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Fractures ouvertes, fractures fermées : de quoi s’agit-il ?

Fractures ouvertes, fractures fermées : de quoi s’agit-il ?


Une fracture est définie par la rupture de continuité ou cassure d’un os du corps humain. On distingue les fractures fermées (sans plaie et donc sans risque infectieux) des fractures ouvertes (avec plaie et risque d’infection).

Tous les os peuvent être concernés, à tous les âges de la vie.

 

Le mécanisme du traumatisme causal détermine le type de fracture : tassement, arrachement osseux en cas de lésion ligamentaire, fracture engrenée du col du fémur par exemple…

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires des fractures ?


Tous les os peuvent être atteints mais certaines fractures sont plus fréquentes en fonction de l’âge et de la localisation.

Le tassement est caractéristique des vertèbres et survient principalement en cas d’ostéoporose. De même, la fracture du col du fémur survient de manière privilégiée chez la personne âgée.


Des facteurs de risque de fracture sont maintenant identifiés : antécédent personnel de fracture par fragilité, âge > 60 ans, corticoïdes, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez un parent au premier degré, indice de masse corporelle (IMC : poids/taille au carré) < 19, ménopause précoce (avant 40 ans), tabagisme, alcoolisme, baisse de l’acuité visuelle et troubles neuromusculaires et orthopédiques.

 

Quels sont les mécanismes des fractures ?

 

Une fracture survient le plus souvent après un traumatisme. En fonction de la densité osseuse (mesurable par une ostéodensitométrie), un traumatisme plus ou moins violent est nécessaire pour briser l’os.

 

Par exemple : chez un sujet jeune, une haute énergie est nécessaire pour provoquer une fracture du fémur (accident de la voie publique, chute de grande hauteur…) ; chez un sujet âgé, une simple chute de sa hauteur suffit.
En cas de fracture ouverte, il existe une communication entre l’extérieur et le foyer de fracture ; le risque infectieux est majeur car cette communication représente une porte d’entrée idéale pour les infections.

 

Comment se manifeste une fracture ?

 

Quel que soit le type de fracture, un traumatisme est nécessaire pour la provoquer. Les symptômes principaux sont un craquement, une douleur et un œdème de la région fracturée. La douleur engendre une impotence fonctionnelle, avec impossibilité par exemple de poser le pied par terre ou de se servir du membre atteint.


En cas de fracture ouverte, des lésions cutanées sont visibles avec une effraction de la peau laissant percevoir un bout d’os. Nerfs, muscles et vaisseaux peuvent aussi être atteints.
En cas de tassement, le plus souvent vertébral, la douleur est située dans le dos. Aucune déformation n’est visible mais la palpation de la vertèbre est douloureuse. Des signes de sciatique (douleurs dans les jambes) sont aussi possibles.
Les arrachements osseux font suite à un mouvement d’une articulation au-delà des possibilités physiologiques ; les ligaments s’étirent et arrachent un morceau d’os ; un point douloureux exquis est ressenti à la palpation.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre les fractures ?


Il ne faut pas confondre entorse ou foulure qui concernent les articulations et les ligaments, et fractures qui concernent les os. Une entorse peut en revanche s’accompagner d’une fracture par arrachement.
Chez la personne âgée, une fracture du col du fémur engrenée, c’est-à-dire que tête et col fémoraux se sont emboîtés, peut passer inaperçue car malgré la douleur, talon et jambe peuvent encore bouger. Seule la radiographie, large dans ces indications, fera le diagnostic.

 

Y a-t-il une prévention possible aux fractures ?

 

La meilleure des préventions reste une bonne préparation physique, un échauffement correct et une pratique sportive prudente.
Le port d’une tenue adaptée (genouillère, protège-tibias, casque…) permet d’éviter les traumatismes directs.
La lutte contre les facteurs de risque est également recommandée pour prévenir les fractures. L’alimentation doit être équilibrée pour éviter un surpoids mais aussi lutter contre les carences (carence en calcium et/ou en vitamine D). Le tabac et l’alcool sont deux ennemis des os et le sevrage est recommandé.

En cas de déminéralisation prouvée à l’ostéodensitométrie (ostéoporose), un traitement hormonal substitutif est proposé chez les femmes ménopausées (en l’absence de contre-indication) et des médicaments luttant contre la destruction osseuse sont disponibles pour tous.

 

En cas de fracture suspectée, il faut appeler les secours, asseoir ou allonger la victime en cas de douleur intense afin d’éviter un malaise, et maintenir les deux parties de l’os brisé avec une main placée de chaque côté afin d’éviter qu’elles ne soient mobiles (facteur de douleur intense). Au mieux, placer la fracture sur un support plan et rectiligne.


La vaccination antitétanique est vérifiée pour les fractures ouvertes.

 

Fractures : à quel moment consulter ?

 

Toute douleur persistante, œdème ou déformation après un traumatisme nécessite une consultation médicale et éventuellement une radiographie.
De même, une douleur du dos, surtout en présence de facteurs de risque comme l’ostéoporose ou un traitement à base de corticoïdes, doit motiver une consultation pour ne pas négliger un tassement vertébral.

 

Que fait le médecin face à une fracture?

 

Antécédents, facteurs de risque de fracture (cf. supra), mécanisme et violence du traumatisme aident le praticien à suspecter une fracture. La palpation des reliefs osseux peut mettre en évidence une déformation ou un point douloureux très évocateur d’une fracture ou d’un arrachement osseux.

Une douleur élective à la palpation du rachis fait craindre un tassement vertébral, mais seules les radiographies confirment ou infirment le diagnostic. Le tassement peut concerner toutes les facettes de la vertèbre ou représenter une fracture de compression ; une IRM pourra préciser une compression neurologique éventuelle.

En cas de fracture du col du fémur, plusieurs radiographies seront parfois nécessaires pour préciser le type de fracture.


Le traitement commun de ces fractures est la mise au repos de l’articulation et la lutte contre la douleur.

Certaines sont opérables comme les fractures du fémur, les fractures ouvertes ou les fractures tassements du rachis instables. Pour d’autres, une immobilisation ou une traction suffiront.

Pour les fractures ouvertes, un traitement antibiotique précoce prévient le risque d’infection.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Il faut ne pas négliger une douleur suite à un traumatisme et il faut consulter.

En cas d’immobilisation plâtrée, toute douleur devra être signalée au médecin pour vérifier que le plâtre n’est pas trop serré et ne gêne pas la circulation.

Si un traitement anticoagulant est prescrit (piqûres), il faut le suivre avec soin pour prévenir les phlébites.
Les plaies et sutures devront être surveillées ; si elles deviennent rouges, inflammatoires avec de la fièvre, une consultation s’impose rapidement.


Plastie mammaire de réduction pour hypertrophie : de quoi parle-t-on ?

Plastie mammaire de réduction pour hypertrophie : de quoi parle-t-on ?


La plastie mammaire de réduction pour hypertrophie (ou mammoplastie de réduction) réduit le volume des seins par l’ablation de tissu glandulaire en excès. Elle est associée s’il y a lieu à la correction d’une ptose (seins affaissés) ou d’une asymétrie des deux seins (remodelage).

 

Quels sont les usages (indications) de la réduction mammaire ?


Les motivations ne sont pas uniquement d’ordre esthétique (en général après des grossesses ou une perte de poids très importante…). L’hypertrophie mammaire implique souvent un retentissement physique, fonctionnel (douleurs du dos, du cou, des épaules, pratique sportive délicate, difficultés vestimentaires) et psychologique (image de soi, regard des autres), notamment dans l’hypertrophie mammaire juvénile apparaissant aux alentours de la puberté. Il est raisonnable pour opérer d’attendre la fin de la puberté, 2 ans environ après les premières règles.

 

Comment se déroule l’intervention chirurgicale ?


Une mammographie préopératoire est systématique après 35 ans ou en cas de facteurs de risque de cancer du sein.
L’anesthésiste est vu en consultation au plus tard 72 heures avant la plastie mammaire. L’arrêt du tabac est conseillé 2 mois avant l’intervention, 1 mois seulement pour la contraception orale. L’aspirine, les anti-inflammatoires ou les anticoagulants oraux sont stoppés 15 jours avant pour réduire le risque hémorragique.


Toujours réalisée sous anesthésie générale, la mammoplastie de réduction dure entre une 1 heure 30 et 3 heures. En fin d’intervention, le chirurgien confectionne un pansement soit avec des bandes élastiques soit avec un soutien-gorge. Un gonflement (œdème) et des bleus (ecchymoses) sur les seins, une gêne à l’élévation des bras sont tout à fait normaux.


La sortie a lieu après 1 à 3 jours, et les consultations de pansement pendant les 15 jours qui suivent. C’est l’occasion de choisir un soutien-gorge assurant une bonne contention, à porter 1 à 2 mois, 24 heures/24. Il est raisonnable d’arrêter de travailler pendant une quinzaine de jours, et de ne pas se remettre au sport avant 2 mois.


Le résultat se juge au minimum 1 an après l’intervention, période de surveillance pendant laquelle la patiente consulte chaque trimestre.


Réduction mammaire
Informations pratiques


Quels sont les risques et inconvénients de la réduction mammaire ?


La douleur postopératoire — surtout des tensions au niveau des cicatrices — est soulagée par des antalgiques simples (paracétamol, antiinflammatoires, mais jamais d’aspirine). L’évolution des cicatrices est imprévisible, certaines peuvent s’élargir ou devenir hypertrophiques, c’est-à-dire en relief. La nécrose des aréoles peut être totale ou partielle, elle est favorisée par le tabagisme.
Les accidents thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire) sont rares, prévenus par l’arrêt de la pilule le mois précédent, le port de bas de contention, un lever précoce, voire un traitement anticoagulant. Une antibiothérapie suffit généralement à endiguer une éventuelle infection, mais parfois un drainage chirurgical est nécessaire.

La sensibilité du mamelon peut être altérée, elle réapparaît en général après 6 à 18 mois, mais pas toujours. L’allaitement n’est a priori pas compromis après une réduction mammaire de moyenne importance, mais parfois déconseillé du fait du risque d’abcès et de détérioration de la peau (chute des seins). En fait, c’est un choix personnel, la seule condition est d’attendre 2 ans avant d’envisager une grossesse. Lors de réductions de poitrine importantes, le chirurgien découpe les plaques où sont situés l’aréole et le mamelon, puis les greffe sur une zone dont il a enlevé l’épiderme. Il sectionne alors les canaux galactophores qui permettent l’arrivée du lait maternel. Cependant parfois la sensibilité revient, l’allaitement est possible quoiqu’absolument pas garanti.

 

Quels sont les délais, coût et remboursement de la réduction mammaire ?


Cette intervention est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale si le volume glandulaire prélevé est supérieur à 300 g par sein (soit 2 tailles de bonnet en moins) sans entente préalable. Le contrôle peut avoir lieu a posteriori, sur le poids des prélèvements tissulaires. Il peut exister un supplément d’honoraires du chirurgien d’environ 1 500 euros.
En dessous de 300 g de réduction, cette chirurgie n’est pas prise en charge : il faut compter entre 3 000 et 5 000 euros.

 

Qui pratique la réduction mammaire ?


À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue officiellement par le Conseil de l’Ordre des médecins. D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique limités au cadre anatomique de leur spécialité (chirurgie maxillofaciale par exemple).


CATEGORIE : chirurgie-esthetique


Définition du peeling

Définition du peeling


Le peeling (« peler » en anglais) consiste à détruire les couches plus ou moins profondes de l’épiderme, de la surface jusqu’à la jonction épiderme-derme, pour gommer les reliefs (ridules, pores dilatés, cicatrices) et éclaircir le teint.
Il est réalisé par des moyens physiques, notamment le froid (cryopeeling avec la neige carbonique) à l’aide de certains lasers ou par des méthodes chimiques (acides). Aujourd’hui, le terme de peeling est plutôt réservé aux peelings chimiques.

 

Comment se déroule le peeling


L’intervention se déroule en trois phases :


1. Phase préparatoire (1 à 4 semaines avant) : application à domicile de « cosméceutiques » (lotions à la fois « cosmétiques » et « thérapeutiques ») pour diluer le « ciment » qui colle les cellules de l’épiderme entre elles. On facilite ainsi le peeling à venir.
2. Intervention : à l’aide d’un coton-tige, le praticien applique sur la peau une solution acide qui détruit les cellules superficielles. Lorsqu’il juge que suffisamment de couches cellulaires ont été détruites, il stoppe l’action de l’acide en appliquant une solution basique qui le neutralise. Suivant les indications ou l’épaisseur de la zone à traiter, la nature de l’acide et sa concentration diffèrent.
3. Phase postopératoire : application à domicile de cosméceutiques aux propriétés hydratantes (pour « resouder » les cellules) et apaisantes.


Pour un peeling superficiel, le traitement est étalé sur plusieurs séances (2 à 4). Les peelings moyen ou profond sont réalisés en une seule séance.

 

Risques et inconvénients du peeling


Les risques et inconvénients du peeling sont :


Fréquents et transitoires : rougeurs (érythèmes) persistantes, sensations de « cuisson », œdèmes ;
– Rares, parfois réversibles après une nouvelle intervention : anomalies de coloration (« dyschromies ») homogènes ou hétérogènes avec des taches claires (hypochromie) ou plus foncées (hyperchromie). Ces anomalies surviennent soit parce que la peau a été mal préparée ou le traitement mal réalisé, soit en cas d’exposition solaire prématurée. Les peaux mates sont aussi plus à risque (voir contre-indications). Pour limiter ce risque, les peelings sont toujours réalisés en hiver, entre octobre et avril ;
Très rares et irréversibles : si le peeling est trop profond, l’acide détruit le derme, la peau perd sa capacité de régénération. Le peeling fait alors le même effet qu’une brûlure.


Peeling - Informations pratiques


Quelles sont les contre-indications du peeling ?


– Elles sont générales et locales : angor instable, diabète déséquilibré, immunodépression, maladie mentale, grossesse, herpès facial en poussée, plaies ouvertes…
– Attention aux peaux mates : le peeling peut laisser des taches par un phénomène nommé « hyperpigmentation réactionnelle », souvent transitoire.
– Attention aux peaux sensibles et irritables : elles sont plus sujettes aux rougeurs.
– Attention en cas de traitement récent par isotrétinoïne orale  : le traitement doit être interrompu au moins 6 semaines avant.

 

Quels sont les coûts et remboursements des différents peelings ?


Cela dépend des praticiens et du type de peeling. Dans tous les cas, un devis détaillé est obligatoire, avec un délai incompressible de 15 jours de réflexion. Ce type d’acte n’est jamais remboursé par l’Assurance maladie.

 

Le peeling superficiel ou doux


– À qui s’adresser ? À un médecin esthéticien ou un dermatologue diplômés.

– Principe : éliminer les couches superficielles de l’épiderme.

– Indications : peaux jeunes, comme traitement de l’acné (comédons et microkystes), des peaux grasses, des taches brunes et des ridules, du teint terne…

– Produits utilisés : acide glycolique, acide salicylique (seuls ou combinés), acide trichloracétique (TCA à 15 %), résorcine.

– Déroulement du traitement : le traitement dure environ 20 minutes et doit être renouvelé 2 à 4 fois à quelques semaines d’intervalle.

– Conséquences : la desquamation est fine et progressive, donc facilement masquée. Son efficacité est transitoire (1 à 2 ans maximum), mais ce peeling peut être renouvelé tous les ans.

– Protection solaire : totale, quotidienne pendant au moins 6 semaines après le peeling.

– Coût : environ 300 euros la séance.

 

Le peeling moyen


– À qui s’adresser ? À un dermatologue diplômé.

– Principe : éliminer les couches superficielles et moyennes de l’épiderme.

– Indications : peaux mûres, comme traitement des cicatrices d’acné, des taches pigmentaires, des ridules et rides de moyenne profondeur…

– Produit utilisé : acide trichloracétique (TCA à 30 %).

– Déroulement du traitement : le traitement est réalisé en une seule séance.

– Conséquences : la peau rosit et peut démanger dans la phase préparatoire, puis la desquamation dure 3 à 6 jours, avec parfois la formation de croûtes et des sensations de brûlure. Un œdème se forme et disparaît en 2-3 jours. Des rougeurs peuvent persister sur la peau neuve les premiers mois. L’effet dure plusieurs années. Il peut être renouvelé au bout de 2 ou 3 ans.

– Protection solaire : totale, quotidienne, pendant au moins 3 mois après le peeling.

– Coût : environ 1 000 euros.

 

Le peeling profond


– À qui s’adresser ? À un dermatologue ou un chirurgien plasticien diplômés.

Le peeling profond doit être réalisé en clinique agréée, en présence d’un anesthésiste et d’appareils de monitoring.

– Principe : éliminer l’épiderme jusqu’à sa profondeur sans toutefois toucher le derme.

– Indications : peaux âgées, cicatrices déprimées, cicatrices d’acné, rides profondes.

– Produit utilisé : le phénol.

– Déroulement du traitement : application sous anesthésie locale et tranquillisants (neuroleptiques), puis pose d’un masque occlusif à base de produits hydratants et apaisants. L’intervention dure environ 1 heure 30. Le masque est retiré au bout de 24 heures ou 48 heures. La peau est nettoyée, réhydratée… De nouveaux « cosméceutiques » sont prescrits pour la phase de suivi.

– Conséquences : la peau est à vif après le peeling, parfois suintante, le visage est gonflé. Une éviction sociale de 2 à 3 semaines est à prévoir, mais des rougeurs et un œdème peuvent persister plusieurs mois. Le résultat final n’est visible qu’au bout de 6 mois environ. Ce peeling est rarement renouvelé.

– Protection solaire : quotidienne et totale, pas d’exposition au soleil pendant au moins 1 an après le peeling.

– Coût : environ 3 000 euros.

 

Qui fait quoi ?


Les interventions sont réalisées par des médecins et chirurgiens spécialisés diplômés, dans des cabinets médicaux et établissements de soins officiellement reconnus.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

Laser : de quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?

Laser : de quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?


Les lasers occupent une place importante en dermatologie et en médecine esthétique, en particulier dans la lutte contre le vieillissement et les rides.

 

Il existe plusieurs types de lasers actifs sur les rides en fonction de la lumière qu’ils émettent et de la cible qu’ils visent : les principaux sont les lasers abrasifs et les lasers visant l'eau du derme.

 


Suivant les traitements, les lasers nécessitent plusieurs séances espacées pour voir un résultat ; il est préférable que les séances aient lieu en hiver et sans exposition solaire.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?


Le laser est une technique qui peut être dangereuse si elle est mal maîtrisée.

 

Les médecins pratiquant ces techniques sont soumis aux mêmes obligations médicolégales que tout acte médical, c’est-à-dire information sur les risques, devis préalable et délai de réflexion de 15 jours comme pour les actes de chirurgie esthétique.


Ces actes ne sont pas remboursés par l’assurance-maladie.

 

Quels sont les mécanismes ?


Les rides sont des marques du vieillissement cutané lié à l’âge.

Les rides ont des causes diverses comme les mouvements du visage (rides d’expression), l’exposition solaire et/ou la perte d’élasticité des tissus.

Schématiquement,

 


Laser (rides) Prévention


Comment cela se manifeste-t-il ?


Le vieillissement cutané est inéluctable avec le temps, et il n’existe aucun moyen de ne pas avoir de rides.

 

Il existe plusieurs types de rides en fonction de leurs causes :

 

  • les rides d’expression comme celles du front (« rides du lion ») ou les « pattes d’oie » (rides du sourire) au coin des yeux ;
  • les rides autour de la bouche (ou lèvres hyperkinétiques) fréquentes chez les sujets âgés ;
  • les rides liées à un relâchement cutané comme celles des sillons nasogéniens du nez au coin des lèvres.


Chaque type de ride n’est pas traité de la même façon et le choix du traitement laser adapté se fait après une consultation médicale.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut pas confondre laser et lifting.

 

  • Le lifting chirurgical consiste à retendre la peau et les tissus sous-cutanés par voie chirurgicale en pratiquant une incision de la peau. Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui peut concerner une ou plusieurs régions du visage (lifting temporal, lifting cervico-facial, lifting frontal…).
  • Le laser quant à lui représente une alternative au lifting chirurgical, permettant par exemple de gagner quelques années avant la chirurgie esthétique.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Il n’existe aucune prévention possible du vieillissement.

 

En revanche, il est possible de retarder l’apparition des rides en adoptant des règles d’hygiène de vie simples : ne pas s’exposer au soleil, et en cas d’exposition, utiliser des moyens de protection adaptés (chapeau, vêtements couvrants, crème d’indice de protection élevé…) ; ne pas fumer ; respecter des rythmes de sommeil réguliers, avoir une alimentation saine et une bonne hydratation (1,5-2 l d’eau par jour…).

 

L’efficacité des crèmes antirides n’est également plus à démontrer, de même qu’un entretien de sa peau à commencer par le démaquillage (lait pour nettoyer, tonique pour rincer puis une crème pour hydrater).


Il est bien évident qu’il ne faut pas attendre pour adopter ces mesures.


Laser (rides) Consultation


À quel moment consulter ?


Le vieillissement n’a pas le même retentissement psychologique et social chez tous.

S’il n’existe bien sûr aucune urgence médicale à initier un traitement laser, il peut être utile de consulter en cas de rides invalidantes ou mal tolérées. Un traitement adapté sera proposé en fonction de la situation et des attentes.

 

Que fait le médecin ?


Le laser doit être pratiqué par un médecin qualifié en médecine esthétique. Il peut s’agir d’un dermatologue, d’un médecin esthétique ou encore d’un chirurgien plasticien.

Après un examen clinique et un interrogatoire minutieux (antécédents, attentes…), il vous informera sur les types de traitements possibles, leur déroulement et leur coût. Un devis sera établi à la fin de la consultation.

 

  • Pour le relissage de la peau, l’intervention laser requiert une anesthésie locale ou locorégionale voire générale pour un relissage complet du visage (« full face »). Toutes les couches de la peau sont traitées et le médecin effectue donc plusieurs passages avec le laser. Une sensation de chaleur fait suite au geste et peut persister les premiers jours. La peau est rouge et gonflée, nécessitant le repos et par exemple un arrêt d’activité professionnelle pendant une dizaine de jours.
  • Le laser Fraxel quant à lui requiert plusieurs séances (4 en général) et les suites « opératoires » sont plus limitées : gonflement de la peau discret (œdème) pendant 2 jours puis aspect bronzé pendant quelques jours. Une bonne hydratation de la peau permet de limiter la desquamation.

  • Quel que soit le traitement, une protection solaire est indispensable y compris plusieurs semaines après.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Après la séance, il est indispensable de bien suivre les conseils du médecin pour limiter les suites opératoires, notamment après relissage. Pansements et pommades sont nécessaires pour éviter l’apparition de croûtes ; l’exposition solaire est interdite et en fonction des cas, des médicaments supplémentaires pourront être indiqués, comme un traitement préventif contre l’herpès « bouton de fièvre ».
Le suivi de la cicatrisation a lieu lors de plusieurs consultations avec le médecin.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique


Abdominoplastie : de quoi parle-t-on ?

Abdominoplastie : de quoi parle-t-on ?


L’abdominoplastie ou plastie abdominale permet de corriger un ventre dystrophique, c’est-à-dire dont la forme est altérée. Trois types d’excès sont en cause : l’excès de graisse (retiré par une liposuccion), l’excès de peau abdominale (le « tablier » abdominal est retiré et la peau retendue) et l’affaissement des muscles du ventre. Lorsque se combinent un excès de peau et l’affaissement des muscles, on ajoute à la plastie abdominale, une cure d’éventration (les médecins parlent de « diastasis des muscles droits »).


L’abdominoplastie standard consiste à réséquer la paroi en découpant un lambeau de peau en forme de croissant sous l’ombilic. Le lambeau supérieur est abaissé et suturé au ras des poils pubiens ; l’ombilic est remis en bonne position. La cicatrice se situe autour de l’ombilic et au ras du pubis, concave vers le haut pour respecter les plis naturels.

 

Quels sont les usages (indications) de l’abdominoplastie ?


On peut proposer la plastie abdominale suite à une grossesse ou à un amaigrissement, et chaque fois qu’il existe des lésions et une distension importante de la peau (plis recouvrant le pubis). En dehors de ces raisons esthétiques, une abdominoplastie à visée préventive consiste à opérer des femmes autour de la cinquantaine avec un léger surpoids concentré au ventre qui s’aggravera inéluctablement avec l’âge. Une plastie abdominale permet alors de réduire la prise de poids dans cette région en prélevant une partie du stock de cellules graisseuses (adipocytes).

 

Comment se déroule l’abdominoplastie ?


Avant l’intervention, deux consultations de chirurgie espacées de 15 jours minimum sont obligatoires, ainsi qu’une visite de l’anesthésiste (72 heures avant au minimum).


Trois consignes médicales sont à respecter : l’arrêt du tabac les deux mois précédents pour réduire le risque de nécrose des tissus cicatriciels ; l’arrêt d’aspirine, d’antiinflammatoires ou d’anticoagulants oraux 15 jours avant pour limiter le risque d’hémorragie ; éventuellement l’interruption de la contraception orale le mois précédent (autre contraception temporaire) pour limiter le risque thromboembolique.


L’intervention se déroule toujours sous anesthésie générale. Elle dure entre 2 à 4 heures suivant l’importance de la plastie abdominale, avec 1 à 3 jours d’hospitalisation. Huit à 15 jours d’arrêt de travail sont recommandés.
Après l’intervention, un drainage local (lames de caoutchouc ou drains aspiratifs) diminue les risques d’hématome, pendant quelques jours à quelques semaines. Le pansement est retiré le second jour, remplacé par une gaine de maintien haute, à porter 24 heures/24 pendant 1 à 2 mois. Les fils sont retirés entre 10 et 15 jours après l’intervention, en une ou plusieurs fois. Tout effort musculaire abdominal (en particulier le port de charge) est interdit pendant 2 mois. La surveillance postchirurgicale consiste en quatre consultations, à 1, 3, 6 mois et 1 an. Six à 12 mois sont nécessaires pour juger le résultat définitif.


Abdominoplastie - Informations pratiques


Quels sont les risques et inconvénients de l’abdominoplastie ?


L’anesthésie générale est sans danger aujourd’hui. Les risques existent plutôt après l’intervention, principalement les phlébites et les embolies pulmonaires, d’où : le lever précoce après l’intervention, le port de bas de contention pendant et après l’intervention et parfois l’injection sous-cutanée d’un traitement anticoagulant. Les œdèmes (gonflements), ecchymoses (« bleus ») peuvent persister pendant 3 semaines. La sensibilité des zones décollées — d’aspect devenu plus ferme —au-dessus du pubis peut s’atténuer voire disparaître en plusieurs semaines, voire mois.
Quand une infection survient, c’est entre le 4e et le 8e jour. Elle se manifeste par une cicatrice rouge et douloureuse, avec un écoulement jaunâtre et un abcès. Le plus souvent ce sont des hématomes passés inaperçus qui sont en cause.
Il existe aussi un risque de nécrose cutanée.
L’abdominoplastie n’est pas une contre-indication à une grossesse ultérieure, même s’il est logiquement préférable de programmer cette intervention après les grossesses souhaitées.

 

Quels sont les délais, coût et remboursement d’une abdominoplastie ?


La patiente reçoit un devis « concernant un acte médicochirurgical à visée esthétique » signé du ou des chirurgiens devant réaliser tout ou partie de l’opération. Ce devis doit être conforme au décret n° 2005-777 du 11 juillet 2005.
S’ensuit un délai incompressible de réflexion obligatoire de 15 jours, indispensable au consentement éclairé de la patiente.
Les honoraires du chirurgien varient entre 3 000 et 5 000 euros, auxquels s’ajoutent les frais d’hospitalisation.


L’abdominoplastie n’est prise en charge par la Sécurité sociale qu’en cas de « dégradations majeures de la paroi abdominale antérieure avec tablier abdominal recouvrant partiellement le pubis : après amaigrissement pour obésité morbide, dans les suites de la chirurgie bariatrique, en postopératoire ou en postgravidique. » Le taux de prise en charge est alors toujours de 100 %. Mais il s’agit de 100 % du tarif dit d’autorité de la Sécurité sociale, en l’occurrence 266 euros. Cela comprend l’acte de chirurgie, l’aide opératoire, les 3 semaines de soins postopératoires, d’où la nécessité pour le chirurgien de facturer dans la plupart des cas des dépassements d’honoraires, plus ou moins bien remboursés au patient en fonction de sa mutuelle et du contrat souscrit.

 

Qui pratique l’abdominoplastie ?


À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien qui pratique l’abdominoplastie doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue par le Conseil de l’Ordre des médecins.
D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique, mais ils sont limités au cadre anatomique de la spécialité où ils sont inscrits au tableau de l’Ordre : chirurgie maxillofaciale par exemple.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

Liposuccion : de quoi parle-t-on ?

Liposuccion : de quoi parle-t-on ?


La liposuccion ou « lipoaspiration » consiste à aspirer la graisse sous la peau par une canule branchée à un aspirateur : cela se fait à travers un petit orifice de peau avec un trocart (de 3 à 4 mm). Par des mouvements de va-et-vient, le chirurgien forme un réseau régulier de tunnels qui respecte les vaisseaux et les nerfs : il prélève ainsi la graisse profonde et superficielle à raison de 4 à 6 l en moyenne à chaque opération.
Le perfectionnement de la liposuccion permet d’aspirer pratiquement toutes les régions du corps : la culotte de cheval, la face interne des cuisses, les genoux, le ventre, les hanches, les bras, les chevilles, les bourrelets du dos, les mollets, le devant de la cuisse, les joues, les bajoues, le cou…

 

Quels sont les usages (indications) de la liposuccion ?


Les indications sont très larges : après des grossesses ou une chirurgie de l’obésité par exemple. La liposuccion s’adresse à des femmes jeunes avec de petits amas graisseux disgracieux, à des femmes en surpoids (stabilisé) qui ne parviennent pas à maigrir malgré les régimes adéquats.
Il y a aussi les femmes à la ménopause et les hommes après la cinquantaine qui prennent du poids inéluctablement avec les années (un kilo par an en moyenne). Ils peuvent bénéficier de petites lipoaspirations préventives successives à différents endroits du corps. Cela stoppe la prise de poids dans ces régions en prélevant une partie des cellules graisseuses (adipocytes).

 

Comment se déroule l’intervention ?


Avant l’intervention, deux consultations de chirurgie espacées de 15 jours minimum sont obligatoires, ainsi qu’une visite de l’anesthésiste (72 heures avant au minimum). Des photographies médicales sont toujours réalisées. Les risques de cette intervention étant minimes, seul l’arrêt de l’aspirine est impératif. L’arrêt de la pilule 1 mois avant l’intervention n’est pas systématique.
L’intervention se déroule toujours à jeun sous anesthésie générale. Elle dure de 1 à 2 heures suivant l’importance de la lipoaspiration, l’hospitalisation est en général de 24 heures. Deux à 7 jours d’arrêt de travail sont recommandés.
Un pansement comprime les zones décollées ; il est remplacé après quelques jours par un vêtement compressif en tissu élastique (panty pour la culotte de cheval) à porter jour et nuit pendant 2 à 4 semaines. Les fils non résorbables sont retirés après 4 à 8 jours. Il est généralement possible de se doucher dès le lendemain.
La surveillance consiste en quatre consultations, à 1, 3 et 6 mois puis à 1 an. Mais dès 3 mois le résultat peut être apprécié. À 6 mois, il est définitif.


Liposuccion de la silhouette
Informations pratiques


Quels sont les risques et inconvénients de la liposuccion ?


Les douleurs, à type de contusions, s’accompagnent d’une fatigue pendant les jours suivants. Elles sont aisément soulagées par des antalgiques simples (paracétamol, antiinflammatoires, jamais d’aspirine) et persistent rarement au-delà de 48 heures. Le trouble de la sensibilité des parties aspirées (engourdissement, hypersensibilité) peut perdurer quelques mois.
Un œdème des régions aspirées persiste quelques mois : 4 à 5 pour les chevilles. Des ecchymoses (« bleus »), ne se résorbent pas avant 15 jours à 3 semaines.


Quant aux cicatrices, elles sont discrètes voire invisibles (3 mm maximum) pour les petites lipoaspirations bien réalisées (2-3 l maximum de graisse retirée), même si elles sont rouges et visibles dans les premières semaines. Elles doivent être protégées du soleil pendant la première année. Leur évolution est imprévisible.


L’anesthésie générale pratiquée aujourd’hui ne comporte aucun risque. Dans des conditions d’asepsie stricte, les infections sont exceptionnelles. Les accidents thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire) sont réduits par un lever précoce postopératoire, les bas de contention, un éventuel traitement anticoagulant. Il est recommandé de ne pas prendre l’avion dans les 6 semaines qui suivent l’intervention.
Les nécroses de la peau, l’épanchement lymphatique sont rares.
Quant aux corrections excessives, irrégularités de surface, aspect bosselé, relâchement cutané, aggravation de la « peau d’orange », elles dépendent de la qualité de la peau mais surtout de l’expérience du chirurgien.

 

Quels sont les délais, coût et remboursement ?


La patiente reçoit un devis « concernant un acte médicochirurgical à visée esthétique » signé du ou des chirurgiens devant réaliser en tout ou partie l’opération, et conforme au décret n° 2005-777 du 11 juillet 2005. S’ensuit un délai incompressible de réflexion obligatoire de 15 jours indispensables au consentement éclairé de la patiente.
La lipoaspiration est un acte de chirurgie esthétique. De ce fait, elle n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie (ni par les mutuelles), en dehors de cas rares d’amaigrissements massifs suite à une chirurgie de l’obésité notamment, après demande d’entente préalable auprès de la CPAM.
Les honoraires du chirurgien varient entre 1 500 et 5 000 euros (ils dépendent du volume de graisse aspiré) auxquels s’ajoutent les frais d’hospitalisation.

 

Qui pratique la liposuccion ?


À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue par le Conseil de l’Ordre des médecins.
D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique limités au cadre anatomique de leur spécialité : chirurgie maxillofaciale par exemple.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

Liposuccion sous-mentonnière : de quoi s’agit-il ?

Liposuccion sous-mentonnière : de quoi s’agit-il ?


La liposuccion sous-mentonnière est une intervention chirurgicale qui supprime les excès graisseux localisés sous le menton (double-menton) et au cou. Elle consiste, par une incision minuscule, à décoller la graisse et à l’aspirer à l’aide d’une fine canule branchée sur un aspirateur. Les cellules graisseuses sont détruites et aspirées et ne se renouvellent pas. Les effets sont donc durables s’il n’y a pas de reprise de poids. Elle peut être associée à une liposuccion des joues, et parfois à une autre intervention, comme un lifting.

 

À qui s’adresse la liposuccion du visage ?


Cette technique est davantage pratiquée chez les hommes que chez les femmes, en général vers l’âge de 40-45 ans.
Le cou et le menton peuvent bénéficier d’une lipoaspiration tant que la peau n’est pas en excès et que la sangle musculaire sous-jacente est de bonne qualité. Sinon, la rétractation cutanée se fait moins bien et l’apparition de « cordes » et « fanons verticaux » risque de nuire à la qualité du résultat.
Plus qu’à l’âge, les chirurgiens accordent une grande importance à la qualité de la peau. Une liposuccion ne peut pas tout faire : elle n’a aucun effet sur les fripures de la peau.

 

Comment se passe la liposuccion du visage ?


L’intervention se déroule sous anesthésie locale complétée par une sédation, ou sous anesthésie générale. Après infiltration d’une solution anesthésique et vasoconstrictrice (qui contracte les vaisseaux sanguins) des zones à alléger, une canule est introduite sous la peau par une ouverture cutanée minime. Cet instrument permet, grâce à une dépression obtenue à l’aide d’une seringue ou d’une machine, d’aspirer la graisse excédentaire.
Des mouvements de va-et-vient couvrent ainsi la zone à aspirer.
La canule recommandée pour le visage est de 2 mm de diamètre et ne doit jamais dépasser 3 mm.
Les cicatrices résiduelles sont cachées en arrière des oreilles et sous le menton pour la région cervicale.
Très minutieuse, l’intervention dure environ 1 heure.


Lipossuccion sous mentonnière
Informations pratiques


Quelles sont les suites de la liposuccion sous-mentonnière ?


Il s’agit d’une intervention effectuée en ambulatoire avec sortie de la clinique le soir même de l’opération.
Une contention adaptée à la nouvelle forme du visage et du cou est appliquée en fin d’intervention. Elle est à conserver jour et nuit pendant 8 jours, puis seulement la nuit pendant 1 mois. La douleur est cotée 2 sur une échelle de 0 à 10, et facilement calmée par des antalgiques (antidouleurs) simples.
Le résultat est immédiat pour 70 % du volume, l’œdème (gonflement) résiduel se dissipe en 3 mois. Des séances de drainage lymphatique accélèrent la récupération. Des ecchymoses (« bleus ») apparaissent à 48 heures et se dissipent en 8 à 10 jours.
La reprise du travail peut donc s’effectuer sous 48 heures (en cas de travail isolé), mais plutôt sous 9 à 10 jours. La reprise des activités physiques s’effectue au bout de 3 semaines pour les sports en rapport avec la partie haute du corps.
Une consultation de suivi est prévue à 10 jours, puis une consultation par mois pendant 3 mois.

 

Quels sont les risques et les inconvénients de la liposuccion sous-mentonnière ?


Le chirurgien doit vous parler des éventuels risques, même s’ils sont rares :
– risques liés à l’anesthésie et risque de phlébite (exceptionnelle lors d’une opération du visage) ;
– risques spécifiques (eux aussi exceptionnels) : hématomes pouvant nécessiter un drainage chirurgical, infection, lésion du nerf facial.
Une forte exposition au soleil doit être évitée pendant 1 mois.

 

Combien coûte la liposuccion sous-mentonnière  et à qui s'adresser ?


Un devis doit obligatoirement être remis avant l’intervention.
Le prix d’une liposuccion sous-mentonnière varie entre 2 500 et 3 500 euros. Il n’est remboursé ni par la Sécurité sociale, ni par les mutuelles. Mieux vaut consulter plusieurs chirurgiens pour comparer les prix.
Il faut s’adresser à un spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, exerçant dans un hôpital, une clinique ou un cabinet privé. Ils sont 930 en France.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

Comment fonctionne la blépharoplastie ?

Comment fonctionne la blépharoplastie ?


Avec l’âge, les yeux peuvent subir différentes atteintes : accumulation de graisse ou excès cutané au niveau des paupières supérieures et inférieures, perte de graisse au niveau des paupières inférieures, affaissement des sourcils… avec pour résultat des paupières tombantes ou en casquette, des poches sous les yeux ou un cerne creux qui vieillissent le regard.


Pour chacun de ces défauts, des solutions de chirurgie esthétique existent. Les actes concernant les paupières sont regroupés sous le terme de « blépharoplasties ». Il est fréquent d’allier une intervention au niveau du regard avec un lifting du visage.

 

Comment corriger des paupières tombantes ou affaissées avec un excédent de peau (dermochalasis) ?


On réalise une « résection cutanée » (on ôte l’excédent) par chirurgie classique ou chirurgie laser. Pour les paupières supérieures, l’incision est réalisée dans le pli naturel de la paupière, pour éviter une cicatrice visible. Pour les paupières inférieures, elle est effectuée au ras des cils.
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale et tranquillisants (neuroleptiques). Une anesthésie générale peut être pratiquée si plusieurs interventions sont prévues (exemple : opération simultanée des paupières supérieures et inférieures). Elle n’est pas douloureuse et dure 20 minutes pour la paupière supérieure, 45 minutes pour la paupière inférieure.


Après l’intervention, des poches glacées sont mises en place pour diminuer l’œdème (gonflement) et les ecchymoses (bleus), qui malgré tout persistent souvent plusieurs jours. Le port de lunettes teintées et une « éviction sociale » d’une dizaine de jours sont à prévoir. Une protection solaire totale doit être appliquée sur la cicatrice pendant 1 mois.
Un aspect normal est obtenu au bout d’une quinzaine de jours, la cicatrice devient invisible au bout de 2 mois. Le vieillissement peut ensuite reproduire les mêmes dommages mais le résultat se maintient une douzaine d’années.

 

Comment corriger les poches disgracieuses et les yeux bouffis avec un excès de graisse (lipoptose) ?


On retire l’excès de graisse par chirurgie classique ou ablation au laser. Si la poche n’est pas associée à un relâchement cutané (sujet jeune), on passe par l’intérieur de la paupière (voie transconjonctivale) pour éviter toute cicatrice. Si la poche est associée à un relâchement cutané (sujet âgé), on passe par la voie sous-ciliaire (comme pour le dermochalasis).
L’intervention se fait sous anesthésie locale et tranquillisants (neuroleptiques). Une anesthésie générale peut être pratiquée si plusieurs interventions sont prévues (exemple : opération simultanée des paupières et des poches). Elle n’est pas douloureuse et dure 45 minutes.


Après l’intervention, des poches glacées sont mises en place pour diminuer l’œdème (gonflement) et les ecchymoses (bleus), qui malgré tout persistent souvent plusieurs jours. Le port de lunettes teintées et une « éviction sociale » d’une dizaine de jours sont à prévoir. Le résultat est généralement définitif.


Rajeunissement du regard
Informations pratiques


Quelles sont les contre-indications des blépharoplasties ?


Il n’y a pas de contre-indications formelles, mais en cas d’antécédents de pathologie oculaire (cataracte, glaucome…), un examen ophtalmologique (avec fond d’œil) est nécessaire.

 

Au cas par cas

 
Comment corriger un cerne creux ?
– Par injection de produit de comblement (acide hyaluronique).
– Par lipostructure ou lipofilling, à savoir une autogreffe de graisse. Celle-ci est prélevée à l’aide d’une seringue au niveau du ventre, des hanches ou des fesses puis centrifugée et purifiée et enfin réinjectée. – À noter : en cas de cerne creux et de poche sous les yeux, on utilise la graisse de la poche pour l’injecter dans le cerne (transposition graisseuse). On passe alors par l’intérieur de la paupière pour repositionner la graisse.
– Par lifting malaire : il s’agit de remonter les tissus ayant glissé vers le bas avec le temps au niveau du rebord de l’orbite.
– Risques et inconvénients : avec l’acide hyaluronique et le lipofilling, un bleu (ecchymose) peut se former. Il y a également un risque de surcorrection. Le résultat obtenu avec l’acide hyaluronique est moins durable (8 mois à 1 an) qu’avec la transposition graisseuse ou le lipofilling. Avec la greffe de graisse, il existe cependant une incertitude du « taux de survie » des greffons : soit le résultat est définitif, soit une retouche est nécessaire.

 

Comment corriger un cerne foncé ?
C’est le problème le plus difficile à régler et à l’heure actuelle il n’existe aucun traitement 100 % efficace dénué de risques.

 

Comment corriger un affaissement des sourcils ?
Il est possible de relever la partie externe du sourcil par un lifting temporal et la totalité du sourcil par un lifting frontal endoscopique. Parfois des injections de toxine botulique suffisent.
Dans le cas d’une blépharoplastie supérieure, il est possible de profiter de l’intervention pour affaiblir les muscles intersourcilier: les « abaisseurs » étant affaiblis les muscles releveurs relèvent naturellement le sourcil.

 

Comment corriger les rides ?
Contre les rides du lion ou la patte-d’oie, il est possible d’injecter de la toxine botulique. L’effet ne dure que 6 mois.

 

Quels sont les coûts et remboursements ?

Cela dépend des praticiens et du type d’intervention. Comptez entre 1 500 et 3 500 euros pour une blépharoplastie, entre 250 et 500 euros pour une injection d’acide hyaluronique, 450 euros pour une injection de toxine botulique.
Un devis détaillé est obligatoire pour les actes chirurgicaux, avec un délai incompressible de 15 jours de réflexion. Ce type d’actes n’est jamais remboursé par l’Assurance maladie.

 

Qui fait quoi ?


Les médecins qui effectuent les blépharoplasties sont des oculoplasticiens ou des chirurgiens plastiques et esthétiques. Pour les peelings, les lasers et les injections d’acide hyaluronique ou botulique, il est possible de s’adresser aux dermatologues spécialisés en esthétique et laser.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

Qu’est-ce qu’un lifting du front et des sourcils ?

Qu’est-ce qu’un lifting du front et des sourcils ?


Ce lifting, appelé aussi lifting frontal endoscopique, est une procédure chirurgicale qui corrige l’affaissement de la peau et l’apparition de rides au niveau du front.
Il est ainsi possible de repositionner les sourcils (lifting des sourcils), d’affaiblir les muscles du front qui provoquent des rides horizontales et des rides verticales situées entre les deux sourcils (les rides du lion). La remontée des sourcils dégage le regard en déplissant les paupières supérieures, dont l’éventuel excès cutané est enlevé à la demande : ceci s’appelle une blépharoplastie.
Un peu plus complet, le lifting fronto-médio-facial concerne tout le tiers du visage : non seulement le front et les sourcils, mais aussi la joue et la pommette, qui sont repositionnées plus haut, à leur emplacement d’origine.
Il faut bien définir les objectifs de l’opération avec le chirurgien, à partir de photos.

 

À qui s’adresse le lifting du front et des sourcils ?


Il s’adresse aux hommes et aux femmes de 30 à 55 ans environ dont la partie supérieure du visage fait l’objet des premiers stigmates du vieillissement. La chute des sourcils ferme le regard, et les rides du lion donnent au visage un aspect sévère.
Le lifting permet de régler de manière « définitive » (en tout cas pour 8 à 10 ans) un défaut de position des sourcils, d’estomper les rides de la patte-d’oie (situées au coin des yeux) et les rides du lion et de rajeunir le visage de quelques années.
Il est moins adapté aux patients ayant déjà eu des interventions sur les paupières supérieures ou à ceux qui ont le front très haut. Avant de décider, mieux vaut demander au chirurgien si cette technique est adaptée à votre cas.

 

Comment se déroule le lifting du front et des sourcils ?


L’intervention se déroule sous anesthésie locale complétée par une sédation, ou sous anesthésie générale. Elle est encore parfois réalisée par incision classique, mais le plus souvent par chirurgie endoscopique, grâce à une mini-caméra qui permet de visualiser sur un écran le maniement des instruments chirurgicaux. Il suffit de 4 petites incisions très discrètes de 12 mm, réparties sur les régions chevelues des tempes et du front. L’intervention dure 1 heure, et on rentre chez soi le lendemain.

L’intervention n’est pas douloureuse, mais un inconfort du front et des paupières supérieures peut persister quelques jours. Des ecchymoses (gonflements) des paupières supérieures peuvent apparaître et se dissiper progressivement au bout de 8 à 10 jours. Le traitement de sortie est constitué d’antibiotiques pour 6 jours, d’antalgiques simples et d’arnica en granules pendant 15 jours. Un modelage par pansements du front et des tempes est parfois réalisé pour limiter l’apparition d’un œdème.
La reprise du travail peut s’effectuer au bout de 3 jours, mais une vie sociale n’est envisageable qu’au bout de 12-14 jours, et la reprise des activités sportives à la fin du 1er mois.

Le résultat est acquis à 90 % au bout de 15 jours et l’œdème se résorbe complètement dans les 3 mois.
Il y a deux consultations de suivi en 15 jours, puis un suivi régulier pendant 6 mois. Il s’agit de surveiller la bonne évolution du repositionnement des sourcils, d’enlever certains fils et les pansements de contention faciale au 6e jour.


Lifting front et sourcils
Informations pratiques


Quels sont les risques et les inconvénients du lifting du front et des sourcils ?


Le chirurgien doit vous parler des éventuels risques, même s’ils sont rares : les risques liés à l’anesthésie et la phlébite (exceptionnelle lors d’une opération du visage) ; les risques spécifiques : apparition d’hématomes (exceptionnelle dans ce type de lifting frontal, peut nécessiter un drainage chirurgical). L’infection est très rare.
La discrète asymétrie de la mobilité d’un sourcil, très rare, se résout spontanément en 15 jours à 2 mois. Une modification modérée de la sensibilité du front se résout spontanément en quelques mois.

 

Combien ça coûte ?


Un devis doit obligatoirement être remis avant l’intervention.
Le prix d’un lifting frontal varie entre 3 000 et 7 000 euros. Il n’est remboursé ni par la Sécurité sociale, ni par les mutuelles.
Mieux vaut consulter plusieurs chirurgiens pour comparer les prix.

 

Qui pratique le lifting du front et des sourcils ?


Il faut s’adresser à un spécialiste officiel en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, exerçant dans un hôpital, une clinique ou un cabinet privé. Ils sont 930 en France.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

Qu’est-ce qu’un lifting du visage ?

Qu’est-ce qu’un lifting du visage ?


Le terme « lifting » désigne toutes les opérations destinées à corriger l’affaissement de la peau, ici la peau du visage.


Au fil du temps, des rides se forment, le visage devient plus allongé, les pommettes s’affaissent et un creux se forme au milieu de la joue. Le pli nasogénien et le pli d’amertume s’approfondissent, les bajoues apparaissent, les angles des lèvres chutent, l’ovale du visage devient carré. La peau et les muscles du cou se distendent.


L’intervention consiste donc à retendre la peau, mais aussi les plans profonds musculaires et graisseux, afin d’aplanir les rides et les plis et de redéfinir les volumes du visage. Elle ne touche pas à la structure osseuse.

 

Dans quels cas utilise-t-on le lifting du visage ?


Cette opération de rajeunissement s’adresse aux femmes (mais aussi aux hommes) qui souhaitent corriger les signes du vieillissement. Elle est rarement réalisée avant l’âge de 40 ans. Il vaut mieux faire un premier lifting avant 60 ans, mais tout dépend des caractéristiques du visage.


Il existe plusieurs sortes de lifting, en fonction de la région traitée : le lifting cervicofacial, qui agit sur la partie médiane et inférieure du visage (joues, menton, cou) ; le lifting médiofacial, qui concerne le tiers supérieur du visage ; le lifting frontal (lifting du front et des sourcils). On peut les réaliser ensemble ou non.


Parfois, ils sont associés à un repositionnement de la région temporale (les tempes) et des pommettes, à des comblements graisseux (joues, paupières inférieures) ou à une liposuccion au niveau du cou.

 

Comment se déroule le lifting du visage ?


Il est recommandé d’arrêter de fumer 4 à 6 semaines avant l’intervention. Il faut bien définir les objectifs de l’opération avec le chirurgien, à partir de photos.


L’opération, qui dure entre 2 et 4 heures, se déroule le plus souvent sous anesthésie générale, mais une anesthésie locale est parfois envisageable. En chirurgie traditionnelle, les cicatrices qui suivent le contour du visage sont dissimulées dans le cuir chevelu et derrière l’oreille. Il y a souvent une cicatrice horizontale de 2 cm sous le menton.


Les liftings de la partie supérieure du visage sont très souvent réalisés sous endoscopie : il suffit alors de 4 petites incisions de 12 mm pour introduire les instruments et une mini-caméra. L’hospitalisation dure 24 heures et on rentre chez soi le lendemain de l’intervention.

 

L’intervention n’est pas douloureuse, mais l’œdème (gonflement) est gênant au début. Un traitement antalgique simple (homéopathique : arnica en granules) et des antibiotiques sont prescrits pendant quelques jours.
Il faut parfois conserver des pansements (Stéri-Strip™) pendant 8 jours. Un press-lift, une sorte de cagoule en jersey élastique, est positionné avant la sortie. Il faut le garder durant 15 jours, puis 15 jours seulement la nuit.

 

La reprise du travail peut s’effectuer au bout de 3-4 jours, mais une vie sociale n’est envisageable qu’au bout de 15 jours, et la reprise des activités sportives à la fin du 1er mois.


Le résultat est acquis en grande partie au bout de 2-3 semaines ; l’œdème se résorbe complètement dans les 3-4 mois.

Après la sortie de la clinique, il y a deux consultations en 20 jours, puis un suivi régulier pendant 6 mois.


Lifting du visage - Informations pratiques


Quels sont les risques et les inconvénients de cette technique ?


Il s’agit de risques communs à toutes les interventions chirurgicales : risques liés à l’anesthésie, risque de phlébite, exceptionnelle lors d’une opération du visage, mais aussi de risques spécifiques :
– apparition d’hématomes : dans 1 cas sur 50, il faut réintervenir quelques heures après l’opération ;
infection : très rare ;
discrète asymétrie de la mobilité d’un sourcil : très rare, elle se résout spontanément en 15 jours à 3 mois ;
modification modérée de la sensibilité d’une partie du visage : elle se résout spontanément en quelques mois.

Il peut aussi y avoir déception si l’information sur les limites du lifting n’était pas claire. Parfois, une sorte de dépression-fatigue peut survenir.

 

Combien ça coûte ?


Un devis doit obligatoirement être remis avant l’intervention.
Le prix d’un lifting varie entre 6 000 et 15 000 euros. Il n’est remboursé ni par la Sécurité sociale, ni par les mutuelles.
Mieux vaut consulter plusieurs chirurgiens pour comparer les prix et solutions proposés.

 

Où et par qui est pratiqué le lifting du visage ?


Il faut s’adresser à un spécialiste officiel en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, exerçant dans un hôpital, une clinique ou un cabinet privé. Ils sont 930 en France.


CATEGORIE : chirurgie-esthetique

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