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Définition de la prostate

Définition de la prostate


La prostate est une glande génitale masculine de la taille d’une châtaigne située juste au-dessous de la vessie. Elle est traversée par l’urètre, le canal qui permet l’évacuation des urines et du sperme.

 

De la taille d’une châtaigne, la prostate peut augmenter de volume. On appelle ce phénomène l’hyperplasie bénigne de la prostate (ou HBP).

 

C’est une cause courante d’apparition de troubles urinaires. Tout symptôme de ce type n’est donc pas systématiquement en rapport avec un cancer de la prostate.


 

Le cancer de la prostate en chiffres


C’est le cancer le plus fréquent de tous les cancers en France (données 2005). 62 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2005. C’est le 4ème en termes de mortalité avec environ 9 000 décès par an.


 

Les causes du cancer de la prostate

 

Certains facteurs semblent augmenter le risque de développer un cancer de la prostate.


Hérédité :

Les formes héréditaires (au moins trois cas chez les apparentés au premier degré) ne représentent que 5 à 10 % des cancers de la prostate. Le risque est clairement plus élevé chez les hommes dont la famille est touchée par le cancer de la prostate.


Comportement alimentaire :

Une consommation excessive de graisses animales, notamment celles des viandes rouges, serait susceptible d’augmenter l’incidence de la maladie.

 

L’âge avancé :

95 % des cas surviennent après 57 ans. Chez des hommes de 90 ans, on estime qu’il existe 30 % de cancers de la prostate occultes et qui ne seront pas la cause du décès.

 

Les symptômes du cancer de la prostate

 

Le plus souvent, le cancer de la prostate reste longtemps silencieux. Quand il se manifeste, les signes les plus fréquents sont des troubles urinaires ou des difficultés à l’éjaculation.

 

Le dépistage du cancer de la prostate


Vers cinquante ans, à l’occasion d’une visite, le médecin traitant peut pratiquer un toucher rectal qui lui permettra de détecter éventuellement une augmentation de volume, une induration ou toute anomalie.

 

Il peut alors prescrire des examens complémentaires en particulier le taux de PSA (dosage de l’antigène spécifique de la prostate) et une visite auprès d’un urologue. Celui-ci pourra pratiquer des examens complémentaires et, si nécessaire, des prélèvements (sous anesthésie locale) pour analyse au microscope.


 

Les traitements du cancer de la prostate

 

Plusieurs options thérapeutiques s’offrent aux patients et aux médecins en fonction du stade du cancer de la prostate, mais aussi en fonction de l’âge des patients : la surveillance, la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie et la chimiothérapie.


On peut ainsi procéder en chirurgie à une prostatectomie totale c’est-à-dire l’ablation chirurgicale de la prostate dans son intégralité ainsi que des tissus voisins.


Il peut également être procéder à une radiothérapie externe ; elle consiste à administrer des rayonnements directement sur la tumeur.

 

On peut également envisager une curiethérapie, une radiothérapie interne qui consiste à placer une source radioactive directement dans la prostate.


Enfin, l’hormonothérapie désigne les traitements qui contrôlent la croissance de la tumeur en régulant les hormones. Elle vise en particulier à contrôler l’action de l’une d’elles, la testostérone qui joue un rôle essentiel dans le cancer de la prostate en accélérant son évolution.


CATEGORIE : pathologies-et-symptomes

TAG : cancer de la prostate, homme, vessie, urètre


Définition de la mucoviscidose

Définition de la mucoviscidose

 

La mucoviscidose est appelée aussi « fibrose kystique ». C’est la « maladie rare » héréditaire (génétique) récessive la plus fréquente en Europe. Maladie récessive veut dire qu’on est malade seulement quand les deux gènes parentaux sont défectueux (celui du père et celui de la mère) ; on dit que le malade est « homozygote » pour l’altération du gène considéré. En l’occurrence il s’agit du gène CFTR qui régit la fluidité des secrétions corporels (découvert en 1989). Elle est dite aussi autosomique car le gène muté est situé sur un chromosome qui n’est pas sexuel.


En France, une personne sur 25 (soit deux millions) serait hétérozygote, c’est-à-dire porteuse d’un gène défectueux seulement. Les enfants issus de deux personnes hétérozygotes courent un risque d’un sur quatre d’hériter des deux gènes défectueux parentaux, donc de manifester la maladie.
 

Traitement de la mucoviscidose

 

200 enfants environ naissent chaque année avec la mucoviscidose : en 2007, 5100 patients en étaient atteints d’après le Registre Français de la Mucoviscidose (édition 2010). Avec une croissance du recensement autour de 3% par an, on peut estimer à 6 000 Français environ le nombre de patients touchés en 2011.


Grâce aux progrès accomplis dans la prise en charge, avec la création des Centres de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose (CRCM), et dans la connaissance fondamentale de la maladie, un enfant malade né en 2008 a une espérance de vie de 46 ans, contre 7 ans en 1965. Si 28 ans est l’âge moyen actuel de décès, il faut se souvenir qu’il y a quelques années les malades décédaient avant l’âge adulte.

 

Diagnostic et dépistage néonatal de la mucoviscidose


Depuis 2002, la France procède au dépistage néonatal systématique de la mucoviscidose ; sa réalisation a été confiée à l’Association Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE).


Chez tout nouveau-né, au troisième jour de vie, on prélève une goutte de sang pour doser la trypsine immuno-réactive (TIR), une enzyme digestive. Au delà d’un certain taux de trypsine, on recherche les mutations du gène de CFTR.


Le dosage de la trypsine immuno-réactive repère 95 à 98% des nouveau-nés atteints de mucoviscidose ; mais aussi un certain nombre d’enfants non atteints du fait d’un manque de spécificité, ce qui explique le couplage actuel du dosage à l’analyse moléculaire du gène CFTR.


 

Origine de la mucoviscidose

 

Le gène responsable de la maladie a été identifié en 1989 ; il est situé sur le bras long du chromosome 7 (7q31) et code pour la protéine CFTR, qui régule le transport des ions chlore au niveau de la membrane cellulaire. Plus de 1.600 mutations ont été identifiées à ce jour, la plus fréquente (rencontrée chez près de 80% des malades) est la mutation F508del.


Le gène CFTR est muté dans tous les tissus touchés par la maladie. Le mucus perd alors sa fluidité et son épaississement favorise l'obstruction, la surinfection et des lésions graves des différents organes. Les mutations de CFTR perturbent tous les échanges liquidiens du corps.

 

Mucoviscidose
Prévention


Comment se manifeste la mucoviscidose ?

 

La maladie affecte de nombreux organes : pancréas, intestins, poumons, glandes sudoripares, foie… Dans ses formes graves elle peut se manifester dès la naissance par une occlusion intestinale (iléus méconial).
Avec le temps des troubles broncho-pulmonaires sévères (bronchite chronique par infections et inflammation chroniques) s’installent par encombrement et surinfection bactérienne. Les lésions pulmonaires évoluent plus ou moins vite vers une insuffisance respiratoire, mortelle à terme. Des insuffisances pancréatique et digestive (mal-digestion, diabète, obstructions intestinales, cirrhose biliaire) complètent le tableau.


La croissance est profondément altérée par ces troubles ; la fatigue générale exige une bonne organisation du suivi et une discipline impeccable pour avoir une scolarité et une vie normales… ou presque.
Avant la mise en place du dépistage néonatal, le diagnostic était le plus souvent évoqué devant une diarrhée graisseuse, un encombrement des bronches, des infections respiratoires récidivantes. Un test de la sueur révèlait alors un excès d’ions chlore qui suffisait à confirmer le diagnostic clinique. Désormais il est complété par l’examen moléculaire du gène CFTR et de ses mutations.

 

Peut-on prévenir la mucoviscidose ?

 

Oui, mais seulement par l’absence de conception d’un enfant atteint, c’est-à-dire avec une mutation homozygote.
Si le conseil génétique révèle un risque pour l’enfant à venir important, à25 ou 50%, le couple a le droit de demander une fécondation in vitro des ovocytes maternels, suivi d’un diagnostic pré-implantatoire (DPI) : on sélectionne un embryon indemne pour le transférer dans l’utérus maternel.


Si la grossesse d’un bébé atteint est en route, la loi précise que « l'interruption volontaire de grossesse peut à toute époque être pratiquée si deux médecins attestent, après examen et discussion, [...] qu'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic. »


Mucoviscidose
Préparer sa consultation


Comment préparer la consultation du médecin si l’on est enceinte et qu’on craint une mucoviscidose pour son bébé ?

 

Lorsque la mucoviscidose s’est déjà manifestée dans la famille, le conseil génétique et les analyses biologiques moléculaires du gène CFTR (réalisés dans des unités spécialisées) permettent de répondre aux parents avant ou pendant la grossesse.


Les parents doivent reconstituer au préalable leur arbre généalogique complet, incluant les personnes décédées, les causes de décès et les grossesses, afin de déterminer le mode de transmission et les retentissements de la maladie.


Les couples d'hétérozygotes (un gène sur deux mutés chez les deux parents) ont un risque de 25% (une chance sur quatre) d'avoir un enfant atteint : le généticien leur propose alors un diagnostic prénatal génotypique, à partir d’un prélèvement sanguin et de l’ADN fœtal.


Que font les médecins pour traiter la mucoviscidose ?

 

Après dépistage d’une mutation CFTR à la naissance, trois situations sont possibles :


1- L’enfant souffre de deux mutations (une par gène parental). Le nouveau-né et ses parents sont convoqués dans un centre de ressources et de compétences de la mucoviscidose (CRCM) pour confirmer le diagnostic (évaluation clinique, test de la sueur), puis mettre en place le traitement et le suivi ;


2- L’enfant ne souffre que d’une seule mutation (le risque de méconnaître une deuxième mutation est de 15%). Le test de la sueur est réalisé en centre spécialisé. Si le test est positif, l’enfant est pris en charge comme dans le cas précédent. Si le test est négatif, on informe les parents de l’hétérozygotie (état hétérozygote) du nouveau-né lors d’une consultation de conseil génétique ;


3- La trypsine est élevée mais on ne trouve aucune mutation. Le risque que l’enfant soit effectivement atteint est alors inférieur à 1%.

 

On pratique un contrôle sanguin sur buvard à 21 jours de vie. La persistance d’une trypsine élevée justifie une consultation en centre spécialisé pour évaluation complémentaire (test de la sueur).

Aucun traitement curatif - pharmacologique ou par thérapie génique- n’est disponible à ce jour, mais des recherches actives ont lieu partout dans le monde, largement subventionnées par les associations de patients : thérapie génique par le consortium anglais, recherche fondamentale et appliquée par l’Association Vaincre la Mucoviscidose). Des approches par corrections moléculaires de la protéine déficiente sont prometteuses mais encore à l’état de prototypes.


Seules des thérapeutiques symptomatiques permettent de lutter contre la maladie et de prolonger notablement la vie des patients : le drainage bronchique (kinésithérapie), l’aérosolthérapie (mucolytiques, broncho-dilatateurs, antibiotiques) fluidifient le mucus, la lutter contre les infections, et le désencombrement des bronches.


Des extraits pancréatiques, des vitamines et des suppléments caloriques permettent de pallier les troubles digestifs et nutritionnels. Un soutien psychologique et social est vivement conseillé. Au mieux dans le cadre associatif.

Lorsque la maladie est très avancée, on propose la greffe pulmonaire, si possible des deux poumons en bloc. On tâche aujourd’hui d’y adjoindre une greffe de pancréas pour certains patients.


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TAG : mucoviscidose, sang, cancer


Définition de la maladie de Hodgkin

Définition de la maladie de Hodgkin


La maladie de Hodgkin appartient à la famille des lymphomes, cancers hématologiques affectant le tissu lymphoïde et plus précisément des lymphocytes. L’une de ses spécificités est de se disséminer de proche en proche, en touchant un ganglion, puis son voisin, par un effet en chaine.

 

Causes et facteurs de risque de la maladie de Hodgkin


La maladie de Hodgkin fait partie des cancers dont les causes sont encore mal élucidées, sans doute multifactorielles. Dans au moins un tiers des cas, l’implication du virus d’Epstein-Barr (EBV), le virus de la mononucléose infectieuse, est connue (tout comme dans d’autres lymphomes) mais il ne suffit pas à déclencher le cancer.
Les formes familiales restent exceptionnelles. Le milieu médical estime actuellement que la maladie serait provoquée par la conjonction d’une infection chronique liée à un agent infectieux (EBV ou autre) et d’un facteur inconnu. La stimulation chronique du système immunitaire pourrait alors favoriser la survenue du lymphome de Hodgkin.

 

Symptômes de la maladie de Hodgkin


L’un des symptômes est l’augmentation indolore d’un ou de plusieurs ganglions lymphatiques au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine. D’autres signes peuvent se manifester tels que amaigrissement, fièvre, sueurs nocturnes, fatigue intense. la personne peut être également atteinte de démangeaisons intenses.

 

Quelques chiffres


Selon l’Institut national de Veille Sanitaire, 1 544 cas de la maladie de Hodgkin ont été détectés, en 2005. La mortalité liée à cette maladie est en constante diminution.

 

Stades de la maladie


On distingue quatre stades durant la maladie de Hodgkin :


Stade I : la maladie de Hodgkin est localisée dans les seuls ganglions lymphatiques.
Stade II : dissémination de la maladie à d’autres ganglions du même côté du diaphragme.
Stade III : dissémination aux  ganglions des deux côtés du diaphragme.
Stade IV : localisation extra ganglionnaire (os, moelle hématopoïétique, poumons..).

 

Traitement de la maladie de Hodgkin


Le traitement associe une chimiothérapie suivie de séances de radiothérapie sur la zone envahie. Ce protocole devenu un standard international permet d’obtenir 95% de rémissions complètes et moins de 10% de rechutes dans les formes localisées, qui représentent les trois quart des cas de maladie de Hodgkin.


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TAG : maladie hodgkin, lymphomes, cancer


Définition du mal des rayons

Définition du mal des rayons


Le « mal des rayons » correspond aux effets biologiques des rayons utilisés lors de la radiothérapie. La radiothérapie fait appel aux rayons X, aux rayons gamma, aux électrons et autres sources pour détruire des cellules cancéreuses.

Les rayonnements, administrés à de fortes doses, détruisent les cellules cancéreuses de la zone traitée mais aussi les cellules saines. La plupart des cellules saines peuvent se réparer d’elles-mêmes après le traitement mais parfois, les conséquences sont irréversibles et handicapantes. Tous les organes peuvent être atteints par ce « mal des rayons » : on parle alors de vessie radique, de poumon radique ou encore de rectite radique.

 

Risques du traitement par radithérapie

 

La pratique de la radiothérapie est très encadrée sur le plan règlementaire (articles du Code de la santé publique relatifs à la radioprotection des patients, réglementation européenne…) (CSP articles R. 1333-55 à R. 1333-74 introduits par le décret n °2003-270 du 24 mars 2002).

Le nombre de traitements par radiothérapie est d’environ 200 000 en France chaque année et l’actualité récente en a montré les dangers potentiels.
Certaines conditions peuvent rendre les organes plus sensibles aux rayonnements et au « mal des rayons », notamment le diabète ou des affections héréditaires. Les enfants ou les personnes âgées sont également fragilisés.

À titre d’exemple, 75 % des malades traités par radiothérapie pelvienne présentent des effets secondaires pendant le traitement mais seulement moins de 20 % gardent des séquelles à long terme.

 

Effets secondaires de la radiothérapie (mal des rayons)

 

La radiothérapie détruit les cellules en endommageant l’ADN de leurs gènes : les cellules sont incapables de se développer et de se multiplier.

 

Il existe plusieurs effets secondaire:

 

Les effets secondaires dits déterministes ou obligatoires

Ils apparaissent de façon certaine au-delà d’une dose seuil (la gravité augmente avec la dose reçue). Par exemple, la radiodermite aiguë (atteinte de la peau) survient dès 12 Gy (grays) chez les patients à peau claire.

 

Les effets secondaires dits stochastiques ou aléatoires

Ces effets sont  beaucoup plus difficiles à prévoir.

 


Utilisation d’énergies et de doses différentes, simulation, espacement des séances sont autant de conditions pour épargner le mieux possible les organes ou les tissus sains.



Mal des rayons
Prévention

Comment se manifeste un mal des rayons ?

 

Tous les organes peuvent être atteints par le « mal des rayons ». Les conséquences dépendent du caractère réversible ou non de l’atteinte et de la fonction de l’organe.
Par exemple, l’ovaire irradié est responsable de stérilité et de castration temporaire ou définitive, l’os d’un arrêt de croissance, les glandes salivaires de l’absence de salive temporaire (dose faible) ou définitive (dose forte).
Le poumon radique provoque une pneumopathie voire une insuffisance respiratoire. Les symptômes sont la toux, l’essoufflement, une fièvre modérée et une diminution de la fonction respiratoire. Les antibiotiques sont bien sûr inefficaces.
Le mal des rayons qui concerne le rectum s’appelle la rectite radique. Elle se manifeste par l’émission de sang rouge par l’anus avec anémie et carence en fer. Diarrhée, besoins pressants ou douleurs rectales accompagnent souvent les signes.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre le mal des rayons ?

 

Il ne faut pas confondre radiothérapie et imagerie médicale. Quand vous passez une radiographie ou un scanner, des rayonnements sont utilisés mais à très faibles doses, aucun risque donc de mal des rayons.
Il ne faut pas non plus attribuer tous les symptômes à la radiothérapie. Certains sont liés aux chimiothérapies, à la maladie causale (cancer) ou à toute autre maladie intercurrente (infection), qu’il convient de diagnostiquer et de traiter.

 

Y a-t-il une prévention possible au mal des rayons ?

 

La prévention du mal des rayons repose sur des mesures techniques mises en œuvre par l’équipe de radiothérapie : calcul de dose, limitation des périmètres d’irradiation, espacement des séances


Pour les irradiations cervicales, les troubles de l’alimentation sont fréquents, nécessitant de surveiller la courbe de poids du patient et parfois de l’alimenter par microsonde, voire par les veines. Les médicaments antidouleurs et antiacides améliorent les symptômes qui sont transitoires ; les bains de bouche avec un anesthésique local sont parfois indiqués.

 

Pour le thorax, l’œsophage est souvent atteint, avec des difficultés d’alimentation : il faut alors fractionner le bol alimentaire (petites quantités en plusieurs fois, alimentation semi-liquide) et utiliser des anesthésiques locaux.


Pour la pneumopathie radique, des antibiotiques sont souvent prescrits même en l’absence de bactérie mais afin d’éviter une surinfection.


Pour la peau enfin, il est recommandé de ne pas utiliser de cosmétiques et de se laver au savon pur (Sunlight®).


Mal des rayons
Préparer sa consultation

Que fait le médecin face à un mal des rayons ?


L’oncologue radiothérapeute est le médecin spécialiste en radiothérapie. Tout au long du traitement, une consultation hebdomadaire permet de faire le point, notamment sur les effets secondaires. C’est ce spécialiste qui calcule les doses avec le radiophysicien, qui procède à des simulations et aux marquages (points de tatouage).
Après les séances, le suivi est coordonné par le médecin traitant.
Le diagnostic de complications radiques ou « mal des rayons » repose sur l’interrogatoire (zone d’irradiation, délai, facteurs de risque comme la dose, les associations de chimiothérapie…).


En cas de pneumopathie radique suspectée, une radiographie thoracique et un scanner seront proposés. Les corticoïdes sont généralement prescrits.

 

En cas de rectite radique, une rectoscopie ou une coloscopie fait le diagnostic avec une muqueuse rectale rouge, des vaisseaux sanguins dilatés ou des ulcérations. Le traitement médicamenteux comporte des lavements de corticoïdes ou de dérivés salicylés. L’application locale de formol et la coagulation par plasma argon sont également des traitements possibles.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

En cas de perte de poids, des recalculs de doses sont parfois nécessaires. Dans tous les cas, signalez tous les effets secondaires à votre radiothérapeute et à votre médecin traitant.


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TAG : rayons, radiothérapie, rayon x,


Cancers les plus fréquents

Cancers les plus fréquents


Depuis 2004, le cancer a pris la place des maladies cardio-vasculaires au premier rang des causes de mortalité prématurée. Il touche un homme sur deux et une femme sur trois.
Selon l’Institut national de veille sanitaire, le nombre de nouveaux cas de cancer en France en 2005 était estimé à 320 000, 183 000 chez l’homme et 137 000 chez la femme.
Chez l’homme, les cancers de la prostate (62 000 nouveaux cas par an), du poumon (24 000 nouveaux cas) et du colon-rectum (20 000 nouveaux cas) sont les plus fréquents.
Chez la femme, les trois cancers les plus fréquents sont le cancer du sein (50 000 nouveaux cas par an), le cancer du colon-rectum (17000 nouveaux cas) et celui du poumon (7 000 nouveaux cas).

 

Définition d'un os


Les os sont des tissus qui forment notre squelette et constituent la charpente du corps. Longs, courts ou plats, ils sont reliés entre eux par les articulations.

 

Symptômes du cancer des os


L’ostéosarcome est un cancer primitif de l’os qui se caractérise par une production anormale de tissu osseux (l’ostéogénèse). Cette tumeur touche préférentiellement l’adolescent ou le jeune adulte et reste très rare (moins de 100 cas par an).
L’ostéosarcome concerne essentiellement les os longs et, deux fois sur trois, le genou.

 

Diagnostic du cancer des os (ostéosarcome)


Des douleurs qui persistent et s’accentuent en repos (en particulier la nuit), un gonflement de la zone atteinte sont les principaux symptômes qui peuvent révéler une tumeur primitive.
Le diagnostic est établi à partir de radiographies de l’os atteint. Il sera complété d’une biopsie.

 

Risques et causes de l'ostéosarcome


Sa cause est inconnue mais le principal facteur causal établi est la radiothérapie (on parle de sarcome en zone irradiée). Toutefois, le risque est très faible (moins de 0,1% des personnes traitées par radiothérapie développent ensuite un sarcome) et ne peut remettre en cause les bienfaits de la radiothérapie.
Certains facteurs de risques familiaux sont aussi répertoriés.

 

Origine cellulaire des tumeurs d’Ewing

La tumeur d’Ewing est la deuxième tumeur maligne de l’os. Elle survient surtout chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte. Une équipe de chercheurs français a, en 2007, identifié les cellules à l’origine de la tumeur. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles applications thérapeutiques notamment chez les jeunes patients.

 

Traitement du cancer des os


Avant tout traitement, un bilan va définir l’étendue de la maladie. Les ostéosarcomes sont traités localement par chirurgie et/ou radiothérapie ainsi que par chimiothérapie. Cette dernière qui a beaucoup progressé pou cette indication depuis une vingtaine d’années, a permis d’augmenter considérablement le pronostic de ces tumeurs et d’en guérir un très grand nombre.


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TAG : cancer des os, cardio-vasculaire


Cancers les plus fréquents

Cancers les plus fréquents

 

Depuis 2004, le cancer a pris la place des maladies cardio-vasculaires au premier rang des causes de mortalité prématurée. Il touche un homme sur deux et une femme sur trois. Selon l’Institut national de Veille Sanitaire, le nombre de nouveaux cas de cancer en France en 2005 était estimé à 320 000, 180 000 chez l’homme et 140 000 chez la femme.


Chez l’homme, les cancers de la prostate (62 000 nouveaux cas par an), du poumon (24 000 nouveaux cas) et du colon-rectum (20 000 nouveaux cas) sont les plus fréquents. Chez la femme, les trois cancers les plus fréquents sont le cancer du sein (50 000 nouveaux cas par an), le cancer du colon-rectum (17000 nouveaux cas) et celui du poumon (7 000 nouveaux cas).

 

Définition des ovaires

 

Composés de différents tissus, les ovaires sont des glandes génitales féminines situés de chaque côté de l’utérus auquel ils sont reliés par les trompes de Fallope.


Ils ont deux fonctions : produire des ovules et sécréter des hormones sexuelles (estrogènes et progestérone).

 

Les causes du cancer des ovaires


Il existe plusieurs facteurs de risque du cancer des ovaires :


L’âge.

L’âge est le principal facteur de risque, en effet le risque de développer un cancer de l’ovaire augmente régulièrement avec l’âge.


Les facteurs familiaux.

Les cancers familiaux ne représenteraient que 5 à 10% des cas. Les gènes actuellement identifiés pour leur implication dans la prédisposition au cancer de l’ovaire sont les mêmes que ceux du cancer du sein ; le gène BRCA 1 et plus rarement le gène BRCA 2.

 

Aussi, lorsqu’il existe plusieurs cas de cancers de l’ovaire ou du sein dans une même famille, une consultation d’oncogénétique doit être envisagée.


Les facteurs hormonaux.

Des études montrent que le risque pourrait être plus élevé chez les femmes qui présentent des troubles du fonctionnement ovarien comme la stérilité. L’utilisation des traitements de la ménopause ne semble pas avoir d’influence importante sur le risque de cancer de l’ovaire.

 

Les symptômes du cancer des ovaires


La tumeur de l’ovaire passe souvent inaperçue pendant longtemps. Le diagnostic est alors réalisé à un stade relativement avancé. Les principaux symptômes sont une sensation de poids au niveau du ventre, une augmentation du volume de l’abdomen, des douleurs pelviennes ou encore une douleur aigue liée à certains mouvements.

 

D’autres symptômes, non spécifiques d’un cancer de l’ovaire, peuvent se manifester. Ce sont par exemple des troubles gynécologiques (troubles des règles, relations sexuelles douloureuses) ou encore des troubles digestifs (pertes d’appétit, nausées, diarrhée ou constipation, ballonnements abdominaux…).

 

Les stades d’évolution des cancers de l’ovaire


On distingue 4 stades des cancers des ovaires :


Stade I : la tumeur est limitée à un ou aux deux ovaires.


Stade II : la tumeur maligne a atteint d’autres organes du bassin (pelvis) tels que l’utérus ou les trompes de Fallope.


Stade III : la tumeur s’est propagée à l’extérieur du bassin vers l’abdomen ou les ganglions lymphatiques


Stade IV : le cancer a métastasé au-delà du péritoine vers le foie notamment.

 

Le traitement du cancer des ovaires


Lorsque le cancer est repéré à un stade précoce et lorsque la maladie n’est localisée qu’à un seul ovaire, il est proposé une chirurgie dite conservatrice aux jeunes femmes n’ayant pas encore eu d’enfant. On ne retire alors que l’ovaire touché, permettant ainsi à la patiente d’avoir ultérieurement un ou des enfants.


Des prélèvements seront toutefois pratiqués au niveau du péritoine, de l’épiploon (morceau de graisse qui se situe dans l’abdomen et qui est souvent le premier site de dissémination de la maladie) et des ganglions pour analyse anatomo-cyto-pathologique. Si la tumeur est repérée sur les deux ovaires, le chirurgien les retire tout en laissant l’utérus, si cela est possible.


Dans les autres stades, l’intervention chirurgicale consistera à retirer les deux ovaires, l’utérus, les ganglions pelviens et lombo-aortiques ainsi que l’épiploon. Des biopsies multiples du péritoine sont systématiquement effectues.


Cette chirurgie peut être suivie d’une chimiothérapie postopératoire.


Dans le cas de tumeurs avancées, il faut retirer par chirurgie les ovaires, l’utérus, les ganglions et l’épiploon mais aussi la totalité des lésions péritonéales visibles, ce qui peut nécessiter d’autres gestes chirurgicaux : ablation de la rate, de portions plus ou moins étendues du péritoine, d’un ou plusieurs segments d’intestin….


La qualité de la chirurgie initiale est dès lors extrêmement importante. Des examens radiologiques pré-opératoires (scanner) et éventuellement une cœlioscopie (intervention sous anesthésie générale où une fibre optique est introduite par le nombril) permettent de mieux évaluer l’importance de l’extension des lésions.

Cancers les plus fréquents

 

Depuis 2004, le cancer a pris la place des maladies cardio-vasculaires au premier rang des causes de mortalité prématurée. Il touche un homme sur deux et une femme sur trois. Selon l’Institut national de Veille Sanitaire, le nombre de nouveaux cas de cancer en France en 2005 était estimé à 320 000, 180 000 chez l’homme et 140 000 chez la femme.


Chez l’homme, les cancers de la prostate (62 000 nouveaux cas par an), du poumon (24 000 nouveaux cas) et du colon-rectum (20 000 nouveaux cas) sont les plus fréquents. Chez la femme, les trois cancers les plus fréquents sont le cancer du sein (50 000 nouveaux cas par an), le cancer du colon-rectum (17000 nouveaux cas) et celui du poumon (7 000 nouveaux cas).

 

Définition des ovaires

 

Composés de différents tissus, les ovaires sont des glandes génitales féminines situés de chaque côté de l’utérus auquel ils sont reliés par les trompes de Fallope.


Ils ont deux fonctions : produire des ovules et sécréter des hormones sexuelles (estrogènes et progestérone).

 

Les causes du cancer des ovaires


Il existe plusieurs facteurs de risque du cancer des ovaires :


L’âge.

L’âge est le principal facteur de risque, en effet le risque de développer un cancer de l’ovaire augmente régulièrement avec l’âge.


Les facteurs familiaux.

Les cancers familiaux ne représenteraient que 5 à 10% des cas. Les gènes actuellement identifiés pour leur implication dans la prédisposition au cancer de l’ovaire sont les mêmes que ceux du cancer du sein ; le gène BRCA 1 et plus rarement le gène BRCA 2.

 

Aussi, lorsqu’il existe plusieurs cas de cancers de l’ovaire ou du sein dans une même famille, une consultation d’oncogénétique doit être envisagée.


Les facteurs hormonaux.

Des études montrent que le risque pourrait être plus élevé chez les femmes qui présentent des troubles du fonctionnement ovarien comme la stérilité. L’utilisation des traitements de la ménopause ne semble pas avoir d’influence importante sur le risque de cancer de l’ovaire.

 

Les symptômes du cancer des ovaires


La tumeur de l’ovaire passe souvent inaperçue pendant longtemps. Le diagnostic est alors réalisé à un stade relativement avancé. Les principaux symptômes sont une sensation de poids au niveau du ventre, une augmentation du volume de l’abdomen, des douleurs pelviennes ou encore une douleur aigue liée à certains mouvements.

 

D’autres symptômes, non spécifiques d’un cancer de l’ovaire, peuvent se manifester. Ce sont par exemple des troubles gynécologiques (troubles des règles, relations sexuelles douloureuses) ou encore des troubles digestifs (pertes d’appétit, nausées, diarrhée ou constipation, ballonnements abdominaux…).

 

Les stades d’évolution des cancers de l’ovaire


On distingue 4 stades des cancers des ovaires :


Stade I : la tumeur est limitée à un ou aux deux ovaires.


Stade II : la tumeur maligne a atteint d’autres organes du bassin (pelvis) tels que l’utérus ou les trompes de Fallope.


Stade III : la tumeur s’est propagée à l’extérieur du bassin vers l’abdomen ou les ganglions lymphatiques


Stade IV : le cancer a métastasé au-delà du péritoine vers le foie notamment.

 

Le traitement du cancer des ovaires


Lorsque le cancer est repéré à un stade précoce et lorsque la maladie n’est localisée qu’à un seul ovaire, il est proposé une chirurgie dite conservatrice aux jeunes femmes n’ayant pas encore eu d’enfant. On ne retire alors que l’ovaire touché, permettant ainsi à la patiente d’avoir ultérieurement un ou des enfants.


Des prélèvements seront toutefois pratiqués au niveau du péritoine, de l’épiploon (morceau de graisse qui se situe dans l’abdomen et qui est souvent le premier site de dissémination de la maladie) et des ganglions pour analyse anatomo-cyto-pathologique. Si la tumeur est repérée sur les deux ovaires, le chirurgien les retire tout en laissant l’utérus, si cela est possible.


Dans les autres stades, l’intervention chirurgicale consistera à retirer les deux ovaires, l’utérus, les ganglions pelviens et lombo-aortiques ainsi que l’épiploon. Des biopsies multiples du péritoine sont systématiquement effectues.


Cette chirurgie peut être suivie d’une chimiothérapie postopératoire.


Dans le cas de tumeurs avancées, il faut retirer par chirurgie les ovaires, l’utérus, les ganglions et l’épiploon mais aussi la totalité des lésions péritonéales visibles, ce qui peut nécessiter d’autres gestes chirurgicaux : ablation de la rate, de portions plus ou moins étendues du péritoine, d’un ou plusieurs segments d’intestin….


La qualité de la chirurgie initiale est dès lors extrêmement importante. Des examens radiologiques pré-opératoires (scanner) et éventuellement une cœlioscopie (intervention sous anesthésie générale où une fibre optique est introduite par le nombril) permettent de mieux évaluer l’importance de l’extension des lésions.


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Le côlon : Définition

Le côlon : Définition

 

Le côlon, appelé également gros intestin, correspond à la partie terminale de l’intestin longue d’environ 1,50 à 1,80 m. Les 20 derniers centimètres du côlon constituent le rectum. Une fois la nourriture digérée, les résidus solides se déplacent dans le côlon puis dans le rectum jusqu’à l’anus ou ils sont expulsés de l’organisme.

 

Le cancer côlon-rectum en chiffres

 

Avec plus de 42 000 nouveaux cas estimés en 2012(1), le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. Il se situe, par sa fréquence, au 3ème rang chez l’homme (23 000 nouveaux cas) et au 2ème rang chez la femme (19 000 nouveaux cas).

 

Causes et origines du cancer colorectal

 


Les travaux scientifiques ont montré que certains facteurs peuvent augmenter les risques de développer un cancer colorectal :


Les facteurs génétiques:

Certaines maladies d’origine génétique augmentent le risque de survenue de cancers colorectaux.


Les antécédants familiaux:

Le risque d’apparition d’un cancer colorectal est plus important chez une personne dont un des parents du premier degré (père ou mère, frères ou sœurs, enfant) a été atteint de ce type de cancer. Les personnes ayant eu des lésions précancéreuses (polypes…) ou un cancer colorectal ont un risque plus important de développer un cancer.


Alimentation:

L'alimentation joue un rôle important dans l'étiologie des cancers colorectaux. Le rôle protecteur des légumes et le rôle aggravant d'un apport calorique élevé sont les faits les mieux établis. Le tabac favoriserait l'apparition des polypes adénomateux et l'alcool leur augmentation de taille. Enfin, l'activité physique jouerait un rôle protecteur.

 

Symptômes et signes du cancer colorectal

 

Certains symptômes doivent amener à consulter :


 

• Troubles du transit intestinal, d’apparition récente (diarrhée, constipation, alternance de diarrhée et de constipation),
• Douleurs abdominales,
• Présence de sang dans les selles.

 

Ces symptômes peuvent être causés par un cancer mais aussi par des lésions précancéreuses ou d’autres maladies. Il est important de consulter un médecin afin d’en déterminer l’origine.

 

Les traitements du cancer colorectal


Il existe essentiellement trois traitements du cancer colorectal : la chirurgie, la radiothérapie (pour le cancer du rectum exclusivement), et la chimiothérapie. Ceux-ci peuvent être prescrits seules ou associés, en tenant compte de la grande diversité des cas.


Chirurgie

Elle reste le principal traitement du cancer colorectal. Le type d’intervention dépend essentiellement de la localisation et de la taille de la tumeur.


Le chirurgien enlève la partie de l’intestin atteinte par le cancer en prenant une marge d’environ 5 centimètres de part et d’autre de la tumeur (cette intervention s’appelle une résection intestinale).


Radiothérapie

Elle utilise des radiations à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses et empêcher leur développement. Comme dans le cas de la chirurgie, il s’agit d’un traitement local dépourvu de toute action sur d’éventuels foyers micro-métastatiques à distance.


Chimiothérapie

Qu’elle comporte un seul médicament ou une association de médicaments antitumoraux, il s’agit d’un traitement dont la diffusion générale intéresse l’ensemble de l’organisme. Après la chirurgie curative, c’est un traitement adjuvant, prescrit afin de prévenir la reprise ou l’apparition de métastases en détruisant de possibles foyers micro-métastatiques non détectables.

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Qu’est-ce que la curiethérapie ?

Qu’est-ce que la curiethérapie ?

 

La curiethérapie (ou brachythérapie) est une forme de radiothérapie, c'est-à-dire une stratégie thérapeutique qui utilise des rayons ionisants de forte énergie pour détruire les cellules cancéreuses. La curiethérapie est une radiothérapie dite « interne »: les rayonnements sont émis par une source qui est introduite sur le site même de la tumeur. Cette approche peut être utilisée seule ou en association avec la chirurgie et/ou la chimiothérapie, selon la nature de la tumeur et son évolution.

 

La curiethérapie, en pratique

 

Une source radioactive est implantée au contact de la tumeur, soit dans une cavité naturelle de l’organisme où siège cette tumeur, soit directement dans le tissu tumoral. La source radioactive peut prendre la forme de billes, de microsphères ou de fils composés d’iridium ou de césium.
Une hospitalisation de deux à six jours est nécessaire. En raison de la radioactivité émise par la source implantée dans son organisme, les patients sont isolés dans des chambres protégées et les visites sont limitées. En fin de traitement, la source est retirée et le malade ne représente alors plus aucun danger pour son entourage.

 

Les différentes formes de curiethérapie

 

Lorsque la source radioactive est implantée dans une cavité naturelle comme le vagin, l'utérus ou l'œsophage, on parle de curiethérapie endocavitaire ou de plésiocuriethérapie.


Lorsque la source est placée directement dans la tumeur comme c’est le cas dans certains cancers de la prostate ou du sein, la technique s’appelle endocuriethérapie ou curiethérapie interstitielle.

 

Les effets secondaires de la curiethérapie


Les rayons ionisants ne font pas de distinction entre les cellules saines et les cellules cancéreuses. Il existe donc un risque d'altération des cellules saines à proximité de la zone traitée, qui peuvent se traduire en effets secondaires plus ou moins sévères. Le plus souvent, ils se limitent à l’apparition d’une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone traitée.
Dans le cas d’une curiethérapie d’un cancer de la prostate, des problèmes urinaires peuvent apparaître. Ils sont transitoires et disparaissent progressivement.


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Définition : Qu’est-ce que la chimiothérapie ?

Définition : Qu’est-ce que la chimiothérapie ?

 

La chimiothérapie des cancers consiste en l’administration de médicaments  qui vont ralentir, voire stopper la multiplication anarchique des cellules cancéreuses. La chimiothérapie peut être :


- curative, lorsqu’elle est utilisée pour détruire la tumeur primaire,


- néoadjuvante ou adjuvante lorsqu’elle est utilisée pour optimiser l’efficacité d’un traitement par chirurgie ou par radiothérapie,


- palliative, pour améliorer la qualité de vie du patient en retardant la progression d’un cancer déjà avancé.

 

Selon la nature de la tumeur, les médicaments efficaces ne sont pas les mêmes. En règle générale, le traitement proposé comporte plusieurs molécules : ces associations permettent d’atteindre des résultats supérieurs à ceux obtenus avec chacune des molécules administrées seules, tout en limitant les doses utilisées et les effets secondaires qui en découlent.

 

Avant le traitement par chimiothérapie

 

La chimiothérapie est un traitement agressif pour l’organisme qui peut perturber le fonctionnement habituel de certains organes comme le foie, les reins, le cœur, les cellules du système immunitaire… Systématiquement, un bilan pré-thérapeutique est donc réalisé : il comporte principalement des bilans biologiques et radiologiques. L’objectif est de s’assurer que l’état général du patient est compatible avec le traitement, de suivre l’efficacité de la chimiothérapie et de surveiller l’apparition de certains effets secondaires. Parfois, un bilan dentaire sera proposé pour prévenir la survenue d’infections à l’occasion du traitement anticancéreux. Enfin, les femmes en âge de procréer doivent réaliser un bilan de grossesse, la chimiothérapie étant toxique et donc contre-indiquée pour le fœtus. Le maintien d’une contraception est indispensable lors du traitement. L’éventualité d’une grossesse pourra être discutée avec le cancérologue à l’issue du traitement du cancer.

 

Les principaux effets secondaires et conséquences de la chimiothérapie

 

Les traitements de chimiothérapie s’attaquent aux cellules qui se multiplient rapidement. C’est le cas des cellules cancéreuses mais, malheureusement, c’est aussi celui de certaines cellules saines de l’organisme (cheveux, cellules du sang, cellules de la muqueuse gastrique…). Ce phénomène explique pourquoi les chimiothérapies sont associées à de nombreux effets secondaires. Avant tout traitement, le médecin décrit à son patient les principaux effets secondaires liés au protocole envisagé. Dans la plupart des cas, des traitements préventifs ou curatifs de ces manifestations aideront le patient à mieux traverser cette étape du traitement anticancéreux.

 

- les effets secondaires hématologiques

 

Certaines chimiothérapies conduisent à la destruction des cellules de la moelle osseuse qui donnent naissances aux cellules du sang : globules rouges, globules blancs et les plaquettes. L’anémie (diminution du nombre de globules rouges et du taux d’hémoglobine) entraîne principalement une fatigue intense. Un traitement par érythropoïétine (EPO) ou par transfusion sanguine est envisagé. La leucopénie (diminution du nombre des globules blancs ou leucocytes) réduit la résistance de l’organisme aux infections. Un traitement antibiotique est parfois administré de façon préventive. La thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes sanguines) augmente le risque d’hémorragies.

 

- les effets secondaires digestifs


Les nausées et vomissements induits par certains médicaments de chimiothérapie peuvent désormais être prévenus grâce à des  traitements dits « antiémétiques ».
De même, l’administration de « ralentisseurs de transit » ou au contraire de laxatifs permet de lutter contre les diarrhées et les épisodes de constipations qui peuvent être provoqués par certaines chimiothérapies.
Les chimiothérapies peuvent en outre altérer la muqueuse de la bouche. Il faut alors limiter au maximum l’installation de la sécheresse buccale en buvant régulièrement de l’eau, en suçant ou mastiquant des gommes à mâcher, des glaçons...

 

- L’alopécie


La chute des cheveux demeure un des effets indésirables des chimiothérapies le plus redouté par les malades. Il faut savoir que tous les médicaments de chimiothérapie n’induisent pas une chute des cheveux et que, dans tous les cas, le phénomène est réversible à l’arrêt du traitement. Le port de casque réfrigérant du cuir chevelu peut être proposé afin de réduire l'importance de l’alopécie.

 

- La stérilité


Les chimiothérapies sont susceptibles d’entraîner une destruction temporaire ou définitive des spermatozoïdes. Chez la femme, de façon identique, il existe un risque de stérilité. Ces risques sont exposés et débattus avec les patients avant le début du traitement.

 

- Atteintes diverses


Une atteinte des fonctions rénales, cardiaques, musculaires, neurologiques, sensorielles et psychologiques peuvent survenir avec certaines molécules. Il est impossible de décrire de façon exhaustive tous les risques encourus sous traitement mais, fort heureusement, beaucoup restent rares, voire exceptionnels.


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Définition de la cataracte

Définition de la cataracte


Le cristallin est un organe normalement clair et transparent situé à l’intérieur de l’œil et qui sert de lentille optique en réglant la netteté des images sur la rétine.

La cataracte est une modification physicochimique du cristallin qui devient alors opaque : les images ne sont plus correctement transmises à la rétine, la vision baisse avec l’impression de regarder à travers une chute d’eau. D’où le nom de cataracte.

 

Risques et origines de la cataracte

 

Si une grande partie du cristallin est opacifiée, il peut y avoir perte partielle, voire totale de la vision. À partir de 65 ans, près de 20 % de la population présentent un début de cataracte. Mais la maladie évolue de façon très variable d’une personne à l’autre, selon le degré d’opacification du cristallin et de la zone touchée (centrale ou périphérique).

 

Dans les pays riches et notamment en France, la cataracte fait partie des interventions chirurgicales les plus courantes.

Dans le Tiers Monde, la cataracte est la première cause de cécité, expliquant près de 40 % des 37 millions d’aveugles de par le monde.

 

Causes et mécanismes de la cataracte

 

L’opacification du cristallin est liée à un défaut d’hydratation, ainsi qu’à une altération physicochimique des protéines qui le constituent.

Elles deviennent opaques en s’agrégeant les unes aux autres, c’est-à-dire en précipitant comme disent les chimistes.


Le vieillissement est la cause la plus fréquente de cataracte dans les pays riches. Mais il y en a d’autres : une malformation congénitale, un traumatisme au cours d’une blessure ou après un traitement chirurgical à l’œil (souvent d’évolution rapide).

La cataracte peut être secondaire à une maladie chronique comme le diabète, des états pathologiques de l’œil : décollement de la rétine, inflammation de l’œil (uvéites)… ou survenir sous corticothérapies prolongées ou radiothérapie.
Certains facteurs aggravent et précipitent l’évolution de la maladie : l’exposition prolongée au soleil (rayons ultraviolets), le tabagisme et l’hérédité familiale.

 

Symptômes et signes de la cataracte


La baisse de la vision est le symptôme clé. La vue devient floue, imprécise. Autre signe : les yeux deviennent plus sensibles à la lumière et à l’éblouissement, altérant considérablement la conduite automobile de nuit.


Progressivement, les lunettes ne permettent plus de corriger la baisse de vision, car la cataracte touche la plupart du temps les deux yeux, quoique souvent de façon asymétrique. La vision de loin est volontiers altérée en premier, avec une conservation relative de l’acuité visuelle de près. La pupille, normalement noire, change de couleur et devient grise ou blanchâtre.


Cataracte
Prévention

Avec quoi ne faut-il pas confondre une cataracte ?


Avec d’autres causes de baisse de vision liées à l’âge, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou le glaucome, ou encore la myopie.

La coexistence des pathologies est cependant possible.

 

Y a t-il une prévention possible ?


En protégeant ses yeux des rayons UV du soleil (lunettes et chapeau à bord large).
La prévention des blessures éventuelles au travail et durant les loisirs s’il y a des risques est une évidence.
La cigarette est une cause prouvée de cataracte précoce, sans compter ses autres méfaits sur l’œil (glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA).


Enfin, le contrôle d’un éventuel diabète (glycémie, cholestérol) est nécessaire.

Une alimentation riche en antioxydants protège le cristallin : fruits et légumes !


Cataracte
Préparer sa consultation


À quel moment consulter ?

 

Dès que vous remarquez que votre vue devient moins claire, consultez votre médecin.

La cataracte ne fait pas partie des soins ophtalmologiques autorisés en accès direct (consultation directe de l’ophtalmologiste) dans le parcours de soins, si l’on veut un remboursement maximal.

Votre médecin traitant toutefois sait qu’un bilan ophtalmologique complet est recommandé dès 50 ans.

 

Que fait le médecin généraliste ?


Il confirme le diagnostic évoqué de cataracte en adressant le patient à un ophtalmologiste.

La chirurgie est le seul moyen efficace pour traiter la cataracte. Elle peut être envisagée si les activités quotidiennes sont entravées par la baisse de vue. Classiquement faite en ambulatoire sous anesthésie locale, elle consiste à enlever le cristallin opaque et à le remplacer par un cristallin artificiel : c’est un implant intraoculaire.

La vision redevient nette mais les lunettes restent quasi obligatoires, car les implants ne permettent pas l’accommodation, c’est-à-dire de voir de près comme de loin.

 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?


Essayez de répertorier les problèmes induits par votre baisse de vision, et de répondre à ces questions :

Pouvez-vous vivre comme avant et poursuivre votre travail normalement ? Lire les journaux ? Vous déplacer à l’extérieur ?


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