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Qu’est-ce que l’homéopathie ?

Qu’est-ce que l’homéopathie ?

 
L’homéopathie est une méthode thérapeutique issue du « principe pharmacologique de similitude ».

 

En clair : une substance peut être à la fois toxique et thérapeutique. Elle est toxique en provoquant, chez un sujet sain, un ensemble de symptômes analogues (de homéo : identique) à ceux présentés dans une maladie.

 

Elle devient thérapeutique quand elle est confrontée aux causes de ces mêmes symptômes chez un sujet atteint de cette maladie.

 

Vulgairement, on dit soigner « le mal par le mal ». Mais pour soigner, ces substances doivent perdre leur toxicité, elles sont (donc) réduites à des doses très faibles dites infinitésimales après plusieurs manipulations (dilutions) successives.

 

Comment sont fabriqués les médicaments homéopathiques ?

 
Les préparations homéopathiques sont fabriquées à partir de substances ou compositions appelées « souches » et selon trois principes :


1. Le principe de similitude signifie que des produits normalement toxiques à forte dose chez un sujet sain peuvent soigner, à très petites doses, un individu malade.


2. Le principe de dilution repose sur l’idée qu’il suffit de diluer, par des opérations successives, le produit à l’origine toxique, afin qu’il ne reste que des doses infinitésimales dans lesquelles ne subsiste aucun toxique du produit de départ.


3. Les dynamisations sont des agitations violentes que subissent les dilutions successives. Elles sont censées amplifier l’action du produit même s’il ne reste plus vraiment de molécule identifiable après toutes ces dissolutions.

 

En France, on utilise 2 500 souches provenant des trois règnes naturels : animal, végétal ou minéral. Les teintures mères (à la base des dilutions successives) sont obtenues par macération de plantes stabilisées (plus rarement desséchées) dans de l’alcool.


Les dilutions homéopathiques sont véhiculées par un substrat liquide (eau ou alcool : gouttes, ampoules buvables) ou solide (granules, doses, comprimés, pommades).


L'homéopathie
Informations pratiques


Comment agissent les médicaments homéopathiques ?

 

En homéopathie, les symptômes propres à chaque malade sont plus importants que les symptômes spécifiques à une maladie. Ainsi, le choix d’un médicament homéopathique nécessite une individualisation poussée du diagnostic. Parmi les symptômes présentés par un malade, certains déterminent une maladie (signes pathognomoniques) et d’autres résultent de la réaction personnelle du malade.


Une fois le diagnostic de la maladie établi, les médicaments doivent donc correspondre spécifiquement à un malade dans « sa » maladie. D’ailleurs, il s’agit souvent de « préparations » (comportant plusieurs souches, différentes selon les malades) commandées à un laboratoire fabricant de médicaments homéopathiques.

 

Par exemple, un médicament pour un malade dépressif soigné pour un rhume ne contient pas toutes les mêmes souches pour le rhume qu’un médicament destiné à soigner le même rhume mais chez un malade hyperactif.


Cependant, pour certains symptômes ou dans certaines affections, les mêmes médicaments homéopathiques sont utilisés systématiquement, au-delà du principe d’individualisation.

 

Attention

 

Les médicaments homéopathiques peuvent être responsables d’effets indésirables.

 

Ils peuvent interagir avec d’autres médicaments. La prise doit être signalée au médecin dans le cas d’une prescription ou de symptômes inhabituels.


CATEGORIE : autres-therapies


Qu’est-ce que l’aromathérapie ?

Qu’est-ce que l’aromathérapie ?


L’aromathérapie est une méthode de soins qui utilise les extraits aromatiques des plantes : essences et huiles essentielles. Les huiles essentielles sont des substances volatiles non grasses sécrétées par les plantes aromatiques (lavande, eucalyptus, thym…). Elles sont constituées d’un mélange souvent complexe de molécules organiques.


L’aromathérapie repose sur l’odorat et son impact émotionnel, particulier à chaque personne.


Son action principale alléguée est la stimulation des défenses naturelles de l’organisme.

 

Dans l’arsenal thérapeutique, l’aromathérapie est presque toujours associée à la phytothérapie (qui utilise la plante entière), dont elle est une des branches. À ce jour, aucune preuve scientifique n’étaye cette action stimulante dans le cadre d’essais thérapeutiques standardisés.

 

Il n’est donc jamais question de remplacer les médicaments allopathiques (thérapeutique scientifiquement prouvée) par des huiles essentielles.

 

Quand utiliser l’aromathérapie ?


Plus que de traiter les maladies, l’aromathérapie propose d’améliorer le sentiment de bien-être. La composition (ingrédients) du produit, son dosage (formule, quantités) en huiles essentielles conditionnent l’effet escompté.

 

Un grand nombre de préparations peuvent viser une seule affection.

 

Pour établir chaque prescription, il faut tenir compte notamment du caractère allergène des éléments qui composent le mélange d’huiles, de la sensibilité du patient et de son contexte médical : maladies cardio-vasculaires, prise de bêtabloquants


L’automédication sans connaissance approfondie de la spécialité est dangereuse.


L'aromathérapie
Conseils pratiques


Comment utiliser l’aromathérapie ?

 

  • Les huiles essentielles se présentent sous forme d’onction (dissolution dans une huile), de crème ou de lotion (émulsion d’huile dans l’eau) pour l’usage externe : en particulier pour créer des lotions de massage.
  • Pour l’administration orale (par la bouche), les essences sont dispersées dans du miel, dans de l’huile alimentaire ou  simplement sur un sucre.
  • La préparation en gélules est possible et certaines thérapeutiques réservées au corps médical se présentent sous forme de suppositoires (antiinfectieux).
  • Les huiles essentielles peuvent être inhalées sous forme de vapeurs (dans l’eau chaude) ou ajoutées à l’eau du bain.


L’aromathérapie est une médecine à utiliser avec une grande prudence. Le thérapeute doit justifier de compétences scientifiques : il doit connaître les molécules contenues dans une huile essentielle et les autres constituants d’un soin ou d’un produit.

 

Y a-t-il des effets secondaires de l’aromathérapie ?


Selon l’Afssaps (mai 2008) : « Les huiles essentielles devraient être utilisées avec prudence car elles peuvent être toxiques et provoquer des effets indésirables du fait de leur passage à travers la peau et de leur impact sur l’organisme. »


Les huiles essentielles peuvent être neurotoxiques (atteinte du système nerveux), abortives (elles peuvent provoquer des avortements) et fréquemment photosensibilisantes (elles peuvent déclencher une atteinte de la peau exposée si peu que ce soit au soleil) : ce dernier cas est illustré abondamment par les huiles essentielles d’agrumes, en particulier la bergamote.

Elles peuvent aussi brûler la peau si on ne les dilue pas correctement (hors toute exposition solaire).


À fortes doses, elles peuvent entraîner des intoxications à cause de la très grande variété des molécules naturelles qu’elles contiennent : alcools, terpènes, phénols, cétones, aldéhydes, méthyléthers… Cette variété de composants dépend elle-même des variétés d’un même végétal.

 

 La prudence s’impose.


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Qu’est-ce que la phytothérapie ?

Qu’est-ce que la phytothérapie ?


La phytothérapie est la thérapeutique qui utilise les plantes médicinales. Elle est pratiquée depuis l’Antiquité. En France, du fait de l’absence d’études cliniques standardisées, la phytothérapie est considérée comme une médecine parallèle à l’allopathie (médecine scientifiquement prouvée). Pour l’OMS, la phytothérapie est une médecine traditionnelle.


Lorsque les médicaments allopathiques sont basés sur des extraits actifs de plantes, ils sont appelés phytomédicaments et sont soumis à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) par l’agence de contrôle des médicaments (Afssaps).

 

Ils sont alors vendus uniquement dans les pharmacies, parfois seulement sur ordonnance. Ce sont souvent des préparations que le pharmacien commande à des laboratoires spécialisés.

 

Comment utilise-t-on la phytothérapie ?


La meilleure utilisation d’une plante permet l’extraction et l’assimilation des principes actifs en préservant leurs propriétés curatives. C’est le cas avec des plantes fraîches. Le problème est qu’elles sont fragiles et volumineuses.

 

 Il y a longtemps que les herboristes et les apothicaires ont choisi de les utiliser séchées. Sèches, les plantes médicinales s’administrent en infusion, décoction ou macération. Selon l’effet recherché, on utilise la tige, la feuille, la fleur, les racines ou la plante entière.


Attention, la phytothérapie n’a pas que des effets bénéfiques. Comme tout produit actif, elle peut avoir des effets indésirables, toxiques, allergiques…

 

Que soigne la phytothérapie ?


En principe, la phytothérapie ne soulage que des symptômes (digestifs, circulatoires…). La cure des maladies relève de produits pharmaceutiquement élaborés et contrôlés. Cela dit, les végétaux restent des matières premières indispensables à la pharmacopée moderne.


Le pavot donne la morphine ; la digitoxine et la digoxine sont tirées de la digitale ; l’atropine est préparée à partir du feuillage d’arbres cultivés en Amérique du Sud ou en Australie.

 

Des anticancéreux comme la vinblastine ou la vincristine ne sont pas industriellement synthétisables ; ils sont toujours extraits d’une variété de pervenche, la pervenche de Madagascar. D’autres anticancéreux comme les taxanes (paclitaxel et docétaxel) sont extraits des écorces et feuilles d’ifs.


La phytothérapie
Conseils pratiques



Quels sont les modes de préparation de la phytothérapie ?


Ils dépendent largement de la partie végétale choisie.


L’infusion consiste à immerger la plante dans de l’eau très chaude, presque bouillante : les feuilles et les fleurs sont très souvent infusées. C’est en portant à ébullition l’eau d’une infusion que l’on sait en la retirant du feu qu’on est proche des 100 °C. C’est aussi une sécurité : cela stérilise l’eau.


La décoction consiste à cuire 2 à 15 minutes la plante dans l’eau bouillante : cela concerne surtout les tiges ou racines, qu’on ramollit ainsi pour en extraire les principes actifs.


La macération est une solution obtenue en macérant toutes les parties d’une plante dans de l’eau froide, du vin, de l’alcool ou de l’huile, pour en libérer les principes solubles sans les altérer par la cuisson. Le mélange issu de la macération, filtré, doit être bu rapidement dans l’heure qui suit le filtrage. Les macérats glycérinés sont des jeunes tissus végétaux macérés avec de la glycérine et ensuite filtrés. La teinture mère (TM) est une macération pendant 3 à 5 semaines de la plante sèche dans de l’alcool à 60 degrés.


La distillation (ou spagyrie) consiste à faire fermenter la plante avec une levure. Le produit obtenu s’utilise sous forme de gouttes ou de spray buccal.


La plante sèche et réduite en poudre peut se consommer en gélule, qui est une enveloppe de gélatine. Les gélules commercialisées sont toujours « monoplantes » donc ne renferment qu’une seule plante.


Les plantes s’utilisent aussi dans des bains ou, ajoutées à de l’huile, pour des massages.

 


Quelle est la part des plantes dans la pharmacopée moderne ?


L’industrie pharmaceutique recherche beaucoup les molécules issues du milieu naturel, pour en connaître les effets thérapeutiques et les copier en chimie de synthèse.


Cette chimie permet aussi d’améliorer l’efficacité du médicament, de modifier le profil pharmacologique, de diminuer la toxicité

 

L’élaboration d’analogues de plantes (composés aux propriétés semblables) se fait par la connaissance approfondie des molécules naturelles et de leurs propriétés.


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Qu'est-ce qu'une cure thermale ?

Qu'est-ce qu'une cure thermale ?

 

La cure thermale remonte loin dans l’Antiquité, quand les Hommes ont ressenti les bienfaits des sources d’eaux chaudes.

Il s’agissait à la fois de traiter des maladies, d’accélérer une convalescence et de préserver sa santé en s’y rendant régulièrement.

 

Aujourd’hui les termes de « cure thermale » ont pris une dimension plus stricte médicale, scientifique et administrative.

Les eaux chaudes (thermales) remontent des profondeurs de la terre le long de failles de la croûte terrestre où s’exprime un volcanisme actuel ou ancien.

 

Elles se sont chargées en divers minéraux, rentrant ainsi dans la catégorie des eaux minérales naturelles.

 

Captées à leur source, elles sont utilisées en « cure thermale » si elles ont un effet thérapeutique, en fonction de leurs caractéristiques.


Il existe une capacité officielle en médecine thermale qui s’appelle « Hydrologie et climatologie » délivrée en faculté de médecine. Le thermalisme médical s’appelle aussi la crénothérapie.


Les qualités thérapeutiques d’une eau thermale sont évaluées par la Commission Thermalisme de l’Académie de Médecine qui rend publics ses arrêts.

 

La source peut alors bénéficier d’une indication médicale sous forme de « cure thermale », prescrite par un médecin. Son remboursement par l’Assurance maladie se fait sur dossier, mais n’est pas nécessaire à la cure.

 

Toutefois, le prix des soins thermaux et l’hébergement rendent très souvent ce remboursement indispensable pour que le patient puisse y accéder.

 

Les établissements thermaux ne proposent-ils que des « cures thermales » ?

 

Dans la plupart des cas, les cures thermales associent aux soins à base d’eau thermale une prise en charge de kinésithérapie et de rééducation fonctionnelle, associée à un changement de climat, de lieu et de mode de vie. La prise en charge comprend :


les techniques spécifiques aux eaux thermales et à leurs dérivés (boue ou vapeur) en douches, bains, soins en piscine, ou applications de boue, de vapeur en étuve ;


les techniques de rééducation en milieu aquatique (balnéothérapie ou thalassothérapie) ;


Toutes les sources thermales n’ont pas d’indications thérapeutiques reconnues, mais elles offrent des opportunités de remise en forme lors de séjours entièrement consacrés à soi-même et à son bien-être, souvent avec des protocoles surveillés médicalement.


Tous les établissements thermaux sont soumis à un contrôle et une surveillance sanitaire particulièrement stricts, visant à garantir la qualité bactériologique et la constance physico-chimique de l’eau thermale, tant à la source qu’aux points d’usage.

 

Dûment surveillées, ces eaux permettent de développer une prestation diversifiée, pour lutter contre le surmenage et le stress par exemple.
Un même établissement peut proposer à la fois des cures thermales sur prescription médicale, et des soins thermaux allant du simple bien-être à des programmes de remise en forme approfondis.

 

Combien y a-t-il de curistes en France ?

 

Chaque année, environ 500 000 curistes fréquentent les 102 stations thermales françaises et 115 établissements en activité. Soit 9 millions de journées de soins par an, généralement par cure de trois semaines, pour une dépense générale à 0,15% du budget de l’Assurance maladie (soit 231 millions d’euros en 2010).


Selon les chiffres de l’AFRETh données aux médecins aux Entretiens de Bichat 2012 :


- deux tiers des curistes sont des femmes ;
- deux tiers ont de plus de 60 ans ;
- 17 % sont des primo-curistes ;
- 28 % des curistes suivent deux buts thérapeutiques.


Il existe 12 orientations médicales à l’activité thermale. Wainer Tabone, délégué général du Conseil national des exploitants thermaux (CNETH) précise : « la plus importante est la rhumatologie et le traitement des troubles ostéoarticulaires.

 

Celle-ci concerne 65 % des curistes traités chaque année. La seconde orientation touche les voies respiratoires et rassemble 15 % des curistes. Les 20 % restants se partagent notamment entre les maladies de l’appareil circulatoire veineux et artériel, les maladies de peau, des appareils digestif et urinaire ».


Que la rhumatologie représente presque les deux tiers des cures s’explique par les médiocres moyens dont dispose la médecine conventionnelle pour traiter ou simplement soulager l’usure du squelette qui affecte une part grandissante de la population : celle qui a l’heur de vieillir grâce aux progrès de l’hygiène… et de la médecine !


Les cures thermales
Conseils pratiques


Que soignent réellement les cures thermales ?

 

Les indications thérapeutiques reposent au mieux sur des observations objectives, plus seulement sur le ressenti subjectif des patients. Pour donner cette assise factuelle aux prescriptions médicales, les exploitants thermaux se sont engagés dès 2003 à apporter des réponses quant au service médical rendu des cures.

 

L’Association française pour la recherche thermale (AFRETh), financée par les centres thermaux et les villes d’eau, a rendu publics ses premiers résultats à la fin de l’année 2008. Ce sont des essais cliniques menés sur des centaines de patients, sous l’autorité d’un comité scientifique indépendant.


L’étude Thermarthrose (AFRETH) a porté sur 462 sujets gonarthrosiques (atteints d’arthrose du genou). La cure améliore de manière significative les douleurs et l’incapacité fonctionnelle des patients en comparaison des témoins traités par soins usuels de médecine de ville. L’amélioration se maintient inchangée jusqu’au 9ème mois.

L’efficacité de la cure est au moins double de celle du traitement habituel ; la taille d’effet (mesure de l’efficience d’une thérapeutique) montre que tous les curistes tirent un bénéfice clinique de la cure thermale (0,55 contre la douleur et 0,43 pour la fonction). Patients et médecins portent un jugement comparable.


L’étude Rotatherm, (AFRETH), en cours de publication a évalué l’utilité de la médecine thermale chez les patients avec une tendinopathie chronique de la coiffe des muscles rotateurs de l’épaule. Elle a inclus 186 patients dont 167 ont pu être évalués au 7ème mois.

 

Leur traitement était tiré au sort ; soit la cure thermale, soit les soins de ville habituels. Au 7ème mois il y a une diminution significative de la douleur, une amélioration de la fonction (au score DASH) et de la qualité de vie (douleur, fonction, activité physique, état général, relations sociales) chez les curistes par rapport aux patients recevant des soins usuels (dont l’état ne s’améliore pas).

 

Une « amélioration minimale cliniquement importante » est notée chez 59% des curistes, seulement 18% chez les témoins au sixième mois. La taille d’effet est élevée : 1,32 pour l’amélioration du score fonctionnel.


Dans le domaine du surpoids et de l’obésité, l’étude Maâthermes (AFRETH), en cours de publication, inclus 257 patients en surpoids ou obèses. Elle compare cure thermale aux soins courants de médecine de ville.

 

Les curistes ont perdu  5,17 kg de poids en moyenne au 14ème mois (perte de 2,9 kg en fin de cure = effet starter). Alors que les sujets témoins qui n’ont pas eu de cure ont perdu seulement 0.54 kg (différence significative à p<0.001). 57% des curistes ont maigri d’au moins 5% contre 18% seulement des témoins ; soit un amaigrissement 3 fois plus important avec une cure thermale.


Plusieurs autres études sont en cours sous l’égide de l’AFRETh, dont les résultats ne seront pas publiés avant plusieurs mois, voire plusieurs années. C’est un travail de longue haleine et coûteux. Mais il est indispensable car l’avis officiel de la Haute Autorité de Santé (HAS) reste suspendu à une masse critique de données scientifiques, masse qui n’est pas encore atteinte.

 

Deux exemples de cures thermales

 

Les rhumatismes dégénératifs

 

« La cure thermale intervient comme un traitement d’appoint pour toutes les maladies rhumatologiques, juge Philippe Guérin, médecin thermal à Vichy.

 

Après avoir prescrit des antalgiques et éventuellement des antiinflammatoires, les médecins traitants se trouvent parfois démunis, or la cure thermale offre une prise en charge globale.

 

Les thermes de Vichy possèdent d’ailleurs une autre orientation thérapeutique : les pathologies digestives. Cela profite aux pathologies ostéoarticulaires car la perte de poids soulage les articulations. L’eau de Vichy agit enfin sur les voies digestives qui ont souvent souffert de la prise de médicaments mal tolérés ».


Soigner sa peau dans un cadre propice


La station de La Roche Posay possède une orientation exclusivement dermatologique. Claire Lesrel, directrice de la communication, explique que le centre accueille 8 000 à 10 000 curistes par an.

 

L’eau thermale permettant de restaurer la qualité naturelle de la peau, on obtient une diminution des démangeaisons dans le psoriasis et un espacement (doublé) des crises d’eczéma. « Nous avons mené une étude sur 638 personnes souffrant d’eczéma. Chez 53% d’entre elles, on assiste à une réduction, voire à une suppression, des corticoïdes à l’issue de la cure et dans les 6 mois qui suivent, déclare Claire Lesrel.

 

Pour les grands brûlés et les personnes souffrant de séquelles cicatricielles, la cure thermale est souvent prescrite en première intention ».

 

L’avis des patients fait la renommée des cures thermales

 

Jean-Pierre Grouzard, le président de la Fédération française des curistes médicalisés, se fait le défenseur du thermalisme. Pour lui, « cette méthode naturelle et ancienne, remboursée depuis la création de la Sécurité sociale depuis 1947 ne devrait plus rien avoir à prouver.

 

Les médecins traitants envoient parfois les patients en cure comme on les enverrait à Lourdes, après avoir épuisé toutes les autres méthodes de soin.

 

Et cette technique d’appoint aboutit parfois à des résultats remarquables. D’autant que de plus en plus de patients développent des allergies médicamenteuses ».


CATEGORIE : autres-therapies


Compléments alimentaires en cas de jambes lourdes : de quoi s’agit-il ?

Compléments alimentaires en cas de jambes lourdes : de quoi s’agit-il ?


Les compléments alimentaires en cas de jambes lourdes visent à fortifier la paroi des veines et à stimuler le retour veineux, à drainer la rétention d’eau responsable de gonflements et à lutter contre la formation de radicaux libres (substances nocives pour les cellules) secondaire à la stase sanguine.

 

Les compléments alimentaires en cas de jambes lourdes ont surtout recours :


– aux plantes veinotoniques (vigne rouge, marron d’inde, hamamélis, petit houx, cassis, mélilot, fragon, gingko, cyprès…) selon différentes associations ;
– aux plantes dépuratives et drainantes (racine de fenouil, artichaut, prêle, chiendent, reine-des-prés…) ;
– aux plantes diurétiques (piloselle, queues de cerises…).

 

Quelle est la différence entre compléments alimentaires en cas de jambes lourdes et médicaments veinotoniques ?


Les compléments alimentaires en cas de jambes lourdes issus de la phytothérapie ne sont pas des médicaments au même titre que les médicaments veinotoniques (qui ne sont plus remboursés) qui ont bénéficié d’essais cliniques portant sur leur efficacité.

 

Quels sont les principaux constituants des compléments alimentaires en cas de jambes lourdes ?


Les principaux constituants des compléments alimentaires pour jambes lourdes sont :
– les flavonoïdes et les tanins des plantes veinotoniques ;
– les vitamines C, E et PP des plantes veinotoniques ;
– les actifs draineurs et diurétiques des plantes dépuratives ;
– des acides gras essentiels (acides gras oméga 3, huile de bourrache, huile d’onagre…).


Compléments alimentaires jambes lourdes
Informations pratiques


Comment les compléments alimentaires agissent-ils sur les jambes lourdes ?


Les compléments alimentaires à base de plantes veinotoniques améliorent la sensation de jambes lourdes, qui est très souvent la première manifestation d’une insuffisance veineuse.

 

Cette amélioration est liée aux principes actifs de ces plantes veinotoniques :
– les flavonoïdes, substances aux propriétés antiinflammatoires et qui augmentent la résistance de petits vaisseaux capillaires (fins vaisseaux du réseau cutané) ;
– les tanins, dont certains sont riches en vitamine PP qui permet de lutter contre l’insuffisance veineuse et la fragilité capillaire ; d’autres ont des propriétés antioxydantes qui luttent contre la formation de radicaux libres ;
– les polyphénols et certaines vitamines antioxydantes (A, C, E) sont des substances protectrices des vaisseaux.

 

Les compléments alimentaires pour jambes lourdes associent souvent :
– des plantes diurétiques et dépuratives qui agissent sur la fonction rénale et favorisent l’élimination de l’eau ;
– et des acides gras essentiels qui facilitent le drainage des tissus.

 

Que peut-on attendre des compléments alimentaires en cas de jambes lourdes ?


Les compléments alimentaires en cas de jambes lourdes ont un effet bénéfique sur la tonicité de la paroi veineuse, ils réduisent la perméabilité des vaisseaux (qui favorise le passage d’eau dans les tissus), ils assurent une meilleure circulation sanguine de retour.
Pris en cures régulières de trois mois, ils procurent une sensation de légèreté satisfaisante et améliorent le bien-être circulatoire.

 

De quoi faut-il se méfier ?


En cas de jambes lourdes, il faut se méfier de la sédentarité, de la chaleur, des positions assises prolongées, du surpoids, des produits alimentaires industriels de plus en plus transformés et salés, de la chaleur, de l’alcool, du sel et des épices.


CATEGORIE : complements-alimentaires

Les compléments alimentaires pour lutter contre les dégénerescences visuelles : de quoi s’agit-il ?

Les compléments alimentaires pour lutter contre les dégénerescences visuelles : de quoi s’agit-il ?

 

Les compléments alimentaires en prévention des pathologies dégénératives de l’œil concernent :
– des antioxydants tels que les caroténoïdes, les vitamines C et E, le zinc, le cuivre, le sélénium, les flavonoïdes ;
– les acides gras essentiels de type oméga-3 dont l’apport est important pour les cellules de la rétine car l’organisme ne sait pas les synthétiser.

 

Deux structures de l’œil sont touchées par le vieillissement.


Les compléments alimentaires étudiés en prévention des pathologies dégénératives de l’œil concernent le cristallin (prévention de la cataracte) et la rétine (prévention de la DMLA : dégénérescence maculaire liée à l’âge).


• La cataracte est une opacification progressive du cristallin, rare avant 65 ans, et son risque de survenue augmente avec l’âge.
• La DMLA est la première cause de malvoyance chez les personnes âgées de plus de 55 ans dans les pays développés.
Elle est liée à une altération progressive des cellules de la zone centrale de la rétine (appelée macula) avec deux formes de DMLA parfois associées : la forme sèche ou atrophique (80 à 85 % des cas) et la forme humide ou exsudative, plus grave (15 à 20 % des cas).

 

Quelle est l’action des antioxydants au niveau de l’œil ?

 

Certains antioxydants ont un effet protecteur sur le vieillissement de l’œil en neutralisant ou en luttant contre la formation de radicaux libres (molécules agressives sur les cellules) liés à un processus d’oxydation des tissus.
La rétine et le cristallin sont des structures idéales pour générer la formation de radicaux libres, notamment en raison d’une consommation d’oxygène supérieure à celles des autres tissus.

 

L’effet protecteur des antioxydants issus de compléments alimentaires sur l’œil

 

Il est souligné dans le cadre d’études ayant montré :
– une efficacité préventive d’une supplémentation (pendant 6 ans) de compléments alimentaires riches en antioxydants (fortes doses de vitamines C et E, de bêtacarotène et de zinc — supérieures aux apports nutritionnels conseillés), avec réduction de 25 % du risque de passage à une forme plus grave (exsudative) ;
– un effet bénéfique sur la prévention des pathologies dégénératives de l’œil avec une supplémentation (6 mg/j) de deux caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine), tous deux étant des constituants majeurs des pigments situés sur la macula de la rétine ;
– un moindre risque de survenue de cataracte chez des femmes qui consomment le plus de légumes riches en vitamine E, lutéine et zéaxanthine ;
– une diminution du risque de forme exsudative de la DMLA avec une supplémentation en DHA (dérivés des acides gras essentiels de type oméga-3).


Prévenir la dégénérescence visuelle
Conseils pratiques


Quelle est l’action des antioxydants au niveau de l’œil ?

 

Certains antioxydants ont un effet protecteur sur le vieillissement de l’œil en neutralisant ou en luttant contre la formation de radicaux libres (molécules agressives sur les cellules) liés à un processus d’oxydation des tissus.
La rétine et le cristallin sont des structures idéales pour générer la formation de radicaux libres, notamment en raison d’une consommation d’oxygène supérieure à celles des autres tissus.

 

L’effet protecteur des antioxydants sur l’œil est souligné dans le cadre d’études ayant montré :
– une efficacité préventive d’une supplémentation (pendant 6 ans) de compléments alimentaires riches en antioxydants (fortes doses de vitamines C et E, de bêtacarotène et de zinc — supérieures aux apports nutritionnels conseillés), avec réduction de 25 % du risque de passage à une forme plus grave (exsudative) ;
– un effet bénéfique sur la prévention des pathologies dégénératives de l’œil avec une supplémentation (6 mg/j) de deux caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine), tous deux étant des constituants majeurs des pigments situés sur la macula de la rétine ;
– un moindre risque de survenue de cataracte chez des femmes qui consomment le plus de légumes riches en vitamine E, lutéine et zéaxanthine ;
– une diminution du risque de forme exsudative de la DMLA avec une supplémentation en DHA (dérivés des acides gras essentiels de type oméga-3).

 

L’intérêt de ces antioxydants photoprotecteurs est de lutter contre les radicaux libres générés par l’absorption de la lumière au niveau des structures de l’œil et contre le déclin des défenses antioxydantes lié au vieillissement.

 

Principaux aliments riches en éléments protecteurs de l’œil


Fruits et légumes riches en vitamines C.
Fruits et légumes jaunes, oranges, rouges et à feuilles vertes, riches en lutéine et zéaxanthine :
– épinards, salades, choux, brocolis, poivrons, soja ;
– mangues, oranges, pêches, papayes.
• Oléagineux et huiles végétales riches en vitamine E.
Salades sauvages (pourpier, mâche) ; oléagineux (noix, noisettes, graine de cajou…) ; huiles végétales (colza, noix, noisette…) riches en acides gras oméga-3.
Poissons gras des mers froides (sardine, maquereau, thon, saumon, hareng, morue…) riches en DHA (dérivé des acides gras oméga-3).

 

De quoi faut-il se méfier ?

 

Il faut se méfier du soleil et du tabac qui agressent l’organisme et augmentent le risque de survenue de cataracte et de DMLA.


CATEGORIE : complements-alimentaires

Compléments alimentaires en prévention de la maladie d'Alzheimer : de quoi s’agit-il ?

Compléments alimentaires en prévention de la maladie d'Alzheimer : de quoi s’agit-il ?


De nombreuses études ont montré l’intérêt de certaines pistes nutritionnelles dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie dégénérative du cerveau se manifeste notamment par une perte de la mémoire des faits récents, un déclin des fonctions intellectuelles et une évolution vers la démence.


La maladie d’Alzheimer est caractérisée par l’accumulation au niveau des neurones d’une substance, le « peptide bêtaamyloïde », sous forme de plaques séniles (amyloïdes).
L’accumulation de ce peptide favorise la formation de radicaux libres (nocifs pour les neurones) : il est impliqué dans les troubles intellectuels de la phase précoce de la maladie ainsi que dans la mort des neurones.

 

Quelles pistes nutritionnelles ?

 

Les pistes nutritionnelles en prévention de la maladie d’Alzheimer sont l’objet de nombreuses études avec des apports de niveau nutritionnel et non pharmacologique :
– en acides gras essentiels polyinsaturés de type oméga-3 ;
– en antioxydants (substances protectrices des cellules) notamment les vitamines C, E et les flavonoïdes ainsi que les vitamines du groupe B (B1, B6, B9, B12).

 

La piste des acides gras essentiels de type oméga-3

 

Une alimentation trop riche en acides gras saturés (mauvaises graisses d’origine animale) et/ou déficitaire en acides gras essentiels et en antioxydants est associée à un risque accru du déclin des fonctions intellectuelles lié à l’âge.
Des travaux récents ont montré l’effet protecteur d’un acide gras oméga-3 (l’acide alphalinolénique) et du DHA (dérivé des oméga-3) sur le risque de déclin cognitif ou de démence.

 

Prévenir la maladie d'Alzheimer
Conseils pratiques


La piste des antioxydants

 

L’accumulation des plaques amyloïdes favorise la formation de radicaux libres (nocifs pour les membranes des neurones) qui sont neutralisés par les substances antioxydantes de l’organisme ; mais le cerveau est peu pourvu en antioxydants.
De plus, de faibles taux sanguins de vitamines C et E (antioxydants qui protègent les cellules) multiplient par 2,5 à 2,9 le risque de survenue de la maladie d’Alzheimer.

 

Des études sur les effets de compléments alimentaires sur la maladie d'Alzheimer ont montré :


– l’intérêt des apports en vitamines C et E dans les formes débutantes de la maladie ;
– l’intérêt des vitamines du groupe B dans la prévention de la maladie d’Alzheimer en raison de leur rôle important sur la fabrication de neurotransmetteurs (notamment l’acétylcholine). Or, les premiers symptômes de la maladie sont accompagnés d’une baisse de la sécrétion d’acétylcholine.

 

En pratique


L’ensemble de ces pistes nutritionnelles amène les experts en nutrition à préconiser une alimentation de type méditerranéen ou crétois.
Le régime méditerranéen réduirait de 13 % le risque de développer une démence de type Alzheimer (Sofi F, Cesari F, Abbate R et al. Adhérence to Mediterranean Diet and Health Status : Méta-analysis. British Medical Journal 2008 ; 337 : a1344).

 

La prévention nutritionnelle de la maladie d’Alzheimer vise donc :


– à privilégier les fruits et légumes (apports en antioxydants) ;
– à consommer au moins deux fois par semaine des poissons gras des mers froides riches en oméga-3 et ses dérivés (DHA et EPA) qui stabilisent les membranes de neurones ;
– à utiliser des huiles végétales riches en bons acides gras (huile d’olive, de colza, de noix, de noisette…) ;
– à apporter tous les jours des glucides complexes pour éviter les hypoglycémies, peu appréciées du cerveau.

 

En cas d’alimentation carencée ou déséquilibrée :

 

– des compléments alimentaires à base d’acides gras oméga-3 (issus de poissons gras des mers froides) ainsi que certaines huiles végétales « spécial assaisonnement » enrichies en DHA peuvent être utiles (deux cuillères à soupe couvrent 50 % des apports journaliers recommandés en DHA) ;
– une alimentation riche en vitamines C, E, B1 et B6 ainsi qu’en certains oligoéléments (à dose nutritionnelle et non pharmacologique) semble intéressante dans les formes débutantes de la maladie ainsi que pour les fonctions intellectuelles et mentales.

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Les allégations : de quoi parle-t-on ?

Les allégations : de quoi parle-t-on ?


Une allégation est un message qui figure sur certains emballages alimentaires ou sur tout autre support, et qui apporte des indications particulières. Il peut s'agir d'une allégation nutritionnelle ou de santé.

Une allégation est dite « nutritionnelle » lorsqu'elle fait référence aux composants (nutriments) d'un aliment au plan quantitatif, qu'il s'agisse des lipides, glucides, protéines, vitamines, minéraux ou de tout autre composant.
Par exemple, on dit : « riche en fer » ou « représente 20 % des AJR en vitamine A » ou « contient 20 % de matières grasses ».

Une allégation santé met en valeur un lien entre un nutriment ou un aliment et l'état de santé.

 

Quels sont les enjeux inhérents aux allégations ?


Une réglementation européenne
Les allégations sont soumises à une réglementation communautaire (Autorité européenne de sécurité sanitaire).
Une révision de la réglementation fin 2006 (CE 1924-2006) a permis de mettre en place en Europe une nouvelle réglementation sur les allégations nutritionnelles.
Son objectif est notamment de protéger les consommateurs des allégations non validées au plan scientifique, ou formulées d'une façon prêtant à une mauvaise interprétation.

 

L'évaluation de l'Afssa
En France, les allégations sont évaluées par l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) après que les produits aient été mis sur le marché (procédure nationale de contrôle des allégations) ou avant la mise sur le marché, pour certains produits ou pour de nouveaux produits.

 

Quelle différence y a-t-il entre l'étiquetage et l'allégation ?


L'étiquetage se présente sous forme de petites lettres : c'est ce qui est écrit derrière la boîte, ce que l'on voit à peine.

L'allégation est écrite sous forme de grandes lettres. Elle est plus facile à lire et attire le regard.
L'allégation n'est pas seulement écrite sur l'emballage des produits. Elle peut aussi être véhiculée sous forme de publicité à la télévision, à la radio…


Allégations nutritionnelles
Informations pratiques


Quelles sont les conditions auxquelles sont soumises les allégations ?


Pas de caractère obligatoire
Les allégations nutritionnelles ne sont pas obligatoires (comme l'étiquetage), mais volontaires.

 

L’allégation nutritionnelle

 

La nouvelle réglementation autorise l'emploi d'une allégation nutritionnelle à condition :
– qu'elle figure sur les listes autorisées ;
– qu'elle repose sur des preuves scientifiques ;
– d'y joindre la composition nutritionnelle de l'aliment et notamment du nutriment concerné par l'allégation.

 

L’allégation santé

 

La réglementation autorise l'emploi d'une allégation « santé » à condition qu'elle soit accompagnée d'une information soulignant l'importance d'une alimentation variée et équilibrée et le mode de consommation nécessaire pour l'obtention de l'effet bénéfique.

 

Les devoirs d’une allégation

 

Ce sont :
– de pouvoir justifier de la validité de son message ;
– de ne pas être trompeuse ;
– d'assumer ce qu'elle promet ;
– d'être en phase avec les préoccupations de santé publique.

 

Les interdits d’une allégation

 

Ils sont :
– ne pas mentionner ou suggérer des propriétés préventives, thérapeutiques ou de guérison possible d'une maladie ;
– ne pas encourager la consommation excessive d'une denrée alimentaire ;
– ne pas suggérer l'idée qu'une alimentation variée et équilibrée ne suffit pas à couvrir les besoins en tel ou tel nutriment ;
– ne pas laisser entendre que, de ne pas consommer un certain aliment, pourrait être préjudiciable à la santé.

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut toujours se méfier de certaines allégations « trompeuses » et faire preuve de bon sens lors de leur lecture.

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Compléments alimentaires « minceur » : définition

Compléments alimentaires « minceur » : définition


Les compléments alimentaires « minceur » regroupent des produits destinés à l'amincissement, au drainage, à l'élimination, à la détoxication de l'organisme.

Les compléments alimentaires « minceur » sont classés en plusieurs groupes dont les principaux sont : les « modérateurs d'appétit », les « brûle-graisse » ; les « draineurs » ; les « détoxicants » ; les « ventre plat ».

Les compléments alimentaires « minceur » constituent des aides utiles à condition d'être intégrés dans un programme global d'amincissement (apports alimentaires contrôlés, activité physique…) et de les adapter aux besoins de l'organisme (troubles de l'appétit, rétention d'eau, ballonnements…).

 

Enjeux réglementaires des compléments alimentaires minceur


Les compléments alimentaires « minceur », comme tous les compléments alimentaires, sont soumis à une directive européenne (2002-1946/CE) qui impose un étiquetage clair et approprié, avec des mentions du type « minceur », « élimination », « drainage ».

 

Utilisation des compléments alimentaires minceurs


– Les « coupe-faim » : il est préférable de les utiliser ponctuellement, par exemple à l'occasion d'une sortie (buffet, repas festif) afin de ne pas arriver affamé et de ne pas absorber trop de calories.
– Les « brûle-graisse » : pour compléter les effets d'un régime hypocalorique couplé à une activité physique.
– Les « draineurs » : pour aider à lutter contre la rétention d'eau et favoriser l'élimination des toxines.
– Les « ventre plat » : pour réduire ballonnements et inconfort intestinal.


Compléments alimentaires minceur
Informations pratiques


Comment se présentent les compléments alimentaires « minceur » ?


Les « modérateurs d'appétit »
Ils sont d'origine végétale : plantes (karaya, caroube, gomme guar), fruits (pectine de pomme, citron), algues (fucus, spiruline…).
Ils contiennent des fibres, des mucilages ou des gommes qui ont la capacité de gonfler de 50 à 120 fois leur poids en eau, ce qui favorise la satiété par un effet de lest au niveau de l'estomac. C'est pourquoi il faut les prendre avec un verre d'eau.

 

Les « brûle-graisse »
Il y a :
– ceux qui visent à accélérer le métabolisme énergétique et à faciliter la mobilisation des graisses (caféine, thé vert, guarana, maté, citrus aurantium, L-carnitine…) ;
– ceux (comme l'oligoélément chrome) qui interviennent sur la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) ;
- ceux riches en fibres douces (ispaghul, karaya…) qui diminuent l'absorption intestinale des graisses alimentaires ; ou riches en fibres d'origine animale (comme le chitosan extrait de la carapace des crustacés) censées freiner l'action d'enzymes sur la digestion des lipides.

 

Les « draineurs » et « détoxicants »
Ce sont :
– des plantes à effet diurétique (écorce de bouleau, thé vert, queues de cerise, piloselle…) ;
– des plantes ayant une action détoxicante sur le foie et la vésicule biliaire (romarin, artichaut, fumeterre, radis noir…)
– des plantes drainantes (marc de raisin, frêne, reine des prés…) riches en flavonoïdes (antioxydants qui favorisent les échanges cellulaires) et en sels minéraux (comme le potassium) qui facilitent l'élimination rénale.

 

Les « ventre plat »
Ils contiennent :
– des ferments lactiques (acidophilus, bifidus…) qui interviennent sur l'équilibre de la flore intestinale ;
– des fibres douces (mucilage, spiruline, oligofructose…) qui favorisent le transit intestinal ;
– des composés minéraux et organiques (charbon végétal, argile, mannitol…) qui absorbent les gaz digestifs.

 

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier de certains compléments alimentaires minceur aux vertus amincissantes rapides et inédites.

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Compléments alimentaires en prévention de l'ostéoporose : de quoi s’agit-il ?

Compléments alimentaires en prévention de l'ostéoporose : de quoi s’agit-il ?


L’ostéoporose est caractérisée par une diminution progressive et insidieuse de la masse osseuse, ce qui fragilise l’os et expose au risque de fractures, spontanées ou au moindre traumatisme.
Les compléments alimentaires en prévention de l’ostéoporose sont le calcium et la vitamine D. Ils concernent les femmes ménopausées ou les sujets âgés en cas de risques importants d’ostéoporose, de carences alimentaires et d’exposition insuffisante au soleil (qui favorise la production de vitamine D par l’organisme).


 

Les apports recommandés en calcium et vitamine D après la ménopause


• Les apports recommandés en calcium chez les femmes après la ménopause sont de 1 200 à 1 500 mg/j.
Attention à ne pas manger trop salé, car l’excès d’apport en sel augmente l’élimination du calcium, ce qui amoindrit les réserves en calcium de l’organisme.


• La vitamine D est nécessaire à l’absorption du calcium. Il est recommandé d’associer la vitamine D au calcium pour réduire le risque de fracture de hanche après la ménopause.


Une dose de vitamine D de 800 à 1 000 UI/j associée à 1 200-1 500 mg/j de calcium permet de réduire le risque de fracture à partir de 50 ans et tout particulièrement chez les sujets âgés.


 

L’intérêt d’une alimentation riche en calcium et en vitamine D


Les produits laitiers, qui apportent du calcium et des protéines, ainsi que les légumes et fruits riches en sels de potassium contribuent à la santé osseuse.
70 % du calcium alimentaire proviennent des produits laitiers, fromages et yaourts et des eaux minérales qui contiennent plus de 150 mg/l de calcium.
Les fruits et légumes, notamment les légumes secs, fournissent un complément en calcium. Ils jouent aussi un rôle clé dans la prévention de l’ostéoporose grâce à leur pouvoir alcalinisant qui permet de réduire les fuites urinaires de calcium.

 

La vitamine D est apportée par certains aliments :
– huiles de foie de poissons ;
– poissons gras ;
– jaune d’œuf ;
– beurre ;
– produits laitiers non écrémés ou enrichis en vitamine D.
Mais la vitamine D est produite en majorité par la peau, sous l’action des rayons ultraviolets du soleil.


Prévenir l'ostéoporose
Informations pratiques

Pourquoi du calcium et de la vitamine D en prévention de l’ostéoporose ?


Les apports en calcium concernent particulièrement les femmes à la ménopause.
• La perte osseuse débute 5 à 6 ans avant la ménopause et s’accélère au moment de la ménopause en raison de la chute de la production des hormones féminines.

• Les femmes maigres sont davantage menacées par l’ostéoporose ainsi que celles qui suivent des régimes amaigrissants, qui malmènent la masse osseuse.

• L’apport en calcium permet de limiter la perte osseuse lors des phases d’amaigrissement.

La vitamine D favorise l’absorption du calcium et sa fixation sur les os.

• Une insuffisance en vitamine D pourrait être une cause de mauvaise réponse aux traitements antiostéoporotiques. De la même façon, un taux optimal en vitamine D semble nécessaire pour favoriser la réponse aux traitements antiostéoporotiques.

 

En pratique


• Une supplémentation en calcium et vitamine D est recommandée chez les femmes ménopausées et les sujets âgés lorsque le médecin décèle des risques importants d’ostéoporose.

• Une supplémentation en vitamine D est systématique chez les personnes à risque de carence : personnes âgées (plus de 60 % des personnes âgées de plus de 75 ans ont une insuffisance en vitamine D), personnes peu exposées au soleil et personnes souffrant de syndrome de malabsorption intestinale.

• La correction d’une éventuelle carence en calcium et/ou vitamine D (notamment chez les sujets les plus âgés) est nécessaire avant la prise des traitements antiostéoporotiques : par ajustement des apports alimentaires et/ou supplémentation en calcium + vitamine D.

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier de la prise conjointe de calcium et de certains traitements.

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