Accueil > Actualités > Divers
AVCCANCERCHIRURGIECOEURDIVERSMEDECINE ESTHETIQUEFIN DE VIEIVG-CONTRACEPTIONMALADIES CHRONIQUESMATERNITEPERSONNES AGEESPRIX DES SOINSPSYQUALITE DES SOINSREMBOURSEMENTSSYSTEME FRANCAIS DE SANTEVACCINATIONMEDICAMENTSADDICTIONSMEDECINES ALTERNATIVESSOMMEIL

Définition de l'hépatite virale

Définition de l'hépatite virale

 

Les hépatites virales sont des infections atteignant principalement le foie et provoquant des lésions inflammatoires.

Six virus sont responsables des hépatites : virus A, B, C, D, E et G. On parle d’hépatite « aiguë » lors de la phase d’invasion de l’organisme par le virus ; on parle d’hépatite « chronique » quand la maladie persiste au-delà de six mois après l’infection. Les hépatites B, C et D peuvent devenir des hépatites chroniques, ce qui en fait la dangerosité.

 

Risques et enjeux sanitaires d'une hépatite virale


Les trois hépatites virales les plus fréquentes en France sont les hépatites A, B et C. L’hépatite A est le plus souvent bénigne et guérit en 10 à 15 jours. En revanche, les hépatites B et C sont plus graves car elles peuvent devenir chroniques et dégénérer en cirrhose et cancer du foie.
280 000 personnes (soit 0,65 % de la population adulte) sont porteuses chroniques du virus de l’hépatite B. Pour l’hépatite C, 180 millions de personnes sont atteintes par le virus dans le monde, dont 500 000 à 650 000 en France.

 

Causes et symptômes d'une hépatite virale

 

Les hépatites sont transmises par des virus. Le virus de l’hépatite A (VHA) se transmet par voie digestive (orofécale) et touche essentiellement l’adulte jeune ou l’enfant. Il s’élimine par les selles et ne persiste jamais chroniquement dans l’organisme.
L’hépatite virale B est consécutive quant à elle à une infection par le virus de l’hépatite B (VHB) ; sa transmission se fait par le contact avec des liquides biologiques de personnes infectées (relations sexuelles non protégées, piqûre ou coupure avec du sang, transmission pendant la grossesse…).

 

L’infection guérit spontanément dans la plupart des cas mais peut parfois rester dans l’organisme : les personnes atteintes sont alors porteuses du virus sans présenter de symptômes, d’autres présentent une hépatite chronique évolutive.

Le virus de l’hépatite C (VHC) est transmis par le sang, essentiellement par usage de drogues par voie intraveineuse. La guérison spontanée de l’hépatite C est rare (20 % des cas environ) et l’infection devient chronique chez la plupart des patients.


Comment se manifestent les hépatites virales ?


Les hépatites aiguës se manifestent par des symptômes qui sont communs à toutes les hépatites. Elles peuvent être tout d’abord asymptomatiques ; leur diagnostic ne sera fait qu’a posteriori sur des sérologies. Sinon fatigue, nausées, douleurs abdominales (sous les côtes à droite au niveau du foie) dominent. L’apparition d’urines foncées et d’une jaunisse sont caractéristiques des hépatites. Des formes très sévères pouvant même conduire à la transplantation du foie existent : il s’agit des hépatites fulminantes avec destruction rapide du foie.
Dans l’hépatite A, la maladie guérit spontanément sans risque de chronicité. Dans les hépatites B et C, l’évolution peut se faire vers la chronicité qui sera diagnostiquée par des prises de sang. Cirrhose et cancer du foie sont alors deux complications redoutables.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut tout d’abord pas confondre les virus des hépatites entre eux. L’hépatite A est une maladie bénigne qui ne présente pas le risque de devenir chronique.
Toutes les hépatites ne sont pas d’origine infectieuse et virale ; certaines atteintes du foie ont une cause médicamenteuse, alcoolique ou immunitaire.
Enfin, il ne faut pas confondre jaunisse et hépatite. Une jaunisse traduit le mauvais fonctionnement du foie. D’autres maladies en sont responsables comme les calculs biliaires, la maladie de Gilbert (anomalie héréditaire) ou encore une anémie.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


La prévention est essentielle et diffère selon les virus en cause.
Pour l’hépatite A, elle repose principalement sur les mesures d’hygiène : lavage des mains, lavage des aliments, non-partage des couverts et ustensiles… Une vaccination est recommandée chez le voyageur n’ayant pas d’antécédent d’hépatite A (non immunisé) et se rendant dans des zones fortement contaminées.


Pour l’hépatite B, les moyens préventifs sont nombreux. Le port du préservatif est essentiel lors de relations sexuelles avec un partenaire au statut sérologique non connu ou positif ; le port de gants pour les professionnels de santé est indispensable. Le dépistage de l’hépatite B est également obligatoire en cas de grossesse ou lors du don du sang.
La vaccination est proposée largement, pour les professionnels ou non professionnels. Seuls les antécédents de maladie neurologique type sclérose en plaque contre-indiquent cette vaccination.


Pour l’hépatite C enfin, le partage de matériels d’injection chez les toxicomanes est à proscrire. Les contaminations posttransfusionnelles sont désormais devenues exceptionnelles car tous les dons de sang sont dépistés et traités.


À quel moment consulter ?


Toute fatigue, jaunisse ou persistance de symptômes non expliqués doit motiver une consultation médicale pour faire un diagnostic. Certaines formes d’hépatites peuvent représenter de véritables urgences : le foie est détruit et ne peut remplir ses fonctions. Des troubles de la coagulation et des troubles de conscience (encéphalopathie) aboutissent au décès en quelques heures si aucun traitement n’est mis en place.
Le dépistage des hépatites B et C, même en l’absence de symptômes, est de toute façon important.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin ne peut que suspecter une hépatite. Il recherchera des arguments en faveur d’un mode de contamination (usage de drogues, relations sexuelles…). L’examen clinique n’est pas spécifique des hépatites : en cas de douleurs abdominales, la palpation retrouvera une douleur dans le quadrant supérieur droit de l’abdomen ; des signes hémorragiques sont également dépistés et représentent un signe de gravité.


Le diagnostic est très souvent posé après une prise de sang qui révèle une élévation des enzymes du foie, les transaminases (jusqu’à 20 à 40 fois la normale). La coagulation est également testée et peut être effondrée en cas d’hépatite grave. L’examen clé est la sérologie des hépatites. Les anticorps contre les virus A, B et C sont le plus souvent demandés. Ces anticorps nécessitent un certain délai avant d’apparaître ; plusieurs prises de sang sont donc parfois nécessaires.


En cas d’hépatite A, aucun suivi n’est en général requis. En revanche, en cas d’hépatite B ou C, des prises de sang régulières voire des examens comme une ponction biopsie du foie seront proposés pour vérifier que l’hépatite ne devient pas chronique et active. Dans ce cas, les traitements font appel à des antiviraux comme l’interféron par exemple.


Comment préparer ma prochaine consultation ?


Même en l’absence de symptômes après une hépatite B ou C aiguë, il est indispensable de respecter les prises de sang prescrites. Seul un dépistage précoce et un traitement permettront d’éviter les complications redoutables.


Infections à Papillomavirus

Définition des infections à Papillomavirus


Les infections génitales et anales liées aux virus de la famille des « human papillomavirus » ou hPV sont des infections sexuellement transmissibles. Ces infections à Papillomavirus nécessitent un contact direct de la peau ou de la muqueuse (pénis, scrotum, vagin, vulve, anus, bouche…) et ne sont pas transmises par le sang. La dangerosité et la contagiosité sont liées au caractère le plus souvent latent des infections : les personnes contaminantes ne présentent aucun symptôme. Le principal risque de ces infections à Papillomavirus est le développement d’un cancer du col de l’utérus.

 

Risques et enjeux sanitaires de l'infection à Papillomavirus


Le cancer du col de l’utérus se hisse au huitième rang des cancers de la femme en termes de fréquence et au cinquième rang en termes de mortalité. Le rôle des Papillomavirus humains (human papillomavirus : hPV) dans la survenue de lésions précancéreuses et cancéreuses du col est maintenant bien établi et des tests diagnostiques de l’infection sont disponibles en France.
L’infection est sexuellement transmissible et la plupart des infections sont transitoires, notamment chez la femme jeune. Le facteur de risque le plus significatif est le nombre de partenaires sexuels rencontrés. Ce n’est qu’en cas de persistance de l’infection que la femme présente un risque majeur de cancer du col de l’utérus.

 

Dépistage et mécanismes de l'infection à Papillomavirus


Les infections à Papillomavirus affectent la région anogénitale de l’homme et de la femme. Chez les femmes, l’infection à Papillomavirus des cellules du col utérin peut évoluer de deux façons : elle peut soit rester inactive ou latente et les cellules restent normales ; soit s’activer et modifier les cellules infectées. Ces modifications peuvent être décelées à l’aide de frottis cervicaux et/ou d’un test. Les cellules anormales peuvent ensuite se dissiper spontanément ou dégénérer en cellules cancéreuses.

  

Symptômes et signes de l'infection à papillomavirus

 

Les infections à Papillomavirus sont le plus souvent asymptomatiques, c’est-à-dire qu’elles ne provoquent aucun symptôme chez le sujet infecté.
Le hPV touche la région anogénitale tant de l’homme que de la femme. Chez la femme, cette région comprend la vulve, le col de l’utérus et l’anus. Chez l’homme, cette région inclut le pénis, le scrotum et l’anus. Tout contact avec ces zones peut entraîner une contamination.
Les verrues génitales sont généralement un signe d’infection.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


D’autres infections sexuellement transmissibles existent, avec ou sans symptômes. La syphilis est en recrudescence et se manifeste par l’apparition d’un chancre (ulcération) induré et indolore sur les parties génitales. En cas de lésion, une consultation médicale et des prélèvements permettront de faire la différence.

 

Y a-t-il une prévention possible à l'infection à Papillomavirus ?


En période d’activité sexuelle, la prévention consiste à éviter le contact avec une personne infectée : limiter le nombre de partenaires sexuels peut donc réduire les risques, de même que retarder les rapports sexuels jusqu’à ce que le col de l’utérus soit bien formé (18-19 ans).
Le préservatif y contribue également mais ne garantit pas une protection totale.
Le tabac représentant vraisemblablement un facteur de risque supplémentaire, l’arrêt du tabagisme est recommandé.
Récemment, un vaccin dirigé contre les quatre types de Papillomavirus humains le plus souvent impliqués dans les lésions précancéreuses et les cancers du col de l’utérus, les lésions précancéreuses de la vulve (les types 16 et 18) ainsi que les verrues génitales (les types 6 et 11) a été mis sur le marché. La vaccination contre les infections à Papillomavirus 6, 11, 16, 18 est recommandée à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans (avant les premiers rapports), afin de les protéger avant qu’elles ne soient exposées au risque d’infection à hPV. Le schéma vaccinal comprend trois injections respectant un intervalle de 2 mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle de 4 mois entre la deuxième et la troisième injection.


Définition de la fibromyalgie

Définition de la fibromyalgie


La fibromyalgie est une affection caractérisée par une douleur généralisée dans les muscles et les ligaments. Les patients atteints de fibromyalgie ont souvent des difficultés à dormir et ressentent une fatigue chronique. La fibromyalgie a longtemps été désignée par différents termes dont le syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID), le rhumatisme musculaire chronique (1901), le rhumatisme psychogène (1960), la fibrosite (1983), et le rhumatisme des tissus mous.

 

Risques et origines du syndrome


La fatigue est une plainte extrêmement fréquente dans la population générale : jusqu’à 50 % des Français se déclarent fatigués (Pascal Cathébras. Troubles fonctionnels et somatisation : comment aborder les symptômes médicalement inexpliqués. Masson 2006).

La fibromyalgie, comme le syndrome de fatigue chronique (sans douleurs), ont longtemps été considérés comme des maladies psychosomatiques voire imaginaires. La fibromyalgie a néanmoins été reconnue en 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et concernerait 2 à 5 % de la population, touchant essentiellement les femmes entre 30 et 50 ans avec une proportion de 4 femmes pour 1 homme. Elle débute brutalement, le plus souvent dans des conditions de « stress ».

 

Causes de la fibromyalgie


La cause exacte de la fibromyalgie n’est pas identifiée. Une origine psychosomatique est évoquée, avec un certain nombre de facteurs comme le stress, les accidents ou encore les interventions chirurgicales. La fibromyalgie correspond à une anomalie de la réponse à la douleur, qui est augmentée.

 

Symptômes et signes de la fibromyalgie


Des « signes précurseurs » peuvent apparaître avant les symptômes de la fibromyalgie : fatigabilité à l’effort, courbatures, fourmillements, mauvaise tolérance au chaud/froid, troubles du sommeil.
Sinon, la fibromyalgie se manifeste par des douleurs diffuses associées à des signes de fatigue intense et chronique. La douleur est le symptôme principal, touchant les régions proches de la colonne vertébrale (nuque, épaules, entre les épaules, omoplates, dos…). Cette douleur peut varier dans la journée en fonction du stress et de l’activité, mais globalement les patients se plaignent d’avoir « mal partout ». Des points douloureux sont retrouvés en palpant les muscles. La fatigue ou asthénie accompagne ces douleurs : station debout pénible, difficulté à se lever le matin…


Le retentissement psychologique est très important, d’autant que des troubles du sommeil empêchent toute période de récupération. Anxiété voire état dépressif surviennent très rapidement.


Avec quoi ne faut-il pas confondre la fibromyalgie ?


L’algodystrophie correspond à des atteintes douloureuses des membres et fait suite à un traumatisme (fracture, luxation, le plus souvent plâtrée) chez un adulte entre 45 et 70 ans. L’articulation non mobilisée devient raide et douloureuse, avec progressivement une algodystrophie du membre, décelable à la radiographie et à la scintigraphie osseuse.
Le syndrome de fatigue chronique s’apparente à la fibromyalgie mais aucune douleur n’est présente.


Enfin, d’autres maladies (insuffisance surrénalienne, dépression, polyarthrite chronique, lupus érythémateux disséminé, polymyosite…), peuvent être confondues avec la fibromyalgie ; les examens complémentaires permettront de faire la différence. Aucun examen ne permet de poser directement le diagnostic de fibromyalgie. Les examens pratiqués servent à éliminer les autres maladies susceptibles de donner des symptômes identiques. Le diagnostic de fibromyalgie est un diagnostic d’élimination.

 

Y a-t-il une prévention possible de la fibromyalgie ?


Le patient doit prendre une part active au traitement.
L’activité physique (marche, natation…) soulage les douleurs et empêche la fonte musculaire. Échauffement, étirements ou exercices d’assouplissement sont fondamentaux avant de commencer la séance d’exercice proprement dite.
La chaleur appliquée localement (douche chaude) favorise le relâchement des muscles.
L’amélioration du sommeil peut diminuer les symptômes de la maladie et tout facteur de stress doit être éliminé : les thérapies comportementales pourraient avoir un effet bénéfique.


 

À quel moment consulter ?


Le retentissement de la fibromyalgie est variable, mais peut entraver la vie personnelle et professionnelle. Un des facteurs importants dans le traitement de la fibromyalgie est la précocité du diagnostic : il convient ainsi d’agir le plus tôt possible après l’apparition des symptômes.

 

 

 

Que fait le médecin ?


Poser le diagnostic de fibromyalgie est difficile ; le diagnostic est souvent évoqué après plusieurs mois de douleurs et d’errances diagnostiques. Le Collège Américain de Rhumatologie a établi un score à partir d’un questionnaire (durée de l’affection, nombre et zones concernées…) qui peut aider le médecin traitant ou le rhumatologue à confirmer la maladie.
Afin d’éliminer d’autres maladies, des prises de sang, radiographies du squelette ou scintigraphie peuvent être réalisées et sont normales dans la fibromyalgie.


Aucun traitement spécifique n’existe ; le traitement vise à soulager les douleurs et prendre en charge les autres symptômes. Des médicaments du groupe des antidépresseurs tricycliques et tétracycliques sont utilisés, de même que les antalgiques (contre la douleur).

 

 

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Tenir un journal des activités quotidiennes et de l’effet qu’elles procurent permet d’identifier les facteurs qui aggravent ou soulagent. Cela aidera le médecin à trouver des moyens de modifier le style de vie pour se sentir moins fatigué et moins stressé.

 

 

 


Incontinence urinaire

Définition de l'incontinence urinaire


L’incontinence urinaire désigne la perte involontaire d’urines (fuites urinaires), c’est un trouble de la miction (fait d’uriner volontairement). Elle est fréquente chez les femmes pour des raisons anatomiques. Mais elle existe aussi souvent chez l’homme, en particulier âgé.


Quand elle se produit lors d’efforts qui augmentent la pression abdominale, on parle d’incontinence urinaire d’effort.
L’incontinence imprévisible par instabilité vésicale est appelée l’incontinence par impériosité, ou « urgenturie ».
Avec le vieillissement, le nombre d’incontinences dites mixtes, associant effort et impériosité, augmente, en particulier lors des pathologies neurologiques : elle est présente dans 80% des AVC en période aiguë, dans 10 à 33% à distance de cet accident (Rapport ministériel sur l’incontinence, Pr François Haab, 2007).

 

Risques et conséquences de l'incontinence urinaire


L’incontinence urinaire est extrêmement répandue ; mais difficilement dénombrée car ce trouble est tabou par pudeur et par honte. A tel point que l’Association française d’Urologie (AFU) organise tous les ans une semaine nationale de la continence en mars pour lever les craintes d’en parler. D’après cette société savante, l’incontinence urinaire touche une femme sur trois, sans distinction d’âge. Trois millions de Français seraient concernés peu ou prou d’après le rapport sur l’incontinence urinaire du Pr. François Haab (2007).

 

Une étude récente (Urinary Incontinence in French Women : Prevalence, Risk Factor, and Impact on Quality of Life, 2009, European Urology) dans un échantillon représentatif de Françaises vues en médecine générale (toutes raisons de consulter confondues), la prévalence (fréquence à un moment donné) de l’incontinence urinaire est de 26,6%. Il s’agit pour 17,4% des cas d’incontinence d’effort affecte, pour 6,8% d’incontinence par impériosité et pour 1,5% d’incontinence mixte. Ces chiffres augmentent avec l’âge. L’incontinence est 3,6 fois plus élevée à partir de 30 ans et 7,7 fois supérieure à partir de 50 ans.  L’incontinence est aussi liée au surpoids : elle croît avec l’indice de masse corporelle (IMC), soit quatre fois plus fréquente chez les obèses sévères (IMC > 35). De manière attendue, ce risque augmente aussi avec le nombre de grossesses et d’accouchements par voie basse, indépendamment de l’âge.
Le risque est maximal pour une femme de plus de 50 ans avec un surpoids (IMC > 25) et plus d’un accouchement dans ces antécédents.

Les risques de l’incontinence sont liés à sa cause d’abord. Elle affecte profondément la qualité de vie et la sexualité.
 

Causes et origines de l’incontinence urinaire féminine

 

Problème mécanique, l’incontinence urinaire d’effort (IUE) est une perte involontaire d’urine survenant lors d’un effort musculaire, sans besoin d’uriner. Elle est causée par le déséquilibre entre l’hyperpression abdominale soudaine et la résistance insuffisante du sphincter vésical ; et survient lors du rire, de la toux (ou éternuement), des rapports sexuels, des efforts sportifs… Ses facteurs de risque sont connus : traumatismes obstétricaux, carence hormonale de la ménopause, altération et vieillissement des tissus de soutien (prolapsus génital), lésion nerveuse par étirement… Elle représente environ 40% des incontinences urinaires (AFU, 2009).

Les sportives à haut niveau sont particulièrement concernées par l’incontinence d’effort : l’athlétisme, le trampoline (80% des pratiquantes ont des fuites urinaires selon Eliasson, 2004), les sports de ballon… Dans l’étude américaine de Thyssen et coll. (2002) 43% des sportives recensées souffraient d’incontinence urinaire à l’effort, essentiellement celles pratiquant la gymnastique, la danse et l’aérobic. Seulement 5% de ces sportives en avaient informé leur médecin...

 

Problème fonctionnel, l’incontinence urinaire par impériosité est une fuite irrépressible lors d’une envie pressante, impérieuse de fait qui ne laisse pas le temps d’atteindre les toilettes. Elle est due à l’hyperactivité du muscle vésical : les capteurs tissulaires de la vessie envoient des messages aberrants au cerveau (centre régulateur de la miction) qui ordonne la contraction du détrusor (muscle vésical) et le relâchement simultané du sphincter. Elle représente environ 10 % des incontinences urinaires.

L’incontinence urinaire mixte associe incontinence d’effort et incontinence par impériosité chez un même patient. Elle représente environ 50% des incontinences urinaires.


 

Symptômes et signes de l'incontinence urinaire féminine

 

Dans l’incontinence urinaire d’effort, les fuites ne surviennent qu’à l’effort, en riant, toussant, éternuant, c’est-à-dire lorsqu’il se produit une hyperpression abdominale brutale. Aucun doute n’est possible en général, mais il faut se méfier des infections urinaires qui sont la deuxième cause de fuite urinaire, même quand la continence est bonne. Une femme ayant brutalement une incontinence de quelques gouttes ou plus doit se poser la question, car certaines cystites infectieuses ne sont pas franchement douloureuses.

 

En cas d’instabilité vésicale appelée aussi incontinence par impériosité, les fuites d’urine se produisent n’importe quand, sans cause remarquable, On éprouve le besoin de vider sa vessie plus de 7 fois par jour, malgré une vessie presque vide.

Les personnes âgées, au périnée déjà atone et flasque, perdent en partie l’envie d’uriner : la fuite urinaire se produit sans le savoir ou trop tard pour aller aux toilettes. Cette perte du besoin d’uriner par réplétion vésicale est commune aux maladies neurologiques : sclérose en plaques, AVC, maladie de Parkinson, traumatisme médullaire (paralysie du bas du corps)…


Prévention de l’incontinence urinaire féminine

 

Hormis le dépistage des femmes à risque (antécédents familiaux ou obstétricaux), la prévention repose sur la révision des comportements mictionnels défavorables qui aggravent l’instabilité de sa vessie.


Le bon comportement mictionnel s’impose :

 
- ne pas se retenir de faire pipi,
- vider complètement sa vessie, sans forcer,
- réviser le rythme et la quantité des boissons pour ne pas mettre en tension permanente sa vessie quand on ne peut pas uriner à sa guise.

 

La rééducation périnéale est essentielle pour améliorer le tonus musculaire pelvien ; elle augmente le contrôle de la vidange vésicale.

 

Sur le plan sportif, il faut éviter les séries intensives d’abdominaux sans musculation pelvienne de « contrepoids ». Certains sports ou certaines attitudes à respiration bloquée sont déconseillées à cause de l’hyperpression abdominale qu’ils provoquent : l’haltérophilie par exemple.
Dans le même esprit, la constipation chronique doit être combattue pour éviter les efforts de poussée à la selle.

Comment faire pipi correctement dès l’enfance ?

 

Outre l’indispensable lavage des mains, les bons réflexes mictionnels (faire pipi) sont :


- Prendre le temps d’uriner sans pousser… parce que l’hyperpression abdominale risque, à terme, d’endommager le périnée et de favoriser une incontinence d’effort.
- Pour les filles, s’essuyer dans le bon sens, d’avant en arrière… afin d’éviter la migration des germes du colon vers l’appareil urinaire.
- S’installer confortablement (debout pour les garçons, assise les genoux écartés pour les filles)… pour décontracter des muscles du périnée et ne pas avoir à pousser, tout en optimisant la vidange.
- Faire pipi jusqu’à la dernière goutte… car les résidus d’urine favorisent la cystite infectieuse. ATTENTION : Interrompre la miction volontairement est un très mauvais exercice, à éviter absolument.


Quand faut-il consulter le médecin ?

 

Le plus tôt possible sans attendre, avant de multiplier le nombre des protections externes. Certaines incontinences sont transitoires et curables par la rééducation périnéale. Les situations lourdes, rebelles et/ou complexes nécessitent l’expertise de l’urologue, outre celle du médecin traitant et celle du gynécologue.

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

 

Tenir son calendrier (ou catalogue) mictionnel : on recense le nombre de mictions et leur volume au cours de la journée ainsi que le volume de boissons, les circonstances de fuites. C’est un bon préambule à la consultation du médecin traitant, du gynécologue ou de l’urologue.

Que fait le médecin contre l'incontinence ?

 

Après un interrogatoire soigneux et un examen général et gynéco-urologique approfondi, le médecin traitant évalue la nécessité d’un bilan spécialisé chez l’urologue et/ou chez le gynécologue.
Le spécialiste pratique un bilan uro-dynamique pour préciser la nature du trouble mictionnel et orienter le traitement. Selon la cause de l’incontinence, il prescrit éventuellement une rééducation périnéale ou une rééducation comportementale avant toute prescription médicamenteuse.

 

Traitement de l'incontinence urinaire


Il existe un traitement adapté à chaque type d’incontinence.
Dans l’incontinence urinaire d’effort, la priorité est de renforcer le sphincter de la vessie et le périnée pour les rendre plus résistants à la pression abdominale. Dans l’impériosité, la rééducation comportementale de la vessie passe au premier plan pour rendre la vessie moins hyperactive et allonger le délai de sécurité entre deux mictions.

Les techniques chirurgicales sont peu invasives, réalisables en ambulatoire (sans hospitalisation) et efficaces. La pose de « bandelettes sous-urétrales  » (TVT ou TOT) renforce le plancher pelvien. C’est un geste courant qui ne nécessite que de petites incisions mais doit être pratiqué par un chirurgien expert, car il existe des complications.

Les cas sévères et complexes bénéficient de traitements variés, parfois associés : sondage urinaire, injection de toxine botulique pour paralyser le muscle vésical chez les malades neurologiques, chirurgie du prolapsus des organes pelviens, ballons ajustables et sphincter artificiel, neuromodulation des racines nerveuses sacrées (« pacemaker vésical »).


Le zona : définition

Le zona : définition

 

C’est une maladie provoquée par la résurgence du virus de la varicelle (Varicelle Zoster Virus - VZV), auparavant silencieux et caché dans les ganglions nerveux sensitifs à la suite d’une primo-infection. Il faut donc avoir eu la varicelle d’abord pour faire un zona.


Le zona frappe une personne sur cinq à un moment ou un autre de sa vie, souvent après 50 ans. Elle se manifeste par une éruption douloureuse (boutons comme la varicelle), sur le trajet du nerf où se cachait le virus inactif.


Risques et conséquences du zona

 

Il est rare d’échapper à l’infection par le virus de la varicelle : 95% de la population ont croisé ce dernier au cours de la vie. Presque toujours dans l’enfance : 90% des 700.000 personnes atteintes annuellement ont moins de 10 ans (InVS, 2009). Ils hébergent ensuite le virus dans les ganglions nerveux de leur moelle épinière. Ils peuvent donc faire un zona à tout moment de leur vie avec un risque de 15 à 20% (InVS, 2009).
Dans la majorité des cas, le zona est une maladie bénigne qui ne récidive pas. Elle peut cependant se compliquer : douleurs persistantes pendant plusieurs mois (douleurs « post-zostériennes »), lésions de la cornée en cas de zona localisé à l’œil (zona ophtalmique)...
Les personnes souffrant d’une déficience immunitaire (immunodépression) risquent, plus que les autres, de développer une forme grave de zona.
Par ailleurs, le zona libérant beaucoup de virus varicelleux sur la peau, il peut être à l’origine d’une contamination de l’entourage non immunisé (sans contact précédent avec le virus, absence de vaccination), voire d’épidémie.


Causes et origines du zona

 

Après la guérison d’une varicelle, le virus qui l’a provoqué n’est pas détruit par l’organisme. Il reste latent (inactif) dans un ou plusieurs ganglions des nerfs sensitifs de la moelle. Lors d’un affaiblissement du système immunitaire, il peut se réactiver et provoquer alors une maladie locale, le zona. L’éruption apparaît dans la zone de peau innervée par le nerf où le virus est resté latent.


Les circonstances où les défenses immunitaires baissent sont l’avance en âge, le stress, une grande fatigue, certains médicaments (corticoïdes, chimiothérapie, médicaments anti-rejet de greffe), les cancers du sang ou encore l’infection par le virus du Sida.

  

Symptômes et signes du zona

 

L’éruption du zona survient souvent sur le thorax, mais les symptômes peuvent se localiser n’importe où ailleurs : ventre, membre, visage, cou… Elle est le plus souvent précédée de douleurs fortes (sensations de brûlures, hypersensibilité) dans la zone de peau qui correspond au nerf atteint.

Des plaques rouges parsemées des boutons identiques à ceux de la varicelle apparaissent dans les heures ou jours qui suivent. Leur répartition est typique du zona : sur une bande de peau assez bien limitée, d’un seul côté du corps, reproduisant le territoire du nerf sensitif atteint.
L’éruption se produit par poussées successives. Les vésicules pleines de virus finissent par se transformer en croûtes, qui s’éliminent en 1 à 2 semaines. L’éruption s’accompagne de symptômes de douleur locale réputée intense ; dans les faits celle-ci n’est pas systématique et sa sévérité varie selon les individus. Des troubles de la sensibilité sur le même territoire sont habituels.
Le zona ophtalmique pose le problème, urgent, d’une possible atteinte de la cornée par proximité.


Les complications éventuelles sont cutanées et surtout neurologiques : atteinte des nerfs locaux et atteinte du cerveau surtout. Elles justifient la surveillance médicale et les médicaments antiviraux à l’appréciation du médecin.

Comment se manifeste le zona ?

 

L’éruption du zona survient souvent sur le thorax, mais elle peut se localiser n’importe où ailleurs : ventre, membre, visage, cou… Elle est le plus souvent précédée de douleurs fortes (sensations de brûlures, hypersensibilité) dans la zone de peau qui correspond au nerf atteint. Des plaques rouges parsemées des boutons identiques à ceux de la varicelle apparaissent dans les heures ou jours qui suivent. Leur répartition est typique du zona : sur une bande de peau assez bien limitée, d’un seul côté du corps, reproduisant le territoire du nerf sensitif atteint.
L’éruption se produit par poussées successives. Les vésicules pleines de virus finissent par se transformer en croûtes, qui s’éliminent en 1 à 2 semaines. L’éruption s’accompagne d’une douleur locale réputée intense ; dans les faits celle-ci n’est pas systématique et sa sévérité varie selon les individus. Des troubles de la sensibilité sur le même territoire sont habituels.
Le zona ophtalmique pose le problème, urgent, d’une possible atteinte de la cornée par proximité.


Les complications éventuelles sont cutanées et surtout neurologiques : atteinte des nerfs locaux et atteinte du cerveau surtout. Elles justifient la surveillance médicale et les médicaments antiviraux à l’appréciation du médecin.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Les douleurs intenses qui précèdent l’éruption peuvent évoquer une pleurésie, une colique néphrétique, une hernie discale ou un glaucome (zona ophtalmique). L’éruption caractéristique du virus de la varicelle dissipe l’erreur. Toutefois, le patient était contagieux sans le savoir 2 à 4 jours avant l’éruption : il faut en aviser l’entourage du fait de l’extrême contagiosité du virus de la varicelle.

 

Y a-t-il une prévention possible ?

 

Il existe un vaccin contre le virus de la varicelle, indiqué spécifiquement dans « la prévention du zona et des douleurs post-zostériennes chez les sujets de plus de 60 ans » mais son utilisation n’a pas été recommandé par le Conseil Supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF, 2006) ; non plus que celui contre la varicelle en général (Haut Comité pour la Santé Publique, 5 juillet 2007). Certaines situations peuvent toutefois les justifier chez les personnes non immunisées naturellement, comme la perspective d’une greffe, et chez les professionnels de santé

À quel moment consulter le médecin ?

 

Rapidement, dès que les douleurs se manifestent. Les personnes qui soufrent d’une immunodépression ou sous traitement immunosuppresseurs doivent consulter en urgence, car l’infection peut prendre de très grande proportion.
L’efficacité du traitement antiviral, qui peut être nécessaire, dépend de sa rapidité de mise en oeuvre (dans les 48 heures suivant le début de l’éruption). En cas de zona localisé à l’œil, un examen par un ophtalmologiste est indispensable.


Que fait le médecin ?

 

En général, il n’a pas besoin d’examen complémentaire pour confirmer le diagnostic, mais il peut demander un bilan sanguin pour détecter une éventuelle diminution de l’immunité.
Il prescrit des soins locaux : douches ou bains quotidiens à l’eau tiède avec un savon doux ou un pain dermatologique sans savon, puis application d’un antiseptique. Si nécessaire, il prescrit des médicaments contre la douleur : antalgiques, mais jamais d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ni d’aspirine. Ces derniers favorisent l’extension grave de l’infection.


Il peut également prescrire un médicament antiviral s’il est assez précoce (moins de 48 heures après l’apparition des boutons), notamment après l’âge de 50 ans (pour prévenir les douleurs post-zostériennes), en cas d’immunodépression ou de zona ophtalmique. Dans ce cas, l’ophtalmologiste prescrit un traitement local (collyre, pommade ophtalmique).


Comment préparer ma consultation ?

 

En identifiant la personne qui a provoqué la contagion, souvent un enfant et en informant l’entourage.


En notant l’évolution des douleurs (intensité, fréquence, retentissement sur le quotidien) et des lésions de la peau (écoulement, croûtes jaunâtres…).


En vérifiant l’existence ou pas une varicelle antérieure (carnet de santé), tout en sachant que la varicelle peut être extrêmement discrète, donc méconnue.

 


Définition de l'halitose

Définition de l'halitose


L’halitose, terme scientifique pour désigner une mauvaise haleine, correspond à une odeur désagréable voire nauséabonde émanant de la bouche. L’halitose, aussi fréquente chez l’homme que chez la femme (les femmes ont cependant tendance à plus consulter), augmente avec l’âge.

 

Risques et conséquences de l'halitose


Il n’existe que peu de données statistiques pour déterminer la fréquence réelle de l’halitose, d’autant qu’aucun critère objectif et universel ne définit la mauvaise haleine. L’halitose est en revanche un motif fréquent de consultation dentaire : entre 5 et 10 % de la population seraient régulièrement concernés par la mauvaise haleine, mais chacun peut l’être à un moment de sa vie.

 

Causes et origines de l'halitose


L’haleine est définie par l’air émis par la bouche et par le nez pendant la respiration.
L’haleine anormale (mauvaise haleine ou halitose) correspond à une odeur désagréable (poisson pourri, œuf, pomme pourrie…) et peut être liée à une pathologie locale ou générale. Elle peut être transitoire (alimentaire suite à la consommation d’ail, tabac ou café) ou plus longue (affections de la cavité buccale, ORL, digestives ou pulmonaires).

 

Symptômes et signes de l'halitose


Une mauvaise haleine le matin au réveil est normale, due à une réduction de la fabrication de salive dans la nuit et à la stase de débris alimentaires. Seule sa persistance doit faire consulter son chirurgien-dentiste.
La mauvaise haleine est souvent associée à une sécheresse buccale. De plus, les régimes amaigrissants ou riches en protéines, certains aliments (ail, oignon, épices) ou habitudes de vie (tabac, alcool, café) favorisent la mauvaise haleine, dont il est souvent difficile de se rendre compte soi-même.


Avec quoi ne faut-il pas confondre l'halitose ?


La pseudo-halitose est l’impression pour les patients d’avoir une mauvaise haleine. En réalité, un examen montrerait une haleine tout à fait normale. Une prise en charge psychologique pour les en convaincre est souvent nécessaire.

 

Y a-t-il une prévention possible de l'halitose ?


Une parfaite hygiène buccodentaire est un préalable indispensable : brossage après chaque repas, utilisation de fil dentaire, brossettes contre la plaque dentaire, nettoyage du dos de la langue (gratte-langue), soins des dentiers…
L’alimentation joue également un grand rôle. Mieux vaut éviter ail, oignons, épices, laitages, chou-fleur, asperge, alcool, café et réduire la quantité de protéines (attention aux régimes hyperprotéinés). La lutte contre la sécheresse buccale passe par une hydratation régulière (boire de l’eau), notamment au coucher. Et c’est une occasion de plus pour arrêter de fumer si ce n’est déjà fait.


À quel moment consulter ?


Il est très difficile de percevoir sa propre haleine. C’est donc un tiers qui révèlera le plus souvent la mauvaise haleine et le fera remarquer à l’intéressé. Des appareils de détection type « fresh kiss » existent dans le commerce et quantifient les gaz odorants.

 

Que fait le médecin lors d'halitose ?


…Ou plutôt le chirurgien-dentiste. Le chirurgien-dentiste pratique un examen clinique complet de la bouche à la recherche d’une cause locale (hygiène, état des gencives, enduit de la langue…).
L’importance de l’halitose peut ensuite être évaluée par un examen dit organoleptique avec une note de 1 à 5 et/ou halimétrique électronique (mesure des gaz odorants).


À l’issue de la consultation, le caractère et l’identification de l’origine supposée de l’halitose permettent généralement de proposer un traitement efficace. En l’absence de cause locale, buccale, le chirurgien-dentiste pourra orienter vers le médecin traitant qui éventuellement adressera le patient à un médecin ORL ou un autre spécialiste.
Dans tous les cas, le traitement de la mauvaise haleine repose sur le traitement de la cause, buccale ou extrabuccale. Des pastilles, dentifrices ou bains de bouche peuvent également être prescrits pour masquer les odeurs ou participer au traitement.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Repérer les circonstances ou aliments favorisant la mauvaise haleine permet d’en discuter avec son praticien, qui confirmera ou infirmera leur rôle.


Informations sur les gelures

Informations sur les gelures

 

Les gelures des extrémités surviennent principalement en montagne où les conditions météorologiques évoluent très vite avec une chute des températures de 6,5 °C tous les 1000 mètres. Elles sont l’une des conséquences d’une exposition prolongée au froid. Il s’agit de lésions dues à des troubles de la circulation provoqués par le froid, qui touchent principalement les extrémités des membres (mains et pieds) ainsi que le visage. Froid, humidité, mais aussi contact de la peau avec des objets métalliques les favorisent.

 

Risques et enjeux sanitaires des gelures

 

Le refroidissement du corps peut provoquer de nombreuses blessures dues au froid. Les gelures et l’hypothermie sont les plus graves. Les gelures concernent principalement les doigts, les orteils, les oreilles et le nez, car ces organes sont dépourvus de muscles importants capables de produire de la chaleur.

 

Mécanismes des gelures

 

Le froid induit une vasoconstriction qui diminue la perfusion sanguine et donc l’oxygénation des extrémités. En cas d’exposition au froid, le corps préserve en effet la chaleur au niveau des organes internes, réduisant ainsi la circulation sanguine périphérique (aux extrémités). Mains et pieds ont donc tendance à se refroidir plus rapidement, aboutissant au maximum à des gelures.


Comment cela se manifeste-t-il ?

 

Les premiers symptômes sont des picotements aux extrémités des membres. La peau devient ensuite blanche et froide, avec une perte de la sensibilité et la formation de cloques. En cas de réchauffement, des douleurs sont ressenties avec gonflement.

 

Quelques jours plus tard, la région atteinte devient noire par nécrose des tissus (mort des tissus) et dans certains cas, cette gangrène peut nécessiter une amputation du membre.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Il ne faut pas confondre gelures et engelures. Les engelures sont des lésions bénignes causées par une exposition au froid sans congélation des tissus (température de l'air supérieure au point de congélation, 0 °C).

 

La région touchée est rouge, tuméfiée avec une sensation de picotements voire une douleur.


Y a-t-il une prévention possible ?

 

La prévention repose sur certaines précautions : port de chaussures et de vêtements chauds et isolants du vent et de l’humidité, pas d’excursion en haute montagne sans équipement adapté, toujours signaler son départ avec un horaire approximatif de retour, disposer de moyens de communication en cas de problème.


Quelle que soit la météo, il faut se couvrir entièrement, porter des gants et un bonnet qui protègera les oreilles, et utiliser un baume pour les lèvres qui évitera les gerçures et protégera du soleil.


À quel moment consulter ?

 

En cas de symptômes de type picotements ou douleur, il est impératif de réchauffer les mains et extrémités. Attention, il faut réchauffer lentement les tissus et éviter de frotter les parties atteintes.

 

Ne jamais utiliser d'objets très chauds, comme des bouillottes, et consulter en urgence au stade de gelures.


Que fait le médecin ?

 

Les gelures évoluent en trois phases : engourdissement, troubles de la circulation puis nécrose des tissus.

 

Au premier stade, les atteintes sont réversibles avec le réchauffement, notamment des extrémités : boissons chaudes et sucrées, couverture chauffante.

 

La circulation sanguine devra être facilitée en desserrant les vêtements et les chaussures et en remuant les mains et les pieds. 

 

À partir du deuxième stade, les soins relèvent de traitements spécialisés en milieu hospitalier voire en réanimation : n’entreprendre aucun réchauffement, mais enrouler la victime dans une couverture.

 

Des bains tièdes des extrémités atteintes dans de l’eau tiède à 38 °C pourront être prodigués.


Au stade de nécrose, l’amputation reste parfois la seule solution thérapeutique.


Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

La perte de sensibilité est l’un des premiers signes de gelure. Les doigts sont blancs comme dépourvus de sang ; à ce stade, il est conseillé de faire revenir le sang et la sensibilité en les bougeant, massant ou en les réchauffant sous les aisselles.


Définition de la gastro entérite à rotavirus

Définition de la gastro entérite à rotavirus


La gastro-entérite à rotavirus est une infection digestive provoquée par l’invasion d’un virus appelé « rotavirus », extrêmement contagieux. La gastro-entérite à rotavirus évolue par épidémies saisonnières, avec un pic en hiver, et frappe surtout les jeunes enfants. C’est aussi une maladie nosocomiale, par définition, acquise en milieu hospitalier, car nombre d’enfants sont contaminés lors de leur hospitalisation pour une autre cause : une bronchiolite par exemple.

 

Risques et enjeux sanitaires de la gastro entérite à rotavirus

 

Toute diarrhée et/ou vomissement comporte un risque de déshydratation aiguë ; il est d’autant plus important que la personne est plus fragile (très jeune ou très âgée) et mal nourrie (importance de la dénutrition dans les pays en développement). La déshydratation aiguë d’une personne fragile met sa vie en péril.*

 
Dans une étude publiée en 2005, Melliez et collaborateurs ont évalué la morbidité et le coût des infections digestives à rotavirus chez l’enfant de moins de 5 ans : ils lui attribuent chaque année 300.000 diarrhées aiguës et 180.000 consultations de ville, 18.000 hospitalisations et une dizaine de décès.
L’étude SHRIK* publiée en 2009 montre qu’en France près de la moitié (49,1%) des enfants admis aux urgences pour gastro-entérite aiguë souffrent d’un rotavirus. Ils sont très jeunes : près de 90% ont moins de 2 ans et presque 20% moins de 6 mois.
Pour l’InVS, 43% à 51% des gastro-entérites virales des moins de 5 ans hospitalisées sont dues à des rotavirus. Des complications, d’abord la déshydratation, surviennent dans 20% des cas et entraînent une trentaine de décès par an. Elles sont plus fréquentes avec les rotavirus, en particulier chez les nourrissons de moins de 6 mois.


En ville, 20% seulement des gastro-entérites seraient dus aux rotavirus, en raison de nombreux « compétiteurs » viraux, dont les calicivirus (dont le principal, le Norovirus, peut être plus fréquent que le rotavirus), les adénovirus… Mais les gastro-entérites à rotavirus sont les plus graves.
Chez les personnes de plus 75 ans, la mortalité de la gastro-entérite virale (tous virus confondus) tourne autour de 350 décès annuels. Mais les décès imputables sont probablement plus nombreux car la déshydratation entraîne des troubles sanguins très mal tolérés chez ces personnes souvent dénutries, ayant plusieurs maladies et des traitements délicats à manier : anti-hypertenseurs et médicaments cardiologiques en premier lieu.

 

Causes et mécanismes de la gastro-entérite

 
Le virus pénètre dans les cellules intestinales et bloque son fonctionnement. Les cellules n’absorbent plus l’eau et les aliments, le mouvement s’inverse : elles rejettent dans l’intestin l’eau et les sels minéraux essentiels au bon équilibre sanguin. Cette fuite cellulaire digestive est dite « entéro-toxinogène », elle provoque la diarrhée et les vomissements.
Cette invasion virale peut modifier durablement la flore bactérienne ; et installer une intolérance au lait (sucre et protéine), malvenue chez l’enfant.
La contagiosité est extrême : les selles d’un bébé peuvent émettre jusqu’à un milliard de particules virales du 3è jour de la maladie au 5è jour. Parfois l’excrétion se poursuit durant 15 jours !

 

Symptômes et signes de la gastro-entérite à rotavirus

 
Le rotavirus, comme les autres virus digestifs, se multiplie pendant deux à trois jours après la contamination. Le premier symptôme(généralement mais pas toujours) est une fièvre élevée (jusqu’à 40°C) en même temps qu’une diarrhée (à partir de 3 selles/j plus ou moins liquides) et parfois des vomissements. Les vomissements sont un facteur défavorable car ils empêchent l’alimentation, donc la réhydratation. Toute diarrhée comporte un risque de déshydratation, qui fait son danger.

 

Diarrhée bénigne

La diarrhée bénigne ne donne pas de signes de déshydratation, il n’y a pas de vomissements ni de perte de poids.

 

Diarrhée sérieuse

La diarrhée sérieuse déshydrate. Les symptômes sont la fièvre élevée, la soif (attention, les tout-petits ne savent pas l’exprimer), un pli cutané (la peau ne revient pas tout de suite en place quand on la pince, au bras par exemple), la perte de poids (5 %), des vomissements, la perte d’appétit…

 

Diarrhée grave

La diarrhée grave se voit aux signes de la déshydratation marquée : pli cutané persistant, yeux cernés,
sécheresse de la bouche, pleurs sans larmes, teint gris, perte de poids importante +++ (10%), troubles de la conscience allant jusqu’au coma, puis la mort si aucune réanimation n’est entreprise en urgence.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Toute diarrhée n’est pas virale : les intoxications alimentaires à bactéries (staphylocoque, colibacille, salmonelle) ne sont pas rares. La notion d’une alimentation suspecte et de cas analogues dans l’entourage après un même repas aiguillent le diagnostic. La présence de sang ou de glaires dans les selles est un indice fort d’infection bactérienne.
Toute diarrhée n’est pas infectieuse : il n’y a alors pas de fièvre (sauf cas particulier). L’intolérance au lait de vache, l’intolérance au gluten sont des causes à évoquer systématiquement, surtout quand la diarrhée perdure.
Certaines diarrhées sont associées à d’autres infections ou troubles : otite, appendicite, invagination intestinale (occlusion) ou infection urinaire profonde…

 

Y a-t-il une prévention possible ?

 
L’allaitement intégral au sein protège partiellement l’enfant contre les gastro-entérites à rotavirus.
L’hygiène des mains et de l’alimentation (cuisine) est essentielle pour limiter les épidémies et le nombre de personnes atteintes dans une communauté (famille, crèche).
La vaccination contre le rotavirus est efficace à 100% contre ses formes graves et les hospitalisations. Mais elle n’est pas recommandée dans la population générale par le Conseil supérieur d’Hygiène publique de France puisqu’elle ne protège de fait que contre la moitié (au mieux) des virus responsables de gastro-entérites. Le vaccin buvable est administrable dès la 6è semaine de vie, surtout aux nourrissons exposés à des conditions de vie difficiles et/ou une surveillance aléatoire. Deux vaccins sont autorisés en France. L’un demande deux doses à prendre par la bouche et l’autre trois doses.


A quel moment consulter ?

 
Toute diarrhée brutale liquide avec vomissement impose la consultation rapide d’un médecin. Aux urgences hospitalières, si les selles sont continues.

 

Comment préparer la consultation du médecin ?


Entamer immédiatement la réhydratation orale avec des « solutés de réhydratation orale (SRO)» en vente libre chez les pharmaciens. En petite quantités régulières, voire à la seringue au début si l’enfant refuse le biberon de soluté (1 sachet dans 200ml d’eau).


Noter le nombre de selles par jour et leur nature liquide ou molle, la présence ou pas de sang et de glaires.


Rappeler le contexte : épidémie en cours dans la famille, à l’école, à la crèche, chez la nounou...
Mais aussi les autres maladies en cours qui rendent la personne très fragile : maladies cardiaques et rénales en particulier.

 

Que fait le médecin ?

 

Il vérifie l’intensité de la déshydratation (poids, etc.), il évalue la difficulté à réhydrater et nourrir le malade.

 
Il cerne la cause exacte autant que faire se peut pour élaborer le traitement pertinent.


Selon l’état général, il décide ou pas une hospitalisation pour surveillance ou réanimation.


Il prescrit la réhydratation par soluté de réhydratation orale (SRO) qui rétablit l’équilibre intestinal et sanguin, et la réalimentation durant la maladie. Celle-ci guérit spontanément en une semaine dans les cas bénins. Il explique l’isolement du nourrisson (hors de la crèche, ou de chez la nounou) et les règles d’hygiène pour limiter la diffusion du virus digestif. Il adapte les médicaments en cours, à la diarrhée et à la déshydratation.


Définition et différences entre fractures complètes, fractures incomplètes

Définition et différences entre fractures complètes, fractures incomplètes


Une fracture est définie par la rupture de continuité ou cassure d’un os du corps humain.

 

On distingue :

 

Les fractures fermées

Ce type de fracture est sans plaie et donc sans risque infectieux.

  

Les fractures ouvertes

Ce type de fracture est suivie d'une plaie et risque d’infection.

 

Les fractures complètes des fractures incomplètes

Les fractures incomplètes sont assez typiques de l’enfant, car l’os peut se briser partiellement tout en respectant la continuité du périoste qui l’entoure.

Tous les os peuvent être concernés, à tous les âges de la vie.

 

Risques et enjeux sanitaires des fractures

 

Si tous les os peuvent être atteints, certaines fractures sont plus fréquentes que d’autres : poignet, col du fémur (personnes âgées), cheville, jambe et membres supérieurs.
Des facteurs de risque de fracture sont maintenant identifiés : antécédent personnel de fracture par fragilité, âge > 60 ans, corticoïdes, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez un parent au premier degré, indice de masse corporelle (IMC = poids/taille au carré) < 19, ménopause précoce (avant 40 ans), tabagisme, alcoolisme, baisse de l’acuité visuelle et troubles neuromusculaires et orthopédiques.

 

Causes et mécanismes des fractures


Le périoste recouvre les os longs et plats et permet leur croissance. En cas de fracture incomplète, ce périoste est respecté malgré un os cassé en dessous.
Les fractures sont directement liées à la masse osseuse. Sa diminution ou la détérioration du tissu osseux se traduit par une augmentation du risque de fracture. La résistance osseuse peut être évaluée en mesurant la densité minérale osseuse (DMO) par ostéodensitométrie. Cette mesure n’est utile que chez les personnes à risque d’ostéoporose (déminéralisation osseuse).


Comment se manifeste une fracture ?

 

Tout traumatisme peut provoquer une fracture dont les symptômes principaux sont un craquement, une douleur et un œdème de la région fracturée.

Une déformation peut être visible ou non en fonction de l’angulation de la fracture : dans les fractures incomplètes, l’angulation et la déformation sont peu marquées.
La douleur engendre une impotence fonctionnelle, avec impossibilité par exemple de poser le pied par terre ou de se servir du membre atteint.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre les fractures ?

 

Il ne faut pas confondre entorse ou foulure qui concernent les articulations et les ligaments, et fractures qui concernent les os. Une entorse peut en revanche s’accompagner d’une fracture par arrachement.
Au niveau d’un membre, une vive douleur avec impotence peut être causée par une déchirure musculaire sans fracture ; seule la radiographie fera la différence.

Y a-t-il une prévention possible aux fractures ?


La meilleure des préventions reste une bonne préparation physique, un échauffement correct et une pratique sportive prudente.
Le port d’une tenue adaptée (genouillère, protège-tibias, casque…) permet d’éviter les traumatismes directs.
La lutte contre les facteurs de risque est également recommandée pour prévenir les fractures. L’alimentation doit être équilibrée pour éviter un surpoids mais aussi lutter contre les carences (carence en calcium et/ou en vitamine D). Le tabac et l’alcool sont deux ennemis des os et le sevrage est recommandé.

En cas de déminéralisation prouvée à l’ostéodensitométrie (ostéoporose), un traitement hormonal substitutif est proposé chez les femmes ménopausées (en l’absence de contre-indication) et des médicaments luttant contre la destruction osseuse sont disponibles pour tous.


Fractures : à quel moment consulter ?


Toute douleur persistante, œdème ou déformation après un traumatisme nécessite une consultation médicale et éventuellement une radiographie.

Passée inaperçue ou négligée, une fracture peut s’aggraver et causer douleurs chroniques, arthrose et/ou déformations.

 

Que fait le médecin face à une fracture ?


Le médecin va préciser les antécédents et les facteurs de risque de fracture (cf. supra), le mécanisme et la violence du traumatisme. Il étudie ensuite la motricité active et passive du membre concerné en vous demandant de bouger spontanément. Enfin, la palpation des reliefs osseux peut mettre en évidence une déformation ou un point douloureux.

Seule une radiographie va permettre de confirmer le diagnostic. Chez l’enfant, les radiographies sont parfois d’interprétation difficile.
L’incurvation traumatique se traduit par une exagération de la courbure de l’os sans trait de fracture évident.

La fracture en bois vert présente un trait de fracture d’un côté de l’os mais l’autre côté est respecté ; enfin, la fracture en motte de beurre correspond plus à un tassement de l’os.
Le traitement des fractures est basé sur la mise au repos de l’os et des articulations, des médicaments antidouleurs et une immobilisation (plâtre, résine…).

En fonction des cas et de la déformation, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour réaxer ou solidariser des fragments.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Il faut ne pas négliger une douleur suite à un traumatisme et consulter. En cas d’immobilisation plâtrée, toute douleur devra être signalée au médecin pour vérifier que le plâtre n’est pas trop serré et ne gêne pas la circulation.

Si un traitement anticoagulant est prescrit (piqûres), il faut le suivre avec soin pour prévenir les phlébites.

 


Définition de la fracture d'un os

Définition de la fracture d'un os


Une fracture est définie par la rupture de continuité ou cassure d'un os du corps humain. On distingue les fractures fermées (sans plaie) des fractures ouvertes (avec plaie et risque d’infection). Tous les os peuvent être concernés, à tous les âges de la vie. Le mécanisme du traumatisme causal détermine le type de fracture : tassement, arrachement osseux en cas de lésion ligamentaire, fracture engrenée du col du fémur par exemple…


Il existe trois types de fractures:

 

La fracture osseuse

Elle est le plus souvent due à un traumatisme suite à une chute ou un coup, mais un traumatisme indirect est également possible (torsion excessive de la jambe). Chez les enfants, l'os peut être incomplètement fracturé (une des faces de l'os restant intacte) : on parle de fractures en « bois vert ».


La fracture de fatigue

Elle se produit en cas d'efforts répétés imposés à un os (sportifs avec entraînement excessif).

 

La fractures dites pathologiques

Elle survient en l’absence de traumatisme ou à la faveur d’un coup minime ; elles révèlent le plus souvent un os déjà fragilisé (tumeur…).

 

 

Risques et enjeux sanitaires des fractures


Tous les os peuvent être atteints, mais certaines fractures sont plus fréquentes en fonction de l’âge et de la localisation. La fracture du poignet est la fracture la plus fréquente chez l’enfant (20 à 35 % des fractures). Le tassement est caractéristique des vertèbres et survient principalement en cas d’ostéoporose. De même, la fracture du col du fémur survient de manière privilégiée chez la personne âgée.


Des facteurs de risque de fracture sont maintenant identifiés : antécédent personnel de fracture par fragilité, âge > 60 ans, corticoïdes, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez un parent au premier degré, indice de masse corporelle (poids/taille au carré) < 19, ménopause précoce (avant 40 ans), tabagisme, alcoolisme, baisse de l’acuité visuelle et troubles neuromusculaires et orthopédiques.

 

Causes et traitements des fractures


Une fracture survient le plus souvent après un traumatisme, plus ou moins violent pour briser l’os. Plus la densité osseuse est importante, plus la violence du choc devra être importante. Par exemple, l’os du petit enfant est mécaniquement moins résistant que celui de l’adulte et se fracture donc plus facilement.


Dans les fractures fermées, la peau est intacte ; dans les fractures ouvertes, les fragments osseux percent la peau avec un risque infectieux important.


Les fragments osseux peuvent être déplacés ou non ; dans ce dernier cas, une simple immobilisation plus ou moins longue (plâtre, résine…) suffira à une consolidation, avec formation d’un cal qui va recouvrir et solidifier l’os fracturé.


Comment cela se manifeste-t-il ?


Les fractures des os ou des articulations sont fréquentes et peuvent toucher les membres supérieurs, les membres inférieurs, la tête, la nuque ou le dos. La victime se plaint généralement d’une douleur vive, de la difficulté ou de l’impossibilité de bouger, et la zone atteinte présente souvent un gonflement et/ou une déformation visible. En cas de tassement, le plus souvent vertébral, la douleur est située dans le dos mais aucune déformation n’est visible.


En cas de fracture ouverte, le fragment osseux crée une plaie avec un risque d’hémorragie.

La fracture des os propres du nez est une fracture du cartilage nasal. Elle se manifeste par une déformation de la cloison nasale et le plus souvent un saignement de nez (ou épistaxis).

 

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut pas confondre les fractures osseuses avec d’autres fractures comme la fracture d’un organe plein (rate, foie…) par exemple. Un traumatisme abdominal violent peut en effet venir briser la rate ou le foie avec un risque d’hémorragie interne. En cas de choc avec de vives douleurs abdominales ou une sensation de malaise, une consultation en urgence s’impose.


Par ailleurs, il ne faut pas confondre entorse ou foulure, qui concernent les articulations et les ligaments. Parfois, seule la radiographie permettra d’éliminer une fracture osseuse.

 

 

Y a-t-il une prévention possible ?


La prudence, une bonne préparation physique et un échauffement correct sont des gages de sécurité pour prévenir les fractures.


Certains équipements comme genouillère, protège-tibia ou casque permettent de limiter les conséquences des traumatismes directs. Ils sont particulièrement recommandés chez les enfants lors des activités à risque.


L’alimentation doit être équilibrée, pour éviter un surpoids mais aussi lutter contre les carences (carence en calcium et/ou en vitamine D). Le tabac et l’alcool sont deux ennemis des os et le sevrage est recommandé. En cas de déminéralisation prouvée à l’ostéodensitométrie (ostéoporose) un traitement peut être proposé chez les femmes ménopausées, et des médicaments luttant contre la destruction osseuse sont disponibles pour tous.


À quel moment consulter ?


En cas de fracture suspectée, il faut appeler les secours et ne pas mobiliser la zone atteinte. Si le blessé a fait une chute, est étendu sur le sol et se plaint du dos, de la nuque et/ou de la tête, immobiliser la tête en la maintenant en permanence dans l’attente des secours.

 

 

Que fait le médecin ?


Interrogatoire (antécédents, facteurs de risque de fracture, mécanisme et violence du traumatisme) et examen clinique (palpation des reliefs osseux, mobilisation et tests cliniques) permettent de suspecter la fracture et de poser l’indication d’une radiographie. Une déformation ou un point douloureux sont très évocateurs d’une fracture ou d’un arrachement osseux, mais seules les radiographies confirment ou infirment le diagnostic. Les radiographies simples sont le plus souvent suffisantes pour diagnostiquer une fracture d’un membre ou du nez. En revanche, les tassements ou les fractures complexes nécessitent parfois d’autres examens pour préciser l’étendue et les conséquences de l’os brisé. À titre d’exemple, une IRM pourra préciser une compression neurologique éventuelle en cas de tassement.


Le traitement de toutes les fractures est l’immobilisation, qui aide à lutter contre la douleur et permet la consolidation. Les fractures complexes (du fémur, ouvertes…) ou déplacées nécessitent une intervention chirurgicale par un chirurgien orthopédiste. Il existe plusieurs techniques, sous anesthésie générale ou locorégionale, comme l’embrochage, le vissage avec des broches ou encore des fixateurs externes. Pour les autres fractures, les méthodes dites conservatrices sont préférées, avec immobilisation plâtrée avec ou sans réduction, voire traction continue.


Pour les fractures ouvertes, y compris la fracture du nez avec saignement, un traitement antibiotique précoce prévient le risque d’infection.

 

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas d’immobilisation plâtrée, toute douleur devra être signalée au médecin pour vérifier que le plâtre n’est pas trop serré et ne gêne pas la circulation (on parle de syndrome des loges avec douleurs, engourdissement…). Si un traitement anticoagulant est prescrit (piqûres), il faut le suivre précautionneusement pour prévenir les phlébites, et faire les prises de sang nécessaires à la surveillance de ce traitement.


Les plaies et sutures devront être surveillées ; si elles deviennent rouges, inflammatoires avec de la fièvre, une consultation s’impose rapidement.


Page suivante