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Compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil : de quoi s’agit-il ?

 

Compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil : de quoi s’agit-il ?


En cas de troubles du sommeil les compléments alimentaires peuvent être utiles, mais en complément d’une meilleure hygiène de vie : coucher tôt, activité physique dans la journée, hygiène alimentaire, réduction des excitants dans la journée (café, thé, alcool, tabac, vitamine C).
La prise de compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil doit donc respecter certaines conditions au coucher :
– ne pas pratiquer une activité physique intense en soirée, qui excite le système nerveux ;
– ne pas consommer trop de café, thé ni boissons riches en vitamine C ;
– ne pas consommer d’alcool le soir (même en quantité modérée), qui peut entraîner une forme de sommeil plus léger et favorise la dépendance.

 

Quelle est la place des compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil ?


Les compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil facilitent l’endormissement mais n’entraînent pas de problème d’accoutumance.
Les compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil sont préférables aux somnifères, dont l’emploi régulier provoque une accoutumance dangereuse ainsi que des troubles de la mémoire et de la concentration.

 

Principaux compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil


Les principaux compléments alimentaires en cas de troubles du sommeil sont surtout :
– des compléments alimentaires à base de plantes ;
– des compléments alimentaires riches en acides gras oméga-3 ;
– des compléments alimentaires riches en certains acides aminés ;

 

Compléments alimentaires à base de plantes


• Verveine, tilleul, mélisse, passiflore facilitent la détente et l’endormissement.
• L’aubépine facilite l’endormissement tout en réduisant les sensations d’angoisse, les palpitations, la nervosité.
• La valériane améliore la qualité du sommeil et a des propriétés sédatives et antispasmodiques.
• L’escholtzia améliore les difficultés d’endormissement ainsi que les insomnies du petit matin.
• La ballotte est plutôt utile en cas de réveil précoce le matin.
• Le houblon améliore les insomnies liées à la fatigue nerveuse ainsi qu’aux perturbations du cycle menstruel chez la femme.
• Le griffonia simplicifolia est une plante riche en 5-hydroxy-tryptophane qui est un précurseur d’un acide aminé essentiel, le tryptophane, impliqué dans la régulation du sommeil.

 

Compléments alimentaires riches en acides gras essentiels oméga-3


• Les acides gras oméga-3 et leurs dérivés (EPA et DHA qu’on trouve dans les poissons gras des mers froides) sont incorporés dans les membranes des cellules, notamment des neurones. Ils facilitent la libération de neuromédiateurs (dopamine) qui interviennent dans la régulation du sommeil et de l’équilibre émotionnel.
• Ils peuvent être utiles en cas de troubles du sommeil liés à des problèmes de stress ou d’anxiété.

 

Compléments alimentaires riches en acide aminé essentiel (tryptophane) et en vitamines B3 et B6


• Le tryptophane est un acide aminé essentiel que l’organisme ne peut pas fabriquer. Il doit être apporté par l’alimentation (produits laitiers, viandes, volailles poissons, noix). Cet acide aminé est le précurseur d’un neurotransmetteur (la sérotonine) qui joue un rôle important dans la régulation du sommeil et de l’humeur.
• La vitamine B3 est nécessaire pour l’équilibre du système nerveux et la vitamine B6 est nécessaire pour la synthèse des neurotransmetteurs (dont la sérotonine impliquée dans la régulation du stress et du sommeil).

 

Compléments alimentaires riches en peptides de caséine (du lait)


Ils ont des vertus apaisantes, antistress.

 

De quoi faut-il se méfier ?


Il faut se méfier de certains compléments alimentaires de remise en forme ou « antifatigue » à base de vitamines et d’excitants.

 

CATEGORIE : complements-alimentaires


Le sommeil : définition

Le sommeil : définition


Un tiers de notre vie est consacré au sommeil. Le sommeil est indispensable à la récupération des forces physiques et mentales ; il participe à l’équilibre et à la qualité de vie. Le sommeil se décompose en une succession de cycles d’environ une heure et demie et, chaque nuit, quatre à cinq cycles se succèdent.

 

Le sommeil comporte deux phases : le sommeil lent (pour la récupération de la fatigue physique) et le sommeil paradoxal avec les rêves (pour la récupération de la fatigue psychique). Les besoins en sommeil sont très variables d’un individu à l’autre : la durée moyenne de sommeil chez l’adulte est de 8 heures (avec de grands dormeurs et de petits dormeurs) et globalement, plus un sujet vieillit, moins il dort. Les insomnies sont les troubles du sommeil les plus fréquents ; l’hypersomnie est la tendance inverse.

 

Risques et conséquences des troubles du sommeil


Notre époque malmène les rythmes de sommeil (emplois du temps surchargés, jet lag, stress permanents…). Ainsi, deux Français sur trois se plaignent de troubles du sommeil qu’il convient de prendre en charge, car le sommeil constitue le moyen de se reposer de la tension de la journée et joue un rôle primordial dans la croissance (chez l’enfant), l’assimilation des connaissances et l’épanouissement affectif et intellectuel. Les personnes âgées sont les plus sujettes aux troubles du sommeil comme les insomnies.

 

Causes et origines des troubles du sommeil


Dans la majorité des cas, les insomnies sont transitoires, liées à une cause identifiable comme un stress, la prise d’excitants (café, thé, alcool, médicaments), un dîner trop riche ou encore un décalage horaire. Un cercle vicieux s’installe quand l’angoisse de ne pas dormir… empêche à son tour de dormir !

 

Comment se manifestent les troubles du sommeil ?


L’insomnie se manifeste par la difficulté ou l’impossibilité à s’endormir ou à dormir. Le sommeil manque en qualité et en quantité, avec un retentissement le lendemain sur la vie personnelle et professionnelle. Les difficultés d’endormissement avec leur lot de pensées et de préoccupations surviennent chez l’anxieux. En cas de stress voire de dépression, les difficultés prédominent lors de la seconde moitié de nuit, avec des éveils et l’impossibilité de se rendormir. Les réveils nocturnes représentent également une forme d’insomnie, qu’ils soient précoces et/ou à répétition. Dans tous les cas, il convient d’en identifier la cause.
L’hypersomnie ou narcolepsie, plus rare, se manifeste par une hypersomnolence la journée : les endormissements soudains surviennent plusieurs fois par jour.


Troubles du sommeil
Prévention


Avec quoi ne faut-il pas confondre le sommeil ?


Le syndrome d’apnées du sommeil correspond à des arrêts répétés de la respiration au cours du sommeil avec autant de réveils brefs, non mémorisés. Perte de poids, appareillage voire chirurgie améliorent les symptômes.
De même, l’insomnie peut être secondaire à une maladie générale (hyperthyroïdie, reflux gastroœsophagien, asthme…) ; le traitement de la cause résout l’insomnie.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


La majorité des insomnies sont évitables par des règles hygiénodiététiques simples : ne pas consommer d’excitants (café, thé, vitamine C, cola…), éviter de pratiquer un sport ou une activité stimulante en fin d’après-midi ou le soir, privilégier les activités relaxantes, éviter les repas trop riches et arrosés…
Une bonne hygiène du sommeil passe par de la régularité en respectant son rythme de sommeil et en apprenant à détecter les signaux de sommeil (bâillements, yeux qui piquent…). La chambre doit être réservée si possible au sommeil et à l’activité sexuelle (pas de télé, pas de bureau…) ; une literie adaptée et des oreillers ergonomiques favorisent un sommeil de qualité.
Quelques recettes naturelles, sans accoutumance, peuvent également aider à dormir : infusions sédatives (camomille, tilleul, verveine, valériane, passiflore), médicaments à base de plantes et oligoéléments (lithium).


Troubles du sommeil
Préparer sa consultation


À quel moment consulter ?


Dès que les troubles du sommeil ont un retentissement sur la vie diurne (fatigue, endormissements…) ou génèrent une angoisse avant le coucher, il convient de consulter pour que le cercle vicieux ne s’instaure pas. Parlez-en à votre médecin traitant qui décidera s’il y a lieu, ou non, de vous traiter ou de vous adresser dans une consultation spécialisée.

 

Que fait le médecin ?


Dans la majorité des cas, le médecin traitant peut prendre en charge l’insomnie. Des centres spécialisés offrent des consultations et des examens en cas d’insomnies réfractaires ou de difficultés particulières. Outre la consultation, des examens complémentaires y sont proposés comme la polysomnographie (enregistrement du sommeil) en hospitalisation ou en ambulatoire, des tests itératifs d’endormissement ou au contraire de maintien de la veille.
Différents types de traitements sont proposés pour soigner l’insomnie. Les somnifères et tranquillisants assurent un sommeil artificiel mais génèrent, naturellement, une certaine dépendance. Il convient donc de les utiliser sur prescription médicale uniquement et de manière temporaire (4 semaines maximum). L’acupuncture ou l’homéopathie peuvent s’avérer également efficaces.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Pour repérer son rythme et ses habitudes de sommeil, un agenda du sommeil peut être tenu et discuté avec le médecin : notez-y les horaires de coucher/lever, les événements survenus pendant la nuit et les activités ou traitements particuliers.
En outre, voici quelques conseils avant la consultation au centre du sommeil et la polysomnographie : effectuer un shampoing avant l’examen pour faciliter l’enregistrement (capteurs sur la tête), prévoir un vêtement de nuit qui ne s’enfile pas par la tête, noter toute prise de médicament ou changement de traitement.


CATEGORIE :  pathologies-et-symptomes


Insomnie liée à l’anxiété : Définitions

Insomnie liée à l’anxiété : Définitions

 

L’insomnie désigne divers troubles du sommeil affectant l’endormissement, la qualité du sommeil, sa durée, sa continuité. L’insomnie peut être ponctuelle ou se prolonger sur plusieurs jours ou semaines. L’anxiété pour sa part se définit comme un sentiment de peur ou d’appréhension hors de tout événement objectivement dangereux. Cette appréhension d’un déroulement pénible du présent et de l’avenir peut devenir invalidante dans la vie quotidienne. Elle est connue pour affecter profondément le cycle du sommeil.

 

Risques et enjeux sanitaires des troubles de l’insomnie

 

La détérioration de la qualité du sommeil conduit à une fatigue chronique et des troubles de la vigilance. L’insomnie chronique participe ainsi à la constitution d’une dette de sommeil (heures de sommeil qui manquent pour être reposé) qui favorise une somnolence dans la journée, avec des risques accrus d’accidents de la vie quotidienne et de la circulation. Un accident sur trois sur autoroutes est lié à la somnolence. Près de la moitié des accidents liés à la somnolence exposent d'autres personnes (automobilistes, équipes des sociétés d'autoroutes), de sorte que 1,5 million d'automobilistes somnolents mettent de nombreuses vies supplémentaires en danger. 28% des conducteurs ont eu au moins un épisode sévère de somnolence, avec obligation de s'arrêter (Journal of sleep research 2010, Inrest/CHU de Bordeaux / INSERM / ASFA).

 

Près d’un tiers des français aurait des troubles du sommeil avec un impact considérable sur la vie courante selon le rapport du Dr Jean-Pierre Giordanella (décembre 2006). Trois français sur quatre souffrent d'insomnie selon une enquête SOFRES citée par l’Institut national du sommeil et de la Vigilance (INSV). Cette insomnie serait sévère dans 9% des cas : difficultés d'endormissement,  réveils nocturnes multiples, réveil précoce. Elle retentit toujours sur la qualité de la journée avec des symptômes classiques : fatigue, irritabilité, troubles de l'humeur, de la mémoire ou de la concentration.


 

Quelles sont les causes de l’insomnie liés à l’anxiété ?

 

Quand elle est occasionnelle ou transitoire, l’insomnie est liée à un événement particulier ou à un environnement perturbant.
Quand elle est chronique, depuis des mois voire des années, elle est le plus souvent psychologique : l'anxiété, le stress et la dépression sont à l'origine de plus de la moitié des insomnies selon l’Institut national du Sommeil et de la vigilance.

 

Quels sont les symptômes de l’insomnie anxieuse ?

 

Quand l’insomnie est liée à l’anxiété, elle comporte un état d’hypervigilance permanent qui ne permet pas un déroulement normal des différentes phases du sommeil (endormissement, sommeil long profond, sommeil paradoxal...). Cela conduit à une difficulté d’endormissement et des éveils nocturnes.
Dans l’insomnie liée à l’anxiété, les difficultés d’endormissement, les éveils nocturnes plus ou moins nombreux produisent la sensation, au matin, que le sommeil n’a pas été réparateur.
Si l’anxiété est liée à un événement stressant ponctuel, l’insomnie est transitoire, disparaissant peu après que le stress originaire se soit dissipé. Mais si l’anxiété est chronique, les troubles du sommeil peuvent se maintenir dans le temps, alimentant eux-mêmes l’anxiété du fait d’un mal-être et d’une fatigue chronique.


Insomnie et anxiété
Prévention

L'insomnie psychophysiologique est à connaître

 

Représentant 15 à 20% des insomnies, elle apparaît sans cause évidente, généralement à la suite à une insomnie dont la cause est repérable (intervention chirurgicale, naissance d'un enfant, stress psychologique important, travail à horaires décalés...). C’est un conditionnement négatif à l'insomnie dont les signes sont une activation paradoxale des systèmes d'éveil dès que la personne se met au lit :


- la peur de ne pas dormir
- une tension ou une anxiété au moment du coucher
- des endormissements spontanés lorsque le sommeil n'est pas voulu (devant la télé...)
- l'impossibilité de faire une sieste pour récupérer

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Avant de porter le diagnostic d’insomnie liée à l’anxiété, il convient d’écarter une pathologie organique sous-jacente comme une hyperthyroïdie, un épisode maniaque, des apnées du sommeil ou un syndrome des jambes sans repos…
L’insomnie étant un signe précoce de dépression, c’est le diagnostic le plus proche à distinguer d’une « simple » anxiété.
La prise d’excitants comme le café, le thé, certains médicaments (cortisone, vit C) voire l’alcool, après 17h peut causer à elle seule des troubles du sommeil invalidants.
L’activité physique, l’hyperactivité intellectuelle ou le surmenage émotionnel (jeux vidéo...) le soir sont aussi à l’origine de difficultés d’endormissement.


Enfin il existe de petits et de gros dormeurs et les besoins en sommeil se réduisent avec l’âge. Pour ne pas attribuer faussement à l’insomnie un rythme personnel, il suffit d’évaluer son retentissement sur l’activité et la vigilance diurnes. Si celles-ci sont perturbées, c’est une véritable insomnie, c’est-à-dire un manque de sommeil.


Insomnie et anxiété
Préparer sa consultation

A quel moment consulter ?

 

Il faut consulter quand l’insomnie est rebelle aux tentatives d’y remédier, comme de se coucher plus tôt ou réduire les excitants nerveux.
Cette consultation doit intervenir avant la survenue de toute complication ; comme des troubles importants de la vigilance dans la journée ou une dépression.

 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

 

En faisant le récapitulatif précis des conditions de survenue de l’insomnie, des évènements de vie récents qui peuvent être à l’origine de troubles anxieux et du sommeil, des antécédents de maladies (thyroïde, douleurs...), et de la manière dont se manifeste l’insomnie (difficultés d’endormissement, éveils nocturnes...).

 

Que fait le médecin ?

 

Il interroge sur la manière dont se manifeste l’insomnie, recherche des causes organiques (maladie physique), des erreurs d’hygiène de vie corrigibles.
Son examen est complet, à la recherche d’autres symptômes de l’anxiété, comme des palpitations ou des spasmes digestifs.
Si l’insomnie est très sévère, une hospitalisation courte permet d’établir un bilan du sommeil dans un laboratoire du sommeil, avec, en particulier, l’enregistrement de l’activité cérébrale nocturne, appelé « enregistrement polysomnographique ».

Quand l’anxiété est au premier plan, il la traite en priorité, l’insomnie n’étant qu’un de ses symptômes.
Des états mixtes anxio-dépressifs sont fréquents ; ils ne sont traités par médicaments que s’ils sont moyens ou sévère et si la prise en charge psychologique ne suffit pas, tout comme le contrôle des causes d’anxiété et de stress (aménagements professionnel et familial par exemple) et/ou la correction d’une mauvaise hygiène de vie.

C’est en dernier recours que le médecin prescrit pour une durée limitée des médicaments pour réduire l’anxiété (anxiolytiques) ou des somnifères pour induire un nouveau rythme de sommeil.

L’homéopathie peut être tentée. La phytothérapie et l’aromathérapie font partie des automédications fréquentes. Attention : les plantes ont de vrais effets pharmacologiques et leur prise demande à être guidée par un professionnel compétent, médecin ou pharmacien de préférence.

 

Y a-t-il une prévention possible de l’insomnie par anxiété ?

 

Préserver son sommeil est primordial en évitant par exemple de travailler la nuit ou avec des horaires de sommeil très irréguliers. Il faut aussi réduire le stress et les contrariétés en évitant de se mettre dans des situations conflictuelles aussi bien au travail que dans la vie privée. L’esquive ne réduisant pas l’anxiété, bien au contraire, une prise en charge psychologique (par thérapie cognitivo-comportementale par exemple) est souhaitable pour faire face efficacement aux circonstances quotidiennes.


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TAG : insomnie, dormir, anxiété, stress




Définition de la fatigue

Définition de la fatigue


La fatigue est une sensation subjective pouvant revêtir plusieurs aspects : lassitude, faiblesse, perte d’énergie, envie de dormir, manque de concentration, troubles de la mémoire…
Les médecins parlent d’asthénie comme étant le symptôme objectif correspondant à la sensation de fatigue. La fatigue est normale après un effort ou une journée de travail ; en revanche, elle est anormale, dite pathologique quand elle se prolonge sans raison particulière et que le repos ne parvient pas à en venir à bout.

 

Origines et informations sur la fatigue


La fatigue est une plainte extrêmement fréquente dans la population générale : jusqu’à 50 % des Français déclarent être fatigués (1). Si les adolescents ressentent la fatigue après une activité physique ou intellectuelle trop intense, les adultes ou seniors ressentent une fatigue sans cause identifiée.

 

Causes de la fatigue


La cause de l’asthénie ou de la fatigue est le plus souvent psychologique. Dans une minorité de cas, la fatigue est due à une maladie (infection, dysfonctionnement de la thyroïde, maladies neurologiques voire cancer…).


Dormir pour maigrir : ça vaut aussi pour les enfants


Une étude américaine du Center for Obesity Research and Education de Philadelphie publiée dans la revue Pediatrics et portant 37 enfants âgés de 8 à 11 ans dont 27% étaient en surpoids ou obèses pointe le manque de sommeil comme facteur d’obésité infantile. Le principe de la recherche a consisté à réduire le sommeil de certains d’entre eux d’environ 2 heures pendant une semaine puis de réduire d’un même ordre de grandeur le sommeil des autres la semaine suivante en permettant aux premiers de retrouver leur rythme normal. Lorsque les enfants augmentent leur durée de sommeil, ils consomment 150 calories de moins et perdent 30 g  par jour. Des résultats comparables avaient déjà été obtenus par une étude de l'université d'Otago en Nouvelle-Zélande qui avait suivi des enfants pendant plusieurs années : à 7 ans, un enfant qui aura dormi en moyenne huit heures par nuit de 3 ans à 5 ans pèsera 2,1 kg de plus qu'un enfant qui aura dormi onze heures par nuit en moyenne sur la même période. Ne les écoutez pas et supprimez les écrans des chambres (manu militari si nécessaire!)


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Toujours coucher les enfants à la même heure


Selon une étude de l’University College London publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, la simple irrégularité des heures du coucher peut perturber le développement et compromettre la capacité d’apprentissage de l'enfant. Les auteurs, ont analysé les résultats de 11.000 enfants de 3 à 7 ans à des tests cognitifs et les ont comparé aux habitudes de sommeil. Les enfants qui ont eu des heures de coucher irrégulières à 3 ans obtiennent des scores inférieurs aux tests de lecture, de mathématiques et d’aptitude spatiale à 7 ans. Un sommeil irrégulier dans l'enfance à des moments clés du développement semble ainsi avoir un impact important, et particulièrement chez les filles. Vous cherchez un pédiatre et ou généraliste spécialisé en pathologies du sommeil ? Notre moteur de recherche est à votre disposition !

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VOIR LES 30 GENERALISTES QUALIFIES EN PATHOLOGIES DU SOMMEIL EN FRANCE


40% des français se plaignent de troubles du sommeil

 
D’après une enquête Opinionway auprès d'un millier d'adultes publiée par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance et la MGEN, près d’un tiers des Français se plaignent de nuits trop courtes à cause du bruit (et les boules Quiès ?), de la lumière (Fermer les volets ?) ou d’une température excessive (baisser le thermostat ou ouvrir la fenêtre surtout l’hiver ?). Le temps moyen de sommeil est de 7 heures en semaine et de 8 le week-end. Mais 30%, souvent des jeunes actifs avec de longs trajets de transports, dorment moins de 6 heures, soit moins que ce que l’on estime en général nécessaire pour récupérer avec un risque plus élevé d'obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Quatre Français sur dix déclarent souffrir d'au moins un trouble du sommeil (18% d'insomnie, 17% de troubles du rythme du sommeil, 5% d'apnées du sommeil, etc.) et 47% sont des ronfleurs réguliers (soit à peu près tous les hommes Mesdames). Vous voulez consulter un médecin qualifié en pathologies du sommeil ? Notre moteur de recherche en compte 150 en France dont 30 généralistes dont 2 sont à Paris.
 

Prise en charge insuffisante des pathologies du sommeil

 
Le BEH du 20 novembre fait le point sur les troubles du sommeil. L’enquête santé protection sociale (ESPS) qui mettait l’accent sur la fréquence des troubles du sommeil en France vient d’être confirmée par le baromètre santé 2010 de l’INPES : une personne sur 5 (19,0%) présente des symptômes d’insomnie chronique accompagnés de perturbations diurnes, fatigue ou somnolence (ICPD). La prévalence est plus forte chez les femmes que chez les hommes (22,2% contre 15,4%). Elle augmente avec l’âge jusqu’à la classe des 45-54 ans (23,6%), puis diminue légèrement. En effet, après 55 ans, les perturbations du sommeil sont fréquemment déclarées sans retentissement diurne. La fréquence du retentissement diurne est maximale entre 25 et 55 ans. Moins d’un tiers des individus manifestant une ICPD ont déjà consulté pour leurs problèmes de sommeil. Une personne avec ICPD sur 5 (22,2%), 1 sur 2 après 75 ans (48,5%), déclare prendre de façon habituelle des médicaments pour dormir. Il s’agit de benzodiazépines ou apparentés (par exemple, Xanax®, Lexomil®,  Tranxène®, Valium®,  Nuctalon®, Temesta®,  Mogadon® etc.) dans 82% des cas, bien que ces thérapeutiques soient déconseillées au long cours. Par ailleurs, la prévalence des symptômes évocateurs de syndrome d’apnées du sommeil est de 4,9% (syndromes évocateurs) à 2,4% (syndrome diagnostiqué). Mais, en 2011, seulement 0,9% des adultes bénéficiaires du régime général de l’assurance maladie étaient traités. Enfin, le sommeil de l’adolescent a une importance capitale sur sa santé et son développement.  L’étude internationale Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) a mis en lumière une diminution significative du temps de sommeil entre 11 et 15 ans et une augmentation significative de la dette de sommeil mesurée par l’écart entre les durées de sommeil les veilles de jour avec et sans classe. Vous cherchez un généraliste qualifié en pathologies du sommeil ? Notre moteur de recherche le trouvera pour vous !
 

Somnifères et démences


La France est numéro un de la prescription de benzodiazépines (par exemple, Xanax®, Lexomil®,  Tranxène®, Valium®,  Nuctalon®, Temesta®,  Mogadon® etc.) chez les personnes âgées, avec un niveau 3 à 5 fois plus élevé que ses voisins européens en dépit de la parution de plusieurs recommandations de la HAS dans ce domaine depuis 2006. Un tiers des plus de 65 ans ont une consommation chronique excessive de somnifères, et 40% des plus de 80 ans. Or, seules 10% à 20% des plaintes relatives au sommeil relèveraient d’une véritable insomnie et plus de la moitié des prescriptions de benzodiazépines seraient inutiles. Ces médicaments en excès entraînent de multiples complications : chutes et accidents, troubles de la mémoire, de l’attention ou des comportements, risque d’accoutumance et d’addiction et un lien a été mis en évidence entre la prise de benzodiazépines chez les sujets âgés et le risque de démences. Une étude française portant sur environ 1000 personnes et  publiée dans la revue British Medical Journal, a mis en évidence que les sujets consommant des benzodiazépines avaient un risque  supérieur de 50% à ceux qui n’en utilisent pas de développer une démence. Bien qu’aucun lien de cause à effet ne soit établi, il est conseillé de limiter les prescriptions à quelques semaines et de contrôler la bonne utilisation de ces molécules. Quel que soit votre âge, on vous a prescrit des somnifères depuis longtemps ?  Vous devriez en parler à votre médecin...


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VOIR LES RECOMMANDATIONS DE LA HAS


Et vous? Dormez-vous bien?


Selon une enquête Opinionway réalisée en janvier pour la MGEN et l’institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), l’insomnie concerne 22% des Français mais seulement 16% des personnes souffrant de troubles du sommeil sont traitées. Or, l’insuffisance de sommeil est corrélée à une augmentation du risque d’obésité, de diabète, de somnolence et de troubles anxieux et dépressifs.La somnolence concerne quant à elle un quart des personnes interrogées, avec trois facteurs causaux identifiés : la résidence en région parisienne, les troubles du sommeil et les apnées du sommeil. La sieste courte, n’excédant pas 20 min (contre 56 aujourd’hui en moyenne) est un excellent remède ainsi que de décaler autant que possible ses rythmes vers le matin. Pour trouver un médecin qualifié en pathologies du sommeil, n’hésitez pas à utiliser le moteur de recherche LBCS !


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