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Impuissance sexuelle masculine

Définition de l'impuissance sexuelle masculine


Les termes « troubles de l’érection » ou « dysfonction érectile » sont utilisés à la place du terme « impuissance sexuelle ». Les troubles de l’érection se définissent par une incapacité à obtenir ou maintenir une érection suffisante à un acte sexuel satisfaisant. Le degré de dysfonction est variable, de l’insuffisance érectile mineure à une perte complète de l’érection.


Le manque total de rigidité du pénis aboutit à une absence d’érection totale ou partielle en cas de verge molle.


Définition de l'impuissance sexuelle masculine


Les termes « troubles de l’érection » ou « dysfonction érectile » sont utilisés à la place du terme « impuissance sexuelle ». Les troubles de l’érection se définissent par une incapacité à obtenir ou maintenir une érection suffisante à un acte sexuel satisfaisant. Le degré de dysfonction est variable, de l’insuffisance érectile mineure à une perte complète de l’érection.


Le manque total de rigidité du pénis aboutit à une absence d’érection totale ou partielle en cas de verge molle.

 

Origines des troubles de l'érection


11 % des adultes hommes seraient atteints de dysfonction érectile dont 5 % avant 40 ans mais 25 % après 60 ans. Dans 68 % des cas, l’origine est psychogène. Les troubles de l’érection surviennent fréquemment avec l’âge. Il faut en effet plus de temps pour être excité sexuellement et les stimulations nécessaires pour avoir des érections satisfaisantes sont plus importantes.


Les troubles de l’érection peuvent être la conséquence d’autres pathologies qu’il faut dépister comme le diabète ou l’hypertension.

 

Causes de l'impuissance sexuelle


L’érection dépend de trois facteurs :

 

Psychologique (le désir)

Sensoriel (toucher, vue…)

Physique par la stimulation des zones érogènes


En cas de stimulation, une commande neurologique envoie un signal au pénis pour que les artères se dilatent et que les corps caverneux du pénis se remplissent de sang. L’augmentation de volume du pénis mais aussi la compression des veines entraînent une augmentation de la pression et la rigidité de l’érection.


Les causes de dysfonctions sont nombreuses et parfois intriquées. Les facteurs psychologiques jouent un grand rôle mais de véritables causes organiques existent (vasculaire, neurologique, hormonale…). De même, certains médicaments (contre l’hypertension artérielle, les neuroleptiques, les antidépresseurs…) ont une action délétère sur l’érection.
Enfin, le tabac est une cause importante de dysfonction érectile.

 

 

Origines des troubles de l'érection


11 % des adultes hommes seraient atteints de dysfonction érectile dont 5 % avant 40 ans mais 25 % après 60 ans. Dans 68 % des cas, l’origine est psychogène. Les troubles de l’érection surviennent fréquemment avec l’âge. Il faut en effet plus de temps pour être excité sexuellement et les stimulations nécessaires pour avoir des érections satisfaisantes sont plus importantes.


Les troubles de l’érection peuvent être la conséquence d’autres pathologies qu’il faut dépister comme le diabète ou l’hypertension.

 

Causes de l'impuissance sexuelle


L’érection dépend de trois facteurs :

 

Psychologique (le désir)

Sensoriel (toucher, vue…)

Physique par la stimulation des zones érogènes


En cas de stimulation, une commande neurologique envoie un signal au pénis pour que les artères se dilatent et que les corps caverneux du pénis se remplissent de sang. L’augmentation de volume du pénis mais aussi la compression des veines entraînent une augmentation de la pression et la rigidité de l’érection.


Les causes de dysfonctions sont nombreuses et parfois intriquées. Les facteurs psychologiques jouent un grand rôle mais de véritables causes organiques existent (vasculaire, neurologique, hormonale…). De même, certains médicaments (contre l’hypertension artérielle, les neuroleptiques, les antidépresseurs…) ont une action délétère sur l’érection.
Enfin, le tabac est une cause importante de dysfonction érectile.


 

À quel moment consulter ?


Il est inutile d’attendre pour consulter son médecin. Les troubles de l’érection sont souvent perçus comme sujet tabou ou honteux et un cercle vicieux risque de s’instaurer.
Par ailleurs, certaines causes de dysfonction doivent être dépistées et traitées.

 

Que fait le médecin ?


La première consultation permet au médecin de dresser un état des lieux physique et psychologique. Des facteurs organiques ou psychologiques pourront ainsi être identifiés par l’interrogatoire et un examen clinique complet.
Parfois, des examens complémentaires sont nécessaires, comme des prises de sang (diabète, cholestérol…) ou des examens cardio-vasculaires. Le médecin traitant jugera de l’opportunité d’orienter vers un confrère spécialiste comme un cardiologue, un sexologue ou un endocrinologue.
En cas de cause organique retrouvée, le traitement est celui de la cause.


Certains médicaments existent pour maintenir l’érection et d’autres méthodes peuvent aussi la déclencher. Des injections intracaverneuses peuvent déclencher l’érection et des systèmes de pompe à dépression, appelée vacuum, peuvent même créer une érection « artificiellement ».
L’avis d’un sexologue peut être utile, à voir seul ou en couple.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


La sexualité est souvent considérée comme tabou. Le médecin est là pour entendre et résoudre les problèmes sexuels aussi, d’autant qu’ils peuvent être liés à d’autres causes. N’hésitez pas à lui exposer dans le détail ce qui ne va pas, seul ou en couple.


Définition de l'herpès génital

Définition de l'herpès génital


L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible ou IST qui se transmet lors d’un contact sexuel vaginal, anal ou buccogénital. L’herpès génital est provoqué par un virus appelé Herpes simplex virus (HSV) dont il existe deux types (HSV1 et HSV2). Ce virus touche les muqueuses et la peau, provoquant des manifestations le plus souvent bénignes. Certaines formes d’herpès peuvent être graves et se généraliser chez des patients fragiles (nouveau-né, femme enceinte, immunodéprimé). Une fois le virus de l’herpès génital contracté, il reste à vie dans l’organisme et les symptômes peuvent apparaître périodiquement : on parle alors de « poussées d’herpès ».

 

Risques et conséquences de l'herpès génital


L’herpès génital concerne aujourd’hui 2 millions de personnes en France. Le retentissement sur la vie sexuelle et la qualité de vie peut être important lors des poussées ou récurrences fréquentes (quatre à cinq poussées par an). De plus, les lésions herpétiques favorisent la transmission d’autres maladies sexuellement transmissibles. L’enjeu sanitaire consiste à limiter au maximum la transmission de l‘herpès génital.
Les femmes sont les premières victimes de l’herpès génital dont 60 à 80 % des cas sont liés au virus HSV2.

 

Symptômes et origines de l'herpès génital


Le développement de l’herpès génital nécessite deux phases:

 

La phase de primo-infection herpétique

Cette phase infecte les cellules de la peau ou des muqueuses après un contact sexuel par exemple. Le virus se multiplie et contamine d’autres cellules.

 

La phase de réactivation ou de récurrence

Le virus peut rester en sommeil pendant plusieurs années et se réactiver avec des symptômes plus ou moins importants (brûlures, démangeaisons, lésion…).

 

Deux types de virus sont en cause, mais HSV2 est le plus souvent responsable de l’herpès génital, tandis que HSV1 se retrouve dans les infections d’herpès labial ou « bouton de fièvre ».


Comment se manifeste l'herpès génital ?


Les symptômes de l’herpès génital sont variables d’une personne à une autre. La primo-infection peut être asymptomatique (pas de symptômes) ou s’accompagner de signes comme des douleurs ou des picotements avant l’apparition des lésions. Les lésions se situent dans la région du vagin, de l’anus ou sur le pénis et débutent par une éruption avec des vésicules (petites bulles transparentes).
Les poussées ultérieures interviennent à un rythme variable mais pouvant être invalidant. Les symptômes sont les mêmes que ceux de la poussée initiale et durent 7 à 10 jours. Une sensation de picotement peut précéder l’éruption.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'herpès génital ?


L’herpès labial ou bouton de fièvre est lié à un virus de la même famille, le HSV1. Néanmoins, les deux virus peuvent atteindre indifféremment les organes génitaux (herpès génital) et la face (herpès labial). Ainsi, un patient porteur d’un bouton de fièvre peut très bien contaminer son partenaire lors d’un rapport sexuel buccogénital.
D’autres causes d’ulcérations ou lésions génitales nécessitent une prise en charge médicale : toute lésion génitale nécessite donc une consultation et un diagnostic (syphilis, HPV…).

 

Y a-t-il une prévention possible à l'herpès génital ?


La seule prévention possible est d’éviter la transmission du virus. Il faut donc s’abstenir d’avoir des relations sexuelles génitales, anales ou orales avec une personne qui a des lésions, tant qu’elles ne sont pas complètement guéries. L’utilisation du préservatif ne protège pas complètement de la transmission du virus (toutes les zones contaminantes ne sont pas recouvertes). Il n’existe pas de vaccin contre le virus de l’herpès génital.
En cas de poussée d’herpès, avec lésions et vésicules, quelques mesures diminuent les symptômes ou peuvent les soulager : sécher les zones touchées, porter des vêtements amples, ne pas toucher les lésions et se laver les mains dans tous les cas, ne pas appliquer de pommades sans avis médical…


À quel moment consulter ?


Les infections à Herpesvirus peuvent être discrètes voire sans symptôme : seul un dépistage systématique les mettra en évidence.
En règle générale, toute apparition de verrues génitales ou lésions doit motiver une consultation chez le médecin traitant ou le dermatologue.

 

Que fait le médecin ?


En cas de lésions (primo-infection ou récurrence), le médecin pourra établir un diagnostic présomptif visuellement. En cas de doute ou pour confirmer le diagnostic, analyse de sang et/ou prélèvement des vésicules ou lésions grâce à un écouvillon, permettent de vérifier la présence de HSV1 ou HSV2.
Aucun traitement ne guérit l’herpès, mais des médicaments antiviraux (locaux et par voie générale) peuvent accélérer la guérison d’une poussée d’herpès chez certains patients. Le médecin jugera de l’opportunité de les prescrire lors d’une poussée ou, au long cours, en prévention des poussées en cas de récurrences fréquentes et invalidantes.
Le rôle du médecin consiste également à prendre en charge la douleur, évaluer les facteurs ou circonstances déclenchantes, proposer une prise en charge psychologique le cas échéant et enfin recommander les mesures visant à réduire la transmission (utilisation du préservatif lors des poussées notamment).

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Il convient de repérer les circonstances déclenchantes et d’en parler à son médecin. De même, noter sur une liste toutes les interrogations, sans tabou, permet de faciliter l’entretien médical.


Importance des poumons

Importance des poumons


En langage médical, le fonctionnement des poumons est la « physiologie pulmonaire ».

 

Les poumons sont les organes les plus importants… du système respiratoire.

 

Ce système comporte deux éléments principaux : une pompe respiratoire (thorax) et les poumons (avec les voies aériennes).

 

La cage thoracique joue le rôle de soufflet et fait entrer et sortir l'air des poumons.

Le fonctionnement des poumons permet donc d’apporter de l’oxygène frais (O2) à l’organisme et d’évacuer le dioxyde de carbone (CO2) ; ces échanges gazeux, qui s’effectuent par la voie de la circulation sanguine, permettent de véhiculer l’oxygène des poumons jusqu’aux cellules de tout l’organisme.


Plusieurs organes participent au fonctionnement des poumons et du système respiratoire : entrent en jeu également le système nerveux central, l’appareil circulatoire (le cœur et les vaisseaux) et les muscles du thorax et du diaphragme.


Le bon fonctionnement des poumons assure également d’autres missions dans le corps humain, comme le réchauffement de l’air respiré, son humidification et la protection contre des particules nocives qui pourraient pénétrer.

 

Les maladies pulmonaire


Le fonctionnement des poumons est indispensable à la vie.

Chaque année, une maladie pulmonaire comme la bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO touche 4 millions de personnes en France, avec 100 000 patients au stade d’insuffisance respiratoire chronique et 16 000 décès.

 

Comment fonctionnent les poumons ?

 

Les poumons sont situés dans la cage thoracique et font suite à la trachée, qui prolonge le larynx et se divise en deux bronches souches droite et gauche qui entrent dans le poumon correspondant.

Dans le poumon, les voies aériennes continuent de se diviser en branches de plus en plus nombreuses, courtes et fines, à la manière des ramifications des branches d’un arbre. Les plus petites bronches sont appelées bronchioles. Elles s’ouvrent sur les alvéoles pulmonaires, petites cavités aériennes où a lieu l’échange de gaz entre l’air et le sang.


Chaque poumon est entouré d’un sac fermé appelé la plèvre.


La paroi thoracique est quant à elle formée de douze paires de côtes qui joignent le sternum en avant aux vertèbres dorsales en arrière. Ce grill costal représente une protection osseuse ; le diaphragme est un muscle qui forme le plancher de la cavité thoracique.
L’ensemble des structures anatomiques participent au fonctionnement des poumons et à leur rôle dans les échanges gazeux.

Des capillaires sanguins (petits vaisseaux) forment un réseau dense autour des alvéoles et permettent les échanges O2/CO2.



Comment cela se manifeste-t-il ?


 

La respiration est un phénomène inconscient contrôlé par des centres nerveux situés à la base du cerveau. En cas d’atteinte au bon fonctionnement des poumons, quelle qu’en soit la cause, la respiration devient consciente car difficile : il faut alors penser à respirer. En cas de réelle difficulté respiratoire, les médecins parlent de dyspnée.

 

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


 

La dyspnée ou difficulté respiratoire peut avoir plusieurs causes qui ne sont pas toutes liées au fonctionnement des poumons. 

 

 

Certaines causes sont extrarespiratoires, comme l’insuffisance cardiaque ou un trouble neurologique ou métabolique (anomalie sanguine).

 

 

Les poumons jouent alors un rôle de compensation jusqu’à ce que les phénomènes de régulation soient dépassés, conduisant à une insuffisance respiratoire aiguë.

 

 

Y a-t-il une prévention possible ?


 

Les maladies pulmonaires ont des causes diverses (génétiques, environnementales…) mais dans tous les cas, la préservation du fonctionnement pulmonaire repose sur l’arrêt du tabagisme actif ou passif.

 

 

Le tabac augmente les maladies et les problèmes pulmonaires : maladies pulmonaires obstructives chroniques (75 % des cas sont liés au tabagisme), pneumonie, capacité pulmonaire réduite, croissance pulmonaire réduite chez l’enfant et l’adolescent fumeurs, asthme


À quel moment consulter ?


Toute difficulté respiratoire doit motiver une consultation en urgence.

 

Certaines causes peuvent nécessiter un traitement en urgence, comme l’asthme ou le pneumothorax. Un appel au SAMU-Centre 15 en décrivant les symptômes permet au médecin d’envoyer les secours qui pourront apporter l’oxygène qui manque à l’organisme.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin a plusieurs moyens pour apprécier et évaluer le fonctionnement des poumons.

 

Au cabinet, il peut déterminer la fréquence respiratoire : un individu respire entre 12 et 15 fois par minute (mouvements inspiratoires puis expiratoires).

Il peut ensuite regarder et palper la cage thoracique pour détecter une anomalie du mouvement des poumons ; une asymétrie par exemple ou encore une anomalie à la percussion d’un côté du thorax peut révéler une maladie pulmonaire sous-jacente comme une pneumopathie ou un pneumothorax.

Enfin, l’auscultation à l’aide d’un stéthoscope offre la possibilité au médecin d’écouter les bruits en provenance des poumons et des voies aériennes.


D’autres examens sont utilisés pour évaluer la fonction pulmonaire :

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas d’asthme ou de difficultés respiratoires récurrentes, il est important de repérer les facteurs déclenchants ou d’amélioration. Des facteurs allergiques par exemple ou environnementaux (pollution atmosphérique) pourront alors être évoqués et des tests proposés par votre médecin.

 

 


Incontinence anale

Définition de l'incontinence anale

 

L’incontinence anale désigne l’émission incontrôlée de matières fécales solides, liquides ou gazeuses, de façon transitoire ou durable. Elle peut se présenter comme une impériosité fécale, une urgence à déféquer, ou une fuite inconsciente de selles à des degrés divers : minimes ou majeurs.

 
On parle aussi d’incontinence fécale pour désigner la perte involontaire de selles, comme on parle d’incontinence urinaire à laquelle elle est fréquemment liée ; cela ne préjuge pas du mécanisme en cause. Les causes d’incontinence fécale sont variées, pas toujours dues à une défaillance de l’anus (sphincter musculaire).


Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de l’incontinence anale ?

 

Trouble tabou, l’incontinence anale ne s’avouerait qu’une fois sur deux au médecin. Le préjudice persiste donc, faute de prise en charge adéquate. Cette invalidité sociale et professionnelle reste très sous-estimée. Selon Damon et coll. (2006) 7,5% des femmes en souffriraient  en France contre 2,4% des hommes. La proportion d’incontinences anales sévères (survenant au moins une fois par semaine) atteindrait 1,5 à 2% de la population (Perry et coll. 2002), touchant autant les hommes que les femmes.

 

Les plus touchés sont les personnes âgées de 80 ans et plus, avec une prévalence de plus de 20% (Damon et coll. 2006) contre 5% avant cet âge. En maison de retraite médicalisée, les chiffres américains estiment  sa prévalence à 50% (Nelson, 2004), mais il faut les tempérer par le fait que l’incontinence anale représente en soi la deuxième cause de placement en institution du fait du handicap social et familial.

 

Sont ensuite concernées les femmes ayant eu au moins un accouchement par voie naturelle, surtout si ces accouchements ont été traumatiques (forceps). Le premier accouchement est significatif : à sa suite, 10% développent une incontinence anale et 20% ont une rupture sphinctérienne en échographie (Abramowitz, 2006). L’accouchement par césarienne n’annule pas le risque, d’après Solans-Domenech (2010) 10% des femmes enceintes en souffriraient lors de leur première grossesse. L’absence de grossesse elle-même ne garantit pas « l’immunité » des femmes nullipares (Damon, observatoire ORALIA, 2010). Dans 33% des cas, l’incontinence urinaire d’effort précède de quelques années l’incontinence anale qui survient entre 40 et 60 ans.

 

L’émission involontaire de matières solides ou liquides et de gaz malodorants est très handicapante socialement. L’incontinence des selles contraint au port de garnitures, elle favorise macérations et irritations du siège, réduit les déplacements, impose une révision drastique des habitudes nutritionnelles, pas toujours opportunes diététiquement.

 

Quels sont les causes de l’incontinence anale ?

 

La continence anale est une fonction complexe, assurée lorsque le transit intestinal est normal et que l’anneau musculaire de l’anus (sphincter anal) est en bon état. Il faut aussi que le rectum puisse faire son travail de stockage des selles par sa distension normale et que les nerfs et la commande nerveuse de la défécation soient efficients. L’incontinence fécale survient lors de la détérioration, transitoire ou chronique, d’un ou plusieurs de ces éléments.

 

Les troubles du transit durables (constipation et/ou diarrhée)

 

Ils sont plus fréquents au grand âge. Ils entraînent des modifications des réflexes neuro-musculaires digestifs et de la défécation. Chez la personne âgée, la présence d’un fécalome est la première cause de pertes de selles incontrôlées, qui se présentent comme une diarrhée. Le fécalome est un bouchon de selles déshydratées bloquant le rectum. Il survient même chez des personnes qui ne sont pas habituellement constipées. Certains traitements médicamenteux le favorisent. Tout fécalome doit être évacué par le médecin. C’est une urgence dont on prévient la récidive par des mesures nutritionnelles appropriées et des médicaments (lavements, accélérateurs du transit).

 

Les traumatismes du périnée (plancher du petit bassin)

 

Ils sont, chez la femme, liée essentiellement à la grossesse et à l’accouchement par la voie naturelle, surtout s’il a été difficile ou a nécessité des manœuvres d’extraction du bébé. Une incontinence fécale durant la grossesse est un facteur de risque d’incontinence anale avérée après l’accouchement et d’autant plus que les grossesses se répètent (Sénejoux, 2011). L’incontinence est par ailleurs fréquente en post-partum (après l’accouchement) et ne doit jamais être négligée. Un bilan périnéal complet s’impose au moindre doute et quand les signes perdurent au-delà de 6 mois.

 

Les troubles neurologiques

 

Ils sont une cause de plus en plus fréquentes, avec la progression des maladies qui altèrent lentement les neurones : diabète, sclérose en plaques. Les traumatismes de la moelle épinière (accident de la route, professionnel) provoquent des lésions neurologiques brutales : paraplégie…


Comment se manifeste l’incontinence anale?

 

L’incontinence anale peut se voir à tous les degrés ; sa sévérité n’a pas de lien direct avec sa tolérance : une incontinence anale limitée aux gaz peut être plus mal vécue qu’une incontinence anale plus sévère. Elle est dite sévère lorsqu’il existe une fuite involontaire de selles au moins une fois par semaine.
Elle a plusieurs modes d’installation qui peuvent se combiner :

 

- par regorgement : lorsque le rectum est toujours plein et ne peut plus assurer la rétention des matières. Cela survient dans un contexte de constipation ancienne et de difficultés d’évacuation rectale (dyschésie). Les médicaments constipants (neuroleptiques, morphiniques), un fécalome provoquent ce type d’incontinence par regorgement ; ainsi que la diminution de la sensibilité rectale en cas de mégarectum, de diabète, de sclérodermie ou de lésion médullaire…

 

- par diminution de la capacité rectale : cela se voit lors des maladies digestives comme la rectocolite hémorragique, après la chirurgie colorectale (cure d’hémorroïdes) ou après une radiothérapie pelvienne (cancer de prostate par exemple). Des habitudes digestives avec des selles fréquentes et de petit volume, des besoins rapidement urgents alors que l’anus n’est pas sous pression, finissent par désapprendre une distension normale du rectum, qui devient intolérant à la réplétion alors que tout est normal par ailleurs. Un contexte psychologique particulier n’est pas exclu.

 

- par fuites passives inconscientes : chez des patients aux antécédents chirurgicaux locaux  (fissure anale), ou bien dans des maladies générales comme la sclérodermie et le diabète qui lèsent la commande nerveuse autonome du sphincter interne (involontaire).

 

- par impériosité active, où les besoins sont urgents avec une retenue très courte.  La maîtrise anale est faible ou absente. Une incontinence urinaire est fréquemment associée. Les causes en sont « classiques » : lésions dues à la grossesse et/ou l’accouchement, chirurgie proctologique (périnéale), lésions musculaires et nerveuses traumatiques (syndrome de la queue de cheval).


Avec quoi ne pas confondre ?

 

Avec une diarrhée vraie, aiguë ou chronique. D’autant plus que le patient masque l’incontinence en évoquant de simples diarrhées, et minimise les symptômes dont il a honte.
Le maître mot reste donc l’exactitude des renseignements fournis par le patient, au-delà de la honte et de la confusion.


Peut-on prévenir l’incontinence anale ?

 

On peut lutter contre la constipation par la modification des habitudes nutritionnelles (introduction de fibres et hydratation accrue), parfois avec un traitement accélérateur de transit prescrit par le médecin généraliste, le gastro-entérologue.
Une grande prévention est d’éviter les traumatismes du périnée, qu’ils soient obstétricaux (forceps), sportifs, ou sexuels. « Il est parfois légitime de discuter l’indication d’un accouchement par césarienne en vue de préserver l’anus » déclare le Dr Laurent Abramowitz, proctologue spécialiste de l’incontinence anale.
Avec l’avance en âge, il faut éviter les augmentations brutales de pression dans le ventre : vomissements, toux, efforts de portée... et songer à la rééducation périnéale précoce.


À quel moment consulter ?

 

Dès que l’incontinence apparaît hors d’une situation explicable et transitoire telle que, par exemple, une diarrhée brutale et profuse du touriste.


Comment préparer la consultation ?

 

Le calendrier des selles répertorie quotidiennement le nombre de selles et les épisodes d’incontinence avec les circonstances les accompagnant : l’incontinence d’urine au premier chef. Il permet au médecin d’apprécier la sévérité de la situation.
On rassemble les antécédents obstétricaux (grossesses et accouchements difficiles) et chirurgicaux (comptes-rendus d’opération).


Que fait le médecin ?

 

Il apprécie la nature de l’incontinence et son étendue (anale et urinaire par exemple) avec un examen physique complet comportant un toucher rectal, et vaginal chez les femmes.
Il recherche une maladie causale, des habitudes néfastes : alimentation constipante, sédentarité favorisant le fécalome, médicaments favorisant la constipation.
Il apprécie aussi le retentissement sur la qualité de vie, afin de mesurer le handicap.

 

L’expert gastro-entérologue, proctologue, est aussi amené à donner son avis. Il fait des tests de pression pour évaluer les déséquilibres locaux (manométrie et électrophysiologie). Il complète le bilan par une échographie (généralement endo-rectale). L’IRM dimensionnelle ne fait pas encore concurrence à la défécographie de référence, examen qui n’est pratiqué qu’en perspective d’une intervention chirurgicale.

 

La prise en charge de l’incontinence anale repose sur l’hygiène digestive (régime anti-constipation ou au contraire ralentisseur des selles) et la rééducation périnéale lorsque le problème est fonctionnel. Les tampons anaux sont palliatifs et remboursés ; ils permettent de ne plus craindre une fuite intempestive.


Les causes curables d’incontinence sont prises en charge par le chirurgien lorsque le risque est bien maîtrisé : réfection du périnée, par exemple, après un accouchement délabrant avec la cure éventuelle d’une descente d’organes (prolapsus).

 

La stimulation électrique des nerfs de l’anus (neuromodulation, ou stimulation transcutanée) est réservée aux incontinences sévères chez des patients testés comme bons répondeurs.

 

Les sphincters anaux artificiels sont encore grevés d’un fort taux d’échecs imposant leur retrait à terme (un sur deux, Wong, 2002).

En dernier recours, un anus artificiel (stomie = ouverture à la peau, ici une colostomie) concerne les malades très handicapés, fortement motivés, car sa maintenance est astreignante. Mais, bien gérée, la stomie se révèle souvent plus confortable socio-professionnellement que les fuites intempestives.


Définition de l'herpès labial

Définition de l'herpès labial

 

L’herpès labial est aussi appelé bouton de fièvre. C’est la forme d’herpès la plus courante. Il est provoqué par un virus (Herpes simplex virus de type 1 ou HSV1) et se caractérise par des lésions de la région buccale, précédées de brûlures. Certaines circonstances (fièvre, stress, fatigue…) déclenchent les récidives et poussées d’herpès labial car le virus, une fois dans l’organisme, y reste à vie.

 

Risques et conséquences de l'herpès labial


Les formes d’herpès labial touchant la bouche et la face sont les plus fréquentes, avec une contamination survenant généralement dans l’enfance ou chez les adultes jeunes. Entre les âges de 20 ans et 40 ans, 40 à 60 % de la population seraient contaminés par l’HSV1. L’HSV1 est également responsable d’une part non négligeable des herpès notamment chez les femmes. Un des risques majeurs est la primo-infection, c’est-à-dire la contamination génitale à HSV1 au cours de la grossesse, avec des conséquences infectieuses dramatiques chez le nouveau-né.

 

Causes et mécanismes de l'herpès labial


Le développement de l’herpès labial nécessite deux phases :

 

Une phase de primo-infection herpétique

La phase de primo-infection herpétique infecte les cellules de la peau ou des muqueuses après un contact direct avec des lésions (vésicules) excrétant du virus ; cette excrétion est maximale dans les premières heures de formation des vésicules. L’excrétion a lieu au moment d’une primo-infection, des poussées

 

Une phase de réactivation ou de récurrence

Il existe aussi des excrétions asymptomatiques tout aussi contaminantes. Le virus se multiplie et contamine d’autres cellules. Il peut rester en sommeil pendant plusieurs années et se réactiver avec des symptômes plus ou moins importants (brûlures, démangeaisons, lésion…). 


Deux types de virus sont en cause, mais HSV1 est le plus souvent responsable de l’herpès labial.

 

 

Symptômes de l'herpès labial


La primo-infection n’est que rarement repérée, les symptômes survenant le plus souvent dans l’enfance ou chez l’adulte jeune. Elle se produit quelques jours après le contact avec une personne porteuse de lésions excrétrices de virus. Parfois, cette primo-infection est symptomatique et se manifeste par une lésion au niveau des lèvres accompagnée de fièvre, d’inflammation des glandes (douleurs, gêne à l’alimentation) ou de symptômes de la grippe. Les symptômes, et notamment la difficulté d’alimentation, doivent être pris au sérieux chez l’enfant car ils exposent à la déshydratation.
Les récurrences ou poussées de bouton de fièvre interviennent à l’occasion de nombreux facteurs déclenchants : fièvre, exposition au soleil, fatigue, règles, stress…
Le bouton de fièvre se manifeste alors par l’apparition de vésicules en bouquet, souvent précédées de brûlures ou démangeaisons localisées, sur le bord externe d’une lèvre. Le bouton de fièvre peut aussi toucher le nez, le menton ou s’étendre dans la région de la bouche.

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'herpès labial ?


Le grattage des lésions peut provoquer une surinfection similaire à de l’impétigo (infection contagieuse de la peau). Les lésions peuvent alors s’étendre et s’autoentretenir avec des croûtes et du pus.
En cas de lésion persistant au-delà de quelques jours (7-10 jours), une consultation médicale (médecin traitant ou dermatologue) s’impose.

 

Y a-t-il une prévention possible à l'herpès labial ?


L’infection initiale au HSV1 se fait le plus souvent durant l’enfance, rendant difficile la prévention de la contamination. Il convient néanmoins d’éviter d’embrasser quelqu’un qui a un bouton de fièvre et d’éviter d’utiliser des objets en contact direct avec la salive ou la bouche.
Une fois contaminé, des mesures simples permettent de limiter les poussées, d’éviter la contamination ou l’autocontamination et de diminuer les symptômes.
Certaines circonstances favorisent les poussées comme la fièvre, le stress, la fatigue, l’alcool, l’exposition au soleil (UV) ou au froid.
En période de récurrence, il faut éviter les contacts directs entre les vésicules et d’autres personnes (baisers), et notamment des sujets à risque comme les nouveau-nés, les femmes enceintes ou toute personne atteinte d’un déficit immunitaire ou d’une dermatite atopique (risque de complication grave). Pour éviter l’autocontamination, il ne faut pas toucher les vésicules, ne pas se frotter les yeux ou humecter ses lentilles avec sa salive ; il faut au contraire se laver très régulièrement les mains.
L’application d’un glaçon sur le bouton de fièvre diminue les sensations de brûlures ou de démangeaisons. Par ailleurs, les crèmes antivirales disponibles en pharmacie sont à mettre en œuvre dès les premiers symptômes, avant l’apparition des vésicules.

 

À quel moment consulter ?


Les infections à Herpesvirus peuvent être discrètes voire sans symptôme : seul un dépistage systématique les mettra en évidence.
Les boutons de fièvre sont courants et seule une primo-infection grave (nourrisson, femme enceinte, immunodéprimé…) constitue une urgence thérapeutique.

 

Que fait le médecin ?


En cas de lésions (primo-infection ou récurrence), le médecin pourra établir un diagnostic présomptif visuellement. En cas de doute ou pour confirmer le diagnostic, une analyse de sang et/ou un prélèvement des vésicules ou lésions grâce à un écouvillon, permettent de vérifier la présence de virus. Ce diagnostic virologique direct n’est recommandé qu’en cas de lésions atypiques ou devant des complications.
Aucun traitement ne guérit l’herpès, mais des médicaments antiviraux (locaux et par voie générale) peuvent accélérer la guérison d’une poussée d’herpès chez certains patients. Le médecin ou le pharmacien jugeront de l’opportunité de les prescrire lors d’une poussée, voire au long cours, en prévention en cas de récurrences fréquentes et invalidantes.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


N’hésitez pas à préparer une liste de questions pour éviter de les oublier le jour J. Notez le nombre de poussées et les facteurs favorisants : votre médecin pourra vous aider et parfois prescrire des antiviraux à titre préventif.


maladie d'Alzheimer

Qu'est ce que la maladie d'Alzheimer (MA) ?


La MA est une affection dégénérative du cerveau responsable d’un état de démence d’installation progressive. La démence correspond à une altération durable des fonctions intellectuelles (mémoire, attention, langage, savoirs, raisonnement, jugement, gestuelle…) et/ou comportementales (personnalité, émotions, sociabilité…), et cette altération est suffisamment sévère pour entrainer une altération de l’autonomie dans la vie quotidienne. Il existe de nombreuses causes de démence, et la MA en est la cause la plus fréquente (plus de 50% des cas de démence diagnostiqué).
En pratique la MA est due à une accumulation anormale de plusieurs protéines au niveau de certaines zones du cerveau en particulier les zones responsables de la mémoire (que l’on appelle les hippocampes). Ce stockage anormal abouti à terme à la mort prématurée des neurones de ces régions cérébrales et donc à leur dysfonctionnement progressif. La MA n’est donc pas une forme de vieillissement normal du cerveau, il s’agit d’une maladie à part entière.

 

Quelques chiffres


600.000 personnes souffrent de  démences en France, dont  400.000 sont atteintes par la MA. Il y aurait 110.000 nouveaux cas par an en France. Le taux de personnes atteintes par la MA augmente avec l’âge : on considère que 1% de la population de 60 ans présente une MA contre 30% des personnes âgées de 85 ans et plus. Les femmes seraient plus touchées que les hommes après 70 ans. Ces chiffres déjà très impressionnants pourraient être amenés à doubler d’ici 15 ans en raison du vieillissement de la population. On considère également que la MA reste très sous diagnostiquée avec seulement la moitié des cas repérés.

 

Existe-t-il des facteurs de risque de développer une MA ?


Le principal facteur de risque de développer une maladie d’Alzheimer est l’âge.
Les autres facteurs de risques sont moindres. On retrouve des facteurs de risque en rapport avec  l’environnement ou liés au mode de vie  (tabac, alimentation trop riche, isolement social, faible niveau d’étude)  mais également des facteurs de risque génétiques (ce qui est rare mais particulièrement vrai pour les formes très précoces de MA, avec un début de la maladie avant 60 ans).

 

Quels sont les principaux signes ?


Il existe différentes phases évolutives dans la MA. La phase initiale est essentiellement marquée par des problèmes de mémoire, et la personne atteinte reste autonome pour la plupart des gestes de la vie quotidienne. Ces problèmes de mémoire concernent essentiellement la capacité à consolider des souvenirs récents : en pratique la personne malade sera incapable de se rappeler de son emploi du temps des jours précédents alors qu’elle se rappellera parfaitement bien des souvenirs anciens. Elle fait également répéter plusieurs fois la même chose à son entourage car elle n’est plus capable de s’en rappeler. Cet état s’accompagne le plus souvent d’une forme de non reconnaissance ou de minimisation des troubles, appelée anosognosie en langage médical.

Existe-t-il des traitements ?


A ce jour il n’existe pas encore de traitement qui permettent de guérir de la maladie d’Alzheimer. Le médecin peut toutefois prescrire des médicaments visant à ralentir l’évolution ou compenser en partie l’altération des fonctions cognitives. Ces traitements prennent la forme de comprimés ou de patches. Aux stades évolués les traitements médicamenteux ont pour objectifs de contenir les troubles du comportement.
De façon complémentaire aux médicaments, il ne faut pas négliger les approches non médicamenteuses : stimulation intellectuelle de la personne malade, soutien psychologique du malade et de sa famille souvent épuisée par la situation, aide au maintien des activités habituelles intellectuelles et sociales du patient, orthophonie.

Des mesures sociales peuvent également être prise par un assistant social, permettant des aides à domicile (préparation des médicaments, toilette, portage des repas). Accessoirement la question de la mise en place d’une mesure de protection doit être posée (mise sous tutelle) en cas de forte altération de l’autonomie.

 

Les centres mémoire


Le plan Alzheimer de 2002 a permis la mise en place de centres de dépistage à grande échelle de la MA au travers de centre mémoire régionaux pour aider au diagnostic précoce de cette maladie,  améliorer la qualité de vie des personnes atteintes et soutenir leurs familles. Ces centres ainsi que les centres locaux d’information et d’accueil sont fait pour l’accueil, l’écoute et l’information. N’hésitez pas à les solliciter si nécessaire.

Comment le médecin fait-il son diagnostic ?



Le seul moyen d’être complètement sur de l’existence d’une maladie d’Alzheimer chez quelqu’un serait de prélever une petite partie de son cerveau pour le faire analyser. Ceci n’est bien entendu pas possible du vivant de la personne.

Les médecins ont donc à leur disposition un certain nombre d’examens qui peuvent très fortement orienter vers une MA selon leurs résultats :
• Les tests de dépistages : ce sont des tests psychologiques réalisables rapidement au cours d’une consultation qui permettent au médecin d’évaluer rapidement les différentes fonctions intellectuelles (mémoire, calcul, raisonnement, dessin etc…) du patient.
• Le bilan neuro-psychologique : il s’agit d’un bilan plus long (d’une durée de passation de quelques heures) réalisé par une psychologue spécialisée qui permet également d’évaluer les différentes fonctions intellectuelles du patient, mais de façon plus détaillée.
• L’IRM cérébrale : l’IRM est un examen d’imagerie médicale indolore mais impressionnant,  qui permet d’étudier en détail l’aspect du cerveau ou tout autre partie du corps humain. Ce dernier en vieillissant diminue de taille de façon homogène. Si jamais cette diminution de taille n’est pas homogène, trop précoce, et intéresse plus spécifiquement les hippocampes (structures cérébrales responsables de la consolidation des souvenirs), il s’agit d’un argument fort orientant vers une MA.
• La réalisation d’une prise de sang complète dont le but est d’écarter un problème de santé autre qui pourrait être responsable d’une altération des fonctions intellectuelles (étude du fonctionnement de la thyroïde, du foie, du sang, dosage des vitamines et dans certains cas recherche du SIDA ou de la syphilis).

 

Quelle est l'évolution habituelle ?

 

La MA est malheureusement une maladie évolutive. Après le stade initial avec des problèmes isolés de mémoire, l’évolution se fait vers un état démentiel au cours duquel l’autonomie dans les gestes de la vie quotidienne est compromise (difficultés à faire ses courses, sa toilette, s’habiller, prendre ses repas, gérer l’argent etc…). A ce stade en plus des problèmes de mémoire on retrouve une atteinte du langage, de la gestuelle et des savoirs, ainsi que des capacités d’organisation et de planification.
Le stade ultime de cette maladie est un état de démence sévère où la dépendance est totale et le plus souvent un placement dans une institution spécialisée est nécessaire. A ce stade coexistent souvent des troubles du comportement (agitation, troubles du sommeil). Cette évolution progressive intervient environ 7 à 8 ans après le début de la maladie.  

 

 

Biblio :

Collège national enseignants de neurologie : confusion et démences chez le sujet âgé M Sarazin.

Maladie d’Alzheimer. EMC (Elsevier SAS, Paris), Psychiatrie, 37-540-B-30, 2006

HAS : guide médecin ALD : Maladie d’Alzheimer et autre démences, Mai 2009

HAS : actes de prescriptions ALD : Maladie d’Alzheimer et autres démences, actualisation Juillet 2012



Définition de l'abcès dentaire

Définition de l'abcès dentaire


L’abcès est une infection résultant d’une carie dentaire non traitée. Le cas le plus fréquent est l’abcès dentaire : la pulpe dentaire meurt à la suite de l’inflammation non soignée, d’où une infection des tissus qui les détruit (nécrose). L’abcès parodontal est lié à une atteinte du parodonte (le tissu de soutien de la dent) constitué par la gencive et l’os. L’abcès endodontique est situé au bout de la racine de la dent. L’abcès est parfois lié à une complication lors de la poussée des dents de sagesse.

 

Risques et conséquences de l’abcès dentaire


Le danger immédiat est la perte d’une ou plusieurs dents. Une infection dentaire non traitée peut essaimer à distance par le sang (septicémie). L’abcès peut s’étendre aux tissus environnants et évoluer en cellulite (inflammation des tissus de la face).

 

Les malades atteints d’anomalie cardiaque courent un risque d’infection foudroyante (endocardite infectieuse). Les sportifs risquent des problèmes articulaires et musculaires. Il existe un risque de fausse couche pendant le premier trimestre de la grossesse. Les infections dentaires provoquent aussi des sinusites.

 

Causes et origines de l’abcès dentaire


La carie non traitée se développe jusqu’à la dentine (tissu calcifié recouvert par l’émail), placée au contact du nerf dentaire. La douleur augmente au fur et à mesure de la multiplication des bactéries en milieu clos ; le pus se constitue et crée une tension supplémentaire des tissus.

 

Quand l’abcès est suffisamment « mûr », il se perce pour s’écouler : c’est une évacuation naturelle. Mais elle n’entraîne pas magiquement la guérison ; il faut nettoyer et traiter.

 

Symptômes et signes de l’abcès dentaire


L’infection dentaire provoque d’abord une sensibilité aux sensations de chaud, froid et sucré. En l’absence de soins, elle évolue en sensation de cœur qui bat (douleur pulsatile) ou de symptômes de pressions sur la dent, puis en douleur insupportable et en gonflement de la joue. Celui-ci est accompagné d’un œdème, voire d’un écoulement de pus.

 

Si la dent ne fait plus mal au bout de 5-6 jours sans avoir consulté, c’est un symptôme d’aggravation. La dent est morte et le nerf dentaire risque de se putréfier (nécrose).

Comment se manifeste l’abcès dentaire ?


L’infection dentaire provoque d’abord une sensibilité aux sensations de chaud, froid et sucré. En l’absence de soins, elle évolue en sensation de cœur qui bat (douleur pulsatile) ou de pression sur la dent, puis en douleur insupportable et en gonflement de la joue. Celui-ci est accompagné d’un œdème, voire d’un écoulement de pus.

 

Si la dent ne fait plus mal au bout de 5-6 jours sans avoir consulté, c’est un signe d’aggravation. La dent est morte et le nerf dentaire risque de se putréfier (nécrose).

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Des mesures d’hygiène simples réduisent les risques de plus de 90 %, comme le brossage des dents au moins deux fois par jour et l’emploi du fil dentaire, pour nettoyer les espaces interdentaires. Une consultation dentaire est indispensable au moins une fois par an.

À quel moment consulter ?


Il faut consulter le plus tôt possible pour conserver la dent vivante, même si l’intensité de la douleur baisse ou si elle disparaît au bout de quelques jours. C’est une urgence, à signaler à l’assistante dentaire pour obtenir un rendez-vous en priorité.

 

Que fait le chirurgien-dentiste ?


Le chirurgien-dentiste draine le pus s’il ne s‘écoule pas spontanément, apaise la douleur et réduit le risque de propagation d’infection.

 

Ensuite, il réalise le traitement endodontique : il dévitalise la dent, retire les tissus inflammatoires, nettoie en profondeur et désinfecte les canaux infectés dans les racines. Il bouche les canaux (obturation canalaire) avec une pâte spéciale et pose éventuellement une couronne.

 

La prescription d’antibiotiques efficaces sur les bactéries en cause (amoxicilline, macrolides) est indispensable chez les personnes fragiles ou à risques (porteurs de prothèses quelles qu’elles soient), ainsi parfois que celle d’antiinflammatoires.

 

Comment préparer la consultation avec le chirurgien-dentiste ?


Le praticien peut prescrire des médicaments à prendre avant le rendez-vous (antalgiques, antiinflammatoires). Les doses recommandées de médicaments sans ordonnance ne doivent pas être dépassées, même si la douleur est forte.

 

L’automédication par des médicaments vendus sur ordonnance est formellement contre-indiquée.

 

Il est essentiel de citer le plus précisément possible ses symptômes (fréquence de la douleur, date d’apparition), ses antécédents médicaux et les traitements en cours.


Quand parle-t-on de malaise ?

Quand parle-t-on de malaise ?


Un malaise est considéré ici comme une perte brutale des capacités physiques et/ou mentales habituelles, associée ou pas à une perte de connaissance. Son danger immédiat est la chute ou l’accident (de travail, domestique), qui peut se produire n’importe où. Le danger dû à la chute s’ajoute alors à la cause du malaise : chute d’un pont, d’une fenêtre, perte de contrôle d’un véhicule ou d’une machine, d’un outil…


Reconnaître les malaises sans perte de connaissance


Dans ce cas, la personne malade répond correctement à son nom et à ce qu’on lui demande, même si elle est pâle et affalée, par terre ou sur un siège.
Quand la personne répond mais incorrectement, sans rapport avec la question, ou qu’elle balbutie, on dit qu’elle est confuse.

Les raisons de se sentir mal dans la vie courante sont nombreuses. Un choc émotionnel violent, surtout inopiné, peut entraîner une réponse neurovégétative de type « malaise vagal » (voir la fiche correspondante). La vue du sang provoque aussi des malaises chez une partie non négligeable de la population.
Ce peut être un épuisement, quand le corps refuse brutalement de faire l’effort demandé : monter rapidement plusieurs étages par exemple pour une personne peu entraînée, ou l’ascension d’un sommet pour un alpiniste au bout de ses forces. L’épuisement est bien plus fréquent dans la population qu’on ne l’imagine : un rythme de vie effréné et de multiples contraintes quotidiennes, le stress chronique, sont des ennemis sournois.
Les maladies en cours ou en incubation (grippe, rhume, cancer, etc.) favorisent les malaises. Il faut toujours y songer quand une personne fait un malaise que les circonstances n’expliquent pas.

 

La conduite à tenir en cas de malaise

SANS perte de connaissance

 

1 - Sécurisez la personne et l’environnement : allongez-la si elle ne s’y oppose pas (certains malaises s’aggravent en position couchée), au chaud ou sous une couverture (les malaises refroidissent), à l’abri du danger (loin de la circulation automobile par exemple).
Il peut être utile de relever les jambes du malade pour accélérer le retour de la circulation sanguine normale dans le coeur et le cerveau. ATTENTION : cela ne se fait qu’après avoir vérifié que les hanches, le bassin et les jambes sont mobilisables sans danger. Les chutes, par malaise ou autre cause, entraînent fréquemment des fractures chez les personnes âgées, du col du fémur en particulier.


2 - Parlez-lui et rassurez-là. Elle n’est pas toute seule. Vous vous occupez d’elle.


3- Demandez immédiatement du secours : d’abord aux proches s’ils sont à proximité, à un médecin ou une infirmière se trouvant sur les lieux. Lancez un appel à la cantonade.


4- Si la situation du malade ne s’améliore pas dans les 10 minutes et en l’absence de professionnels de santé sur place pour prendre en charge la victime, appelez les secours d’urgence au 15, gratuit et appelable de presque partout en France.


Malaise avec ou sans perte de connaissance
Conseils pratiques



Les malaises avec perte de connaissance


Quand la personne ne parle pas, ne marmonne pas, ne gémit pas, ne répond pas à son nom ni aux questions qu’on lui pose (à voix forte), on considère qu’elle a perdu connaissance. La situation est a priori grave. Et urgente. Les causes les plus fréquentes de perte de connaissance inopinée sans traumatisme initial sont les attaques cérébrales (AVC), les crises d’épilepsie, les accidents cardiaques.

 

La conduite à tenir en cas de malaise

AVEC perte de connaissance

 

1- Sécurisez toujours la victime en premier. Vérifiez qu’aucun danger immédiat ne la menace ni ne menace les intervenants sauveteurs. Placez-la en position latérale de sécurité (PLS) seulement si vous êtes sûr de ne pas devoir pratiquer un massage cardiaque.


Les questions essentielles à se poser après celle de la perte de connaissance, sont :
- La victime respire-t-elle ? Si elle respire, son coeur bat.
Si elle ne respire pas, se pose la question suivante :
- La victime a-t-elle le coeur qui bat ? Si la prise du pouls ne donne rien, commencez immédiatement le massage cardiaque externe (MCE).


2- Appelez le 15 ou faites appeler le 15 par une autre personne pendant que vous passez à l’étape suivante.


3- Entamez les gestes de secourisme selon la procédure officielle. En cas d’arrêt cardiaque et respiratoire, commencez un massage cardiaque avec 2 insufflations par bouche à bouche toutes les 30 pressions thoraciques. Si vous ne savez ou ne voulez pas faire de bouche à bouche, ce n’est pas grave : faites le massage cardiaque en continu à un rythme soutenu d’environ 80 pressions par minute.
Vous ne savez rien faire ? Formez-vous auprès des organismes agréés.


4- Faites chercher par un témoin un éventuel défibrillateur automatique à proximité. Il y en a de plus en plus souvent dans les lieux publics : gares en particulier, réseaux de communication, pharmacies… En l’absence de pouls et de reprise de la respiration, interrompez le massage cardiaque pour « choquer » la victime en suivant les indications du défibrillateur automatique.


5- Si l’état de la victime ne s’améliore pas, reprenez le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours spécialisés sans vous arrêter. En cas de fatigue (le massage est fatiguant), demandez à ce que quelqu’un vous relaie.

 

Se former aux premiers secours de base

dits «Prévention et Secours Civique

niveau 1 ou PSC1»


En 2009 selon un sondage TNS Healthcare pour la Fédération française de cardiologie et la Croix Rouge, 40% des Français savent que face à un arrêt cardiaque il faut pratiquer le massage cardiaque et 15% qu’il faut utiliser un défibrillateur. Si la grande majorité des Français pense à alerter les secours (87%), ils ne sont que 28% à savoir qu’il faut appeler le 15 ; et 7% seulement (2% dans l’ordre) à citer dans le désordre, les 3 gestes fondamentaux que sont l’appel, le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur. Autant de raisons de se former pour augmenter les chances de survie de ses concitoyens en arrêt cardio-respiratoire.


Les formations agrées sont nombreuses : Sapeurs Pompiers, Croix Rouge, Sécurité civile, Croix Blanche, etc. Elle délivrent toutes un brevet dont le contenu est fixé par arrêté ministériel.

Le plus récent changement de contenu du brevet date de 2009 pour suivre l’actualité de la médecine d’urgence et de réanimation. Le PSC1 remplace depuis 2007 l’AFPS (Attestation de formation aux premiers secours). L’AFPS avait déjà remplacé le Brevet national de secourisme (BNS) en 1991.


CATEGORIE : urgences

Porter secours

Porter secours


1. Sécurisez le lieu de l'accident et les personnes impliquées


Evaluez les conditions de sécurité et vérifiez qu'il n'existe aucun danger supplémentaire (circulation, incendie, électricité...).
N'approchez le lieu de l'accident que si cela ne présente aucun risque pour vous. Dans la mesure du possible, assurez la sécurité des victimes et des autres personnes présentes.
Si la situation est dangereuse et si vous ne pouvez agir sans prendre de risque, alertez les services d'urgence.

Etablissez un périmètre de sécurité autour du lieu de l'accident en attendant l'arrivée des secours.


2. Appréciez l'état de la victime


Présentez-vous et expliquez à la victime ce que vous allez faire afin de la rassurer. Vérifiez qu'elle est consciente et respire normalement (cf. partie sur l'inconscience  ). Le pronostic vital est souvent en jeu en cas d'altération de la conscience ou de la respiration.


3. Demandez de l'aide


Si vous avez besoin d'aide, alertez les services d'urgence :


Le 18 : les sapeurs-pompiers pour tout problème de secours, notamment accident, incendie.
Le 15 : le Samu pour tout problème urgent de santé, c'est un secours médicalisé.
Le 17 : la police ou la gendarmerie pour tout problème de sécurité ou d'ordre public.
Le 112 : numéro d'appel unique des urgences sur le territoire européen, recommandé aux étrangers circulant en France et aux Français circulant à l'étranger.
Le 115 : le Samu social pour toute personne qui présente une détresse sociale comme les personnes sans domicile ou sans abri et exposées aux intempéries.
 
 Vous devez pouvoir fournir aux services d'urgence :


- le numéro de téléphone ou de la borne d'où vous appelez,
- si nécessaire, votre nom,
- la nature du problème (maladie ou accident),
- les risques éventuels (incendie, explosion, effondrement...),
- la localisation précise de l'événement,
- le nombre de personnes concernées,
- l'état de chaque victime,
- les premières mesures prises,
Vous devez également répondre aux questions qui vous seront posées par les secours ou par le médecin.

 

4. Effectuez les gestes de premiers secours


Dispensez les gestes de premiers secours de façon calme et non précipitée.


CATEGORIE : urgences


Saignement : la mise en place d'un tampon relais

Saignement : la mise en place d'un tampon relais


Le tissu mis à la place de la main doit être propre et recouvrir complètement la plaie qui saigne.
La substitution de la compression manuelle par le tampon relais doit être effectuée le plus rapidement possible.
Le lien appliqué sur le tampon doit être assez large pour le recouvrir entièrement et assez long pour faire au moins 2 fois le tour du membre blessé.   

Le lien doit être suffisamment serré pour presser sur l'endroit qui saigne et éviter que le saignement ne reprenne.
Si le tampon relais n'arrête pas totalement l'hémorragie, posez un second tampon, posé sur le premier pour augmenter la compression. En cas d'échec, reprenez la compression manuelle.


CATEGORIE : urgences


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