domicile (en ambulatoire) à condition :

 

- de ne pas être isolé ;

- d’avoir un entourage familial coopérant ;

- de pouvoir toujours prévenir le médecin en cas d’incident.

 

Il est conseillé de cesser l’activité professionnelle durant le sevrage ainsi que la conduite automobile.

 

En quoi consiste le sevrage ?


Le sevrage repose :

 

- sur la réhydratation en buvant de grandes quantités d’eau et de jus de fruits durant la journée (un volume au moins équivalent à celui de la consommation antérieure d’alcool) avec une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes,

- sur la prise de compléments alimentaires à base de vitamines B1, B6 et PP et de magnésium.
La réhydratation en milieu hospitalier est assurée par des perfusions avec adjonction de ces vitamines et sels minéraux

- sur la prise concomitante de médicaments calmants et/ou tranquillisants afin de prévenir la survenue des signes physiques de manque ; d’autres médicaments (bêtabloquants) sont parfois nécessaires en cas de tremblement important, de tachycardie ou d’hypertension artérielle.

 

Des mesures de soutien sont souvent nécessaires avec : soutien médical, psychothérapie comportementale, relaxation, psychothérapie familiale ou conjugale, réunions d’anciens buveurs.

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier des aliments, chocolats ou boissons qui contiennent des petites quantités cachées d’alcool et des « amis » bien intentionnés qui incitent à boire un petit verre…

CATEGORIE : alcoologie

Consommation d'alcool chez les adolescents : de quoi s’agit-il ?

Consommation d'alcool chez les adolescents : de quoi s’agit-il ?


Il s’agit de la consommation de boissons alcoolisées chez les adolescents, le plus souvent lors de soirées très arrosées, répétées, entre amis, notamment le week-end.
La consommation d’alcool chez les jeunes revêt un caractère particulier, avec la recherche d’un état rapide d’ivresse appelé « binge drinking », c’est-à-dire un état d’intoxication alcoolique aiguë.

 

Quels sont les enjeux réglementaires ?


Face à ce problème de la consommation d’alcool chez les adolescents et notamment du « binge drinking », un projet de loi préparé par le ministère de la Santé vise à mettre en place quatre mesures clés afin de prévenir l’alcoolisation des jeunes :


interdiction totale de la vente d’alcool aux mineurs dans les supermarchés, discothèques (la vente de boissons alcoolisées à moins de 12,5 % d’alcool étant jusqu’alors autorisée aux 16-18 ans) ;
la fermeture des « open bars » (prix forfaitaire pour boire autant de boissons alcoolisées que l’on veut) ;
l’interdiction de consommer des boissons alcoolisées sur la voie publique près des écoles ;
l’interdiction de vendre de l’alcool dans les stations-service quelle que soit l’heure (interdiction effective entre 22 heures et 5 heures du matin jusqu’alors).

 

Ce « plan santé jeunes » devrait être opérationnel dès 2009.

 

Comment se manifeste l’intoxication alcoolique aiguë ?


L’alcool a une action très rapide sur les cellules nerveuses.
Une alcoolémie (taux d’alcool dans le sang) supérieure à 0,80 g/l entraîne rapidement un état d’ivresse qui se manifeste par :


– une perte de la vigilance, une somnolence ;
– des difficultés d’élocution ;
– des troubles de l’équilibre, de la marche ;
– un ralentissement des capacités de réflexion et de jugement ;
– une diminution des réflexes.

 

Une alcoolémie très élevée, supérieure à 1 g/l entraîne :


– une perturbation de l’humeur du type euphorie, insouciance, plus rarement sur un mode dépressif ;
– des troubles du comportement avec levée des inhibitions (paroles et gestes inconsidérés, violence, insolence, agressivité, provocation…).


Cet état est considéré sur la voie publique comme un délit.

En cas d’intoxication alcoolique non compliquée : les signes régressent en trois à six heures et il est recommandé de boire beaucoup d’eau.

 

Mais l’intoxication alcoolique aiguë expose à un certain nombre de complications :


– inhalation d’alcool dans les bronches ;
– crise de convulsions ;
– agitation ;
– troubles de la vigilance ;
– hypothermie ;
– trouble du rythme cardiaque ;
– traumatisme crânien ;
– autre intoxication associée.

 

Quels sont les risques de l’intoxication alcoolique aiguë ?

 

Les risques immédiats sont :


– la désinhibition provoquée par les effets de l’alcool sur le cerveau avec troubles du comportement, violence, relations sexuelles imposées et/ou non protégées ;
– les accidents de voiture ;
– voire un coma éthylique qui survient à partir d’un taux d’alcool dans le sang de 3 g/l en moyenne.

 

Ces états d’ivresse répétés favorisent le passage au stade de consommateur régulier à risque, voire au stade d’alcoolodépendance.

À plus long terme, ces intoxications alcooliques aiguës répétées exposent à de graves risques pour la santé à l’âge adulte : troubles cardiaques, hypertension, diabète de type 2…

 

Alcool chez les adolescents : de quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier de la banalisation de l’alcool, notamment au sein de la famille où l’alcool est souvent proposé trop tôt aux enfants (fêtes de famille, réception d’amis…). Il est important de retarder le plus tard possible la découverte de l’alcool.

CATEGORIE : alcoologie

L'alcoolisme au féminin : de quoi s’agit-il ?

L'alcoolisme au féminin : de quoi s’agit-il ?


L’alcoolisme au féminin se distingue par la plus grande vulnérabilité psychique et physique des femmes à l’alcool.
Les femmes se réfugient plus facilement dans l’alcool pour des motifs psychologiques, des problèmes professionnels ou personnels. Elles répondent moins à l’incitation sociale qui peut pousser les hommes à une consommation excessive d’alcool.


L’alcoolisme au féminin est caractérisé par le fait qu’à consommation égale, à âge égal et à poids égal, le taux d’alcool dans le sang grimpe plus haut chez les femmes que chez les hommes et s’élimine plus lentement.
Il en résulte une moindre tolérance des femmes envers l’alcool (survenue plus précoce de complications) et une évolution plus rapide vers l’alcoolodépendance.

 

Pourquoi y a-t-il inégalité entre hommes et femmes ?


Il existe une inégalité biologique face à l’alcool entre les hommes et les femmes en raison d’une dégradation moins rapide de l’alcool chez la femme.
Le profil hormonal des femmes, leur plus grande proportion de masse grasse et une moins grande quantité de masse musculaire expliqueraient cette inégalité.
L’alcoolisme au féminin est souvent perçu par la société de façon beaucoup plus sévère que l’alcoolisme des hommes.

 

Quelles sont les normes de consommation pour les femmes ?


Les seuils de risque de consommation d’alcool chez les femmes sont établis à des niveaux différents de ceux des hommes : 20 g/jour pour les femmes (deux verres standard) contre 30 g/jour pour les hommes (trois verres standard).

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier des apéritifs ou du petit verre d’alcool, le soir, qui ôte les angoisses accumulées dans la journée ou qui permet d’oublier ponctuellement un mal-être, une solitude affective, des soucis personnels. Les femmes ont souvent tendance à boire de l’alcool pour se sentir mieux.



L'alcoolisme au féminin
Informations pratiques

Quels sont les effets de l’alcool chez les femmes ?


Au niveau du foie

• Les hépatites (lésions du foie qui précèdent la cirrhose – destruction du foie) sont plus fréquentes.
• Le délai d’apparition d’une cirrhose du foie est plus court chez les femmes (5 ans) que chez les hommes (10 ans).
• Le risque de survenue d’une cirrhose peut être de 12 à 20 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes, à consommation identique. Il peut apparaître à partir de la consommation de 3 verres par jour (30 g/jour).

 

Aux niveaux neurologique et psychique

• Les polynévrites (atteinte des nerfs des membres qui perturbent la marche) et les complications neurologiques sont plus fréquentes chez les femmes.
• Survenue plus précoce de troubles névrotiques graves et d’états dépressifs.

 

Au niveau osseux

• Le risque d’ostéoporose et de fractures osseuses est favorisé par l’intoxication alcoolique.

 

Au niveau du sein

• Le risque de développer un cancer du sein est majoré chez les femmes qui s’alcoolisent – augmentation de 10 % du risque par dose quotidienne de 10 g d’alcool (un verre par jour). Mais ces chiffres sont à nuancer selon les habitudes alimentaires et le statut hormonal des femmes.

 

Alcool et grossesse

• Une consommation excessive d’alcool augmente le risque de stérilité.
• Pendant la grossesse, la consommation excessive d’alcool a des conséquences néfastes sur le déroulement de la grossesse ainsi que sur le fœtus (car l’alcool passe directement du sang maternel au sang fœtal et est très toxique sur les organes du fœtus en pleine formation).
• Des consommations très élevées d’alcool entraînent un syndrome d’alcoolisation fœtale, avec malformations particulières du visage, troubles du comportement, retard de croissance, retard mental.

CATEGORIE : alcoologie


La postcure : de quoi s’agit-il ?

La postcure : de quoi s’agit-il ?


La postcure est proposée après le sevrage de l’alcool — phase de désintoxication qui a pu être effectuée en ambulatoire ou à l’hôpital en raison de troubles anxieux et dépressifs importants, d’autres intoxications associées (telles que drogues, médicaments) ou si la rupture était nécessaire avec le milieu familial.

La postcure est une phase de transition d’un mois et plus, qui permet de consolider la phase de désintoxication avec l’aide des différents professionnels de santé disponibles et à l’écoute (médecins, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, alcoologues…).

 

Pourquoi une postcure ?


La postcure vise à consolider le maintien de l’abstinence réalisée pendant le sevrage, afin de prévenir le risque de rechute.
L’abstinence doit être complète et durable chez une personne qui a été alcoolodépendante, sous peine de retomber très vite dans le processus de dépendance à l’alcool, les personnes alcoolodépendantes n’ayant pas la capacité de gérer leur consommation d’alcool comme les personnes non alcoolodépendantes.

 

Quels sont les objectifs principaux de la postcure ?


La postcure ne peut être réalisée sans aide sous peine de rechute rapide.


Elle peut s’effectuer dans le cadre :
– d’un centre de postcure ;
– de consultations régulières dans un centre d’alcoologie ;
– d’un soutien régulier auprès de psychologues, médecins, psychothérapeutes ;
– de la participation à des groupes de thérapie comportementale.

 

Qu’il s’agisse d’une prise en charge dans un centre de postcure, de consultations régulières dans un centre d’alcoologie, de la participation à un groupe de soutien « anti-rechutes », l’objectif est d’aider les personnes alcoolodépendantes à préserver leur motivation, à résister à la tentation de l’alcool, à mieux gérer les émotions, les angoisses et les fragilités…


Les thérapies dites « comportementales et cognitives » utilisent plusieurs approches visant :
– à gérer les envies d’alcool et les situations à risque ;
– à élaborer des stratégies pour résister ;
– à gérer les sentiments d’irritabilité, voire les crises de colère ;
– et à rétablir une stratégie d’urgence en cas de récidive.


Les associations d’anciens buveurs sont également d’un grand soutien dans la poursuite de l’abstinence.
Elles ont des fonctionnements variables selon l’association, mais leur objectif reste le même : transmettre l’expérience des anciens buveurs qui « s’en sont sortis ». Cette expérience constitue un solide repère dans le projet d’abstinence pour ceux qui sont encore en situation de grande fragilité par rapport à l’alcool.

 

Quelle est la place des médicaments en postcure ?


Le maintien de l’abstinence peut être soutenu à l’aide de certains médicaments, grâce aux progrès réalisés en neuro-imagerie, neurobiologie et neuropsychologie.


Ces progrès ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de la dépendance (rôle de certains neuromédiateurs dans le processus de dépendance), et deux médicaments sont utilisés :
– un médicament qui corrige de façon spécifique le déséquilibre neurobiologique observé dans la dépendance alcoolique (acamprosate) ;
– un autre médicament (topiramate), qui facilite la réduction de la consommation d’alcool et augmente les chances de devenir abstinent.

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier de l’entourage, qui pense souvent que le problème d’une personne alcoolodépendante est réglé après un sevrage.

CATEGORIE : alcoologie

Les effets de l’alcool sur l’organisme : de quoi parle-t-on ?

Les effets de l’alcool sur l’organisme : de quoi parle-t-on ?


L'alcool est le terme classiquement employé pour l'éthanol (ou alcool éthylique), qui résulte d'un procédé de fermentation des sucres (sucres des fruits, du miel, des céréales, des tubercules).
On trouve l'alcool dans de nombreuses boissons (dites alcoolisées) bien connues, mais aussi de façon plus masquée dans des boissons destinées aux jeunes.

 

Quelle est la place de l'alcool dans notre vie ?


La consommation d'alcool est retrouvée dès l'Antiquité, lors de fêtes sacrées, de rituels… Il en est toujours ainsi de nos jours où il n'y a pas de fête sans alcool, où on invite les amis pour l'apéritif… Le vin est souvent présent sur la table des Français et il occupe une place de choix dans la gastronomie française.

 

Quels sont les enjeux, circonstances et/ou mécanismes en cause ?


La consommation excessive d'alcool et l'alcoolodépendance sont devenues de réels problèmes dans les pays industrialisés, mais aussi dans de nombreux pays en voie de développement.
Les enjeux actuels de la lutte contre l'alcoolisme reposent notamment sur une intervention brève et précoce de la part des médecins généralistes, avant le stade de dépendance.

Un autre enjeu est de faire prendre conscience que l'alcool se comporte comme une drogue.


Effets de l'alcool sur l'organisme - Informations pratiques

Où se situe le problème de l'alcool sur l'organisme ?


L'alcool a des effets nocifs sur les cellules en cas de consommation excessive, au niveau du foie, du pancréas, du cerveau, de l'appareil cardio-vasculaire et du système nerveux, et favorise le risque de cancérisation notamment au niveau de la bouche, de la gorge, de l'œsophage…

L'alcool a des propriétés « psychotropes » voisines de celles des drogues et des stupéfiants, entraînant un phénomène de dépendance et des perturbations de l'équilibre psychique.

 

Quels sont les effets et conséquences de la prise d'alcool ?


Effets

 

La consommation d'alcool à dose modérée procure une sensation agréable d'euphorie, lève les angoisses et, selon chacun, peut avoir un effet excitant ou calmant.
On reconnaît même à l'alcool des bénéfices sur la santé au plan cardio-vasculaire, à condition de respecter une consommation modérée.

Mais sa consommation régulière peut entraîner un phénomène de tolérance, plus ou moins rapide selon chacun, avec la nécessité d'augmenter les doses pour retrouver l'effet recherché.

 

Conséquences


Une consommation excessive d'alcool rend la conduite automobile dangereuse (diminution des réflexes, troubles de la vue, perte d'appréciation des distances…).

Une consommation excessive d'alcool provoque des troubles du comportement (agressivité, perte du contrôle de soi, violence verbale et/ou physique, incohérence, difficultés d'interprétation, de jugement…) avec levée des inhibitions (désinhibition sociale, sexuelle…).

 

Le grand risque de l'alcool est lié à ses propriétés addictives


Sa consommation excessive peut entraîner un état de dépendance à la fois physique (syndrome de manque) et psychologique, avec impossibilité d'arrêter sa consommation et sensation de malaise lors de sa suppression. On parle d'alcoolodépendance.

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier de la banalisation de l'alcool en tant que boisson festive alors que c'est un produit « psychoactif », c'est-à-dire à risque de dépendance au même titre que d'autres drogues (cocaïne, ecstasy, héroïne, médicaments psychoactifs…).

 

Dans quelles circonstances faut-il consulter un expert ?


Dès que vous sentez votre consommation d'alcool augmenter et/ou qu'il vous est très difficile d'arrêter cette consommation, consultez votre médecin généraliste ou un médecin alcoologue qui vous guidera dans la démarche à suivre.

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Adresses utiles en alcoologie : la bonne information

Adresses utiles en alcoologie : la bonne information


Les personnes qui ont un problème avec l’alcool ont la possibilité de trouver une aide efficace auprès de nombreux lieux de soins spécialisés en alcoologie :


– consultations d’alcoologie à l’hôpital ou dans des centres d’alcoologie (CHAA : centres d’hygiène alimentaire et d’alcoologie) avec des médecins alcoologues, des psychiatres, psychothérapeutes et intervenants médicosociaux spécialisés en alcoologie ;
– centres de cure ambulatoire ou hospitalière, centres de postcure et de réinsertion ;
– associations d’information et de prévention ;
– groupes d’entraide.

 

Adresses utiles : les lieux de soins


Les lieux de soins varient selon leur mode de fonctionnement et les équipes qui les animent, avec des approches thérapeutiques différentes selon leur formation.
Vous pouvez déjà demander des premières informations sur les lieux de soins auprès de votre médecin traitant ou de l’hôpital général ou centre hospitalier à proximité de votre domicile.

Adresses utiles en alcoologie
Informations pratiques


Alcoologie : liste des lieux de soins


La société française d’alcoologie propose un annuaire des structures de soins en alcoologie
Société Française d’Alcoologie, 101 rue Henri Barbusse, 92141 Clamart.

Tél. : 01 41 46 69 51

 

La Fédération des acteurs de l’alcoologie et de l’addictologie (F3A) propose un annuaire F3A avec les adresses des centres d’alcoologie par régions et des centres de cure ambulatoire en alcoologie
F3A, 154 rue Legendre, 75017 Paris.

Tél. : 01 42 28 65 02

 

Association nationale de prévention de l’alcoolisme et de l’addictologie (cliquer sur une région pour obtenir la liste des structures de soins en alcoologie)

ANPAA, 20 rue Saint-Fiacre, 75002 Paris.

Tél. : 01 42 33 51 04

 

Un annuaire national de santé et des structures médicosociales pour trouver une liste des centres de cure et de postcure

 

 

Principales associations d’aide et de prévention


• La Fédération interprofessionnelle pour le traitement et la prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies
FITPAT, 12 bis rue Chabrol, 75010 Paris.

Tél. : 01 44 79 05 63

 

Le site de la Fédération nationale des Amis de la santé
FNAS, 18 rue du Parc, 67205 Oberhausbergen.

Tél. : 03 88 56 09 55

 

Association « Que dois-je faire : il/elle boit »
Tél. : 01 45 21 48 71

 

SOS Alcool Femmes (association Laure Charpentier)
SOS Alcool Femmes, 2 rue Daunou, 75002 Paris.

Tél. : 01 40 15 90 17

 

• Écoute alcool : 0 811 91 30 30

Principaux groupes d’entraide d’anciens buveurs


Le site des Alcooliques Anonymes (AA)
Alcooliques Anonymes :  0820 32 68 83

 

Mouvement d’aide aux familles touchées par le problème de l’alcoolisme

 

Le site d’Alcool Assistance
Alcool Assistance, 10 rue des Messageries, 75010 Paris.

Tél. : 01 47 70 34 18

 

Le site de La Croix Bleue
La Croix Bleue, 189 rue Belliard, 75018 Paris.

Tél. : 01 42 28 37 37

 

Le site de Vie Libre
Vie Libre, 8 impasse Dumur, 92110 Clichy.

Tél. : 01 47 39 40 80

 

 

Alcoologie : informations complémentaires


Le site de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé

  

Le plan santé jeunes du gouvernement

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Tabagisme : Définition

Tabagisme : Définition


Le tabagisme se définit par la consommation de tabac ; le terme « tabagisme » est aussi utilisé pour désigner le comportement des personnes dépendantes au tabac.


On distingue le tabagisme actif (la personne fume) du tabagisme passif (inhalation de la fumée provoquée par d’autres fumeurs).


Le tabac, issu des feuilles de tabac, est consommé sous différentes formes et peut être fumé, sucé, prisé ou chiqué. Le tabagisme représente la première cause de maladies chroniques dans le monde, avec notamment les maladies cardio-vasculaires ou les cancers.

 

Tabagisme : risques et enjeux sanitaires


Le tabac est la deuxième cause de mortalité dans le monde et est responsable de la mort d’un adulte sur 10. Lutter contre le tabagisme est donc une priorité de santé publique mondiale.

 

En France, l’interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif a été renforcée en 2006 afin de protéger les fumeurs comme les non-fumeurs : entreprises, administrations, cafés, hôtels, restaurants, discothèques et autres lieux de convivialité sont désormais « non-fumeurs ». D’après l’OMS, il est encore permis de fumer dans les hôpitaux et dans les écoles de 40 % des pays dans le monde.

 

Tabagisme : mécanismes


Le tabac est une plante qui, après séchage, est transformée de manière industrielle pour obtenir cigarettes et tabac à rouler. Les cigarettes contiennent des goudrons, arômes et autres nombreux additifs ; la nicotine contenue est quant à elle une substance psychoactive, qui agit sur le système nerveux central et crée la dépendance au tabac.


Les nombreux agents toxiques voire cancérigènes ont des effets sur la santé : augmentation de la pression artérielle, limitation de l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles, effets nocifs sur la grossesse, formation de caillots dans les veines et les artères, durcissement des artères provoquant accidents cardiaques et cérébraux, atteinte respiratoire (bronchite chronique) et risque de cancers.


Tabac et tabagisme
Prévention


Comment se manifeste le tabagisme ?


Bien que chacun puisse réagir différemment, les fumeurs savent bien que le tabac provoque chez eux des effets positifs transitoires (une augmentation de la vigilance, de la réflexion…). La nicotine, qui crée la dépendance, calme l’anxiété et joue un rôle de coupe-faim. Néanmoins, derrière ces pseudo-effets positifs du tabagisme, de nombreux risques et effets secondaires existent.

 

Effets cardio-vasculaires et respiratoires
Le tabac augmente la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque, limite la résistance à l’exercice physique, diminue la capacité respiratoire pouvant aller jusqu’au stade de l’insuffisance respiratoire. Certaines de ses substances accélèrent la formation de caillots dans le sang. À terme, les artères se durcissent avec leur lot de maladies cardio-vasculaires (infarctus, accidents vasculaires cérébraux) et des cancers peuvent apparaître.

 

Effets sur la peau et les autres organes
Le tabagisme perturbe les sens de l’organisme (goût, odorat) et contribue à une mauvaise haleine. Peau, cheveux et teint sont altérés rapidement ; par ailleurs, le déchaussement des dents est accéléré par le tabagisme. Enfin, le tabac peut provoquer des complications gravissimes lors de la grossesse.
La nicotine est quant à elle responsable de la dépendance au tabac et, en cas de manque, irritabilité et sautes d’humeur surviennent chez le fumeur.

 

 

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre le tabagisme ?


Il ne faut pas confondre le terme « légères » porté sur les paquets de certaines cigarettes avec une atténuation du risque : les risques sont les mêmes qu’avec les autres cigarettes.
Par ailleurs, le tabagisme passif par inhalation de fumée est également très dangereux pour la santé, puisque les personnes exposées inhalent 4 000 composés toxiques dont 50 sont cancérigènes. Tabagisme passif ne rime donc pas avec risque zéro.

 

Y a-t-il une prévention possible contre le tabagisme ?


La meilleure prévention consiste à ne pas commencer à fumer.
Sinon, dès l’arrêt du tabac, les bénéfices se font rapidement ressentir chez l’ex-fumeur : ralentissement du rythme cardiaque, meilleur souffle, diminution de la nicotine et du monoxyde de carbone…
Dès la première année de sevrage, le risque de maladies cardio-vasculaires diminue de moitié.
Faire le point sur les avantages et les inconvénients de poursuivre ou non son tabagisme peut motiver à arrêter ; relaxation, activités physiques et culturelles sont autant de moyens pour lutter contre le stress de l’arrêt du tabac.


Tabac et tabagisme
Préparer sa consultation


À quel moment consulter ?


Avant le stade de complications, et quand la volonté se fait sentir d’arrêter de fumer, une démarche individuelle peut suffire, mais l’aide d’un professionnel de santé (médecin, pharmacien, centre de sevrage tabagique) peut être utile.
Au stade de complications cardio-vasculaires par exemple, le sevrage tabagique fait partie intégrante du traitement et les médecins le préconiseront vivement.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin traitant peut au cours d’une consultation aborder le problème du tabac, alors que le motif de consultation est tout autre. (Haute Autorité de Santé. Stratégies thérapeutiques d’aide au sevrage tabagique : efficacité, efficience et prise en charge financière.) Il peut également s’agir d’une demande expresse du patient. L’objectif est dans tous les cas d’évaluer la dépendance et la motivation à l’arrêt du tabac et d’expliquer les conséquences du tabagisme (et les bienfaits de son arrêt).
Le test de Fagerström permet d’évaluer à partir de quelques questions simples le degré de dépendance dont découlera la prise en charge.
D’autres examens comme la mesure du monoxyde de carbone dans l’air expiré ou des prises de sang peuvent aussi être utiles, mais sont généralement réservés au centre de tabacologie.
En fonction de chacun et du degré de dépendance, des aides au sevrage peuvent être proposées : soutien psychologique, substituts nicotiniques disponibles sous plusieurs formes (timbres ou patchs, gommes ou pastilles) voire médicaments.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Avant de consulter le médecin, chacun peut évaluer son degré de dépendance par un test de Fagerström.

 

Test de Fagerström


Dans quel délai après le réveil fumez-vous votre première cigarette ?
Dans les 5 minutes - 3
Entre 6 et 30 minutes après - 2
Entre 31 et 60 minutes après - 1
Après 1 heure ou plus - 0

 

Trouvez-vous qu’il est difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c’est interdit (ex : cinémas, bibliothèques…) ?
Oui - 1
Non - 0

 

À quelle cigarette renonceriez-vous le plus difficilement ?
La première de la journée - 1
Une autre - 0

 

Combien de cigarettes fumez-vous par jour en moyenne ?
Moins de 10 - 0
De 11 à 20 - 1
De 21 à 30 - 2
Plus de 30 - 3

 

Fumez-vous à intervalles plus rapprochés durant les premières heures suivant votre réveil que durant le reste de la journée ?
Oui - 1
Non - 0

 

Fumez-vous lorsque vous êtes malade et alité ?
Oui - 1
Non - 0

 

Total des points (au-delà de 5 points, il est conseillé de consulter pour une aide au sevrage)
0 à 2  Pas de dépendance
3 à 4  Dépendance faible
5 à 6  Dépendance moyenne
7 à 8  Dépendance forte
9 à 10  Dépendance très forte

CATEGORIE :  pathologies-et-symptomes

TAG : tabac, dépendance

 


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