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Grippe A/H1N1

Pourquoi et comment se laver les mains ?

 

Bactéries et virus se transmettent par les mains. Pour les éliminer, utilisez soit une solution hydro-alcoolique, soit du savon liquide. Les pains de savon conservent des germes en surface car ils ne tuent pas les bactéries, ce n’est pas leur fonction. Ils dissolvent le film lipidique qui les protège mais il faut ensuite frictionner pour éliminer les germes. Se laver les mains, c’est les FROTTER !

 

Utilisez de l'eau chaude à température "supportable" (jamais supérieure à 45° en raison du risque de brûlure), en n'oubliant pas de frotter les sillons : les poignets, les espaces entre les doigts, le dessous des ongles. Le rinçage doit être soigneux pour éviter la macération par le savon résiduel. Fermez le robinet avec un mouchoir jetable, et séchez-vous les mains avec un essuie-tout à usage unique. Cette dépense de papier en un temps d’économie écologique peut gêner.

 

On peut en réserver la pratique à l’entourage des malades et des personnes en contact et aux milieux confinés où le partage des microbes est inévitable : bureaux, écoles, maisons communes...


Quand se laver les mains ?

 

Ce sont de bonnes habitudes à prendre tous les jours, toute l’année.

 

Il est indispensable de se laver les mains après :
- la journée de travail, en rentrant chez soi,
- avoir emprunté les transports collectifs,
- un séjour dans un lieu public,
- avoir croisé une personne contaminée,
- avoir été aux toilettes,
- s’être mouché, avoir toussé, éternué ou craché
- avoir enlevé son masque de protection.

 

Et TOUJOURS avant :
- de cuisiner,
- de manger,
- de s'occuper des enfants, surtout des nourrissons.

Quel masque et pour qui ?

 

Les masques dit anti-projections ne protègent pas une personne saine contre le virus, mais évitent au malade de contaminer d'autres personnes et l'environnement.

 
Pour rester efficaces, ils doivent être changés toutes les 4 heures et lorsqu'ils sont mouillés. Ce qui survient assez vite en raison de la condensation de la respiration.
On enlève le masque en le prenant par les attaches, pour le jeter immédiatement et se laver les mains après.

 
Ils sont délivrés gratuitement en pharmacie sur prescription médicale.
Il existe des masques pédiatriques destinés aux enfants de 1 à 12 ans.


Comment utiliser les mouchoirs en papier ?

 

Les mouchoirs en papier jetable constituent une arme anti-dissémination virale efficace : il devient un masque temporaire lorsque l’on éternue, tousse ou se mouche. Il est également indispensable de les utiliser pour manipuler des surfaces ou des objets susceptibles d'être contaminés.
Ils doivent TOUJOURS être jetés immédiatement après usage.


Où jeter les mouchoirs, les essuie-tout et les masques usagés ?

 

L'élimination se fait avec les ordures ménagères, en les plaçant dans un sac hermétique.
Utilisez un double emballage si les sacs menacent de se déchirer facilement.
Le plus simple, mais aussi le plus coûteux, est de placer les masques et mouchoirs dans de petits sacs plastiques avant de les jeter dans votre poubelle "générale".


Comment limiter la contamination d’autrui et la sienne propre ?

 

- Couvrez-vous la bouche et le nez avec un mouchoir à usage unique pour éternuer ou tousser. En l'absence de mouchoir, éternuez et toussez dans votre coude, ou vos mains en les lavant immédiatement après.
- Limitez au strict minimum les contacts physiques : pas de baisers, ni d’embrassades, ni d’accolades. Le nouveau virus A/H1N1 est TRES contagieux.
- Lavez-vous les mains après chaque contact manuel : avec une solution hydro-alcoolique (dans votre sac ou votre poche) lorsqu'aucune source d'eau et de savon n'est à votre disposition.
- N'utilisez pas les serviettes en tissu dans les toilettes communes, mais des serviettes jetables ou à défaut un mouchoir en papier (dans votre sac ou votre poche).
- Les autorités sanitaires n'ont pas officiellement recommandées le port systématique du masque. Le masque dit "chirurgical" anti-projections protège mal de la contamination mais il diminue la quantité de miasmes aspirés.

Seul le masque FFP2 assure une filtration efficace du virus, A CONDITION d’être utilisé correctement : utilisation contraignante qui risque d’échouer le plus souvent, en engendrant cependant une fausse protection.
- Avant de voyager : renseignez-vous auprès de la compagnie de voyage, de l'ambassade ou du consulat.


Que faire quand il y a un grippé a la maison ?

 

- Isoler le malade jour et nuit, si possible dans une chambre individuelle, quitte à modifier l'organisation de la maison. Cette pièce devra être très régulièrement aérée. Eviter les contacts physiques : restez à au moins 1 m selon les recommandations officielles françaises, 2 mètres selon les données américaines de protection des patients mucoviscidosiques.
- Faire porter au malade un masque chirurgical antiprojections en présence d'une autre personne : idéalement en permanence tant qu'il tousse pour protéger l'environnement.
- Ne partager aucun effet personnel avec le malade : linge de toilette, couverts, jouets. En revanche, leur lavage peut se faire de manière habituelle sans les mettre à part.
- Nettoyer les surfaces et les objets communs (télécommandes, chasses d'eau, poignées de porte…etc.), à l'eau chaude, avec les produits ménagers usuels. Le virus reste infectant sur les surfaces probablement jusqu'à 6-8 heures.
- S'astreindre scrupuleusement aux règles d'hygiène, en particulier le lavage des mains.


Combien de temps est-on contagieux ?

 

La contagion grippale débute 24 à 48h avant l'apparition des signes, et persiste 4 à 5 jours, soit environ une semaine au total.


Définition de l'état de fièvre

Définition de l'état de fièvre


On parle de fièvre quand la température corporelle le matin dépasse 37,5°C et quand celle du soir dépasse 37,8°C. Elle témoigne très habituellement d’une activation de la réaction inflammatoire immunitaire.

 

Une fièvre installée depuis moins de 5 jours est appelée une fièvre aiguë. Le terme de fièvre persistante s’emploie quand une fièvre supérieure à 38,3°C dure plus de 20 jours.

 

Trois types de thermomètres mesurent la température corporelle :

 

Les thermomètres « classiques » rectaux ou buccaux.

Attention il existe une différence de 0,6°C entre la température rectale et la température buccale ;

 

Les thermomètres tympaniques électroniques

Ils sont beaucoup développés ces dernières années parce qu’ils sont fiables et rapides d’utilisation ;

 

Les thermomètres temporaux

Les médecins généralistes les privilégient le plus souvent, mais plus ou moins efficaces (le prix fait la différence).

 

Il existe plusieurs types de fièvres


Les fièvres aiguës

Elles sont en général causées par des infections virales ou bactériennes, les symptômes se manifestent de façon brutale et disparaissent rapidement. Il peut aussi s’agir d’un coup de chaleur du au climat (canicule) ou à un effort physique intense. Ou s’agir d’une poussée inflammatoire brève sans infection. Comme une poussée dentaire chez un nourrisson.


La fièvre persistante

Elle est liée dans 40% des cas à des infections, 20% à des cancers, 20% à des maladies inflammatoires. L’interrogatoire médical et l’examen clinique permettent de faire un diagnostic précis.

 

La fièvre chronique

Elle concerne certaines pathologies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite ou le lupus.

 

Les fièvres infectieuses saisonnières


Lors des viroses (infections à virus)

Ce type de fièvre dure de 3 à 5 jours et passe en général tout seul. Comme dans les pathologies suivantes :


- Le rhume. La fièvre est modérée (38 ou 38,5°C) et permanente.
- La grippe. La fièvre est brutale, très élevée (pouvant atteindre 40°C) et suit une courbe en V : 39-40°C, puis 37°C, puis 39-40°C.
- La bronchiolite ou la bronchite, pour lesquelles il n’y a pas forcément de symptômes de fièvre. Mais on peut relever des températures modérées (38 ou 38,5°C), dont la courbe est variable et oscillante.
- La gastro-entérite, qui ne provoque pas forcément de fièvre. Parfois, la fièvre peut tout de même grimper jusqu’à 40°C, transitoirement.
- L’angine virale et la pharyngite, pour lesquelles il n’y a pas forcément de fièvre. Mais on peut relever des températures modérées (38 ou 38,5°C), dont la courbe est variable et oscillante.
- Les maladies infantiles (rougeole, varicelle, etc.), où la température peut monter jusqu’à 40°C et parfois ne jamais monter : maladie sans fièvre.

 

Lors des infections bactériennes

Au contraire des fièvres virales, les fièvres d’origine bactérienne nécessitent toujours la consultation du médecin car on doit lutter contre l’infection avec des antibiotiques.


- En cas d’angine bactérienne, la fièvre atteint 39 à 40°C en plateau permanent.
- En cas d’otite bactérienne également, la fièvre peut monter jusqu’à 39°C en plateau permanent.


Les moyens matériels et physiques de refroidissement


Ils sont employés pour diminuer l’inconfort et le mal de tête qui accompagne la fièvre élevée (au-delà de 38,5°C). Ils sont indispensables lors d’un coup de chaleur.


Il est préférable de garder la température corporelle sous 38°C chez les personnes qui ne tolèrent pas l’accélération du coeur (malades cardiaques).
Au-delà de 38°C, le cerveau commence à souffrir, surtout le cerveau en développement des enfants ; des convulsions peuvent donc se produire même pour des fièvres peu élevées en fonction de la sensibilité cérébrale de la personne.

Boire de l’eau.


En cas de fièvre, l’organisme lutte contre la chaleur en transpirant et se déshydrate. Il est indispensable de boire régulièrement de l’eau pour se réhydrater et permettre à la régulation thermique (transpiration) de se poursuivre. 
Se mettre à l’ombre dans un endroit frais (mais pas climatisé) et se découvrir.
N’hésitez pas à laisser un nourrisson en couches.

 
Le bain et la douche
Acceptés s’ils améliorent le bien-être et le confort mais ATTENTION : la température de l’eau ne doit jamais être inférieure de 2°C à celle du corps, sinon il y a risque de convulsions chez l’enfant (choc thermique). Ainsi, en cas de fièvre à 39°C, la température de l’eau ne doit pas être inférieure à 37°C.


La vessie de glace ou le gant mouillé frais sur la tête

Ils procurent un soulagement véritable car le cerveau est l’organe le plus sensible à la fièvre. Ils éloignent le risque de convulsions fébriles. Et rendent tout son allant à l’enfant endormi par la fièvre.


Les moyens médicamenteux pour faire baisser la fièvre


Trois types de médicaments abaissent la fièvre : le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène.

Le paracétamol est le traitement privilégié chez les enfants et les nourrissons. Ses contre-indications sont rares, il peut être administré quelques heures après de l’aspirine.


L’aspirine est très efficace contre la fièvre, mais il faut la réserver à l’enfant de plus de 6 ans et faire attention à la survenue d’allergies possibles. Attention, l’aspirine ne peut pas être pris quelques heures après de l’ibuprofène (Advil par exemple).


L’ibuprofène (AINS - anti-inflammatoire non stéroïdien, comme l’Advil) est efficace contre la fièvre. Mais il a des contre-indications importantes, notamment la varicelle ; il ne faut donc jamais en donner aux enfants n’ayant pas encore eu cette maladie. Dans le doute, choisissez le paracétamol. Attention, l’ibuprofène peut être pris quelques heures après du paracétamol mais surtout pas après de l’aspirine.

 
Les corticoïdes sont des médicaments très puissants du ressort strict du médecin. Ils ne traitent pas la fièvre mais l’inflammation dans une maladie parfaitement identifiée.

 
Quand consulter le médecin ?


Les nourrissons de moins de 1 mois, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent toujours consulter en urgence dès l’apparition d’une fièvre à cause des complications qu’elle peut révéler : chez les femmes enceintes la toxoplasmose et surtout la listériose, très dangereuses pour le fœtus.

 
Toute fièvre sans explication évidente, comme un rhume ou une grippe au sein d’une famille contaminée, et qui ne disparaît pas en trois jours, justifie la consultation.

 
Toute fièvre associée à des troubles de la conscience, des convulsions ou une déshydratation, impose la consultation urgente du médecin.

 
Toute fièvre associée à des maux de tête et/ou des vomissements et/ou une photophobie (un refus de la lumière), ou des petites taches de sang « lie-de-vin » sur la peau (pétéchies) est suspecte de méningite : il faut consulter en urgence.


Toute fièvre de retour d’un pays tropical est a priori suspecte : il peut s’agir d’un paludisme, d’une typhoïde, de la fièvre jaune ou encore l’hépatite A, etc. La consultation rapide s’impose.




Droit des malades et de fin de vie : de quoi s'agit-il ?

Droit des malades et de fin de vie : de quoi s'agit-il ?

 

Jusqu’en 2005, le contexte de fin de vie trouvait une réponse dans plusieurs textes tels que la loi du 9 juin 1999 visant à garantir l’accès aux soins palliatifs et la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Ainsi, était reconnu aux malades le droit de bénéficier de soins palliatifs ainsi que de refuser un traitement.


Par là même, des devoirs étaient impartis au médecin par l’article 37 du Code de Déontologie médicale : ne pas pratiquer d’obstination déraisonnable, soulager les souffrances ainsi qu’accompagner la personne malade et sa famille.


Dès lors, le droit en vigueur apportait un certain nombre de réponses pouvant résoudre en partie les questions posées dans le cadre de la fin de vie.


Pourtant, il demeurait des zones d’incertitude. Les médecins réanimateurs réclamaient notamment une clarification législative autour de la pratique répandue de limitations et d’arrêts de traitement.


A ce besoin de clarification est venue s’ajouter une affaire au retentissement médiatique important : « l’affaire Vincent Humbert (1) ». Dès lors, une mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie a été mise en place. Les conclusions de cette mission dirigée par le député Jean Leonetti ont permis d’élaborer la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005. Le texte de loi se veut un savant équilibre entre le refus de l’acharnement thérapeutique et le refus de l’euthanasie.


La loi a permis de clarifier certaines pratiques en donnant la possibilité aux médecins de limiter ou d’arrêter les traitements et de lutter plus efficacement contre la douleur sans être inquiétés par d’éventuelles craintes d’ordre médicolégales.
Cette loi instaure pour ainsi dire un droit au « laisser mourir ».


L’euthanasie reste interdite en vertu du principe d’indisponibilité du corps humain. Elle est pénalement réprimée.

 

Droit des malades et de la fin de vie : comment ça marche ?

 

A/ Limitations et arrêts de traitements


La loi Leonetti affirme le droit pour chaque patient de ne pas subir d’obstination déraisonnable (2) et le devoir pour les professionnels de santé de ne pas en faire subir à leurs patients. Eviter une situation d’obstination déraisonnable revient, dans la plupart des cas, à envisager une limitation ou un arrêt de certains traitements.


Lorsqu’une limitation ou un arrêt de traitement est envisagé, il convient, pour se situer dans le cadre de la loi d’avril 2005, de répondre à deux questions :

 

 

1/ Le patient est capable d’exprimer sa volonté


Il décide en conscience s’il considère un traitement comme de l’obstination déraisonnable, le médecin a obligation alors de respecter son choix. Cependant, la procédure diverge en fonction de la situation du patient :

 

 

Le médecin doit :

 

- informer le patient des conséquences de sa décision ;

- s’assurer qu’il a compris ces conséquences ;

- mettre tout en oeuvre pour le convaincre d’accepter les soins indispensables ;

- éventuellement, faire appel à un confrère pour d’autres explications.


Puis la personne doit réitérer sa décision après un délai raisonnable. Elle est alors inscrite dans le dossier et mise en oeuvre ainsi que tous les soins de confort nécessaires afin de sauvegarder la dignité du patient.

 

 


Le médecin respecte la volonté du patient après l’avoir informé des conséquences de son choix et inscrit la décision dans le dossier médical. Il met aussi en place tous les soins de confort nécessaires afin de sauvegarder la dignité du patient.

 

 

2/ Le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté


C’est à l’équipe médicale de décider en dernier ressort si le traitement en cause doit être poursuivi ou s’il peut être considéré comme de l’obstination déraisonnable et donc être arrêté. Que le patient soit en situation de maintien artificiel de sa vie ou qu’il soit en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, la procédure est la même.

 

Le médecin peut décider de limiter ou d’arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n’ayant d’autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie du patient. Il doit respecter la procédure collégiale,consulter les éventuelles directives anticipées ainsi que la personne de confiance, si elle a été nommée, ou à défaut la famille ou les proches. La décision motivée de l’arrêt ou de la limitation du traitement est inscrite dans le dossier médical.

 

Procédure collégiale :
Avant de prendre une décision de limitation ou d’arrêt de traitement, le médecin en charge du patient doit mettre en oeuvre une concertation avec l’équipe de soins si elle existe. Il doit également obtenir l’avis motivé d’au moins un autre médecin, appelé en qualité de consultant. Il ne doit exister aucun lien de nature hiérarchique entre le médecin en charge du patient et le consultant. Ils peuvent demander l’avis d’un deuxième consultant.

 

(1) Tétraplégique de 21 ans qui demandait le droit à mourir, finalement décédé suite à l’intervention de sa mère puis d’un médecin réanimateur.
(2) Anciennement nommée « acharnement thérapeutique ».



Droit des malades et de la fin de vie
Information

B/ Soulagement des souffrances


La loi permet aux médecins d’utiliser des traitements pour soulager la souffrance, même s’ils ne sont pas dénués d’effets secondaires faisant courir le risque d’abréger la vie à condition :

 

  • que le patient (3) (ou ses représentants s’il n’est pas en capacité de recevoir cette information) en soit informé,
  • que l’objectif recherché soit le soulagement de la souffrance et qu’il n’existe aucune autre solution possible.

 

Directives anticipées

 

  • Principe


Tout patient peut faire connaître par écrit ses directives concernant une éventuelle limitation ou un arrêt de traitement. Lorsqu’une telle décision est envisagée alors que le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, elles sont obligatoirement consultées. Leur contenu ainsi que l’avis de la personne de confiance prévalent sur tout autre avis non médical.


Il faut cependant rappeler que l’équipe médicale reste décisionnaire lorsque le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté.

 

  • Contenu


1. Sur papier libre, la personne indique son nom, son prénom, sa date et son lieu de naissance.


2. Elle précise ses directives concernant les souhaits relatifs aux limitations et arrêts des thérapeutiques en fin de vie. La personne seule en détermine le contenu (4). Il peut varier en fonction du contexte dans lequel elle se trouve lorsqu’elle les rédige. Si elle est en parfaite santé, les directives seront d’ordre assez général et ne pourront entrer dans les détails. En revanche, si la personne est atteinte d’une maladie grave, les directives peuvent être plus précises selon la pathologie et ses traitements.


Par exemple, la personne peut demander à ne pas ou à ne plus recevoir d’alimentation et d’hydratation artificielles si cela constitue le principal acte d’un maintien en vie.


3. Elle date et signe. Si la personne est en état d’exprimer sa volonté mais dans l’impossibilité de signer, elle peut demander à deux témoins (dont sa personne de confiance si elle en a désigné une) d’attester que le document est l’expression de sa volonté libre et éclairée. Ces témoins indiquent leur nom et leur qualité, et leur attestation est jointe aux directives anticipées.

 

  • Durée et validité


Les directives anticipées peuvent à tout moment être révoquées ou modifiées. Elles sont valables pour une période de trois ans. Pour les renouveler, il suffit de signer et dater une confirmation de décision sur le document original. A partir du moment où la personne malade est inconsciente ou hors d’état de les renouveler, les directives restent valides quel que soit le moment où elles sont ultérieurement prises en compte.

 

  • Conservation


Elles doivent être accessibles au médecin amené à prendre une décision d’arrêt ou de limitation de traitement. A cette fin, elles sont conservées dans le dossier médical constitué par le médecin généraliste ou spécialiste de ville, ou dans le dossier de l’établissement de santé en cas d’hospitalisation. Elles peuvent aussi être conservées par leur auteur ou confiées à la personne de confiance ou à un proche. Les coordonnées de la personne qui les détient sont alors indiquées dans le dossier médical.

 

Rôle de la personne de confiance

Depuis la loi du 4 mars 2002, chaque patient a le droit de désigner une personne de confiance pour l’accompagner et le représenter si besoin. Lorsque le patient ne peut plus exprimer sa volonté, la personne de confiance est consultée à propos des décisions éventuelles concernant l’arrêt d’un traitement pouvant constituer une obstination déraisonnable.

 

Droit des malades et de la fin de vie : ce qu'il faut savoir

 

C’est à nouveau suite à une affaire largement médiatisée, « l’affaire Chantal Sébire (5) », qu’une mission parlementaire a été confiée en mars 2008 au député Leonetti par le Premier ministre. Cette mission avait pour but de mesurer la méconnaissance des textes et de proposer d’y remédier, ainsi qu’éventuellement de pallier les insuffisances de la législation.


Elle a montré que la loi était en effet très mal connue et par conséquent peu ou mal appliquée. Jean Leonetti a remis son rapport en décembre 2008, en mettant l’accent sur l’importance de développer la culture palliative et de faire connaître la loi sans estimer nécessaire de la faire évoluer.

 

Droit des malades et de la fin de vie : position du CISS

 

Il est important de permettre une large diffusion des recommandations de bonnes pratiques auprès des professionnels de santé afin que la loi ne soit pas mal appliquée. Le risque, en effet, serait que des praticiens ne retiennent que la possibilité de limiter ou d’arrêter les traitements en oubliant les procédures à respecter et le nécessaire accompagnement de ces décisions par des soins de confort prodigués au patient.


Il est nécessaire de mettre en place une réelle évaluation des pratiques dans le domaine de la fin de vie. Cela doit être l’une des missions principales de l’Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie qui doit être mis en place au 1er trimestre 2010.


Une proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale et en attente d’examen au Sénat, prévoit l’attribution d’une allocation journalière d’accompagnement d’un malade en fin de vie, versée aux personnes qui rempliraient les conditions suivantes :

 

  • être bénéficiaire du congé de solidarité familiale prévu par le droit du travail (cf. fiche pratique n° 18) ou avoir suspendu son activité professionnelle ;
  • accompagner à domicile une personne en fin de vie ;
  • être un ascendant, un descendant, un frère, une soeur ou partager le même domicile que la personne en fin de vie.


La durée de 3 semaines de rémunération proposée par la proposition de loi nous paraît constituer un bon début. Cependant, il faudra rapidement évaluer si elle est suffisante et, le cas échéant, la faire évoluer.


De plus, nous estimons qu’il serait discriminatoire de réserver ce congé aux accompagnants des seuls patients à domicile. En effet, tous les patients n’ont pas les moyens matériels ou l’offre de soins ambulatoires adéquats pour finir leurs jours à domicile.


Les patients en fin de vie, qu’ils soient à domicile ou en établissement, doivent avoir toutes les chances d’être accompagnés par leurs proches lors de moments de vie aussi cruciaux.

 

(3) Sauf si celui-ci a souhaité ne pas être informé de son état conformément aux dispositions de la loi du 4 mars 2002.
(4) Bien que rien ne soit précisé à ce sujet dans la loi, il est conseillé que la personne en discute avec un ou deux médecin(s) ainsi qu’avec sa personne de confiance.

(5) Chantal Sébire, atteinte d’un esthésioneuroblastome, une tumeur très rare des sinus et de la cloison nasale, demandait une aide active à mourir. Elle a mené une action en justice dans ce sens qui n’a pas abouti. Elle est finalement décédée chez elle après avoir absorbé une dose mortelle de barbituriques.

 

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Accompagner une personne malade ou en situation de handicap, de quoi s'agit-il ?

Accompagner une personne malade ou en situation de handicap, de quoi s'agit-il ?

 

Il n’est pas toujours facile de conjuguer obligations professionnelles et contraintes liées aux aléas de la vie pouvant toucher ses proches affectés par la maladie ou le handicap  Il existe cependant un certain nombre de dispositifs qui permettent, selon le cas de figure et selon des modalités différentes, de faire face à ces difficultés. Le nombre de dispositifs en la matière rend leur lecture et leur compréhension difficiles. Cette fiche se propose donc de faire le point sur ces différents mécanismes.

 

1/ L’autorisation d’absence pour enfants malades

 

L’article L.1225-61 du Code du Travail prévoit que tout salarié a le droit de bénéficier d’un congé non rémunéré en cas de maladie ou d’accident, constatés par certificat médical, d’un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge.

 

La durée de ce congé est au maximum de 3 jours par an. Elle est portée à 5 jours si l’enfant est âgé de moins d’un an ou si le salarié assume la charge de trois enfants ou plus âgés de moins de seize ans.

 

Attention cependant, de nombreuses conventions collectives ou accords d’entreprise prévoient des dispositions plus favorables en la matière. Par ailleurs, l’arrêté du 26 octobre 1995 relatif « aux prestations supplémentaires et aux aides financières attribuées par les caisses primaires d’Assurance maladie » prévoit la possibilité pour les assurés sociaux, contraints de suspendre leur travail pour soigner un enfant mineur vivant habituellement à leur domicile, de solliciter auprès de leur caisse l’attribution d’indemnités journalières.

 

Attention, cette aide n’est pas de plein droit et va dépendre de l’appréciation de la situation sociale des intéressés.

 

Dans la fonction publique (circulaire FP/3 n° 1475 du 20 juillet 1982 et n° 84/DH/8D/58 du 7 décembre 1984), le congé, qui peut être octroyé également pour la garde momentanée de l’enfant de moins de 16 ans ou pour l’enfant handicapé (quel que soit son âge), compte jusqu’à 6 jours par an et jusqu’à 12 jours si l’agent est seul ou si son conjoint ne bénéficie pas d’autorisation d’absence.

Attention : pour les agents de la fonction publique, ces autorisations d’absence ne sont pas de plein droit et sont accordées par l’administration dans la limite du bon fonctionnement du service.

Ce qu'il faut savoir sur l'accompagnement d'une personne malade


2/ La prolongation du congé parental d’éducation

 

Dans un premier temps, ce dispositif n’est pas lié à l’état de santé de l’enfant puisqu’il concerne la période liée à la naissance ou l’adoption d’un enfant de moins de 16 ans. Ainsi les articles L.1225-47 à L.1225-60 du Code du Travail (pour le régime privé) ainsi que l’article L9 du Code des Pensions civiles et militaires de retraite (pour le régime de la fonction publique) prévoit que, pendant la période qui suit l’expiration d’un congé de maternité ou d’adoption, le salarié ou l’agent de la fonction publique, justifiant d’un an d’ancienneté, peut bénéficier d’un congé parental d’éducation lui permettant d’interrompre ou de diminuer son activité professionnelle. La durée initiale du congé est d’un an et peut être renouvelée deux fois, jusqu’aux 3 ans de l’enfant.

 

En cas de maladie, d’accident ou de handicap graves de l’enfant, la durée du congé parental peut être prolongée d’un an, sur présentation d’un certificat médical (article L.1225-49 du Code du Travail).

 

Ce congé ainsi que sa prolongation est de plein droit et n’est pas rémunéré.

 

Le salarié ou l’agent concerné bénéficie d’un maintien de ses droits aux prestations en espèces et en nature de l’Assurance maladie-maternité-invalidité- décès, pendant une année.

 

3/ Le congé de présence parentale

 

Ce dispositif permet à tout salarié, tout demandeur d’emploi ou tout agent titulaire ou non-titulaire, stagiaire, de rester au chevet de son enfant à charge de moins de 20 ans, victime d’un accident grave, d’une maladie ou d’un handicap nécessitant la présence d’un adulte à ses côtés.

 

Le régime général de ce congé est prévu à l’article L.1225-62 du Code du Travail pour les salariés du régime privé et par les lois du 11 janvier 1984 (article 40 bis), du 26 janvier 1984 (article 60 sexies) et du 9 janvier 1986 (article 41), portant dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière.

 

Ce congé est de plein droit, l’employeur ou l’administration ne peut s’y opposer.

 

4/ Le congé de soutien familial ou mise en disponibilité

 

Peut bénéficier de ce dispositif tout salarié justifiant de deux ans d’ancienneté dans l’entreprise, tout agent titulaire, non titulaire ou stagiaire (sans condition d’ancienneté), dont un proche présente un handicap ou une perte d’autonomie d’une gravité particulière.

 

Le congé de soutien familial est prévu par les articles L.3142-22 à L.3142-29 du Code du Travail. La mise en disponibilité est régie par les lois du 11 janvier 1984 (article 51), du 26 janvier 1984 (article 72) et du 9 janvier 1986 (article 62), portant dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière.

 

Ce congé est de plein droit, l’employeur ou l’administration ne peut s’y opposer.

 

5/ Le congé de solidarité familiale

 

Les articles L.3142-16 à L.3142-20 du Code du Travail ainsi que les lois du 11 janvier 1984 (article 34-9), du 26 janvier 1984 (articles 57-10 et 136) et du 9 janvier 1986 (article 41-9), portant dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière) permettent à tout salarié et à tout agent titulaire, non titulaire ou stagiaire de rester aux côtés d’un enfant ou d’une personne partageant son domicile, qui est gravement malade et dont le pronostic vital est en jeu.

 

Ce congé est de plein droit, l’employeur ou l’administration ne peut s’y opposer.

 

Les députés ont voté, le mardi 27 février 2009, une proposition de loi prévoyant la création d’une allocation journalière de 49 euros limitée à trois semaines. Faute d’examen du texte par les sénateurs, ce texte n’était toujours pas applicable fin octobre 2009. En attendant, les personnes sollicitant un congé de solidarité familiale restent privées de revenus.


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Définition de la méningite bactérienne

Définition de la méningite bactérienne

 

Les méningites bactériennes sont des infections des méninges, les enveloppes qui entourent et protègent le cerveau et la moelle épinière. Beaucoup de bactéries peuvent être en cause mais les principales sont le méningocoque, le pneumocoque, l’Haemophilus et la Listeria. Un diagnostic rapide des méningites bactériennes est nécessaire car les conséquences neurologiques sont mortelles en cas de retard.

 

Origines et risques de la méningite bactérienne

 

Chaque année en France une trentaine de personnes meurent de méningite bactérienne, alors que plusieurs centaines de personnes sont atteintes. Les germes en cause varient en fonction de l’âge du patient ; ainsi, l’adulte et l’enfant de plus de 5 ans sont essentiellement touchés par le méningocoque (A, B et C), le pneumocoque et la Listeria, tandis que les enfants de moins de 5 ans sont victimes aussi de l’Haemophilus. La mortalité est importante, de même que les séquelles. La déclaration auprès des autorités sanitaires de certaines méningites est obligatoire.

La prévention par la vaccination mais aussi par le traitement prophylactique en cas de contact avec un cas déclaré est fondamentale ; ces dernières mesures sont à entreprendre en urgence.

 

Causes et mécanismes de la méningite bactérienne

 

Les bactéries se multiplient et via le sang atteignent les structures neurologiques, dont le liquide céphalorachidien qui baigne le cerveau et la moelle épinière.

 

Le méningocoque

Le méningocoque évolue de manière sporadique ou épidémique et touche l’enfant comme l’adulte. Des déficits sanguins peuvent provoquer des méningites à répétition (déficit en complément).

 

Le pneumocoque

Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) se situe quant à lui dans la gorge et le nez et est responsable de pneumonies sévères ; il peut diffuser dans le système nerveux et provoquer une méningite bactérienne à partir d’un foyer ORL. Personnes très âgées, nourrissons de moins de 1 an sont des terrains à risque, avec les antécédents ORL ou d’intervention neurochirurgicale et les personnes immunodéprimées.


La Listeria

La Listeria quant à elle est présente dans l’environnement et peut coloniser l’être humain à partir d’aliments comme les crudités ou les fromages. La méningite bactérienne à Listeria est particulièrement grave, notamment chez la femme enceinte.

 

Symptôme et signes de la méningite bactérienne


Une méningite bactérienne se manifeste par un syndrome méningé fébrile avec des symptômes de fièvre, maux de tête violents, vomissements et raideur de la nuque. Parfois l’agitation, des troubles de conscience pouvant aller jusqu’au coma ou des convulsions masquent les signes.
En fonction de la bactérie en cause, des symptômes plus spécifiques sont susceptibles d’apparaître, comme des taches sur la peau (purpura du méningocoque).


La position qui soulage le patient est souvent dite « en chien de fusil », couché sur le côté, recroquevillé. La lumière gêne le patient atteint de méningite : on parle alors de photophobie.


Méningite bactérienne
Prévention

Avec quoi ne faut-il pas confondre la méningite bactérienne ?


Les méningites virales sont également des infections des méninges, mais elles sont dues à des virus. Elles sont le plus souvent bénignes et ne nécessitent pas d’antibiotiques. Leur diagnostic est fait, comme pour les méningites bactériennes, par la ponction lombaire et l’analyse du liquide céphalorachidien.


Certaines pathologies comme les sinusites ou la migraine sont parfois trompeuses et peuvent faire évoquer à tort le diagnostic de méningite… mais mieux vaut y penser et pratiquer les examens, plutôt que de risquer de passer à côté d’une vraie méningite qui est une urgence diagnostique et thérapeutique.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Certaines méningites bactériennes peuvent être prévenues par la vaccination. Ainsi, le calendrier vaccinal intègre les vaccinations contre le pneumocoque et l’Haemophilus chez l’enfant. Toute infection ORL doit être diagnostiquée et traitée, en particulier chez l’enfant pour éviter une dissémination.


En cas de méningite à méningocoque déclarée, par exemple dans une collectivité, une vaccination peut être proposée aux personnes contacts qui ont approché le patient atteint dans les trois semaines précédant la maladie. Cette vaccination concerne les souches de méningocoques A et C. Un traitement préventif par antibiotique est également disponible (chimioprophylaxie).
Le contact avec une personne atteinte de méningite est à éviter (masques de protection).


Méningite bactérienne
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À quel moment consulter ?


Les méningites sont des urgences diagnostiques ; les méningites bactériennes sont quant à elles des urgences thérapeutiques, car tout retard dans la mise en route du traitement antibiotique est préjudiciable.
Toute fièvre avec des céphalées (maux de tête) et/ou des signes neurologiques (prostration, changement de comportement…) doit motiver une consultation médicale en urgence, voire un appel au SAMU Centre 15.

 

Que fait le médecin en cas de méningite bactérienne ?


Le médecin pratique un examen clinique qui confirme la fièvre et le syndrome méningé. Il recherche une raideur de la nuque, des signes de Kernig (impossibilité de maintenir les jambes en extension) ou de Brudzinski (flexion spontanée des cuisses lors de la flexion de la nuque) et des signes de gravité (troubles de conscience, purpura…).
L’interrogatoire et les antécédents peuvent fournir des éléments en faveur de l’origine de la méningite : bactérienne ou virale, bactérie en cause…


L’examen clé repose sur la ponction lombaire, c’est-à-dire l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR) après ponction dans le bas du dos. L’examen est rapide, il se pratique à l’hôpital et les résultats sont disponibles quasi immédiatement au laboratoire. Un scanner cérébral peut être proposé avant la ponction lombaire.
Le traitement antibiotique dit probabiliste (c’est-à-dire avant même l’obtention des résultats) est débuté. En cas de méningite bactérienne confirmée et en fonction de la bactérie en cause, il sera poursuivi et adapté au germe.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Le respect de la durée et de la posologie des antibiotiques est fondamental pour éradiquer toutes les bactéries en cause.
En cas de traitement antibiotique préventif sur prescription du médecin, la coloration des urines en rouge-orange est habituelle et normale ; il n’y a pas lieu de s’inquiéter ni d’arrêter le traitement.


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Définition de la méningite virale

Définition de la méningite virale


Comme toutes les méningites (virales ou bactériennes), les méningites virales sont des infections des méninges, enveloppes qui entourent et protègent le cerveau et la moelle épinière. Les oreillons et les entérovirus sont les principales causes de méningites virales, qui s’avèrent le plus souvent bénignes ; elles régressent spontanément sans traitement et ne laissent aucune séquelle. D’autres peuvent cependant être plus graves, surtout si elles s’associent à des signes d’atteintes du cerveau (encéphalite).

 

Origines et risques de la méningite virale


Contrairement aux méningites bactériennes, qui sont de véritables urgences thérapeutiques, les méningites virales sont rarement mortelles. Les méningites sont d’origine virale dans 80 % des cas. Elles se rencontrent surtout chez les adultes jeunes et les enfants et sont rares chez les personnes âgées. Elles surviennent principalement en dehors de l’hiver, et des épidémies dans les collectivités évoquent une infection à entérovirus. L’absence de vaccination contre les oreillons et/ou le contact avec un patient atteint par cette maladie dans les deux à trois semaines avant les symptômes sont évocateurs d’une méningite virale avec ce virus.

 

Causes et mécanismes de la méningite virale


Comme pour les bactéries, les virus provoquent une inflammation des méninges. Les virus peuvent diffuser et contaminer le cerveau ; on parle alors d’encéphalite.


Les différents virus en cause sont transmis par contact humain direct, et d’autres par des insectes.

 

Symtômes et signes de la méningite virale


Les méningites virales se présentent souvent sous la forme de tableaux assez intenses, qui débutent brutalement avec une fièvre élevée. Les symptômes de la maladie sont des céphalées (maux de tête), fièvre, raideur de nuque sont évocatrices du diagnostic de méningite ; on parle de syndrome méningé. Contrairement aux méningites bactériennes, aucun signes de lésion de la peau n’est présents (pas de purpura) et la conscience est conservée.
Le contact avec un patient atteint par les oreillons est évocateur du diagnostic de méningite virale.


Méningite virale
Prévention

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Les méningites virales ne doivent pas être confondues avec les méningites bactériennes. Le tableau clinique est très difficile à différencier et seule la ponction lombaire et d’autres examens permettront le diagnostic. Dans le doute et avant les résultats, des antibiotiques seront souvent débutés.
Certaines pathologies comme les sinusites ou la migraine sont parfois trompeuses et peuvent faire évoquer à tort le diagnostic de méningite… mais mieux vaut y penser et pratiquer les examens, plutôt que de risquer de passer à côté d’une vraie méningite.

 

Y a-t-il une prévention possible à la méningite virale ?


La vaccination contre les oreillons est une mesure de prévention.
Sinon, pour les autres virus, il n’existe pas de vaccination spécifique. Seules des mesures d’hygiène (lavage soigneux des mains après passage aux toilettes, avant la préparation des repas, nettoyage des écoulements nasaux avec des mouchoirs en papier à usage unique jetés dans une poubelle à couvercle…) sont efficaces pour éviter la dissémination virale.
Certaines méningites virales révèlent une contamination par le VIH (virus du sida) ; l’utilisation du préservatif est bien sûr une mesure essentielle de prévention.


Méningite virale
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Méningite virale : à quel moment consulter ?


Il est fondamental de ne pas passer à côté d’une méningite bactérienne. Ainsi, tout syndrome méningé fébrile doit bénéficier d’un examen médical et d’une ponction lombaire.
Toute fièvre avec des céphalées doit donc motiver une consultation médicale en urgence, voire un appel au SAMU Centre 15.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin pratique un examen clinique qui confirme la fièvre et le syndrome méningé. Il recherche une raideur de la nuque, des signes de Kernig (impossibilité de maintenir les jambes en extension) ou de Brudzinski (flexion spontanée des cuisses lors de la flexion de la nuque). Il vérifie l’absence de signes de gravité (troubles de conscience, purpura…).
L’interrogatoire et les antécédents peuvent fournir des éléments en faveur de l’origine de la méningite, bactérienne ou virale : état vaccinal, contage avec les oreillons, risque sexuel (VIH)…


L’examen clé repose sur la ponction lombaire, c’est-à-dire l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR) après ponction dans le bas du dos. L’examen est rapide, il se pratique à l’hôpital et les résultats sont disponibles quasi immédiatement au laboratoire. Un scanner cérébral peut être proposé avant la ponction lombaire.
Le traitement antibiotique n’est pas nécessaire mais peut parfois être mis en route dans l’attente de la confirmation diagnostique. Dès que les résultats confirment la méningite virale, les antibiotiques sont stoppés et seuls des médicaments contre la fièvre et les douleurs sont poursuivis.


Comment préparer ma prochaine consultation ?


Si les symptômes persistent ou s’aggravent (troubles de conscience, fièvre toujours très élevée, convulsions…), il faut reconsulter en urgence. Après la ponction lombaire, il est nécessaire de rester allongé strictement pour diminuer les risques de syndrome postponction qui provoque et aggrave les maux de tête.


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Définition de la néphropathie diabètique

Définition de la néphropathie diabètique


La néphropathie diabétique est l’atteinte des reins entraînant à terme une insuffisance rénale et une dialyse (épuration du sang par une machine plusieurs fois par semaine). La néphropathie diabétique ou glomérulopathie touche les diabétiques et est de plus un facteur de risque de décès prématuré en raison des autres complications du diabète (complication cardiaque en particulier). Elle s’intègre dans les complications dites microangiopathiques (atteinte des petits vaisseaux). Le dépistage est essentiel, avec recherche de protéines dans les urines par des bandelettes urinaires régulières.

 

Causes et risques de la néphropathie diabètique


Le diabète est une maladie chronique de plus en plus fréquente dans les pays industrialisés. Le diabète touche environ trois millions de sujets en France (Données de l’Assurance Maladie. In : Kusnik-Joinville O et al. Diabète traité : quelles évolutions entre 2000 et 2005 ? Pratique et Organisation des Soins 2007 ; 38 : 1-12). Ses complications, dont la néphropathie diabétique, sont un enjeu de santé publique majeur, sur le plan tant médical qu’économique. Environ 30 % des hommes et des femmes diabétiques sont atteints de néphropathie diabétique après 15 ans d’évolution de la maladie. 8 % des insuffisants rénaux en dialyse en France et jusqu’à près de 25 % aux États-Unis sont des diabétiques.

 

Symptôme et mécanismes de la néphropathie diabètique


Le rein a un rôle de filtration du sang pour en évacuer les déchets. En début d’évolution du diabète, le débit sanguin rénal et le débit de filtration sont augmentés par un mécanisme impliquant directement le glucose et des hormones. Cette augmentation du débit a des conséquences négatives sur les vaisseaux sanguins, aboutissant à une atteinte rénale voire à une insuffisance rénale.


Trois éléments déterminent cette atteinte :

 

Le contrôle de la glycémie

Les antécédents familiaux de maladie rénale

La durée du diabète


Néphropathie diabètique
Prévention

Comment se manifeste la néphropathie diabètique ?


La néphropathie est complètement asymptomatique au début. Aucune douleur ne se manifeste. Ce n’est qu’à un stade déjà évolué que les premiers signes apparaissent : l’hypertension artérielle (HTA) est à la fois cause et conséquence de la maladie. En cas d’insuffisance rénale, fatigue, infections urinaires, œdèmes des membres inférieurs handicapent le quotidien. La dialyse voire la transplantation rénale sont parfois les ultimes solutions, sinon l’insuffisance rénale terminale est mortelle.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


« Avoir mal aux reins » ne signifie pas avoir une insuffisance rénale ! La néphropathie diabétique et l’insuffisance rénale sont indolores.
Les causes d’insuffisance rénale sont très nombreuses, liées aux reins eux-mêmes, à des anomalies sanguines ou aux vaisseaux.
Enfin, les œdèmes des membres inférieurs peuvent être synonymes d’insuffisance cardiaque, d’insuffisance veineuse ou de rétention d’eau, sans pour autant être liés à un dysfonctionnement rénal.


Y a-t-il une prévention possible à la néphropathie diabètique ?


Les mesures préventives sont au nombre de trois :
1. La stricte normalisation glycémique est impérative : adopter une alimentation équilibrée adaptée à son mode de vie, exercer une activité physique régulière (par exemple, 30 minutes de marche trois fois par semaine), respecter une bonne observance du traitement prescrit.
2. La réduction de la pression artérielle est elle aussi prioritaire car l’HTA aggrave la fonction rénale : régime pauvre en sel, médicaments antihypertenseurs.
3. Enfin, il est souhaitable de réduire la ration protidique de l’alimentation.


Néphropathie diabètique
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Néphropathie diabètique : à quel moment consulter ?


Le dépistage systématique de la néphropathie diabétique passe par une recherche annuelle de protéines dans les urines : une bandelette urinaire voire un dosage sur les urines de 24 heures mettent en évidence une protéinurie (protéines dans les urines) ou une microalbuminurie (albumine en très faibles quantités) à un stade plus précoce. De même, une prise de sang permet de vérifier la fonction rénale par la mesure de la créatinine.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin a pour objectif de prévenir la néphropathie et donc d’obtenir le meilleur contrôle possible de la glycémie. La réalisation de cet objectif passe par un traitement intensif du diabète (régime alimentaire, médicaments, insuline…) mais aussi des autres facteurs de risque (hypertension artérielle par exemple).


Il effectue ensuite un dépistage annuel, ou plusieurs fois par an (urines, prise de sang). En cas d’anomalie, des traitements qui protègent la fonction rénale seront proposés. En cas d’anomalies sévères, il pourra vous orienter vers un néphrologue, médecin spécialiste du rein. Dialyse voire transplantation rénale sont parfois les seules solutions thérapeutiques.


Comment préparer ma prochaine consultation ?


L’observance du traitement et le strict suivi des examens prescrits (dépistage annuel de la protéinurie, suivi tous les trois à quatre mois de l’HbA1c…) permettent de protéger au mieux les reins du diabétique.


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Définition de la neuropathie diabètique

Définition de la neuropathie diabètique


La neuropathie diabétique est une complication du diabète qui se définit comme l’atteinte du système neurologique. Le système nerveux regroupe le système nerveux périphérique (nerfs qui conduisent les informations sensitives ou les commandes motrices) et le système nerveux autonome (nerfs des organes comme le cœur, l’estomac…). La neuropathie diabétique affecte le fonctionnement du système nerveux périphérique et du système nerveux autonome ; elle est responsable de douleurs, de troubles sensitifs ou de mal perforant plantaire mais aussi d’atteinte digestive ou cardio-vasculaire.

 

Risques et originesde la neuropathie diabètique


La neuropathie diabétique atteint les patients ayant un diabète nécessitant des injections d’insuline (diabétiques insulinodépendants DID ou type 1) et les patients diabétiques non insulinodépendants (DNID ou type 2) avec la même fréquence. Cette fréquence augmente avec la durée d’évolution de la maladie diabétique : moins de 10 % pour un diabétique découvert à moins de 1 an et 50 % après 25 ans d’évolution. Le contrôle de la glycémie est un facteur essentiel de prévention d’apparition de la neuropathie, or cette dernière est associée à une mortalité accrue.

 

Causes et mécanismes de la neuropathie diabètique


L’hyperglycémie (trop de sucre dans le sang) joue un rôle capital dans l’apparition de la neuropathie diabétique : plus l’équilibre du diabète est mauvais, plus la neuropathie sera précoce et sévère. D’autres facteurs indépendants de cet équilibre existent par ailleurs et sont probablement liés à la génétique ou à l’environnement, notamment nutritionnel.


Neuropathie diabètique
Prévention

Avec quoi ne faut-il pas confondre la neuropathie diabètique ?

 

La neuropathie diabétique peut parfois être confondue avec d’autres maladies neurologiques qui présentent les mêmes symptômes : paralysie faciale, atteinte des paires crâniennes, myasthénie, syndrome de Guillain-Barré…
D’autres maladies comme l’hyperthyroïdie, la maladie de Cushing, certains cancers ou encore la consommation d’alcool ou l’amylose provoquent également des neuropathies.
Le médecin traitant et le diabétologue pourront avoir recours à des examens et/ou à l’avis d’un neurologue pour faire la différence.

 

À quel moment consulter ?


Le diagnostic de neuropathie repose sur les symptômes (douleurs, troubles de la sensibilité…), qu’il convient de signaler à son médecin. Cependant, la neuropathie diabétique est asymptomatique au début de son évolution et ne provoque aucun signe ; seul un examen rigoureux du médecin la mettra en évidence.
En cas de mal perforant (plaie du pied, indolore en raison de l’atteinte nerveuse), une consultation en urgence s’impose car les lésions sont parfois très profondes.


Neuropathie diabètique : y a-t-il une prévention possible ?


Le contrôle glycémique est la meilleure des préventions chez le diabétique. L’hémoglobine glyquée (HbA1c) mesurée par une simple prise de sang est un bon reflet de l’équilibre du diabète : au-delà de 7 %, le diabète est mal équilibré et la neuropathie risque d’apparaître.


Une fois déclarée, la neuropathie prive le patient de signaux de danger : les mycoses ne sont plus ressenties, les blessures ou brûlures non plus. Le pied se fragilise et peut devenir le siège d’infections. Il est donc essentiel de surveiller les pieds en les inspectant régulièrement. Attention à ne pas se brûler sans s’en rendre compte avec une eau du bain trop chaude. Les chaussures doivent être adaptées pour protéger au maximum.


L’alcool est à bannir car il potentialise l’effet du sucre et détruit les petits nerfs de la sensibilité, aggravant la maladie.
L’hypotension orthostatique se prévient par le lever prudent en deux temps avec pause en position assise, la surélévation de 20 à 30 cm de la tête du lit… Les troubles digestifs sont améliorés par une alimentation semi-liquide et fragmentée.

 

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Comment se manifeste la neuropathie diabétique ?


La neuropathie diabétique comporte des troubles moteurs (paralysie ou faiblesse musculaire), une polynévrite (atteinte diffuse des nerfs des extrémités des membres) ou une mononévrite (atteinte d’un nerf).
Les douleurs sont très fréquentes, à type de fourmillements, d’engourdissements : impression de pieds morts, de marcher sur du coton. Elles peuvent être diffuses avec des paroxysmes (déchirements, broiements). Les douleurs comme la sensation de brûlure ou de piqûre (aiguille, punaise…) se majorent la nuit.

En fonction de l’atteinte neurologique, le siège des douleurs est variable, même si les membres inférieurs sont le plus souvent touchés.
Les troubles moteurs sont plus discrets, avec des paralysies possibles ou encore une diminution musculaire (muscles de la main).
L’atteinte des nerfs crâniens peut provoquer des paralysies faciales ou des mouvements des yeux.
La neuropathie végétative (atteinte du système nerveux autonome) provoque quant à elle des variations du rythme cardiaque, de la tension artérielle (hypotension orthostatique avec malaises au lever par exemple) ou des troubles de la digestion.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin recherche systématiquement par l’interrogatoire des douleurs ou des symptômes neurologiques. Il complète ensuite par un examen neurologique spécifique : percussion des réflexes, recherche de troubles de l’équilibre, tests de la sensibilité au monofilament, vibratoire (avec un diapason) et au chaud/froid.
Des examens neurophysiologiques permettent en cas d’anomalie de tester le trajet des influx nerveux (vitesse de conduction…) et de confirmer ou infirmer le diagnostic.
Les autres examens visent à vérifier le contrôle glycémique (prise de sang avec mesure de l’hémoglobine glyquée HbA1c), objectif prioritaire du traitement.
Le traitement symptomatique quant à lui repose sur des antidépresseurs ou des antiépileptiques.


Comment préparer ma prochaine consultation ?


La surveillance des pieds est un acte essentiel : la moindre lésion doit attirer l’attention et motiver une consultation.


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TAG : neuropathie, diabète, complication


Définition de la cirrhose biliaire primitive

Définition de la cirrhose biliaire primitive

 

La cirrhose biliaire primitive (CBP) est une maladie inflammatoire auto-immune des petites voies biliaires situées à l’intérieur du foie (on parle de voies biliaires intrahépatiques). La CBP est de cause inconnue et survient chez la femme après 40 ans.
Les médecins utilisent le terme « cirrhose » même si cette dernière ne survient pas immédiatement. Mais comme toutes les cirrhoses hépatiques, la CBP aboutit progressivement à une destruction des cellules du foie (appelés hépatocytes) et à terme, ce dernier est remplacé par une fibrose qui ne lui permet plus d’assurer ses fonctions. Le diagnostic repose sur la ponction biopsie du foie ou ponction biopsie hépatique (PBH). 

 

Risques et conséquences de la cirrhose biliaire

 

Plus de 10 000 cas sont recensés en France, ce qui représente une prévalence de la maladie de 20 pour 100 000 habitants. La CBP touche préférentiellement les femmes de plus de 40-45 ans, avec une prévalence pouvant atteindre chez elles 86 pour 100 000.
Des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux (tabac, infections, produits chimiques…) expliqueraient la maladie.

 

Causes et origines de la cirrhose


La CBP est d’abord caractérisée par une atteinte inflammatoire des canaux biliaires situés à l’intérieur du foie. Cette inflammation portale et la destruction des cellules (on parle de nécrose) se traduisent par un syndrome de stase (ou cholestase) qui autoentretient le phénomène. Une cause auto-immune est suspectée, car des autoanticorps qui détruisent les cellules sont quasiment toujours mis en évidence.
La cirrhose n’apparaît que tardivement, avec des lésions des tissus du foie qui se fibrosent. Ce stade de cirrhose est alors irréversible.

 

Différentes formes de la cirrhose selon la vitesse d’évolution :

 

 - La forme classique aboutit à la cirrhose biliaire en 10 à 20 ans ;

 - La forme de cirrhose dite « overlap syndrome » est plus sévère, avec une évolution en moins de 10 ans ;

 - Forme très sévère de cirrhose qui évolue en moins de 5 ans.

Cirrhose biliaire primitive
Prévention

Comment cela se manifeste-t-il ?


La CBP peut rester longtemps asymptomatique et le diagnostic n’est alors suspecté que lors d’analyses biologiques. Les quelques symptômes présents sont peu spécifiques, comme le prurit (démangeaisons) ou une fatigue. Chez certains patients, le diagnostic est porté lors du bilan d’une autre maladie (auto-immune).


Dans les formes plus sévères ou avancées, les symptômes liés à la cirrhose sont présents, notamment l’ictère. L’ictère est une coloration de la peau et des muqueuses.
Dans certains cas, les signes sont ceux d’une hépatite avec ictère, douleurs, fièvres et anomalies biologiques très sévères.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Il ne faut pas confondre CBP et cirrhose alcoolique. La cirrhose alcoolique est effectivement la plus fréquente, mais d’autres causes de cirrhose existent comme les hépatites.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Il n’existe pas de prévention de la CBP. Seuls les facteurs environnementaux peuvent être limités : abstinence alcoolique, prévention des hépatites C (usage de drogues intraveineuses) et B (transmission sexuelle).


En cas de cirrhose avérée, il faut prévenir les infections bactériennes (soins buccodentaires, hygiène de la peau…). Toute infection doit être traitée très rapidement car elle peut entraîner la décompensation de la cirrhose.
Des vaccinations sont recommandées, comme celles contre l’hépatite A, l’hépatite B, la grippe et le pneumocoque.


Cirrhose biliaire primitive
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À quel moment consulter ?


Plus la maladie est diagnostiquée et traitée précocement, meilleures sont les chances de stabilisation (mais pas de guérison car la CBP est un processus irréversible).

La suppression des cofacteurs de risque, et notamment de la consommation d’alcool, est essentielle. Une surveillance régulière de la fonction hépatique est impérative pour détecter les complications et suivre l’évolution de la maladie.

 

Que fait le médecin ?


Au stade de cirrhose, le médecin constate la présence d’un gros foie en palpant l’abdomen ; il vérifie aussi les autres signes orientant vers une cirrhose (angiomes ou taches de vins, rougeur, vaisseaux anormaux sur le ventre…). Des signes de complications sont également recherchés : tremblements de l’encéphalopathie, signes d’hémorragie digestive…


En fonction de l’avancement et de la forme de la maladie, différentes anomalies biologiques sont retrouvées : des signes de cholestase (rétention de bile) et des signes de destruction hépatique (ou cytolyse) sont les principaux. D’autres examens permettent à la fois de déterminer le stade de la maladie et son retentissement (coagulation, plaquettes…), mais aussi d’éliminer d’autres causes (sérologies des hépatites, critères d’alcoolisme…).


Le diagnostic de CBP est fortement suspecté sur la présence d’anticorps dits antimitochondries (AMA de type M2). Il sera confirmé par une PBH qui met en évidence les lésions inflammatoires (ou cholangite destructrice lymphocytaire).


Le traitement repose sur l’acide ursodésoxycholique (AUDC) qui ralentit la progression de la fibrose, et les corticoïdes dans certains cas (signes d’hépatite auto-immune).


À un stade avancé de la maladie, la seule solution est la transplantation hépatique.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Un accompagnement psychologique dans des réseaux de soins ou d’associations de patients permet d’aider les malades.

Toute infection nécessite chez le cirrhotique une consultation rapide.



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TAG : cirrhose, foie



Coup du lapin : de quoi s’agit-il ?

Coup du lapin : de quoi s’agit-il ?

 

Le « coup du lapin » est un traumatisme cervical résultant le plus souvent d’un brutal changement de vitesse (accélération, décélération). Plutôt que de parler de coup du lapin, les Anglo-Saxons préfèrent parler de traumatisme cervical en « coup de fouet » (whiplash).

Le plus souvent, le traumatisme cervical est mineur, sans lésion de la colonne vertébrale.

Une entorse cervicale, aux conséquences parfois graves, est cependant systématiquement recherchée.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires des traumatismes cervicaux ?

 

Les traumatismes cervicaux ou coups du lapin sont responsables de plaintes fréquentes après un accident de la circulation, même à faible vitesse. Douleurs, raideur cervicale peuvent devenir chroniques. C’est pour cette raison que le coup du lapin est un motif récurrent de plaintes et d’expertises dans des pays où le niveau de protection sociale et d’indemnisation est élevé.

 

Les enfants sont également concernés, avec 3,3 % des victimes d’accidents de la voie publique (passagers de voitures) présentant une ou plusieurs limitations suite au coup du lapin. (1)

 

Quels sont les mécanismes d'un coup du lapin ?


La principale cause de coup du lapin est un accident de voiture par choc arrière à faible allure. Le passager est poussé par le siège vers l’avant (flexion) puis il subit un retour brutal vers l’arrière avec hyperextension.

Si le passager est ceinturé, le thorax est retenu par la ceinture de sécurité ; de même, l’appui-tête limite l’extension du cou et donc le coup du lapin.


L’entorse cervicale grave est la complication la plus redoutée, car elle peut causer une paralysie par compression de la moelle épinière. Néanmoins, de telles lésions graves sont extrêmement rares et ne peuvent anatomiquement pas survenir en cas d’accident à faible allure avec un appui-tête pour retenir les mouvements.


Coup du lapin
Prévention


Comment se manifeste un traumatisme cervical ?

 

La douleur au cou ou cervicalgie est le signe constant après un coup du lapin. Cette douleur apparaît le plus souvent dans les premières heures après le traumatisme cervical et se situe au niveau du cou, du dos, des épaules et du bas du crâne (on parle d’irradiation de la douleur).
Les mouvements de la tête et du cou peuvent être limités lors de certaines positions.
Les maux de tête ou céphalées font souvent suite à la cervicalgie, et sont surtout localisés au niveau du bas du crâne ou sur une moitié du crâne.


D’autres sensations plus subjectives peuvent persister plusieurs semaines ou mois et sont souvent l’objet de plaintes chroniques des patients : malaises, sensations de déséquilibre, sensations vertigineuses, flou visuel… Des troubles intellectuels avec trous de mémoire et problèmes de concentration viennent compléter le tableau et handicaper le quotidien.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre un coup du lapin ?


Il ne faut pas confondre coup du lapin et entorse cervicale grave ou traumatisme cervical grave. Ces derniers surviennent à la suite de traumatismes violents (vitesse élevée, dégâts matériels importants, autres lésions…) n’ayant rien à voir avec le traumatisme mineur du coup du lapin.

 

Par ailleurs, les symptômes ressentis après un traumatisme cervical mineur ne doivent pas être trop vite rattachés au coup du lapin. Les maux de têtes peuvent correspondre à une névralgie d’Arnold (liée au stress), à une migraine ou une névralgie simple. Votre médecin établira un diagnostic en fonction de l’histoire de votre maladie.

 

Y a-t-il une prévention possible au coup du lapin ?

 

La première prévention repose sur des mesures de sécurité routière : conduite vigilante, anticipation des situations… Tous les véhicules sont désormais équipés d’appuie-têtes et de ceintures de sécurité qu’il faut positionner correctement.
En cas de coup du lapin et une fois une lésion sous-jacente grave éliminée, il convient d’éviter que les douleurs ne deviennent chroniques.

 

Pour cela, il ne faut pas mettre au repos son cou ; ainsi, ne pas porter de collier cervical souple, éviter les massages ou l’application de chaleur mais privilégier au contraire un niveau habituel d’activité physique avec mobilisation.
Une approche psychologique et comportementale peut également être utile en cas de douleurs et de handicap chroniques.


Coup du lapin
Préparer sa consultation

Coup du lapin : à quel moment consulter ?


Le message clé est que toute douleur intense et prolongée avec limitation des mouvements de la tête dans toutes les directions doit conduire à une consultation médicale après immobilisation du cou.
L’apparition de troubles neurologiques comme une faiblesse dans un des membres ou des picotements doit également inciter à consulter ; votre médecin jugera de l’opportunité de réaliser des clichés radiologiques.
En cas de traumatisme violent (vitesse > 50 km/h), il est préférable de ne pas bouger et d’attendre les secours qui vous conduiront à l’hôpital pour des examens.

 

Que fait le médecin ?

 

Le médecin reprécisera les circonstances de l’accident, les mécanismes et les symptômes.

L’examen clinique doit être complet, en particulier au niveau neurologique, pour mettre en évidence une anomalie. Dans le cadre du coup du lapin, l’examen est normal et seules une raideur cervicale et quelques zones douloureuses à la palpation attirent l’attention.


Des radiographies peuvent être prescrites pour dépister une lésion grave (entorse instable, fracture…). Elles ne sont pas systématiques, notamment si les douleurs sont isolées et le traumatisme mineur.
Les radiographies sont parfois complétées par des clichés en flexion/extension quelques jours plus tard, voire par un scanner ou IRM.


Le traitement des traumatismes cervicaux mineurs fait appel aux médicaments antidouleur, aux relaxants musculaires ou aux antiinflammatoires.
Les manipulations vertébrales sont contre-indiquées et le collier cervical souple semble inefficace d’après les études. De même, le repos est contre-productif ; il faut au contraire faire participer les muscles du cou activement.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Si certaines positions ou situations déclenchent les douleurs, il est fondamental de les repérer et d’en parler à votre médecin et/ou kinésithérapeute qui pourra vous proposer une rééducation adaptée. Il est impératif de ne pas tomber dans le cercle vicieux de la douleur chronique.

 

CATEGORIE : pathologies-et-symptomes





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