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A qui s’adresse la greffe de moelle osseuse ?

A qui s’adresse la greffe de moelle osseuse ?

 

Le traitement de certains cancers peut passer par une greffe de moelle osseuse, ou plus exactement une greffe de cellules souches contenues dans la moelle osseuse. Cette approche est en particulier utilisée chez des patients atteints de leucémies ou de certains lymphomes.

 

Quel est le principe de ce traitement ?

 

Les cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes) sont fabriquées dans la moelle osseuse, à partir de cellules souches. Le traitement de certains cancers du sang passe par la destruction de l’ensemble de ces cellules, puis par la reconstruction d’une moelle osseuse saine qui produira des cellules sanguines saines. C’est là qu’intervient la greffe.

 

La greffe de moelle osseuse, en pratique

 

 En pratique, cette approche thérapeutique est conduite en deux étapes distinctes : au cours de la première, la moelle osseuse du patient est détruite par chimiothérapie ou par radiothérapie, afin d’éliminer les cellules tumorales. Le patient se retrouve alors momentanément dépourvu de système immunitaire. Il doit absolument être protégé de toute infection et c’est la raison pour laquelle on le place en chambre stérile.

 
Lors de la seconde étape du traitement, le patient reçoit une greffe de cellules souches qui permettra de reconstituer rapidement la moelle détruite. Le greffon peut être un échantillon de moelle préalablement prélevé au malade. On parle d’autogreffe. Cette option n’est envisageable que si le cancer ne touche pas les cellules de la moelle. Le patient peut aussi recevoir la moelle d’un donneur (allogreffe) ou encore du sang de cordon ombilical, riche en cellules souches, provenant d’une banque de sang de cordon.

 

Devenir donneur de moelle osseuse


Selon l’Agence de la biomédecine, « la greffe de moelle osseuse n’est possible qu’entre un malade et un donneur dont les caractéristiques biologiques sont aussi proches que possible. Lorsque le malade n’a pas de donneur parmi ses frères et sœurs, le médecin fait appel aux Registres pour trouver un donneur compatible. Cette compatibilité est rare : une chance sur un million entre 2 personnes prises au hasard. Mais cette chance existe et peut sauver un malade ».

 
Pour devenir donneur de moelle, il faut s’inscrire sur le Registre national France Greffe de Moelle. Pour cela, il faut avoir plus de 18 ans et moins 51 ans, être en parfaite santé et répondre à un entretien médical sur ses antécédents médicaux et son mode de vie.


Définition de l’hormonothérapie

Définition de l’hormonothérapie

 

Pour se multiplier, les cellules cancéreuses exploitent des ressources qui sont aussi utilisées par les cellules normales de l’organisme. Ainsi, les hormones sexuelles constituent l’un des « carburants » privilégiés de certaines tumeurs : les hormones féminines, estrogènes et progestérone, sont utilisées par certaines tumeurs du sein ou de l’utérus. La testostérone, hormone masculine, est quant à elle impliquée dans le développement du cancer de la prostate. On parle de tumeurs hormonodépendantes.
Il est possible de freiner le développement de cette catégorie de tumeurs en les empêchant d’utiliser les hormones. Cette approche thérapeutique est nommée hormonothérapie.

 

Comment marche l’hormonothérapie ?

 

Les hormones agissent sur les cellules tumorales en se fixant à leur surface sur des récepteurs spécifiques. Cette fixation déclenche une cascade de réactions qui va favoriser la croissance tumorale.
L’hormonothérapie consiste à bloquer ce processus soit en empêchant la production des hormones impliquées, soit en les empêchent de se fixer sur les cellules tumorales, soit encore en interrompant la cascade de réactions qu’elles déclenchent.

 

Le traitement par hormonothérapie en pratique

 

Avant d’envisager un tel traitement, des cellules tumorales sont analysées afin de vérifier qu’elles présentent bien des récepteurs hormonaux. Dans le cas contraire, le traitement par hormonothérapie n’est pas envisageable car la tumeur n’est pas dépendante des hormones.
L’hormonothérapie est un traitement oral ou injectable selon le type de médicament utilisé. Il est administré seul ou en combinaison avec d’autres traitements.

 

Les effets secondaires des hormonothérapies

 

Les hormonothérapies peuvent entraîner des effets secondaires tels que des bouffées de chaleurs, une baisse de la libido, un arrêt des cycles menstruels, des troubles de l’érection…


Immunothérapie

Définition de l’immunothérapie


Notre système immunitaire possède des armes capables de détruire les cellules cancéreuses. Malheureusement ces armes ne sont pas toujours assez puissantes pour contrer la formation d'une tumeur. L'immunothérapie anti-tumorale est une stratégie thérapeutique qui vise à améliorer le fonctionnement du système immunitaire, pour lui permettre de reprendre le dessus contre le cancer. Cette stratégie est généralement utilisée comme un traitement complémentaire, qui vient renforcer l'efficacité d'une chimiothérapie classique ou d'une radiothérapie.

 

L’immunothérapie regroupe des approches thérapeutiques très différentes selon qu’elles utilisent des réactifs immunologiques apportés de l’extérieur (immunothérapie passive), ou qu’elles mobilisent ou renforcent les ressources du système immunitaire du malade (immunothérapie non spécifique et vaccination thérapeutique).

 

L’immunothérapie passive


L’immunothérapie passive consiste à administrer des anticorps artificiels (dits « monoclonaux ») produits en laboratoire. Ces anticorps sont conçus pour reconnaître des molécules présentes de façon plus ou moins spécifique à la surface des seules cellules cancéreuses. Ce sont ces cellules qu’elles vont attaquer et détruire, un peu comme ferait un missile à tête chercheuse. On utilise aussi des anticorps contre des facteurs nécessaires à la multiplication des cellules malignes dont on bloque ainsi la prolifération.
C’est une famille entièrement nouvelle de médicaments issus de la recherche biologique et dont les premiers sont apparus il y a quelques années seulement. Leur nombre et leur variété augmentent très rapidement et ils sont de plus en plus utilisés en complément de la chimiothérapie classique.

 

L’immunothérapie non spécifique


L’immunothérapie non spécifique est une approche qui vise à stimuler l’activité globale du système immunitaire, sans spécifiquement cibler les cellules tumorales. Elle se fonde notamment sur l’administration de molécules nommées cytokines (par exemple l’interféron alpha)  qui stimulent la prolifération des cellules immunitaires.

 

La vaccination thérapeutique


La vaccination thérapeutique est une stratégie d’immunothérapie dite « active » car elle va solliciter le système immunitaire du patient. Cette approche, encore expérimentale, se fond sur l'injection de molécules d’origine cancéreuses (les « antigènes tumoraux »). En réponse à ce traitement, comme dans le cas d'une vaccination classique, l'organisme du malade va se mettre à produire des armes ciblant les molécules injectées, et donc les cellules cancéreuses.

 

Et les vaccins préventifs ?


Il faut bien distinguer la vaccination thérapeutique des vaccinations préventives classiques telles que celles protégeant contre les maladies infectieuses (tétanos, poliomyélite…). Les vaccins préventifs sont administrés à des personnes en bonne santé pour les empêcher de contracter une maladie. Les vaccins thérapeutiques sont quant à eux destinés à stimuler le système immunitaire du malade contre une maladie qu’il a déjà contractée.

 
En matière de cancer, les seules vaccinations préventives sont celles qui protègent du virus de l’hépatite B  et des papillomavirus. Ces agents infections sont connus pour favoriser l’apparition et le développement des cancers du foie (hépatite B) et du col de l’utérus (papillomavirus). Se protéger de ces virus grâce à la vaccination permet de réduire son risque de développer ses deux cancers.


Dépistage du cancer du colon

Dépistage du cancer du colon


Mars est le mois du dépistage national du cancer colo-rectal, une campagne qui s’adresse à toutes les personnes entre 50 et 74 ans. Pourquoi ? Quels sont les enjeux ? Comment ne pas confondre dépistage et prévention, dépistage et diagnostic du cancer ?

 

Informations sur le dépistage du cancer colon

 

Le dépistage consiste à détecter un cancer à son stade le plus précoce possible. Dans le cas du cancer colo-rectal, c’est aussi la détection de la tumeur pré-cancéreuse que représente un polype colique en voie de transformation maligne. Les polypes bénins (adénomes) du côlon ne sont pas cancéreux mais à potentiel cancéreux dans 60 à 85% des cas. On préfère donc les retirer chaque fois qu’on en trouve.

 

Mis en oeuvre depuis 2009 sur l’ensemble du territoire, le dépistage organisé du cancer colorectal s’adresse à tous les hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans, tous les deux ans. Il est donc généralisé et systématique, contrairement au dépistage individuel pratiqué par les médecins dans leur patientèle. Près de 17 millions de personnes sont concernées par ce programme placé sous la responsabilité du Ministère chargé de la Santé et piloté par la Direction générale de la Santé (DGS).


Il correspond à la mesure 14 du Plan Cancer du gouvernement (2009-2013), d’autant plus cruciale que le taux de participation est spontanément bas : le cancer, c’est loin ! Mieux vaut ne pas y penser… Seulement 5 millions de personnes (sur 17 millions d’invitations) ont fait le test de dépistage en 2009-2010, soit 34%. Or le taux souhaitable pour réduire significativement (15 à 20%) le nombre de décès est supérieur à 50%. Idéalement, il devrait atteindre 65% des 50-74 ans.

 

Risques et conséquences du cancer colon

 

Le cancer colorectal est, en France le 3ème cancer le plus fréquent avec 40 000 nouveaux cas estimés en 2010, après les cancers du sein (71 500 nouveaux cas) et de la prostate (52 500 cas). Il provoque 17 400 décès annuels (nombre estimé en 2010), soit la deuxième cause de décès par cancer en France, après le cancer du poumon.
Son pronostic est pourtant excellent lorsqu’il est pris à temps ; la « guérison » est la règle dans la grande majorité des cas (90% de patients en vie à 5 ans). A plus forte raison si l’on retire un ou des polypes à un stade pré-cancéreux ; la guérison est alors vraie à 100%.

 

En revanche, pris à un stade tardif, d’envahissement des viscères (atteinte du foie et du pancréas) et/ou de métastases à distance, il est difficile à contrôler et impose des coupes chirurgicales mutilantes. Cela peut aboutir à un anus artificiel définitif.

Grâce au dépistage entrepris depuis 2003, plus de 13 500 cancers ont été dépistés, ainsi que plus de 54 000 adénomes (polypes) dont 31 000 en dégénérescence.

 

Personnes concernées par le dépistage du cancer colorectal

 

Le dépistage s’adresse aux personnes de 50 à 74 ans des deux sexes, à condition qu’elles n’aient pas de facteurs de risques particuliers de faire ce cancer. C’est-à-dire qu’elles n’ont aucun signe suspect, et qu’elles n’ont pas d’antécédents. Elles sont dites à risque moyen puisque le seul facteur retenu est l’âge : le cancer étant (essentiellement) une maladie de la vieillesse des cellules.

Si elles font partie d’une famille à polypes coliques et/ou cancers colo-rectaux fréquents, si elles ont déjà eu un ou des polypes, ou un cancer colique, alors elles suivent un programme de surveillance à part. De même que les personnes ayant des maladies susceptibles d’irriter (inflammation) durablement le tube digestif, donc de favoriser la cancérisation cellulaire.


Dépistage et diagnostic
du cancer colo-rectal


Dépistage du cancer colo-rectal : quels sont les principes ?

 

Les cancers coliques saignent, capricieusement mais souvent. On recherche donc du sang dans les selles, en sachant que de nombreux autres causes peuvent faire saigner le tube digestif. Mais on ne s’orientera vers un autre diagnostic qu’après la vérification qu’il n’y a aucun cancer colo-rectal.

 

Le fait d’avoir du sang visible dans les selles doit mener rapidement à la consultation du médecin traitant, qui jugera de la marche à suivre. Cette situation n’est pas la plus fréquente et correspond généralement à des cancers évolués. Le plus souvent le saignement est occulte au début du développement cancéreux.

 

Le test de dépistage retenu par la direction sanitaire est l’Hémocult II®, dit « test au gaïac » , il détecte la présence de sang invisible à l’oeil nu dans les selles. Il est actuellement en discussion du fait des progrès techniques d’analyse. Cependant, aucun changement n’est à prévoir avant deux ou trois ans en raison des procédures administratives nécessaires, en particulier l’évaluation du coût d’une procédure immunologique, plus cher.


Comment procède-t-on au dépistage ?

 

Tous les deux ans, l’association départementale chargée du dépistage adresse aux personnes concernées une invitation à retirer le test auprès de leur médecin traitant.


Il s’agit ensuite de faire soi-même à domicile un étalement d’un peu de ses selles sur une plaquette tampon, avec trois selles de suite. Puis le tout est à envoyer par la poste au laboratoire de traitement. En cas de constipation, la réalisation du test est plus longue puisque les selles sont espacées. En cas de diarrhée, c’est l’inverse. Comme il faut avoir son test à portée de main durant ce temps, il est conseillé de le faire pendant un congé.

 

Le test est gratuit mais pas la consultation du médecin traitant. L’envoi par la poste est  gratuit. Son analyse est gratuite.

Si le test est négatif (97% des cas), la personne sera sollicitée à nouveau deux ans plus tard.
En cas de test positif, la personne est invitée à consulter son médecin traitant pour qu’il prescrive une coloscopie de dépistage (examen de référence), elle aussi gratuite.

 

Si la coloscopie est positive (présence de polypes et/ou de cancer), le patient rentre dans un protocole de suivi personnalisé.
Si la coloscopie est négative, le test de dépistage n’est plus nécessaire avant cinq ans (temps moyen de développement des polypes) à condition que les médecins (traitant et gastro-entérologue) en conviennent.

 

L’ensemble de ces mesures représente un coût global de 70 millions d’euros en 2010 pris en charge à 100% par le ministère chargé de la Santé et l’Assurance maladie.


Quelles différences entre dépistage, diagnostic et prévention ?

 

Le dépistage recherche la maladie ou la pré-maladie. Il repère une présence ou un signe suspects, mais il ne l’affirme pas. Il est soit individuel au cas par cas, soit organisé systématiquement dans la population entière donc généralisé.

 

Le diagnostic est la certitude d’une maladie parfaitement identifiée. Il est rare qu’une procédure de dépistage donne aussi le diagnostic certain. C’est cependant le cas lors d’une coloscopie parce que le médecin voit la tumeur et peut la reconnaître formellement. Dans la foulée il la prélève en entier ou en partie quand elle est trop grosse (biopsie). Les prélèvement sont ensuite examinés par un histologiste (ou anatomo-pathologiste) qui confirme le diagnostic visuel et donne un nom à la tumeur. Il est parfois nécessaire de faire des examens biologiques supplémentaires sur la tumeur pour affiner son identité, et partant son pronostic. Car l’évolution et la gravité des cancers dépendent de leur nature cellulaire.

 

La prévention consiste à adopter des comportements qui limitent la transformation cancéreuse des cellules. Par exemple, ne pas fumer et ne pas vivre dans un environnement fumeur est le meilleur moyen de limiter le risque de cancer du poumon. Rares cependant sont les cancers provoqués massivement par un seul facteur. Le plus souvent c’est un cumul de petits facteurs qui accélère la cancérisation, comme dans le cancer colo-rectal. On sait que les résidus de la digestion des viandes, en particulier trop cuites ou carbonisées (barbecue) augmentent le risque ; c’est aussi le cas lors de maladies chroniques de l’intestin par l’inflammation persistante qu’elles entraînent.


CATEGORIE : hygiene-et-prevention

20 questions sur l’alimentation et le cancer en 2011

20 questions sur l’alimentation et le cancer en 2011


L’Agence nationale de Sécurité, Alimentation, Environnement, Travail (ANSES) vient de publier un rapport d’expertise collective sur l’influence de l’alimentation (et l’exercice physique) sur le risque cancéreux. Voici vingt questions/réponses qui en résument les conclusions avec toute la prudence qui sied à une institution de référence scientifique.

 

20 questions/réponses ANSES


1. L’alimentation et l’activité physique influencent-elles le risque de cancer ?

 

Les cancers sont des maladies multifactorielles dont l’apparition et le développement font intervenir de nombreux facteurs : individuels (génétiques,), comportementaux (tabac, alcool, nutrition, exposition solaire…) et environnementaux (polluants, agents infectieux).
Ces facteurs ne sont généralement pas spécifiques puisqu’un même cancer peut être causé par plusieurs substances, mais ils peuvent être synergiques, c’est-à-dire se favoriser entre eux.
Les causes et les prédispositions au cancer restent incomplètement connues et font donc l’objet de travaux de recherche (préconisation du Plan Cancer).

On estime que les facteurs « nutritionnels » au sens large (alimentation, consommation de boissons alcoolisées, surpoids/obésité et activité physique insuffisante) interviennent dans l’apparition d’un tiers des cancers les plus communs. Ce qui justifie la mesure 11 du Plan cancer 2009-2013 : « Promouvoir des actions de prévention sur les liens entre l’alimentation, l’activité physique et les cancers ».

 


2. Quels sont les modes d’action des principaux facteurs nutritionnels sur le risque de cancer ?

 

Le lien entre cancer et nutrition est complexe et se décompose en :

 

1. Effets directs de l’alimentation
- excès de certains nutriments ou aliments dont on a mis en évidence la relation avec le cancer : l’alcool, les acides gras trans, ou encore la viande rouge, le sel,…
- déficit en certains nutriments ou aliments, reconnus pour leurs rôles protecteurs contre certains cancers : fruits et légumes, vitamine C, fibres, sélénium…

 

2. Effets indirects de l’alimentation
Ils peuvent être liés à des dérèglements, notamment hormonaux, induits par le surpoids ou l’obésité.

 

3. Effets de l’exercice physique
Ils sont hormonaux, mais aussi métaboliques par son rôle sur l’équilibre énergétique qu’il favorise : adéquation entre apport et dépense caloriques.

Au delà des facteurs nutritionnels stricto sensu, il faut tenir compte des effets potentiels des contaminants alimentaires. C’est la raison pour laquelle la réglementation a fixé des limites maximales de résidus (LMR) pour tous les contaminants susceptibles de présenter un risque pour la santé (résidus de pesticides, métaux lourds, …).
Des contrôles sont régulièrement effectués par les autorités publiques pour s’assurer du respect de ces valeurs limites.

 


3. L’activité physique a-t-elle un effet sur le risque de cancer ?

 

Il existe une relation entre activité physique*, sédentarité et plusieurs cancers, en particulier les cancers du côlon, du sein et de l’endomètre.

L’effet bénéfique de l’activité physique sur le risque de cancers pourrait être lié à la diminution des taux circulants de diverses hormones (notamment les oestrogènes) et de facteurs de croissance (qui aident le cancer à se développer comme les autres cellules).
L’activité physique, par ailleurs, accélère le transit intestinal, réduisant l’exposition digestive aux cancérogènes d’origine alimentaire, et elle stimule l’immunité.
De plus, elle diminue la prise de poids, donc le surpoids et l’obésité, eux-mêmes facteurs de risque de plusieurs cancers.
Cet effet bénéfique peut être obtenu par la pratique régulière (au moins 30 minutes par jour, 5 jours par semaine) d’une activité physique d’intensité modérée comparable à la marche rapide (5 km/h au moins). En France, selon les études, il est estimé que 21 à 37 % des adultes n’atteignent pas cette recommandation.

 

* L’activité physique recouvre l’activité physique professionnelle (travail en exploitation agricole, manutention…), domestique (travaux ménagers, jardinage…), de loisir (jogging, danse…) et celle liée aux transports (à pied, à vélo…).

 


4. L’obésité, ou même le surpoids, peuvent ils favoriser l’apparition d’un cancer ?

 

Le surpoids et l’obésité augmentent le risque  de nombreux cancers (oesophage, pancréas, côlon, rectum, endomètre, rein, sein après la ménopause), notamment par le biais de dérégulations métaboliques et hormonales.
En France, le surpoids (obésité exclue) concerne 31,4 % des adultes et l’obésité 11,6 % (données issues de l’étude INCA 2).

Une alimentation trop riche en énergie (mesurée par exemple en calories) et le manque d’activité physique contribuent fortement au développement du surpoids et de l'obésité.
Il est donc recommandé de pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique (de même intensité qu’une marche rapide) 5 jours par semaine et de limiter les activités sédentaires (comme celles pratiquées en face d’un écran).

Il est également recommandé d’avoir une alimentation équilibrée et diversifiée, conforme aux repères nutritionnels du Programme national nutrition santé (PNNS).

 


5. La consommation de fruits et de légumes diminue-t-elle le risque de cancers ?

 

Oui. L’effet protecteur des fruits et des légumes vis-à-vis de certains cancers est lié à des constituants bénéfiques : notamment les fibres, les vitamines et les minéraux et d'autres micro-constituants comme les polyphénols.
De plus, la consommation de légumes contribue à diminuer le risque de surpoids et d’obésité.

Il est recommandé de consommer 5 portions de fruits et légumes par jour (PNNS), soit environ 400 g/jour. En France, 57 % des adultes n’atteignent pas cette quantité. La consommation moyenne de fruits et légumes en France d’un adulte est de 283 g/j (soit 3,5 portions – source INCA 2).

Pour prévenir les risques liés aux résidus de pesticides dans les fruits et légumes, la réglementation européenne fixe des limites maximales de résidus (LMR) pour tous les contaminants susceptibles de présenter un risque pour la santé.

 


6. Existe-t-il des fruits ou des légumes ou des aliments « anticancers » ?

 

Certains aliments sont mis en avant pour leur richesse en molécules bénéfiques (ex : vitamines, minéraux, antioxydants…) dont l’effet a été observé expérimentalement chez l'animal, ou in vitro sur des cellules isolées.
Il s’agit notamment de certaines baies (myrtille, cassis, …),  de la grenade, de l’oignon, du brocoli, qui sont parfois qualifiés d’aliments « anticancers ».

Mais l’expression « aliment anticancer » est trompeuse : elle laisse croire que la consommation d’un aliment peut empêcher le développement d’un cancer, voire le guérir, ce qui est totalement faux et infondé.
En effet, aucun aliment, quelle que soit sa composition nutritionnelle, ne peut, à lui seul, s’opposer au développement d’un cancer ou de toute autre maladie. Le cancer résulte d’un très grand nombre de facteurs, dont certains sont indépendants de notre alimentation.

Il est nécessaire de raisonner de manière globale : seule une alimentation équilibrée et diversifiée avec un apport calorique adapté aux dépenses énergétiques jointe à une activité physique régulière peut réduire le risque cancéreux.

 


7. Peut-on parler d’un « régime anticancer » ?

 

Cette expression, largement utilisée dans les média et certains ouvrages, sous-entend que les aliments que nous consommons agiraient comme des médicaments.
Cette affirmation est fausse, scientifiquement infondée, voire dangereuse. En effet, aucun régime alimentaire ne peut se substituer à un traitement médical, quelle que soit la maladie.

Pour les facteurs nutritionnels, seuls une alimentation et une activité physique régulière conformes aux repères nutritionnels du PNNS et une réduction de la consommation d’alcool, (prévention de surpoids et des pathologies cardio-vasculaires) peuvent réduire le risque de cancer, sans le supprimer totalement.
Rappel : les cancers impliquent d’autres facteurs : comportementaux (tabac, exposition au UV), individuels (génétiques, hormonaux) et environnementaux (polluants, agents infectieux).

 

 

8. Existe-t-il des fruits ou des légumes à privilégier en prévention nutritionnelle des cancers ?

 

Certains légumes ou fruits contiennent des micro-constituants (composés soufrés de l’ail ou indoles des légumes crucifères tels que le choux et le brocoli) dont les propriétés anti-tumorales ont été observées expérimentalement chez l’animal ou sur des cellules isolées. En l’état des connaissances, il est impossible d’extrapoler ces résultats aux cancers chez l’Homme.

L'approche, dite « portfolio », qui évalue l’ensemble des données issues de différentes méthodes (études épidémiologiques d’observation ou d’intervention, études sur animaux ou sur cellules) confirme qu'il n'existe pas d'aliment ou de nutriment directement impliqués de façon isolée dans la prévention d'un cancer.
Tous les fruits et légumes, compte tenu de leur composition variée, présentent un intérêt car ils diversifient le régime tout en apportant l’ensemble des micronutriments dont l’organisme a besoin.

 


9. Des plantes aromatiques ou épices, comme le curcuma, le thé, le thym, le persil, l’ail, ont-elles un intérêt en protection du cancer ?

 

Comme pour les fruits et les légumes, certains microconstituants des plantes aromatiques et épices (flavones du thym et du persil, catéchines du thé, polyphénols du curcuma) présentent des propriétés intéressantes, mais les effets n’ont été observés qu’expérimentalement chez l’animal ou sur des cellules isolées.
En l’état actuel des connaissances, on ne peut pas affirmer que la consommation de ce type de plantes ou d’épices présente un intérêt spécifique dans la prévention des cancers chez l’Homme.

 


10. La consommation d’alcool favorise-t-elle l’apparition des cancers ?

 

Toutes les boissons alcoolisées (vin, bière, spiritueux…) contiennent de l’alcool. Alcool qui dans l’organisme se transforme en un composé génotoxique c’est-à-dire altérant les gènes des cellules.
La consommation de ces boissons augmente le risque de cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, du côlon-rectum, du sein et du foie.
Elle modifie la perméabilité des muqueuses (bouche, pharynx, larynx et oesophage), ce qui favorise l’absorption d’autres molécules cancérogènes, notamment celles de la fumée du tabac.
Une consommation élevée d’alcool entraîne aussi des carences en certaines vitamines, notamment les folates, qui jouent un rôle capital dans l'intégrité de l'ADN dont sont constitués les gènes.

Donc, il est recommandé aux buveurs de réduire leur consommation de boissons alcoolisées : l'augmentation du risque cancéreux est significative à partir d'un verre par jour.


20 questions sur l'alimentation et le cancer
Conseils pratiques


11. La consommation de viandes rouges et de charcuteries favorise-t-elle le cancer ?

 

La viande rouge contient du fer héminique et la charcuterie contient des sels nitrés, dont la consommation en excès favorise les cancers du côlon et du rectum.
Il est recommandé de limiter la consommation de viandes rouges à 500 g/semaine et de réduire la consommation de charcuteries.
Il est aussi conseillé d’alterner la consommation de viandes blanches, oeufs, poisson et légumineuses associées à des céréales.

En France, la consommation moyenne de viandes rouges chez l’adulte est de 370 g par semaine (53 g par jour), et celle de charcuteries de 270 g par semaine (38 g par jour).
Un quart des adultes (39 % des hommes et 13 % des femmes) consomme plus de 500 g de viande rouge par semaine.

 


12. Une alimentation riche en sel favorise-t-elle l’apparition du cancer de l’estomac ?

 

Le sel consommé en excès peut altérer la muqueuse gastrique et agir en synergie avec d’autres facteurs de risque de cancer de l’estomac. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande donc de ne pas dépasser un apport en sel de 5g/jour.

En France, les apports moyens sont chez l’adulte de 8,5 g/jour (source INCA 2) : 67 % des hommes et 26 % des femmes ont des apports supérieurs à 8 g/jour.
L’objectif du PNNS est de réduire dans un premier temps ces apports à moins de 8g/j chez les hommes et moins de 6,5g/j chez les femmes et les enfants.

Pour ce faire, il est recommandé de limiter la consommation d’aliments transformés salés comme les charcuteries, fromages, snacks divers et plats préparés, et de pas ajouter de sel à la cuisson ou dans l’assiette.

 

 

13. La préparation des aliments a-t-elle un effet sur le risque de cancer ?

 

La transformation culinaire, y compris domestique, peut entraîner la formation de substances potentiellement cancérogènes : essentiellement les cuissons intenses et prolongées de type fritures, grillades, ou barbecue. En conditions correctes d’utilisation de ces divers modes de cuisson, le risque semble très faible, compte tenu des données chez l’Homme encore limitées.

 


14. Une supplémentation en microconstituants végétaux ou en antioxydants peut-elle prévenir le cancer ?

 

L’effet protecteur des antioxydants a été suggéré dans certaines études d’observation et des études mécanistiques (in vitro ou avec un modèle animal). Cet effet est rarement retrouvé dans les études en population humaine générale. Mais on peut le noter dans des sous-populations particulières : carencées ou déficitaires.

Attention
La supplémentation en antioxydants peut avoir un effet néfaste. Par exemple, la supplémentation en bêta-carotène chez les fumeurs augmente leur risque de cancer du poumon. Ce serait dû au développement de micro-cancers quiescents, « réveillés » par la supplémentation.

Dans une perspective plus globale, la supplémentation en antioxydants, microconstituants ou micronutriments pourrait donc être plus risquée que bénéfique.
D’autant que les besoins nutritionnels en microconstituants, micronutriments et antioxydants peuvent être satisfaits par une alimentation équilibrée et diversifiée, sans nécessité de compléments alimentaires.

 


15. Un apport en vitamines et/ou en minéraux supérieur aux apports nutritionnels conseillés peut-il prévenir le cancer ?

 

Les vitamines (vitamines A, C, E, folates ou vitamine B9, béta-carotène, etc.), les minéraux (fer, calcium, magnésium, sodium, potassium, chlore, phosphore) et les oligoéléments ou éléments à l’état de traces (cuivre, iode, sélénium, etc.) sont nécessaires aux diverses fonctions de l’organisme.
Pour chacun, les besoins de l’organisme sont connus et couverts par une alimentation diversifiée et équilibrée ; il suffit de privilégier la consommation d’aliments riches en vitamines et minéraux, tels les fruits et les légumes.

Un apport supplémentaire par des compléments alimentaires est inutile et peut présenter des risques, d’autant plus qu’il s’agit souvent de cocktails de substances dont on ne connaît ni les interactions, ni les synergies.
Donc, il n’est pas recommandé d’avoir recours à des compléments alimentaires, sauf dans certaines situations particulières de déficit ou de besoins accrus. Situations diagnostiquées et suivies par les médecins.

 


16. L’allaitement diminue-t-il le risque de cancers du sein chez la femme ?

 

Oui. L’allaitement diminue le risque de cancer du sein par le biais de mécanismes hormonaux, ainsi que par l’élimination de cellules potentiellement cancéreuses à la fin de l’allaitement.

Il est recommandé d’allaiter son enfant pendant 6 mois et si possible de façon exclusive, la diversification alimentaire du nourrisson survenant après ces six mois.

 


17. Peut-on établir un lien entre un aliment ou un nutriment et un cancer à partir d’une seule étude ?

 

Non. La relation entre un facteur nutritionnel et le risque d’un cancer est difficile à mettre en évidence, pour diverses raisons :
- la complexité de la maladie ;
- la complexité et la diversité des facteurs nutritionnels et de leurs mécanismes d'action ;
- les interactions mal connues entre les facteurs nutritionnels dans un aliment et dans un régime global ;
- les interactions mal connues entre facteurs nutritionnels et facteurs environnementaux ou individuels.

Il est donc nécessaire de disposer de résultats issus de nombreuses études réalisées avec des approches complémentaires (épidémiologique, mécanistique).
Seule l’évaluation de l’ensemble des résultats disponibles permet d’établir avec un minimum de sûreté un lien entre un facteur nutritionnel et l’apparition d’un cancer.

 


18. Que doit-on retenir de l’analyse des relations entre nutrition et cancer ?

 

Ces liens sont complexes et ne sont mis en évidence que par l’accumulation de données multiplies résultant de divers types d’études : expérimentales chez l’animal et in vitro, épidémiologiques, cliniques.
Une seule étude, quelle qu’en soit la méthode, ne suffit pas à établir une relation causale entre un facteur nutritionnel et le risque de cancer.
Il existe des relations entre la façon dont nous nous alimentons et le risque de cancer, mais il n’existe pas d’aliment ou de nutriment « anticancer ».
Seule une alimentation équilibrée, diversifiée et un apport calorique adapté aux dépenses énergétiques diminuent le risque de cancer.

 

Il est recommandé de limiter :

  • la consommation d’aliments denses énergétiquement favorisant le surpoids.
  • la consommation de viandes rouges, de charcuteries, de sel et d’aliments salés,
  • la consommation de boissons alcoolisées.

Il est par ailleurs recommandé de privilégier :

  • la consommation de fruits et légumes qui couvrent les besoins en micronutriments et diminuer la densité énergétique du régime alimentaire suivi.

 

Enfin, une activité physique, aussi intense qu’une marche rapide d’au moins 30 minutes par jour 5 jours par semaine, limite la prise de poids et le risque de cancer.

 


19. La consommation de poissons a-t-elle un impact sur le risque de cancer ?

 

Les poissons représentant une source importante d’acides gras oméga 3 et de vitamine D, le PNNS en recommande la consommation au moins 2 fois par semaine.
Mais certaines espèces de poissons peuvent, selon leur provenance géographique, contenir des substances polluant les eaux et présentant un risque cancérogène.

Afin de profiter des bienfaits des poissons sur la santé, l'Anses recommande la consommation de 2 portions par semaine, dont une d’un poisson riche en oméga 3, en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement.

Cette consommation permet une couverture optimale des besoins en limitant l’exposition aux contaminants chimiques.

 


20. Une alimentation riche en lipides favorise-t-elle l’apparition de cancers ?

 

Le lien entre une alimentation riche en lipides et des cancers du sein, colorectal et de l’endomètre est évoqué. Toutefois, cette relation pourrait n’être due qu’à un déséquilibre énergétique par consommation excessive de lipides et son impact sur le poids.

L’Anses rappelle ses dernières recommandations d’apport en lipides : compris entre 35 et 40 % des apports énergétiques totaux en privilégiant les acides gras polyinsaturés.
En France, 43% des adultes ont des apports lipidiques supérieurs à 40 % des apports énergétiques totaux.


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Définition de la vessie

Définition de la vessie


La vessie est un sac musculeux où s'accumule l'urine acheminée depuis les deux reins par les uretères. La vessie évacue l'urine par un autre canal appelé l'urètre. Chez la femme, l'urètre, très court, est placé juste en avant du vagin.

 

Chez l'homme, l'urètre est un canal beaucoup plus long qui traverse d'abord la prostate puis parcourt la moitié inférieure du pénis.


 

Le cancer de la vessie en chiffres

 

En France, le cancer de la vessie se situe au 7ème rang de l'ensemble des cancers. Selon les estimations, 9 679 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2005, dont 82% chez l'homme. Cette même année, il a été responsable de près de 4 500 décès. L'âge moyen au moment du diagnostic est d'environ 70 ans.


 

Causes du cancer de la vessie


Le tabac est un facteur de risque majeur du cancer de la vessie. Le contact prolongé avec certains produits chimiques, les amines aromatiques (présents dans l’industrie du caoutchouc ou dans les industries des colorants par exemple) sont également considérés comme des facteurs de risque.


La bilharziose, maladie parasitaire qui sévit notamment en Egypte, peut également entrainer la formation d‘un cancer de la vessie.


 

Les symptômes du cancer de la vessie

 

Certains signes doivent amener à consulter :


- présence de sang dans les urines, qu'elle soit intermittente ou permanente ;


- syndrome de cystite ;


- brûlures urinaires ;


- douleurs lombaires.

 

Dépister le cancer de la vessie

 

Lors de la consultation, l’urologue appuiera son diagnostic principalement sur une urographie intraveineuse (radiographie de l'appareil urinaire) et surtout sur une endoscopie.

 

La cystoscopie (introduction dans la vessie d’un tube souple par l’urètre) permettra de savoir s'il existe ou non une tumeur. Un prélèvement peut être pratiqué aux fins d'analyse et de diagnostic.

 

Les traitements du cancer de la vessie

 

La chirurgie reste le principal traitement du cancer de la vessie. Le type d'intervention dépend essentiellement de la nature et de la taille de la tumeur. La résection de la tumeur par cystoscope est réalisée dans un premier temps.


-En cas de tumeur superficielle de la vessie, l'intervention consiste habituellement en une ablation de la ou des lésion(s), réalisée par les voies naturelles.

 

Elle peut être complétée par des instillations intra-vésicales soit de BCG (Bacille de Calmette et Guérin vaccin contre la tuberculose), soit de chimiothérapie.

 

En effet, ces traitements permettent de réduire le risque de récidive locale.
Le BCG est également utilisé dans les cancers superficiels de la vessie.


-En cas de tumeur invasive de la vessie, il est nécessaire de pratiquer l'ablation d'une grande partie ou de la totalité de la vessie (cystectomie) et de mettre en place une dérivation de la vessie pour permettre l'évacuation de l'urine.


Les effets secondaires à long terme dépendent du type d'intervention pratiquée (stomie ou néo-vessie). L'impuissance est fréquente et le plus souvent définitive. Si le chirurgien met en place une néo-vessie, le patient retrouve, en règle générale, une continence urinaire, au moins le jour.


La radiothérapie peut être associée à un traitement par chimiothérapie et, dans ce cas, proposer une alternative à la chirurgie : il n'y a donc pas de stomie ni les effets secondaires s'y rapportant.


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Définition de la peau

Définition de la peau


La peau est l'organe le plus étendu du corps ; elle se compose de deux couches principales, elles-mêmes divisées en plusieurs sous-couches. La couche superficielle s'appelle l'épiderme, la couche profonde composée de tissu s'appelle le derme.


L'épiderme est constitué d’un empilement de cellules appelées « kératinocytes » qui sont sphériques dans la partie inférieure de l’épiderme (« kératinocytes basaux ») et plus plates dans les couches supérieures (cellules squameuses).


La peau contient également de petites structures spécialisées telles que les nerfs, les poils, les ongles ainsi que différents types de glandes. Les mélanocytes, qui produisent un pigment foncé appelé mélanine, sont répartis dans la couche basale de l’épiderme.

 

Un cancer en progression


Le cancer de la peau est un cancer en augmentation constante : exposition solaire, utilisation des lampes à bronzer…Sont diagnostiqués en France environ 60 000 cancers de la peau chaque année (une grande majorité étant des carcinomes).

 

Les différents types de cancer de la peau


La peau est constamment soumise à des agressions, tant externes, par des agents infectieux ou irritants, qu'internes par les effets de certains processus biologiques.


Les anomalies que ces agressions peuvent provoquer sont souvent bénignes. Il arrive cependant qu'elles soient malignes. Lorsqu'elles sont malignes, elles peuvent prendre la forme d'un des trois principaux types de cancers de la peau que l'on distingue selon les cellules concernées :


Le carcinome épidermoïde (appelé aussi épithélioma spinocellulaire), cancer des cellules squameuses

Le carcinome basocellulaire, cancer des cellules basales

Le mélanome, cancer développé aux dépens des mélanocytes

 

Les causes du cancer de la peau


Le facteur de risque le plus important dans la survenue d’un cancer de la peau est l'exposition excessive et intermittente au soleil avec brûlures solaires.

Le moment où cette exposition devient excessive varie en fonction du phototype et du phénotype de la personne.

 

Les personnes qui ont une peau claire propice aux coups de soleil, des tâches de rousseur, des yeux clairs et cheveux blonds ou roux ont un risque beaucoup plus important de développer un mélanome que les autres.


La présence sur la peau de nævus en très grand nombre et d'aspect atypique est également un facteur de risque.

 

Symptômes et signes du cancer de la peau

 

Bien que le plus souvent bénigne, tout symptômes ou signes d'excroissance ou plaie qui ne cicatrise pas doit être signalée au médecin en raison d'un risque de cancer.


Le cancer de la peau peut prendre des aspects différents. Il peut se présenter sous la forme d'une petite bosse pâle, blanchâtre, qui finit par saigner et faire une croûte qui revient sans cesse, ou d'une plaque rouge, sèche, squameuse, mais aussi sous de nombreuses autres symptômes. La tumeur peut être très petite au départ et devenir très étendue.


Le mélanome peut apparaître soudainement sur la peau sous forme d'une tâche noire irrégulière ou d'un nodule noir.


Il peut également débuter au sein ou à proximité d'un nævus existant qui s'est récemment transformé (a augmenté de taille ou changé de couleur, par exemple).


Une règle simple par ABCDE peut aider à se rappeler des signes importants du mélanome :


A : Asymétrie
L'une des moitiés ne ressemble pas à l'autre.


B : Bords irréguliers
Les bords sont déchiquetés, ébréchés, ou flous.


C : Couleur
La pigmentation n'est pas uniforme. Il existe différentes teintes de brun clair, brun et noir. Une coloration rouge, blanche et bleue peut contribuer à l'aspect tacheté.


D : Diamètre
Toute augmentation de taille soudaine ou persistante doit spécialement attirer l'attention.

 

E : Evolution
Tout changement d’aspect : forme, taille, épaisseur, couleur.


Si vous avez une crainte, les dermatologues organisent tous les ans une journée de détection gratuite.

 

Les traitements du cancer de la peau


La chirurgie reste le principal traitement du mélanome ou du carcinome. Le médecin enlève la tumeur qui sera analysée par un anatomopathologiste pour en préciser la taille, l'épaisseur et le degré de profondeur.

 

Dans un deuxième temps, le médecin complète l'exérèse selon l'épaisseur en enlevant une partie de tissu sain autour de la tumeur : c'est ce qu'on appelle une « reprise d'exérèse ».


Si lors de l'examen clinique et du bilan d'extension le médecin a constaté la présence de ganglions, on réalisera un curage ganglionnaire pour détecter d'éventuelles cellules cancéreuses.


En complément, un traitement par immunothérapie va activer les défenses immunitaires du malade pour détruire les cellules cancéreuses.


Pour certaines localisations des cancers de la peau, ou lorsque la tumeur est difficilement accessible à la chirurgie, le médecin peut prescrire un traitement par radiothérapie.


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TAG : cancer de la peau, cancer, mélanome, carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde


L'œsophage : définition

L'œsophage : définition


C’est un segment du tube digestif qui relie le pharynx (partie basse de la gorge) au cardia (entrée de l’estomac).


 

Le cancer de l’œsophage en France


Environ 6 000 nouveaux cas par an sont diagnostiqués en France. Il est en progression en particulier en raison de l’augmentation du tabagisme chez les femmes. Il reste néanmoins un cancer qui touche majoritairement les hommes (20 pour 1 femme).


 

Les causes du cancer de l’œsophage


L’alcool et le tabac sont responsables de la majorité des cancers de l’œsophage. Le risque dépend de l’importance de la consommation et il augmente très nettement en cas d’intoxication mixte à l’alcool et au tabac.


D’autres facteurs favorisants ont été identifiés, comme la consommation de conserves artisanales, de salaisons, de viandes cuites au barbecue ou encore de boissons brûlantes. Les carences en vitamines augmentent le risque de cancer.


Les personnes chez qui un cancer de la sphère ORL a été diagnostiqué doivent également bénéficier d’un dépistage pour le cancer de l’œsophage. Ayant des facteurs de risque communs les deux cancers peuvent être liés.


Par ailleurs, des lésions de l’œsophage prédisposent au cancer et sont retrouvées dans environ 10% des cas.

 

Les symptômes du cancer de l’œsophage


Le signe d’alerte le plus important est la dysphagie c'est-à-dire une sensation de gêne ou d’arrêt survenant au cours de la déglutition et signalant l’existence d’un obstacle. Elle entraîne généralement une réduction de l’alimentation et un amaigrissement.


La fibroscopie est le seul examen permettant de diagnostiquer un cancer de l’œsophage. L’examen est complété par une écho-endoscopie (échographie réalisée pendant la fibroscopie).

 

Les traitements du cancer de l’œsophage


Le traitement principal est la chirurgie qui consiste à retirer la lésion accompagnée de tout ou partie de l’œsophage qui est remplacé par une partie de l’estomac. Elle peut être associée à la radiothérapie ou à la chimiothérapie. En l’absence de chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie consiste à détruire la tumeur en place.


Malgré les progrès réalisés ces dernières années, le cancer de l’œsophage conserve un pronostic sévère et les perspectives thérapeutiques sont insuffisantes, d’où l’importance d’une meilleure prévention par l’arrêt de l’alcool et du tabac.


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TAG : cancer de l'oesophage, cancer,


Définition de l'estomac

Définition de l'estomac

 

L'estomac est une poche située entre la fin de l'œsophage et le début de l'intestin grêle. La digestion des aliments commence dans l'estomac.

 

Définition du cancer de l'estomac

 

En 2005, selon l’Institut national de veille sanitaire, plus de 6 700 cas de cancers de l’estomac ont été diagnostiqués. Il se situe, par sa fréquence, au 9ème rang chez l’homme et au 13ème rang chez la femme.

 

Causes et origines du cancer de l'estomac

 

Plusieurs causes ont été diagnostiquées :

 

L'alimentation 

Une alimentation riche en aliments salés ou fumés augmente le risque de développer un cancer de l'estomac. En revanche, une alimentation riche en fruits et légumes diminuerait le risque.

 

L'hélicobacter pylori

Il s’agit d’une bactérie qui infecte l'estomac. Cette infection peut entraîner une gastrite. Des études ont permis de montrer que le risque de développer un cancer de l'estomac est 2 à 3 fois plus élevé chez les personnes qui ont été infectés par cette bactérie.


Les antécédents personnels

La gastrite atrophique (lésions précancéreuses) entraîne une augmentation du risque de cancer de l'estomac, de même que la présence de polypes gastriques, d’un ulcère gastrique. Les antécédents de chirurgie gastrique augmentent également ce risque.


Le tabac 

Le tabac favorise aussi l’apparition d’un cancer de l’estomac.

 

Symptômes et signes du cancer de l'estomac

 

Certains symptômes doivent amener à consulter. Ces signes peuvent toutefois être causés par un cancer mais aussi par des lésions précancéreuses ou d'autres maladies. Ce qui explique que souvent le cancer de l’estomac est détecté à un stade avancé de la maladie.

 

Différents symptômes précurseurs d'un cancer de l'estomac :


Douleur au niveau de l'estomac

Brûlures

Dyspepsie (digestion lente)

Hémorragie

Amaigrissement

Perte d'appétit

Vomissements


 

Traitements du cancer de l'estomac

Il existe plusieurs traitements contre le cancer de l'estomac :

 

La chirurgie

La chirurgie reste le principal traitement du cancer de l'estomac. Deux types de chirurgie peuvent être employés dans le cancer de l'estomac


La gastrectomie partielle

La gastrectomie partielle appelée aussi gastrectomie sub-totale. Elle consiste à retirer la tumeur ainsi qu'une partie de tissu sain autour de la tumeur.


La gastrectomie

La gastrectomie totale consiste à retirer entièrement l'estomac. Lors de cette intervention, le chirurgien établira une continuité entre l’œsophage et le duodénum.


Dans le même temps opératoire, on réalise un curage ganglionnaire (sur les ganglions situés à proximité de la tumeur) pour détecter d'autres foyers cancéreux éventuels.

 

La chimiothérapie

La chimiothérapie est employée dans les cancers de l'estomac métastatiques, c'est-à-dire lorsque d'autres organes à distance sont atteints par le cancer.


La radiothérapie

La radiothérapie est surtout employée dans les cancers du cardia et les lymphomes gastriques et très peu utilisée dans les cancers de l’estomac.


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L’endomètre : Définition

L’endomètre : Définition


L'endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. Chez les femmes en âge de concevoir, l'endomètre connaît une série de changements mensuels associés aux variations hormonales du cycle menstruel.

 

Chaque mois, l’endomètre croît et s'épaissit dans l'attente de recevoir un œuf fécondé. La menstruation intervient lorsque la fécondation n'a pas eu lieu. L'œuf non fécondé et les cellules mortes de l'endomètre sont alors évacués avec le sang des règles.

 

Cancers du corps utérin ou cancers de l’endomètre ?


Les cancers de l'utérus débutent presque toujours au niveau de l’endomètre. C’est pourquoi on parle le plus souvent de "cancers de l’endomètre”. Il en existe plusieurs types, mais le carcinome est de loin le plus fréquent. 

 

Tant qu’ils restent localisés (pas d’extension de la tumeur vers d’autres organes), ces cancers sont de bon pronostic. D’après l’étude Eurocare 4 rendue officielle en 2009, l’espérance de vie à 5 ans des patientes ayant eu un cancer de l’endomètre est de 73%.

 

Le cancer de l’endomètre en chiffres

 

En 2006, en France, Selon l’Observatoire européen du cancer (OEC), 6 542 nouveaux cas de cancers de l’endomètre ont été recensés. La même année, on a compté 1 463 décès liés à cette maladie.

 

Cancer de l'endomètre : causes


Le cancer de l’endomètre survient généralement après la ménopause, chez des femmes âgées de 55 à 70 ans. Les facteurs de risque sont nombreux : l'âge, l'obésité, le diabète, l'hypertension, le fait de ne pas avoir eu d’enfants, la ménopause tardive... Le cancer de l'endomètre peut parfois être lié à des facteurs héréditaires. Il est alors associé dans les familles à un risque élevé de cancer du côlon et plus rarement de l’ovaire.

 

Certains traitements peuvent exposer au risque de cancer de l’utérus. C’est en particulier le cas des traitements hormonaux mal conduits ou des traitements affectant le fonctionnement des hormones féminines œstrogènes. C’est la raison pour laquelle une surveillance gynécologique attentive est nécessaire lorsqu’on a reçu un traitement aux anti-œstrogènes dans le cadre de la prise en charge d’un cancer du sein.

 

Signes du cancer de l'endomètre


Le cancer de l'endomètre apparaît rarement avant la ménopause, tant que la femme a des cycles menstruels réguliers.

 

On le détecte parfois dans la période où le cycle devient irrégulier et où les menstruations disparaissent. Le symptôme le plus courant est alors la présence de saignements vaginaux. La réapparition de saignements vaginaux après la ménopause doit immédiatement être signalée à un médecin. Ces pertes peuvent être aqueuses, plus ou moins colorées de sang.

 

Ce symptôme du cancer de l’endomètre est bien connu des gynécologues. Il les conduit à réaliser des prélèvements directement dans l’utérus.

 

Dépistage du cancer de l'endomètre


Il n’existe pas d’examen spécifique pour le dépistage des cancers de l’endomètre. Le frottis cervico-vaginal, qui est le principal examen de dépistage du cancer du col de l'utérus (voir ci-dessous), n'est pas efficace pour la détection d'un cancer de l'endomètre.


 

Traitement du cancer de l'endomètre

 
La chirurgie et la radiothérapie sont les approches les plus efficaces pour traiter les cancers de l’endomètre. Elles peuvent être employées séparément ou être associées l'une à l'autre. Le choix du traitement dépend des résultats des examens cliniques et de ceux des analyses des cellules prélevées lors du diagnostic.

 

 - Le traitement chirurgical des cancers du corps de l’utérus implique l'ablation de l'utérus, des ovaires et des trompes. L’opération s’appelle une hystérectomie élargie. Les ganglions de la région sont généralement également retirés. L'opération peut parfois être effectuée sans incision, par les voies naturelles (par "voie basse”). C’est le chirurgien qui décide si cette technique est adaptée à la patiente ou s’il est nécessaire de recourir à une méthode plus classique.

 

 - La radiothérapie peut être pratiquée selon deux modalités, associées ou non entre elles : la curiethérapie (radiothérapie interne) ou la radiothérapie externe.

 

 - Si le cancer s'est étendu à d'autres organes ou s'il récidive, le médecin peut recourir à un traitement hormonal (progestérone, anti-hormones) ou à une chimiothérapie.


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