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Hypertension artérielle Préparer sa consultation

Définition de l’hypertension artérielle


L’hypertension artérielle (ou HTA) est définie par l’élévation de la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Cette pression artérielle est caractérisée par 2 chiffres (ex : 130/70), le premier (maximum) correspondant à la pression contemporaine de la contraction cardiaque (systolique) et le second (minimum) correspond à la pression de relaxation cardiaque entre 2 battements (diastolique). L’unité de mesure est le mm de mercure (mmHg) (ou parfois le cm de mercure : 140/70 mmHg = 14/7 cmHg).


L’hypertension artérielle est définie par des chiffres de pressions artérielles supérieurs ou égaux à 140/90 mmHg mesurés allongé après plusieurs minutes de repos à plusieurs reprises par un brassard placé autour du bras et relié à un manomètre mécanique ou électronique.

 

Risques et Complications de l’hypertension artérielle


A court terme, une hypertension artérielle importante et brutale peut être responsable d’une souffrance aigue des organes tels que le cerveau (Accident Vasculaire Cérébral, Encéphalite hypertensive), le rein (insuffisance rénale aigue) ou le cœur (insuffisance cardiaque, insuffisance coronaire aigue).


Toutefois la plupart des conséquences de l’hypertension artérielle sont à long terme, liés à l’évolution pendant plusieurs années à bas bruit d’une hypertension artérielle non prise en charge. Cette hypertension artérielle va être responsable de dommages sur l’ensemble des artères de l’organisme par rigidification et apparition ou aggravation d’athérome.

C’est en particulier vrai pour les artères du cerveau (responsable d’accident vasculaire cérébraux AVC), du cœur (responsable d’infarctus du myocarde et d’insuffisance cardiaque), et du rein (responsable d’insuffisance rénale chronique), mais toutes les artères sont touchées y compris celles des jambes (artériopathie des membres inférieurs). Cette atteinte de l’ensemble des artères et du cœur est appelée maladie cardiovasculaire, c’est la 2ème cause de décès en France avec 150 000 décès par an (2011)  après les cancers.


Les conséquences de l'hypertension artérielle sont d’autant plus rapides et sévères que celle-ci est importante (chiffres élevés) et qu’elle s’associe à d’autres facteurs de risques cardio-vasculaire comme le diabète, l’hypercholestérolémie (LDL), le tabac, l’obésité, et l’absence d’exercice physique. L’âge, le sexe masculin et les antécédents personnels et familiaux de maladie cardiovasculaire sont également des facteurs de risques.

 

Les causes de l’hypertension artérielle


Dans l’immense majorité des cas, l’hypertension artérielle est dite « essentielle » c’est-à-dire qu’aucune cause n’est retrouvée. Toutefois plusieurs facteurs de risque d’hypertension artériel sont connus comme le surpoids, l’absence d’activité physique ou l’alimentation et en particulier l’excès de sel et le diabète sucré.


Dans environ 10% des cas, l’hypertension artérielle peut être secondaire à une autre maladie. Il peut s’agir d’une maladie du rein et/ des artères rénales (sténose), des glandes surrénales ou de maladies hormonales.
Exceptionnellement, l’hypertension artérielle peut être liée à une mutation génétique unique familiale.

 

Symptômes de l’hypertension artérielle


L’hypertension artérielle est le plus souvent « silencieuse » c’est-à-dire qu’elle ne s’accompagne d’aucun symptôme. Ainsi plus de la moitié des adultes présentant une hypertension artérielle l’ignore. Ceci est un facteur de gravité car pendant le temps que l’hypertension artérielle évolue, elle poursuit ses effets délétères sur les artères et le cœur.


Lorsque l’hypertension artérielle est sévère et/ou brutale, elle peut s’accompagner de maux de tête, de nausées avec ou sans vomissements, de saignement de nez. Des taches noires ou éclairs blancs peuvent survenir dans la vision.
La méthode de référence pour mesurer la pression artérielle est la prise après plusieurs minutes de repos, en position allongée, prise au brassard, aux 2 bras. Actuellement la mesure électronique est privilégiée au domicile et au cabinet médical, avec de préférence un appareil de bras validé plutôt qu’au poignet (SFHTA 2011). Plusieurs mesures successives de la pression artérielle sont nécessaires au diagnostic d’hypertension artérielle.


La pression artérielle varie au cours de la journée, il peut être intéressant d’obtenir une mesure couvrant un temps plus large de façon à mieux refléter les contraintes s’exerçant sur les artères. Pour cela, il est possible de réaliser une mesure de la pression artérielle sur 24 heures (Holter tensionnel) ou de façon standardisée plusieurs fois par jour (MAPA : Mesure automatisée de la Pression Artérielle).


Avec quoi ne faut-il pas confondre une hypertension artérielle ?


La pression artérielle peut dépasser la valeur limite de 140/90 mm de mercure de façon ponctuelle, par exemple à cause de l’émotion que provoque la consultation (hypertension artérielle dite « blouse blanche »). Pour faire la part des choses, le médecin peut demander au patient de prendre sa tension à la maison, grâce à un appareil électronique d’automesure.


En cas d’hypertension « blouse blanche », la pression artérielle s’avère inférieure à 135/85 mmHg à la maison. A domicile sont recommandées, en position assise, trois mesures le matin au petit-déjeuner, trois mesures le soir avant le coucher, trois jours de suite (règle des 3). Les mesures sont espacées de quelques minutes (recommandations 2011 de la Société française d’hypertension artérielle).


On peut surestimer la tension artérielle chez les personnes obèses. Il faut alors la vérifier à l’aide d’un brassard adapté.
Enfin, la vérification du matériel (tensiomètre) est indispensable car l’étalonnage est rarement fait régulièrement auprès du constructeur. Avec pour conséquence éventuelle, une méconnaissance de l’HTA ou une alerte infondée.

 

Y a-t-il une prévention possible de l’HTA ?


Oui. Elle consiste à agir sur les facteurs que l’on peut modifier, c’est-à-dire l’hygiène de vie : manger plus équilibré, limiter sa consommation de sel, de matières grasses et d’alcool, pratiquer une activité physique régulière, contrôler son poids, arrêter le tabac.

 

Ces bonnes habitudes sont primordiales chez ceux qui ont une prédisposition génétique à l’hypertension, c’est-à-dire les personnes dont le père et/ou la mère ont une hypertension artérielle, surtout si elle est apparue avant l’âge de 50 ans


A quel moment consulter ?


Compte tenu de l’absence habituelle de symptôme de l’HTA, il convient de la rechercher systématiquement à chaque consultation médicale et de façon régulière après 50 ans.
En cas de présence d’un des symptômes cités au-dessus, il est nécessaire de consulter dans les meilleurs délais son médecin afin de mettre en place un traitement rapide et adapté.

 

Que fait le médecin ?


Le premier « traitement » de l’hypertension artériel est celui de la  prise en charge des facteurs de risque d’HTA. Cela consiste notamment en une consommation en sel modérée, l’absence de tabac, un régime pauvre en matières grasses, une activité physique régulière et un contrôle du diabète le cas échéant.


L’application de ces règles avant l’apparition d’hypertension artérielle peut permettre d’éviter ou de retarder l’HTA.
Si ces règles hygiéno-diététiques sont insuffisantes, il est nécessaire de recourir à un traitement antihypertenseur. Plusieurs classes de médicaments antihypertenseurs existent. Parmi ces classes, il faut citer les diurétiques qui favorisent l’élimination du sel par une action sur les reins, les béta-bloquants qui ralentissent la fréquence cardiaque, les inhibiteurs calciques qui augmentent le calibre des artères, les IEC et ARA2 qui bloquent un système augmentant la pression artérielle et enfin les antihypertenseurs centraux qui joue sur la dilatation des vaisseaux sanguins.
Ces classes peuvent être associées pour obtenir un meilleur contrôle tensionnel.


 

Hypertension Artérielle : l’essentiel

 

- Maladie chronique très fréquente et fréquence augmente avec l’âge
- Maladie pourvoyeuse de complications cardiovasculaires graves : AVC, infarctus, insuffisance cardiaque et rénale, …
- Maladie cardiovasculaire = 2ème cause de décès en France (150.000 / an)
- Maladie silencieuse, passe souvent inaperçue : importance du dépistage systématique
- Facteurs de risque et de progression de l’HTA : Tabac, diabète sucré, consommation excessive de sel, hypercholestérolémie, manque d’exercice physique, surpoids
- Absence de cause retrouvée dans la plupart des cas : HTA essentielle.
- Traitement : passe par la correction des facteurs de risque +++ et si insuffisant traitement antihypertenseurs.
- Importance de la prévention de l’HTA : prise en charge des facteurs de risque avant l’apparition de l’HTA
- Les antihypertenseurs : plusieurs classes de médicaments qui peuvent être associés pour obtenir un contrôle tensionnel correct.
- La surveillance de la tension est essentiel : au cabinet médical et à domicile avec une automesure tensionnelle.


Définition de la fibrillation auriculaire

Définition de la fibrillation auriculaire


La fibrillation auriculaire (FA) est un trouble du rythme cardiaque fréquent et potentiellement grave par les complications (accident vasculaire cérébral (AVC) notamment) qu’il engendre.

Le cœur est composé de quatre cavités (deux oreillettes et deux ventricules) qui se contractent pour faire circuler le sang ; la FA correspond à une contraction anarchique, rapide et irrégulière.

Cette fibrillation peut être permanente, persistante (> 7 jours) ou évoluer par paroxysmes (< 7 jours).

 

Certains troubles du rythme des oreillettes sont proches et assimilés à la FA : il s’agit du flutter auriculaire et de la tachycardie atriale.

 

Risques et enjeux sanitaires des fibrillations auriculaires


0,4 % à 1 % de la population générale sont touchés par la fibrillation auriculaire et cette proportion augmente avec l’âge (plus de 8 % des plus de 80 ans).

La plupart des FA sont dues à une maladie sous-jacente, cardiaque ou non, mais un tiers des cas sont isolés, sans lien avec une maladie cardiopulmonaire. La gravité de la maladie est liée aux complications dites thromboemboliques : la FA provoque en effet des accidents vasculaires, notamment cérébraux (AVC) dont la fréquence est deux à sept fois plus élevée.

 

Causes des fibrillations auriculaires

 

Parmi les fibrillations auriculaires, on distingue les causes cardiaques et extracardiaques.
Les causes cardiaques regroupent les maladies coronariennes (jusqu’à l’infarctus du myocarde), les maladies des valves cardiaques, l’insuffisance cardiaque et toutes les maladies du cœur.

D’autres causes non cardiaques comme une hyperthyroïdie, l’obésité ou des pathologies pulmonaires chroniques sont aussi responsables de FA.

 

Symptômes de la fibrillation auriculaire

Le patient atteint de fibrillation auriculaire peut ressentir des palpitations avec sensation que le cœur bat vite et de manière irrégulière. Les crises peuvent durer quelques heures ou être permanentes. Angoisse, sensation d’oppression et essoufflement (dyspnée) les accompagnent fréquemment.

D’autres patients sont asymptomatiques et ne ressentent aucun symptôme ; le diagnostic sera fait de manière fortuite lors d’un électrocardiogramme réalisé à titre systématique.
Malheureusement, la FA peut se révéler à l’occasion de complications comme un AVC ou une poussée d’insuffisance cardiaque.


 

Avec quoi ne faut-il pas confondre une fibrillation auriculaire ?


La sensation de palpitations ne doit pas être confondue avec la douleur thoracique.

Les palpitations sont indolores tandis que la douleur thoracique correspond à une gêne et une douleur derrière le sternum. Il convient d’appeler le SAMU Centre 15 rapidement pour éliminer une pathologie cardiaque comme un infarctus.


Par ailleurs, le terme fibrillation peut être confondu avec la fibrillation ventriculaire, qui est un trouble du rythme des ventricules cardiaques. Ce trouble est en fait un arrêt cardiaque (perte de connaissance, absence de signes de circulation) qu’il convient de réanimer dans les premières secondes par un choc électrique externe (par exemple par un défibrillateur).

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Comme pour toute maladie du système cardio-vasculaire, la prévention est essentielle et des modifications du mode de vie sont nécessaires : sevrage tabagique, activité physique régulière et mesures diététiques.


L’observance des traitements médicamenteux est également primordiale, même en l’absence de symptômes ressentis.

Les anticoagulants sont des traitements à prendre au long cours et pour lesquels une éducation est nécessaire : respect des doses, adaptation en cas d’écarts alimentaires, contrôles sanguins, signes de surdosage…
Enfin, les traitements pris doivent être signalés à tous les professionnels de santé consultés : dentistes, anesthésistes, infirmières… Certains gestes nécessitent en effet des précautions particulières.


À quel moment consulter ?

 

Toute sensation de palpitations doit être exposée à son médecin pour pratiquer un électrocardiogramme.

La prévention des complications est essentielle, même en l’absence de symptômes. Une consultation en urgence est nécessaire.

 

Que fait le médecin lors de fibrillation auriculaire ?


Le médecin confirme le diagnostic de fibrillation auriculaire et surtout recherche les causes.


L’examen clinique permet déjà de mettre en évidence certains symptômes associés comme un essoufflement, un malaise ou des signes de complications.
L’électrocardiogramme est l’examen clé puisqu’il montre les signes de contractions anarchiques des oreillettes. Une hospitalisation en urgence est parfois nécessaire.


D’autres examens dits paracliniques sont réalisés : prise de sang (taux de sucre, fonction rénale, fonction thyroïdienne avec la TSH, bilan de coagulation), échographie cardiaque, radiographie pulmonaire

 

Le traitement de la fibrillation auriculaire repose sur deux axes : prévenir les accidents thromboemboliques par des anticoagulants (antivitamines K le plus souvent), et traiter le trouble du rythme (ralentissement de la fréquence cardiaque par des médicaments voire un choc électrique appelé cardioversion).

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Les traitements par antivitamines K nécessitent une surveillance rigoureuse par un carnet de surveillance en fonction des contrôles sanguins (INR cible). Tout signe de surdosage (saignement au brossage des dents, hématomes…) est un signe d’alerte entre les consultations.
Les sports violents et les activités avec risque de coups ou coupures (bricolage…) sont à proscrire.


Hyperthyroïdie

Hyperthyroïdie : définition

 

L'hyperthyroïdie est provoquée par un excès d'hormones thyroïdiennes, le plus souvent secrétées par la glande thyroïde située à la base du cou. Les hormones en excès s’appellent T3 et T4 ; elles contiennent de l’iode (soit trois – T3, soit quatre atomes – T4). La forme majeure d’hyperthyroïdie est la thyrotoxicose.
La HAS définit ainsi l’hyperthyroïdie de l’adulte :


• l'hyperthyroïdie clinique patente ou avérée correspond à l'association de signes cliniques francs et d'une biologie perturbée (TSH basse, T4 et/ou T3 élevées) ;
• l'hyperthyroïdie infraclinique appelée fruste ou asymptomatique correspond à des symptômes frustes (discrets) et une biologie perturbée (TSH est basse, T4 et/ou T3 normaux ou à la limite supérieure de la normale .
La TSH, la T4 libre (T4L) et la T3 libre (T3L) sont qualifiées d’anormales lorsque leurs valeurs sont supérieures ou inférieures aux bornes de normalité données par le laboratoire d’analyse.

L’hyperthyroïdie n’est pas une maladie en soi, mais un syndrome (une situation clinique) ; il faut définir son origine pour la traiter.

 

Risques et conséquences de l'hyperthyroïdie

 

L’hyperthyroïdie épuise l’organisme en lui imposant une hyperactivité générale cellulaire. Quand celle-ci est élevée, on parle de thyrotoxicose. Elle est  dangereuse pour les cellules cardiaques (troubles du rythme, tachycardie, augmentation de la pression artérielle, décès chez les personnes au cœur fragile), mais aussi les cellules nerveuses (décompensation d’une psychose, hyperactivité désordonnée, agitation, crise d’angoisse majeure).
Ces risques s’ajoutent ceux de la cause de l'hyperthyroïdie : une maladie auto-immune (anticorps contre l'organisme lui-même), ou une tumeur qui secrètent des hormones.

L'hyperthyroïdie frapperait 1 à 2% de la population, huit fois plus les femmes que les hommes. Cette proportion s’élève chez les plus de 65 ans (AMMPPU, 2004). Elle est plus fréquente dans certaines familles pour des raisons génétiques (maladie de Basedow).
Sa forme fruste est très fréquente et moins spécifiquement féminine, elle s’étend avec l’avance en âge : 5-6% de la population à 80 ans et plus (Goichot et coll. Médecine Thérapeutique, 4è trimestre, 2008). De même 5% des femmes ayant accouché auraient une thyroïdite fruste transitoire et méconnue (Collège des enseignements en endocrinologie, décembre 2004).

 

Causes et mécanismes de l’hyperthyroïdie

 

Les hormones thyroïdiennes agissent dans le noyau des cellules directement sur les gènes. Elles sont très puissantes et précisément régulées. Cette régulation est débordée dans plusieurs cas.

Ce peut être une sur-stimulation de la glande par la TSH (thyroid stimulating hormon). Cette hormone est secrétée par l’hypophyse sur ordre de l’hypothalamus, tous deux situés à la base du cerveau. Quand le taux d'hormone thyroïdiennes dans le sang s’abaisse, l'hypothalamus stimule l'hypophyse qui secrète de la TSH pour réveiller la thyroïde. Quant ce taux s’élève, la TSH diminue, voire s’annule. Une hyperthyroïdie se détecte donc en mesurant le taux sanguin de TSH.

Certains nodules de la thyroïde peuvent être toxiques en échappant à la régulation de la TSH et en secrétant sans retenue la T3 et la T4 même quand la TSH est basse : goitre multinodulaire toxique, adénome toxique, cancer.

Le plus souvent, la stimulation est d’origine immune, par des anticorps, lors d’une maladie auto-immune : maladie de Basedow, maladie de Hashimoto à son début, thyroïdite de de Quervain, ou bien thyroïdite du post-portum (après l’accouchement).

De façon non négligeable, il s’agit de la prise excessive d’hormone thyroïdienne, soit pour maigrir artificiellement, soit par excès d’un traitement de substitution après une chirurgie de la glande. Ces interventions sont assez fréquentes, car il est parfaitement possible de bien vivre sans thyroïde avec un traitement substitutif.

La surcharge en iode peut provoquer une poussée d’hyperthyroïdie. Elle est le plus souvent la conséquence de médicaments ou d’examens connus pour apporter de l’iode. Rarement il s’agit d’un accident nucléaire exigeant la prise massive d’iode dans les heures de la dispersion atmosphérique d’iode radioactif.

Il existe aussi des hyperthyroïdies de stress, transitoires, qu’il faut contrôler de crainte qu’elles ne persistent de manière autonome.

 

Symptômes et signes de l’hyperthyroïdie

 

Outre les signes cardiaques toujours perceptibles (tachycardie, troubles du rythme) et l’agitation psychique avec insomnie, l'augmentation du métabolisme énergétique provoque un amaigrissement, une fonte musculaire, ainsi qu’une fragilisation osseuse. Les graisses brûlent, et le sucre sanguin s’élève. La fatigue est générale et le corps tremble. Il peut y avoir une fièvre permanente, des sueurs profuses. L’accélération du transit digestif provoque de la diarrhée.
Ces signes ne sont pas forcément présents tous en même temps et parfois il n'y a aucun symptôme manifeste.
Dans la maladie de Basedow, un goitre (augmentation du volume de la glande thyroïde) peut apparaître ainsi qu'une exophtalmie (yeux exorbités). Ces signes sont très caractéristiques, même s’il existe des goitres dits « euthyroïdiens », sans hyperthyroïdie.


Avec quoi ne faut-il pas le confondre ?

 

L'hyperthyroïdie présente des symptômes proches de la phase maniaque des troubles bipolaires, où l'on retrouve l'excitation, la perte de poids, les troubles du sommeil. Mais le contexte psychique est ici différent et le bilan biologique montre un taux anormal d'hormones thyroïdiennes et de TSH.
Les autres erreurs diagnostiques sont plus rares, car l’ensemble des signes généraux d’hyperthyroïdie est très évocateur.

Y a-t-il une prévention possible ?

 

Il n'existe pas de réelle prévention de l'hyperthyroïdie mais on peut veiller à ne pas surconsommer d’iode (eau, aliments et sel de table). La surcharge en iode est habituellement d'origine médicamenteuse, comme les personnes prenant de la Cordarone® prescrite aux cardiaques.
Les situations de stress émotionnel favorisant la stimulation de l’hypothalamus et les réactions auto-immunes, il est conseillé d’avoir une hygiène bien contrôlée et une vie aussi agréable que possible, particulièrement lors d’antécédents familiaux thyroïdiens.


A quel moment consulter ?

 

Il faut consulter rapidement quand un ou plusieurs symptômes se manifestent, en raison de la mauvaise tolérance et des risques d’une thyrotoxicose.
Certaines hyperthyroïdies témoignent d'un cancer de la glande qu'il faut traiter au plus vite.

 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

 

Il faut décrire le plus précisément possible les symptômes ressentis, leur date d'apparition et surtout les antécédents familiaux et personnels de maladie thyroïdienne. La liste des médicaments pris et des examens faits (avec produit de contraste iodé) est indispensable.

 

Que fait le médecin ?

 

Après examen complet avec électrocardiogramme, il propose un bilan biologique pour préciser le diagnostic.
Il s’agit des dosages hormonaux (T4 libre, TSH, éventuellement thyroglobuline), une échographie thyroïdienne (par un professionnel entraîné). Une mesure de l'iode dans les urines (iodurie) dépiste une surcharge en iode.
La scintigraphie de la glande est au mieux décidée par un spécialiste, auquel le généraliste adresse le patient pour bilan approfondi.
Selon l’origine de l’hyperthyroïdie on recourt à des médicaments (maladie auto-immune) ou à la chirurgie (nodules, thyrotoxicose). Dans ce dernier cas, il faut corriger le manque d’hormones par un traitement d’hormones substitutives à vie.

Chez les personnes déjà sous traitement substitutif thyroïdien et manifestant un dérèglement de la prescription, la correction doit être rapide pour limiter l’épuisement cellulaire. La suppression de toute automédication dissimulée pour maigrir est aussi indispensable, elle réclame la parfaite collaboration du patient.


Infarctus du myocarde

Définition de l'infarctus du myocarde

 

L’infarctus du myocarde (et non « l’infractus ») correspond à la nécrose et à la mort d’une partie du muscle cardiaque appelé myocarde.

Les artères coronaires qui irriguent le muscle et oxygènent le cœur se bouchent, provoquant une diminution de sang et d’oxygène.

La cause principale est l’athérome qui rétrécit les artères en raison du dépôt de graisses sur les parois.

L’infarctus du myocarde fait partie des maladies cardio-vasculaires pour lesquelles la lutte contre les facteurs de risque (tabagisme, hypertension artérielle, diabète, taux élevé de cholestérol, obésité, stress, sédentarité, alimentation riche en graisses, trop pauvre en fruits et légumes) est essentielle.

 

Risques et origines des infarctus du myocarde

 

Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans tous les pays industrialisés et notamment en France. Chaque année, 120 000 personnes font un infarctus du myocarde, avec une mortalité maintenant de l’ordre de 10 %.
Cette maladie touche principalement les hommes âgés de plus de 55 ans mais en présence de facteurs de risque importants et d’une hérédité, l’infarctus du myocarde peut survenir plus tôt.

 

Causes et mécanismes de l'infarctus du myocarde

 

L’infarctus du myocarde est la conséquence de l’occlusion d’une artère coronaire ou de l’une de ses branches. Privé d’oxygène, le cœur se nécrose (mort cellulaire).


L’angine de poitrine est souvent une étape précédant l’infarctus, avec une inadéquation des besoins en oxygène et des apports ; ces derniers sont réduits en raison du rétrécissement (sténoses) des artères, ce qui provoque des douleurs notamment à l’effort.

 

Symptômes et signes de l'infarctus du myocarde


La douleur thoracique est le principal symptôme de l’infarctus du myocarde. La douleur typique est comme un étau derrière le sternum, elle serre et irradie parfois dans la mâchoire ou dans le bras.
D’autres symptômes sont possibles en fonction de la gravité, de la localisation et des complications éventuelles : essoufflement, pâleur, sueur…
Certains infarctus se révèlent par des signes très discrets comme de simples nausées et/ou douleurs du creux de l’estomac. De même, les diabétiques ressentent souvent moins la douleur et des infarctus peuvent être totalement silencieux.

Seul l’électrocardiogramme fera le diagnostic, parfois a posteriori.


Avec quoi ne faut-il pas confondre l'infarctus du myocarde ?


Toute douleur thoracique peut révéler un infarctus. Il peut également s’agir d’une embolie pulmonaire, d’une douleur d’ulcère ou encore d’une pneumonie, mais seul le médecin pourra poser un diagnostic, notamment après la réalisation d’un électrocardiogramme.
Il ne faut pas confondre angine de poitrine et infarctus. Dans l’angine de poitrine (ou angor), la douleur est plutôt à l’effort et cède après administration des médicaments ou spontanément ; les signes sont réversibles. Dans l’infarctus, la douleur ne cède pas et les signes et les lésions sont irréversibles.

 

Y a-t-il une prévention possible à l'infarctus du myocarde ?


Comme toutes les maladies cardio-vasculaires, la prévention de l’infarctus du myocarde passe par des changements de mode de vie.
Il est essentiel de ne pas fumer, l’alimentation doit être équilibrée pour limiter l’excès de cholestérol (graisses), facteur de risque de l’athérome.
La lutte contre l’obésité et le stress est également un objectif : 30 minutes d’activité physique (marche, jogging, vélo, natation…) trois fois par semaine suffisent par exemple pour ne plus être sédentaire et en tirer un bénéfice pour sa santé.


Toutes ces mesures sont également efficaces après l’infarctus. Bien sûr, il est important de reprendre ses activités en fonction de ses moyens physiques et en accord avec le cardiologue et le médecin traitant.


 

À quel moment consulter ?


Le message clé est que toute douleur intense et prolongée dans la poitrine nécessite un appel au SAMU Centre 15.
Aucune minute ne doit être perdue car en cas d’infarctus, il est impératif de désobstruer rapidement les artères.
Le médecin du SAMU posera des questions au téléphone sur les antécédents, les facteurs de risque et les caractéristiques de la douleur. En fonction, il décidera d’envoyer une équipe mobile ou un médecin pour réaliser un électrocardiogramme.

 

Que fait le médecin lors d'un infarctus du myocarde ?

 

Signes ressentis, antécédents médicaux et facteurs de risque cardio-vasculaire permettent d’évoquer le diagnostic d’infarctus.

Le médecin de l’équipe SAMU/SMUR réalise ensuite un électrocardiogramme (enregistrement immédiat du fonctionnement du cœur). Avec l’interprétation de cet électrocardiogramme, il saura si une ou des artères se bouchent ou pas.

En fonction de la situation et des délais pour regagner un hôpital équipé, un traitement médicamenteux (thrombolyse) ou une angioplastie sera proposé.

La thrombolyse consiste à injecter au domicile ou dans l’ambulance du SAMU des médicaments qui vont déboucher l’artère occluse.

L’angioplastie est réalisée dans un service de cardiologie dite interventionnelle ; elle consiste à introduire un cathéter dans l’artère fémorale ou du bras jusqu’au cœur pour visualiser les artères coronaires. En cas de rétrécissement, une dilatation avec un ballonnet est possible ainsi que la mise en place d’un stent (ressort).
Une rééducation est prescrite après l’infarctus, de même qu’un traitement souvent à vie.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Des consultations régulières sont préconisées (avec son médecin traitant tous les trois mois et son cardiologue au moins une fois par an). Le traitement médical doit être scrupuleusement suivi et tout signe nouveau (récidive douloureuse…), par exemple lors d’une activité physique, signalé à son médecin.


Malaise cardiaque

Malaise cardiaque


Qu'observez-vous ?


La victime se plaint d'une douleur serrant la poitrine. La douleur peut irradier vers d'autres parties supérieures du corps (notamment le bras, l'épaule, le cou, la mâchoire inférieure ou l'estomac). Ces signes peuvent s'accompagner de difficultés respiratoires, de sueurs, de nausées, voire de douleurs abdominales.

 

Que devez-vous faire ?


Ne sous-estimez pas la situation : même si la victime prétend que ce n'est pas grave, elle doit immédiatement être prise en charge.
Posez des questions à la victime : depuis combien de temps dure ce malaise ? Est-ce la première fois ? La victime a-t-elle été hospitalisée ou prend-elle des médicaments pour cela ?
Demandez à une personne présente d'alerter immédiatement les secours (le Samu-Centre 15), ou faites-le vous-même si vous êtes seul.
Mettez la victime au repos dans une position confortable (allongée ou, si elle le souhaite, en position semi-assise ou assise).
Vérifiez régulièrement que la victime est consciente et respire normalement.


CATEGORIE : urgences

Réanimation cardio respiratoire lors d'un arrêt cardiaque

Réanimation cardio respiratoire lors d'un arrêt cardiaque


Technique : les compressions thoraciques

1. Placez la victime sur un plan dur, le plus souvent à terre.


2. Agenouillez-vous à côté de la victime.


3. Placez le talon d'une de vos mains au milieu de sa poitrine nue.


4. Placez le talon de l'autre main sur votre première main.


5. Solidarisez vos deux mains. N'appuyez ni sur les côtes, ni sur la partie inférieure du sternum.

6. Positionnez-vous de façon que vos épaules soient à l'aplomb de la poitrine de la victime. Bras tendus, comprimez verticalement le sternum en l'enfonçant de 4 à 5 cm.


7. Après chaque pression, laissez la poitrine de la victime reprendre sa position initiale afin de permettre au sang de revenir vers le coeur.

Maintenez vos mains en position sur le sternum


8. La durée de la compression doit être égale à celle du relâchement de la pression de la poitrine.


9. Effectuez 30 compressions thoraciques à une fréquence de 100 par minute, soit environ 2 compressions par seconde.


10. Pratiquez ensuite 2 insufflations par la technique du bouche-à-bouche.


Technique : bouche-à-bouche

1. Basculez de nouveau la tête de la victime vers l'arrière et soulevez son menton (cf. partie sur l'inconscience  ).


2. Placez une main sur son front et pincez ses narines entre le pouce et l'index.


3. De l'autre main, maintenez son menton de telle sorte que sa bouche s'ouvre.


4. Inspirez normalement, penchez-vous vers la victime et couvrez entièrement sa bouche par la vôtre.   

5. Insufflez lentement et régulièrement de l'air dans la bouche de la victime tout en vérifiant que sa poitrine se soulève. Chaque insufflation dure environ 1 seconde.


6. Tout en maintenant la tête de la victime basculée en arrière et son menton relevé, redressez-vous légèrement pour vérifier que sa poitrine s'abaisse à l'expiration.


7. Inspirez de nouveau normalement et pratiquez une seconde insufflation.


8. Repositionnez correctement vos mains et pratiquez 30 nouvelles compressions thoraciques.   


CATEGORIE : urgences


Définition de la bradycardie

Définition de la bradycardie


La bradycardie fait partie des troubles du rythme cardiaque et correspond à un ralentissement de la fréquence cardiaque. Le rythme cardiaque normal au repos chez l’adulte est entre 60 et 75 battements par minute (bpm) et la bradycardie est définie par une fréquence inférieure à 60 bpm. Les bradycardies proviennent de plusieurs mécanismes : certaines bradycardies sont physiologiques (chez le sportif entraîné par exemple), d’autres révèlent une maladie cardiaque qu’il faut diagnostiquer et traiter.

 

Traitement de la bradycardie


La bradycardie est souvent le symptôme d’une maladie cardiaque ou extracardiaque qu’il faut dépister et traiter. En effet, des bradycardies extrêmes peuvent aboutir à un arrêt du cœur. Les traitements médicamenteux antiarythmiques ou les piles cardiaques (pacemaker) traitent chaque année plus de 600 000 personnes dans le monde pour une bradycardie. Par exemple, l’appareillage par pacemaker concerne 130 000 personnes de plus de 65 ans aux États-Unis (Daley WR, Kaczmarek RG. The epidemiology of cardiac pacemakers in the older US population. J Am Geriatr Soc 1998 ; 46 : 1016-1019.)

 

Causes de la bradycardie


Le cœur bat grâce à la transmission d’influx électriques qui commandent le rythme cardiaque. En cas de ralentissement voire d’interruption de cette transmission, on parle de bradycardie. La bradycardie peut être due à un ralentissement de la commande des influx (bradycardie sinusale du sportif par exemple), à une anomalie de la conduction entre la commande et le muscle cardiaque (bloc sinoauriculaire) ou encore à un défaut de conduction au sein du cœur (entre les oreillettes et ventricules) de l’influx (bloc auriculoventriculaire). Des maladies cardiaques (infarctus…) ou extracardiaques (hypothyroïdie) sont des causes possibles de bradycardies.


Bradycardie
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Comment se manifeste la bradycardie ?


La bradycardie peut ne pas s’exprimer cliniquement : la personne ne ressent aucun symptôme, comme par exemple le sportif entraîné qui a normalement un rythme cardiaque lent et régulier. Cette bradycardie est physiologique et doit être respectée (pas de traitement).


D’autres patients supportent mal le ralentissement de leur fréquence cardiaque, responsable d’une fatigabilité, d’un essoufflement, voire de malaises (étourdissements ou pertes de connaissance vraies).

À un stade plus important (et une fréquence cardiaque très ralentie), une insuffisance cardiaque voire une mort subite sont possibles.
Les symptômes dépendent également beaucoup de la maladie causale. Ils peuvent par ailleurs être intermittents si la bradycardie n’est pas permanente.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut pas confondre la bradycardie sinusale du sportif avec un rythme cardiaque lent naturellement mais très bien toléré, avec les autres bradycardies, pathologiques et souvent mal tolérées.


Par ailleurs, les causes de malaises sont nombreuses. Le malaise vagal par exemple se produit en cas de contexte favorisant (stress, chaleur…) et provoque un étourdissement et un ralentissement de la fréquence cardiaque réflexe ; la bradycardie n’est pas la cause mais la conséquence du malaise.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Comme toutes les maladies du cœur ou du système vasculaire, le tabac est un ennemi à éliminer au plus vite. De même, une activité physique (30 minutes trois fois par semaine) permet de rester en forme et participe à la prévention des maladies cardio-vasculaires.


La consommation d’excitants (thé, café…) peut interférer avec le rythme cardiaque et elle est donc déconseillée.
Si vous avez un stimulateur cardiaque, il faut porter une carte précisant le dispositif implanté, veiller à ne pas passer sous les portiques magnétiques (aéroports) et les rendez-vous de surveillance (en moyenne tous les 6 mois) sont indispensables.


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À quel moment consulter ?


Dès que la bradycardie devient symptomatique, même si les symptômes sont temporaires et réversibles, il convient de consulter. De même, si le ralentissement de la fréquence cardiaque s’accompagne d’une douleur thoracique ou d’une perte de connaissance, un appel au SAMU Centre 15 est indispensable.

 

Que fait le médecin ?


Signes ressentis, antécédents médicaux, pratique sportive et facteurs de risque cardio-vasculaire font partie de l’interrogatoire que le médecin va conduire.


Ensuite, l’examen clinique complet permet de mettre en évidence des signes de mauvaise tolérance de l’organisme (insuffisance cardiaque…). L’examen clé est l’électrocardiogramme (ECG) de repos ; il permet de déterminer la fréquence cardiaque et de confirmer le diagnostic, en précisant éventuellement le mécanisme. En cas de trouble du rythme intermittent, un enregistrement sur 24 heures (Holter) permet de faire le diagnostic. De même, certains troubles n’apparaissant qu’à l’effort, un ECG d’effort (épreuve d’effort) est parfois nécessaire.


En fonction de ces premiers examens non invasifs, d’autres plus complexes pourront vous être proposés par le cardiologue : ECG endocavitaire (électrode à l’intérieur du cœur), échographie…
Une prise de sang est souvent prescrite pour s’assurer que le fonctionnement de la thyroïde n’est pas en cause.
Les traitements reposent bien sûr sur la cause de la bradycardie. Sinon, des médicaments voire un traitement « électrique » peuvent être utiles : le stimulateur cardiaque ou « pile » envoie une impulsion électrique et provoque la contraction du cœur.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Les activités sportives sont conseillées à un rythme adapté ; il convient aussi d’éviter les activités à haut risque comme le parachutisme ou la plongée. En cas de symptômes, consultez rapidement, en précisant les circonstances de déclenchement à votre médecin.


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Malformations cardiaques congénitales : définition

Malformations cardiaques congénitales : définition

 

Une malformation cardiaque congénitale ou cardiopathie congénitale est une anomalie morphologique du cœur et/ou des gros vaisseaux. Le terme congénital signifie de naissance.
En cas de malformation cardiaque congénitale, le cœur ne peut plus assurer son rôle premier, à savoir pomper le sang pour l’amener aux poumons, l’oxygéner et le redistribuer aux organes.

Le terme recouvre en fait beaucoup de maladies, de la plus simple jusqu’à des malformations majeures incompatibles avec la vie.

 

Les malformations cardiaques congénitales peuvent concerner des obstructions à l’écoulement sanguin (sténose pulmonaire, aortique, coarctation…), des communications entre les cavités cardiaques (communication interauriculaire, canal artériel…) ou encore des cardiopathies cyanogènes comme la tétralogie de Fallot ou la transposition des gros vaisseaux.

 

Risques et origines des malformations cardiaques congénitales


La fréquence des malformations cardiaques congénitales a largement diminué depuis l’avènement du dépistage avant la naissance par échographie. On estime que les cardiopathies touchent entre 0,8 et 1 % des naissances. Il s’agit de la malformation congénitale la plus fréquente. Bien que la cause soit inconnue, des facteurs de risque ont été démontrés comme le rôle des virus, la prise de toxique pendant la grossesse (alcool, drogues) ou certaines anomalies chromosomiques (trisomie 21).

 

Causes et mécanismes des malformations cardiaques congénitales


Le cœur est composé de quatre cavités : deux oreillettes (une droite et une gauche) et deux ventricules (un droit et un gauche).

Certaines malformations congénitales cardiaques font obstruction à la circulation sanguine : on parle de sténose.

Ainsi, la sténose pulmonaire est un rétrécissement au niveau de l’artère pulmonaire qui part du cœur et arrive aux poumons ; le cœur droit s’hypertrophie pour lutter contre cet obstacle.

La sténose aortique et la coarctation de l’aorte concernent un rétrécissement entre le cœur et l’aorte qui distribue le sang aux organes ; le cœur gauche s’hypertrophie et peut entraîner une insuffisance cardiaque.

 

D’autres malformations atteignent les parois du cœur, avec des communications anormales entre les oreillettes et les ventricules : la circulation sanguine est déviée et ne permet plus l’oxygénation.

 

Enfin, les cardiopathies congénitales cyanogènes ou « bébés bleus » associent plusieurs malformations (quatre pour la tétralogie de Fallot).

 

Certaines autres anomalies concernent les vaisseaux qui partent du cœur, comme des inversions de circuit (transposition des gros vaisseaux).

 

La plupart de ces malformations cardiaques congénitales sont désormais opérables.



Malformations cardiaques congénitales
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Comment se manifestent les malformations cardiaques congénitales ?


Les symptômes les plus fréquents sont représentés par les souffles cardiaques, qui traduisent une gêne lors du passage du sang dans les zones rétrécies, recherchés systématiquement à la naissance et dans les premiers mois de vie.

La cyanose ou coloration bleutée des lèvres, de la peau ou des ongles est caractéristique de certaines cardiopathies mais elle n’est pas présente dans toutes ; elle traduit un défaut d’oxygénation. L’organisme tente de compenser le plus souvent l’oxygénation déficiente en accélérant la respiration (fréquence respiratoire, essoufflement) et en diminuant les efforts (refus d’alimentation chez les bébés…).
Certaines cardiopathies congénitales sont très parlantes et symptomatiques d’emblée ; d’autres sont plus discrètes et se révèlent dans les mois voire années à venir. L’essoufflement ou la fatigabilité sont alors les principaux symptômes.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre une malformation cardiaque congénitale ?


Il ne faut pas penser que les malformations cardiaques congénitales sont fatales ; la plupart sont maintenant accessibles aux techniques chirurgicales et permettent de gagner en quantité et qualité de vie.
D’autres maladies peuvent se manifester dès la naissance par une détresse respiratoire ou cardiaque sans pour autant être liées à une malformation : les infections seront systématiquement recherchées comme causes.

 

Y a-t-il une prévention possible aux malformations cardiaques congénitales ?


Hormis le dépistage anténatal des malformations cardiaques congénitales pour préparer la naissance (voire proposer une interruption thérapeutique de grossesse), il n’y a pas de moyens de prévention primaire.

Les toxiques sont à bannir comme l’alcool, le tabac et les drogues, et les infections doivent être traitées rapidement chez la mère.


Une fois la malformation dépistée voire traitée chirurgicalement, une éducation thérapeutique est indispensable (avec le patient et/ou la famille chez les enfants) : compréhension de la maladie, stratégies et rythme des interventions ou visites, gestion des médicaments
L’endocardite infectieuse est un risque permanent pour les patients souffrant d’une malformation cardiaque congénitale : des bactéries viennent se fixer sur les valves fragilisées du cœur et peuvent les détruire, aggravant la cardiopathie. Une prévention par des antibiotiques est nécessaire lors des gestes dentaires ou de tatouage… Parlez-en à votre cardiologue.
Par ailleurs, pas question de bannir le sport ou une activité, dans la mesure de ses capacités.

 

Malformations cardiaques congénitales
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Malformations cardiaques congénitales : à quel moment consulter ?

 

L’examen d’un nouveau-né comporte des étapes systématiques pour dépister les principales cardiopathies.

En cas de malformation non diagnostiquée à la naissance (ou même avant la naissance !), tout essoufflement, refus d’alimentation, cassure sur la courbe de poids/taille doit attirer l’attention et motiver une consultation.

 

Que fait le médecin face à une malformation cardiaque congénitale ?

 

Une malformation cardiaque congénitale peut être découverte à tous les stades de la grossesse (lors de l’une des trois échographies obligatoires par exemple), à la naissance, dans les premiers mois de vie ou bien à l’âge adulte, quand les besoins en oxygène augmentent et sollicitent davantage le cœur.

Votre médecin traitant vous orientera vers un pédiatre cardiologue pour pratiquer différents examens, dont au minimum un électrocardiogramme (ECG) et une échographie cardiaque. Ces deux examens non invasifs renseignent sur le fonctionnement et la morphologie du cœur.


Le traitement dépend du type et de la gravité de la malformation.

Des médicaments visant à augmenter les capacités du cœur (inotropes), à assurer un rythme régulier (antiarythmiques) ou à réduire la volémie ou volume sanguin (diurétiques) sont proposés.

La chirurgie cardiaque réparatrice est également une alternative, parfois dès les premiers jours de vie ; elle permet de fermer une communication, repositionner des vaisseaux ou remplacer des valves cardiaques déficientes.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Le rythme des examens et des visites doit être scrupuleusement respecté. Tout signe anormal ou de décompensation doit motiver une consultation rapide car la cardiopathie fragilise tout l’organisme.


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TAG : cardiaque, coeur, malformation, anomalie



Troubles du rythme cardiaque : définition

Troubles du rythme cardiaque : définition


Les troubles du rythme cardiaque correspondent à des anomalies de la fréquence des battements du cœur.

On distingue les bradycardies définies par un ralentissement de la fréquence cardiaque, les tachycardies correspondant à une accélération du cœur et les arythmies en cas de rythme irrégulier.

 

Le rythme cardiaque normal au repos chez l’adulte est entre 60 et 75 battements par minute.

 

La tolérance et la gravité des troubles du rythme dépendent de la cause et de la nature du trouble : une bradycardie peut être très bien tolérée tandis qu’une fibrillation ventriculaire va conduire au décès.

 

Les spécialistes des troubles du rythme cardiaque sont les cardiologues, et particulièrement les cardiologues-rythmologues.

 

Troubles du rythme cardique : risques et enjeux


La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme le plus fréquent, avec 0,4 % à 1 % de la population atteinte, et jusqu’à 8 % chez les plus de 80 ans (1).
Les enjeux de ces troubles du rythme comportent un risque vital immédiat pour certains (troubles du rythme ventriculaires) ou un risque de complications pour d’autres (risque d’accident vasculaire cérébral en cas de fibrillation auriculaire, insuffisance cardiaque…).

 

Troubles du rythme cardique : fonctionnement

 

Le cœur est composé de quatre cavités : deux oreillettes et deux ventricules.

Des impulsions électriques permettent la conduction des influx nerveux et donc la contraction du cœur, des oreillettes aux ventricules.

 

Les troubles du rythme peuvent survenir à toutes les étapes avec des troubles atriaux (au niveau des oreillettes), jonctionnels (entre les oreillettes et les ventricules) et ventriculaires.


Certaines arythmies ont un mécanisme bien connu (comme des entrées de courant) mais d’autres restent encore mystérieuses.


Troubles du rythme cardiaque
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Comment se manifestent les troubles du rythme cardiaque ?

 

Les troubles du rythme peuvent être tout à fait asymptomatiques et détectés par un électrocardiogramme réalisé fortuitement.
D’autres symptômes sont relatifs aux troubles : sensation de palpitations, constatation d’une augmentation de la fréquence cardiaque (tachycardie), vertiges, malaises.
Des signes de mauvaise tolérance ne doivent pas être négligés, comme la douleur à la poitrine, un essoufflement, des œdèmes ou encore une perte brutale de connaissance même si elle est rapidement réversible.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre les troubles du rythme cardiaque ?


Toute accélération de la fréquence cardiaque ne signifie pas trouble du rythme ; en cas d’effort, il est normal que le cœur s’accélère pour augmenter les apports en oxygène.
De même, certains patients sportifs, entraînés, ont naturellement une fréquence cardiaque basse sans pour autant parler de bradycardie pathologique.

 

Y a-t-il une prévention possible aux troubles du rythme cardiaque ?


Les troubles du rythme étant des troubles cardiaques, la prévention concerne essentiellement le cœur et les artères. L’alimentation et la maîtrise du poids font partie des conseils hygiénodiététiques importants.

Le contrôle des autres facteurs de risque cardio-vasculaire est également important (lutte contre l’hypercholestérolémie, suppression du tabac, lutte contre l’hypertension artérielle, équilibre du diabète et activité physique à privilégier).
Aucune mesure spécifique ne prévient l’apparition des troubles du rythme.


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À quel moment consulter ?


Il est important de consulter dès qu’un symptôme apparaît, de la simple sensation de palpitation aux vertiges, en passant par un essoufflement. Une consultation chez le médecin traitant permettra le plus souvent de vous rassurer ; les extrasystoles par exemple, qui sont des contractions prématurées du cœur, sont tout à fait bénignes la plupart du temps.


En cas de perte de connaissance en revanche, il est indispensable d’appeler le SAMU Centre 15 car le pronostic vital peut être en jeu.

En cas de fibrillation ventriculaire, seul un choc par défibrillateur permettra la restauration d’un rythme cardiaque efficace.

 

Que fait le médecin lors de troubles du rythme cardiaque ?


Le médecin traitant puis le cardiologue précisent les symptômes ressentis et les circonstances d’apparition. L’examen clé est l’électrocardiogramme (ECG) qui permet d’enregistrer l’activité électrique du cœur et de préciser le trouble. Deux autres examens en sont dérivés : le Holter ECG est un boîtier portable qui enregistre l’activité cardiaque pendant 24 heures et l’ECG d’effort est un ECG fait pendant une épreuve d’effort (bicyclette ou tapis roulant).
Souvent, le cardiologue réalise une échographie cardiaque.
À côté de ces examens de routine, d’autres, plus pointus, peuvent être réalisés dans des centres spécialisés en rythmologie.

En fonction du trouble, un traitement immédiat est parfois nécessaire (médicaments antiarythmiques, choc électrique…). D’autres troubles nécessiteront un appareillage, comme la mise en place d’un pacemaker ou pile en cas de bradycardie. Les troubles les plus graves peuvent bénéficier d’un défibrillateur implantable.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Il est essentiel de repérer les circonstances de déclenchement des symptômes : à l’effort, au repos, signes accompagnateurs… Ces éléments guideront le médecin dans le diagnostic et la prise en charge. Les médicaments prescrits doivent être pris régulièrement sans aucune interruption.


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Anévrisme de l’aorte abdominale : définition

Anévrisme de l’aorte abdominale : définition


L’aorte est la plus grosse artère du corps humain. L’anévrisme de l’aorte abdominale (ou AAA) est une dilatation d’une partie de cette artère, due à une faiblesse de la paroi. Le risque est la rupture avec un décès quasi certain.

 

On distingue en fait deux types d’anévrismes : les anévrismes « vrais » avec un élargissement de l’aorte et les « faux » anévrismes représentés par une poche anévrismale (comme un sac appendu à l’aorte).

 

Risques et conséquences d'un anévrisme de l’aorte abdominale

 

Chaque année, on découvre 200 000 nouveaux cas anévrismes de l’aorte abdominale. L’athérome est la cause principale des anévrismes de l’aorte abdominale, représentant 95 % des cas. L’anévrisme de l’aorte abdominale s’intègre donc dans le cadre des maladies cardio-vasculaires et touche principalement une population de plus de 60 ans.

 

D’autres causes sont plus rares comme la syphilis, les anomalies congénitales du tissu élastique (maladie de Marfan) ou les infections. Le risque est représenté par la rupture ; ce risque est estimé à près de 20 % en cas d’anévrisme d’un diamètre supérieur à 7 cm.

 

Causes et origines de l'anévrisme de l’aorte abdominale


Hypertension artérielle (HTA) et athérome modifient la résistance de la paroi aortique : l’affaiblissement conduit à une distension lente et progressive de l’aorte.

 

Cette distension est inéluctable : la tension de la paroi de l’artère est en effet proportionnelle à son rayon et à la pression artérielle (loi de Laplace).

 

L’HTA est donc un facteur aggravant de l’anévrisme de l’aorte abdominale.

 

Symptômes et signes de l'anévrisme de l’aorte abdominale


La majorité des anévrismes de l’aorte abdominale ne donnent aucun symptôme. Sinon, la douleur est le signe le plus fréquent : elle peut être située dans le ventre, le dos ou même la poitrine. La douleur ressentie n’est pas spécifique : il peut s’agir d’une pesanteur ou parfois de douleurs paroxystiques. Chez certains patients, une masse pulsatile est ressentie dans l’abdomen.


Des symptômes de troubles digestifs comme une constipation, des vomissements sont également possibles.
Il est à noter que la douleur chez un patient porteur d’un anévrisme de l’aorte abdominale est un signe inquiétant qu’il ne faut pas négliger (risque de fissuration de l’anévrisme).


Enfin, un anévrisme peut être découvert au stade de complication, notamment de rupture avec une hémorragie interne gravissime.

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'anévrisme de l’aorte abdominale ?

 

Toute masse abdominale n’est pas un anévrisme, même si elle est pulsatile. Les sujets maigres et/ou présentant une lésion au contact de l’aorte, peuvent donner l’impression d’un anévrisme de l’aorte abdominale. Par ailleurs, l’aorte peut être naturellement augmentée de diamètre dans le cadre de la dolichoméga-aorte.


L’anévrisme cérébral est aussi une dilatation artérielle, mais située sur une des artères irriguant le cerveau. Il s’agit le plus souvent d’une malformation, responsable de ruptures d’anévrismes parfois mortelles.

 

Y a-t-il une prévention possible à l'anévrisme de l’aorte abdominale ?


Aucune prévention spécifique n’existe en matière d’anévrisme de l’aorte abdominale. Néanmoins, comme pour toute maladie du système cardio-vasculaire, des modifications du mode de vie sont nécessaires : sevrage tabagique, activité physique régulière et mesures diététiques.

 

Le contrôle de la tension artérielle est particulièrement important et l’observance des traitements médicamenteux doit être exemplaire pour limiter les conséquences d’une augmentation de pression sur l’anévrisme.

Anévrisme de l’aorte abdominale : à quel moment consulter ?


En cas de doute sur une masse pulsatile que vous avez ressentie et/ou de douleurs abdominales, il est important de consulter votre médecin qui pourra vous prescrire une échographie pour confirmer ou infirmer le diagnostic.


Chez un patient porteur connu d’un anévrisme de l’aorte, toute douleur nouvelle peut traduire une fissuration. Un appel au SAMU Centre 15 est alors impératif en précisant bien les antécédents.

 

Que fait le médecin face à un anévrisme de l’aorte abdominale ?


L’anévrisme de l’aorte abdominale est parfois découvert lors de l’examen clinique de routine (palpation abdominale).
Le diagnostic d’anévrisme de l’aorte abdominale sera ainsi fortement suspecté devant une masse abdominale volumineuse, située vers la gauche et battante.


L’auscultation peut mettre en évidence un souffle traduisant les turbulences du sang au niveau de l’anévrisme.
Dans tous les cas, des examens médicaux confirment ou infirment le diagnostic : il s’agit de l’échographie et du scanner. Ces deux examens permettent de préciser la taille et le siège de l’anévrisme.


Taille et emplacement de l’anévrisme de l’aorte abdominale déterminent la stratégie thérapeutique. De la simple surveillance avec des contrôles réguliers par échographie à l’intervention chirurgicale de remplacement de la portion de l’aorte atteinte, en passant par des prothèses à l’intérieur de l’artère, différentes options sont possibles. Elles dépendent aussi de l’âge et de l’état général du patient. Le médecin traitant et le chirurgien vasculaire vous les expliqueront.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Des contrôles réguliers assurent la surveillance de l’anévrisme. Classiquement, la surveillance concerne les anévrismes de l’aorte abdominale de moins de 5 cm. Tout signe nouveau, en particulier la douleur, impose une consultation en urgence.

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TAG : coeur



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