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Crise suicidaire : De quoi parle-t-on ?

Crise suicidaire : De quoi parle-t-on ?

 

La crise suicidaire se définit  comme une crise psychique majeure au cours de laquelle un passage à l'acte suicidaire est élevé. Cette crise suicidaire est caractérisée par une insuffisance des moyens de défense de la personne, qui la place en souffrance aiguë et en rupture d'équilibre relationnelle avec elle-même et son environnement. Cette crise suicidaire est réversible et temporaire ; elle dure de 6 à 8 semaines, mais en sortir ne veut pas dire que le risque suicidaire s’annule. Ce qui justifie une prise en charge ferme, rapide et de durée adaptée.


 

Crise suicidaire
Prévention

Comment se manifeste la crise suicidaire ?

 

Le repérage de la crise suicidaire s'appuie sur différentes manifestations : idées suicidaires clairement exprimées, divers symptômes physiques comme une fatigue, de la tristesse, de l'anxiété, des pleurs, des troubles du sommeil, une perte du goût des bonnes choses habituelles...
S'y associent un sentiment d'inutilité, une mauvaise image de soi, des ruminations mentales, des troubles de la mémoire, un isolement ou repli.


A un stade ultérieur, la crise suicidaire montre des comportements inquiétants comme le désespoir, une souffrance psychique intense, un goût morbide prononcé. Une accalmie suspecte, un comportement de départ sont des signes de très haut risque de passage à l’acte. Ils peuvent signifier le calme de la décision prise et organisée qui soulage la tension mentale.


Ce risque n'est pas toujours facile à évaluer tant sa symptomatologie (l'ensemble des symptômes) est fonction de la personnalité du sujet, des pathologies associées et des conditions d'observation. Dans le doute, il faut toujours demander un consultation ciblée au médecin traitant, ou à un spécialiste neuropsychiatre.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre une crise suicidaire ?

 

La crise suicidaire se confond parfois avec une dépression sévère dont les symptômes sont proches. La maladie psychiatrique appelée mélancolie s'exprime par des signes dépressifs très sévères et un risque de passage à l'acte suicidaire très élevé. Enfin les troubles bipolaires, lors de la phase dépressive, comportent aussi un risque élevé de passage à l'acte suicidaire.


Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de la crise suicidaire ?

 

Le principal risque d'une crise suicidaire est par définition le passage à l'acte réussi, donc le décès. Le suicide est la première cause de décès chez l’homme de 25-44 ans. Il s’agit également de la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Si les suicides de jeunes ont presque diminué de moitié entre 1993 et 2005, il reste cependant beaucoup de progrès à accomplir, d’après le Plan national d’actions contre le suicide (PNAS- 2011-2014). La mortalité par suicide reste très élevée en détention. Les détenus se suicident 6 fois plus que les hommes libres âgés de 15 à 59 ans. Après une baisse au début de la décennie, le nombre de décès par suicide tend à augmenter (109 en 2008 à 115 en 2009) toujours selon le PNAS- 2011-2014. Ce plan donne les informations les plus actuelles sur ce sujet.

 

En France, chaque année, plus de 10 000 personnes décèdent par suicide, soit environ 16 personnes sur 100 000, la France est en Europe parmi les pays à taux de mortalité élevé. Si le nombre de décès par suicide est connu grâce au CepiDC de l’Inserm avec toutefois une imprécision due à la sous-déclaration estimée à 20%, il n’en est pas de même des tentatives de suicide (TS). En effet, le nombre de tentatives de suicide fait encore l’objet d’estimations peu précises. En 2006, la Drees estime à environ 195 000 TS donnant lieu à un contact avec le système de soin chaque année. Par ailleurs, 10 660 décès ont été répertoriés dont 7.940 pour les hommes et 2.720 pour les femmes. Ces chiffres sont sans doute sous-évalués du fait du silence qui entoure ces drames, de 10 à 20% ce qui porterait le nombre effectif de suicides annuels jusqu’à 13.000.

 

Certaines tentatives de suicide liées aux blessures par armes à feu ne sont pas toujours recensées comme tentatives de suicide. Leur dépistage revêt une importance considérable puisque la tentative de suicide (TS) est le plus important des facteurs de risque de suicide connus. On estime le taux de mortalité des suicidants à 10 à 15 % ; près de la moitié des suicidés ont fait une ou plusieurs TS avant leur décès (Programme national d’actions contre le suicide 2011-2014).

 

Quels sont les mécanismes de la crise suicidaire ?

 

Les caractéristiques des personnes ayant eu des pensées suicidaires ou fait une ou des tentatives de suicide sont surtout connues par des enquêtes déclaratives en population générale, par exemple le Baromètre santé de l’INPES. Toutefois le profil génétique est un facteur important. Dans une étude de Kohli et coll. (Archives of general psychiatry, 2010) trois mini-variations (sans mutation vraie) du gène du récepteur au facteur neurotrophe cérébral (BDNF) influent profondément sur le risque suicidaire au cours de la vie. Les personnes cumulant trois variations particulières de ce gène du récepteur ont 4,5 fois plus de risque de faire une tentative de suicide. Parce qu’ils sont moins sensibles aux molécules de restauration neuronale après agression : ils « cicatrisent » moins bien.

 

Les troubles psychiques observés à l’âge de 8 ans ne prédisent pas le risque de suicide ultérieur (l’adolescence) dans une vaste étude finnoise ( Sourander et coll. Finnish birth 1981 cohorte Study, Archives of general psychiatry, 2009) du moins chez les filles. Le surrisque observé de TS chez les garçons dépend des troubles psychopathologiques en général et des conduites à risques, pas des signes dépressifs en soi. Ce qui conforte l’importance d’un dépistage précoce du mal-être pour une prise en charge efficace et durable.

La crise suicidaire est caractérisée par trois critères : le sentiment d'échec total de sa vie, l’impossibilité d’échapper à cette impasse sauf par la mort, et une capacité d’agir préservée (activisme sous pression - impulsivité).

 

Les idées suicidaires envahissent progressivement l’individu jusqu'à éventuel passage à l'acte. Attention, le suicide est un mode de sortie de cette crise parmi d’autres : dans le pire des cas, le suicidant sacrifie ses proches avec lui. Il peut choisir une addiction- intoxication aiguë, ou une mort plus symbolique. Au mieux, il recherche des aides médicales et affectives, des conditions heureuses pour récupérer un élan vital soutenu. Il est fréquent que le suicidaire ait demandé de l’aide, clairement mais en quelques mots seulement, quelques jours avant son acte.


Crise suicidaire
Préparer sa consultation


A quel moment consulter ?

 

Très vite et au moindre doute ! Le repérage de l'état de crise suicidaire et sa prise en charge psychologique précoce et urgente est le meilleur moyen d’éviter le passage à l'acte.
Dans un contexte de vulnérabilité comme un alcoolisme, une toxicomanie, des antécédents familiaux de suicide, des évènements de vie douloureux comme un deuil récent, un échec personnel, il est préférable de consulter car ces facteurs dramatiques précipitent la crise suicidaire si elle est en gestation mentale, et le probable passage à l'acte.
Enfin un changement brutal par rapport au comportement habituel doit alerter l'entourage et faire consulter. En sachant insister et en montrant par là l’affection et l’intérêt qu’on porte à son proche.


 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

 

Il faut noter le plus précisément possible le contexte de la crise suicidaire, les symptômes d'alerte, les antécédents personnels et familiaux, la biographie avec les évènements de vie douloureux. Un membre de l'entourage peut accompagner le sujet souffrant (qui apprécie plus souvent cette sollicitude qu’on ne l’imagine) en consultant, mais celle-ci doit se faire seule avec le médecin si le patient ou l’accompagnant le désirent.

 

Que fait le médecin ?

 

Il interroge le patient (et l’accompagnant éventuel) pour comprendre le contexte et évaluer le risque suicidaire. L’examen du patient permet d’éliminer une cause organique manifeste (douleur chronique, pathologie cérébrale sous-jacente, trouble métabolique). Il demande éventuellement un bilan biologique (prise de sang).
S'il s'agit effectivement d'une crise suicidaire, l'hospitalisation spécialisée est préférable pour l’instauration d’un traitement médicamenteux et psychothérapique énergique et adapté.
Après la crise, une ou des interventions psychothérapiques sont possibles après la consultation ou l'hospitalisation ainsi que la prescription médicamenteuse nécessaire (anxiété, insomnie, et/ou la dépression).

 

Y a-t-il une prévention possible ?

 

La seule prévention possible du désir d’en finir avec la vie est d'éviter de se la rendre infernale ! Eviter d'accumuler les problèmes, demander de l'aide à son entourage ou à un psychothérapeute avant de se retrouver dans une impasse.
La dépression chronique doit être dépistée et traiter précocement. Enfin l'entourage familial et/ou amical solidaires est un facteur protecteur incontestable. Le sentiment d'être compris et reconnu dans sa douleur réduit l’ampleur de la crise suicidaire mais ne l’annule pas. Ce qui ne change donc pas la nécessité d’une prise en charge médicale du problème.


CATEGORIE : pathologies-et-symptomes

TAG : suicide, mort, crise, suicidaire


Qu'est-ce que les méningites ?

Qu'est-ce que les méningites ?

 

Les méningites sont des infections transmissibles qui traduisent une infection des méninges, c’est-à-dire de la membrane entourant le cerveau et la moelle épinière. Il faut différencier les méningites bactériennes (les plus graves) et les méningites virales (les plus fréquentes).

 

Quelles sont les personnes concernées ?

 
 

La plupart des cas des méningites bactériennes se produisent chez des personnes sans facteur de risque. D’après le guide des vaccinations 2012, ce sont les nourrissons qui sont les plus à risque de méningites bactériennes en termes de fréquence et de gravité.

 


Les autres pics de fréquence sont les adolescents et les jeunes adultes entre 15 et 24 ans pour les infections à  méningocoque et les sujets âgéspour les infections à pneumocoque {1,2}.

 

Les méningites en chiffres

 

La méningite à méningocoque est une maladie « sous surveillance » en tant que maladie à déclaration obligatoire. C’est ainsi que l’on connaît le nombre de cas annuels de cette maladie: entre 500 et 800 cas en France, dont 65 décès. 22% des cas sont dus au sérogroupe C et plus de 70% au sérogroupe B {1}.

 

 

La surveillance de l’incidence des méningites à pneumocoque et à Haemophilus influenzae se fait grâce au réseau Epibac et depuis 2001 grâce à l’Observatoire national des méningites bactériennes de l’enfant dans la majorité des services de pédiatrie français {1}.

 

Elle permet d’évaluer le nombre de cas de méningites à pneumocoques par an à environ 200 chez l’enfant et une quinzaine de cas de méningites à Haemophilus influenzae.

 

Les méningites, pourquoi est-ce grave ?

 

Les méningites bactériennes sont particulièrement graves. Il s’agit de maladies transmissibles, qui peuvent entraîner le décès d’un enfant en moins de 24h ou laisser des séquelles invalidantes à vie (amputation, séquelles neuropsychiques…) {1}, particulièrement chez le nourrisson.

 

Concernant la méningite à méningocoques, jusqu’à un survivant sur cinq souffrira toute sa vie de séquelles telles que: atteintes cérébrales, pertede l’audition ou difficultés d’apprentissage {1,2,3,4}.

 

Les méningites en symptôme

 

Les symptômes de la méningite sont variés, ils n’apparaissent pas dans un ordre particulier.


La fièvre est constante. Si les symptômes classiques : céphalées, vomissements, photophobie, raideur de nuque, gardent toute leur valeur en particulier chez le grand enfant, il peuvent être plus trompeurs chez le nourrisson ou être précédés par d’autres signes: enfant grognon, irritable,difficile à calmer « pas comme d’habitude » dit souvent la mère.


Une attention particulière des professionnels de santé et des parents eux-mêmes sur tous les signes qui leur paraissent anormaux est utile



Prévention, diagnostic et traitement des méningites

Le diagnostic et le traitement

 

Le diagnostic clinique repose sur les symptômes décrits ci-dessus.


Le diagnostic biologique repose sur l’isolement de la bactérie dans le sang et/ou dans le liquide céphalo-rachidien (présence d’un liquide purulent).

 

Après avoir établi le diagnostic, il est important d’identifier le type de souche bactérienne (sérogroupe) responsable de l’infection afin de mettre en oeuvre des mesures adaptées au niveau individuel ou collectif.


Un traitement antibiotique adapté permet le plus souvent de guérir le malade s’il est mis en oeuvre précocement.

 

Le traitement pour les personnes ayant été en contact rapproché avec une personne malade


En cas d’infection invasive à méningocoque (IIM), dans l’entourage du malade, un traitement antibiotique court à visée préventive sera proposé aux sujets vivant avec le malade ou ayant été en contact rapproché et répété avec cette personne dans les 10 jours précédents l’hospitalisation afin de prévenir la survenue de cas secondaires dans l’entourage d’un patient.

 

Selon le type de méningocoque identifié, un vaccin peut être proposé secondairement.

 

 

La prévention de la méningite, pourquoi faut-il en parler ?


Il faut absolument rappeler au public que la méningite est une malade grave qui parfois tue en 24 heures, alors qu’il existe une prévention pour certaines d’entre elles. C’est une maladie grave qui nous concerne tous.

 

Les méningites comment la prévenir ?


La prévention par la vaccination est le meilleur moyen pour lutter contre les méningites bactériennes, parce qu’elles sont difficiles à identifier et progressent rapidement.


Une meilleure connaissance de la méningite et de ses symptômes est essentielle pour optimiser sa prise en charge.

 

 

La recherche continue-t-elle dans le domaine des méningites ?


La mise à disposition d’un vaccin dans le traitement de la méningite B constituerait une révolution dans la prise en charge de cette pathologie, des candidats vaccins contre le méningocoque B sont actuellement en cours d’évaluation au niveau européen et font naître de grands espoirs pour les années à venir.


CATEGORIE : pathologies-et-symptomes

TAG : méningite, infection



La laryngite : définition

La laryngite : définition

 

La laryngite est une inflammation aiguë du larynx provoquée par une infection (virale ou bactérienne) ou éventuellement une allergie. La laryngite et l’œdème provoquent un rétrécissement du passage de l’air et une gêne respiratoire pouvant évoluer vers une quasi-asphyxie dans les formes graves. On distingue la forme glottique (qui survient au niveau de la glotte : on parle d’épiglottite) qui peut être gravissime par obstruction des voies aériennes et asphyxie et la forme sous-glottique, plus fréquente.

 

Risques et conséquences de la laryngite

 

La laryngite touche le plus souvent les enfants entre 1 et 6 ans. La laryngite aiguë sous-glottique est la plus fréquente chez l’enfant notamment le garçon, et est d’origine virale dans la majorité des cas. L’hiver est une période propice au développement des virus en cause.


L’épiglottite quant à elle est due dans 95 % des cas à Haemophilus ; sa fréquence a heureusement beaucoup diminué depuis la vaccination contre ce virus.

 

Causes et origines de la laryngite

 

Bactéries et virus provoquent une inflammation et une infiltration de la muqueuse laryngée. Les tissus gonflent, rétrécissant la filière laryngée et gênant le passage de l’air. Les agents en cause sont Haemophilus influenzae pour l’épiglottite et Myxovirus parainfluenzae pour les autres laryngites.


En cas d’allergie, les conséquences sont les mêmes mais le mécanisme est différent : l’inflammation n’est pas due à une infection mais à une réaction allergique antigène-anticorps.

 

Symptômes de la laryngite


La laryngite sous-glottique se manifeste souvent la nuit, et survient souvent au décours d’une rhinopharyngite banale. Le symptôme de gêne respiratoire s’installe progressivement ou brutalement avec modification de la voix (apparition d’une voix rauque ou enrouée). Des épisodes de toux asphyxiante peuvent compléter les symptômes. La fièvre est généralement peu élevée.


En cas d’épiglottite, le début est très brutalau niveau des symptômes : fièvre élevée (39-40 °C), teint altéré, difficultés respiratoires majeures. Il ne faut absolument pas allonger l’enfant mais le laisser en position assise en attendant les secours.


Laryngite - Prévention

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


La laryngite aiguë ne doit pas être confondue avec la laryngite chronique par inflammation chronique des cordes vocales ou du larynx. Cette inflammation est favorisée par le tabac, le climat et le surmenage vocal. Il ne faut pas méconnaître des lésions des cordes vocales, et une consultation ORL s’impose en cas de persistance d’une modification de la voix.


Il ne faut pas chez l’enfant confondre laryngite infectieuse et corps étranger avalé par mégarde. De même, un phénomène allergique, un asthme ou un reflux gastroœsophagien sont les diagnostics différentiels classiques.


Y a-t-il une prévention possible ?


La vaccination contre l’Haemophilus influenzae est conseillée pour prévenir l’épiglottite. La primovaccination à l’âge de 2, 3 et 4 mois et le rappel à 16-18 mois sont recommandés pour tous les enfants, en combinaison avec les vaccins diphtérique, tétanique, poliomyélitique et coquelucheux acellulaire. Un rattrapage vaccinal peut être effectué jusqu’à l’âge de 5 ans.


L’humidification de l’atmosphère améliore par ailleurs les symptômes en cas de laryngite déclarée : vapeur d’eau chaude et humide à respirer pendant 15 minutes (faire bouillir une casserole d’eau ou faire couler une douche à température maximale, porte et fenêtre fermées). La lutte contre la fièvre passe par de petits moyens, en association avec les médicaments prescrits : découvrir l’enfant, poser des compresses humides sur son front, le faire boire suffisamment, baisser la température des pièces.


Laryngite
Préparer sa consultation


À quel moment consulter ?


En cas de signes de gravité, un appel urgent au SAMU Centre 15 est nécessaire. Ces signes sont : respiration de plus en plus difficile, toux absente (asphyxie), coloration bleutée des lèvres, balancement du thorax ou de l’abdomen…
En règle générale, toute difficulté respiratoire chez un enfant doit motiver une consultation urgente.

 

Que fait le médecin ?


En cas de signes de gravité extrême, l’oxygénation est une priorité, parfois grâce à une intubation trachéale et une hospitalisation en réanimation. Pour l’épiglottite, le traitement repose sur les antibiotiques et il faut à tout prix s’abstenir d’allonger l’enfant avant l’arrivée en service spécialisé.


Pour la laryngite aiguë, et en l’absence de détresse, le médecin précise l’interrogatoire (évolution des signes, fièvre, corps étranger…) et procède à l’examen clinique (auscultation, ganglions…). Le diagnostic est en général clinique devant des signes de « viroses respiratoires » (nez qui coule, toux, fièvre modérée…). Le traitement consiste à réaliser des aérosols, prescrire des corticoïdes et humidifier l’air. En cas d’échec, antibiotiques et hospitalisation sont nécessaires.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas de persistance de la fièvre ou d’apparition d’autres symptômes ou majorations, il est urgent de reconsulter un médecin ou d’appeler le SAMU Centre 15. Tous les irritants (tabac en particulier) doivent être éliminés.


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TAG : laryngite, larynx, inflammation

On peut même s'y mettre après 60 ans !


Une étude de l’University College London menée auprès de 3.500 hommes et femmes, âgées en moyenne de 64 ans, durant plus de 8 ans a mesuré leur activité physique tous les 2 ans et rapproché cette donnée des risques de dépression, de démence, de maladie cardiaque, de diabète et d’autres maladies chroniques. 10% des participants ont commencé une activité physique durant l’étude, 70% l’ont poursuivi, 20% l’ont abandonné ou n’en n’avaient aucune. Au bout de 8 ans, c’est-à-dire en moyenne à 72 ans, 20% étaient en bonne santé physique et mentale, 40% avaient développé une maladie chronique et 20% une dépression ou une déficience cognitive. La pratique d’une activité physique modérée, une fois par semaine multipliait par 2.7 la probabilité de bien vieillir, celle d’une activité intense par 3.5 après élimination de l'ensemble des autres facteurs (état de santé, âge, sexe, consommation d'alcool et de tabac, statut marital). Rester actif multipliait les chances par plus de 7 mais le devenir après ne l'avoir jamais été les multipliait quand même par plus de 3! Vous cherchez un généraliste qualifié en médecine du sport et en gériatrie/gérontologie en secteur 1 en France? Il vous faudra vous inscrire sur le site et utiliser les fonctionnalités de la recherche avancée pour voir les 28 résultats !

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Mourir à domicile c'est compliqué


Dans son dernier rapport l'Observatoire National de la Fin de Vie rappelle que 81 % des Français souhaiteraient finir leurs jours chez eux, mais la majorité d'entre eux meurt à l'hôpital (60 %). Seuls 25,5 % des décès surviennent effectivement à domicile et la proportion de personnes hospitalisées double au cours du dernier mois de vie, passant de 30 % à 63,8 %. Un tiers des personnes qui vivaient à leur domicile un mois avant leur décès y meurt effectivement. La France est la championne d'Europe de la médicalisation de la fin de vie car les obstacles à la fin de vie à domicile sont nombreux : mauvaise connaissance des aides financières accordées aux aidants et démarches complexes, défaut d'information pour l'allocation journalière d'accompagnement (AJA) d'une personne en fin de vie, qui existe depuis 2011 mais reste trop peu connue, défaut de coordination des soins à domicile, déficience des soins palliatifs , défaut de formation des généralistes. En France, il y a 342 généralistes qualifiés en soins palliatifs : 8 à Paris, 3 à Marseille et Lyon mais 6 à Nice. Vous en cherchez un? Notre moteur de recherche est à votre disposition !


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TOUT SAVOIR SUR L'AJA


 


Fin de vie : l'ordre bouge


Pour la première fois, le Conseil national de l'ordre des médecins approuve l'idée qu'un collège médical c’est-à-dire un groupe de soignants puisse délivrer "une sédation adaptée, profonde et terminale" à un patient. Il le réserve toutefois aux situations cliniques exceptionnelles,  pour lesquelles la loi Léonetti n'offre aucune solution, les agonies prolongées, les douleurs psychologiques ou physiques  incontrôlables. Si l'avis collégial valide la sédation, le médecin peut y donner suite personnellement, s'y associer ou se récuser au nom de sa clause de conscience. Mais l'interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui ne saurait être transgressé par un médecin agissant seul. Cette prise de position marque un désaccord très net avec celle de l'Académie de médecine. Par ailleurs, l'ordre insiste aussi sur la nécessité de promouvoir la connaissance, l'accompagnement et l'application de la loi Léonetti méconnue des usagers comme des professionnels de santé (plus de 50% selon un sondage IPSOS de janvier 2013) et notamment les dispositions visant les directives anticipées et la personne de confiance.


VOIR LE TEXTE ADOPTE PAR LE CONSEIL NATIONAL 


On meurt toujours trop à l'hôpital


Malgré la volonté de « déshospitaliser » de la mort, qui répond aussi bien à une volonté de maîtrise des dépenses de santé qu’aux souhaits et besoins de la population, une étude récente, réalisée dans le cadre des travaux de l’Observatoire national de la fin de vie avec la collaboration du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm, met en évidence la forte médicalisation de la fin de vie en France par rapport à certains autres pays européens. Elle a porté sur l’ensemble des décès survenus en France entre 1993 et 2008. Cette année-là, 57% des décès sont survenus à l’hôpital, proportion  restée globalement stable au cours de ces 15 dernières années, 27% à domicile, 11% en maison de retraite et 5% dans d’autres lieux. La plupart des patients expriment pourtant le désir de finir leur vie chez eux et, parallèlement, se développent des politiques de santé pour favoriser le maintien à domicile, y compris en fin de vie, avec par exemple le développement des soins palliatifs à la maison. En France, les décès par maladies du système nerveux se produisent moins souvent à l'hôpital grâce au développement des prises en charge alternatives dans le cadre des plans Alzheimer mis en place depuis 2001. Les décès des malades d'Alzheimer se déroulent autant en maison de retraite (34,4%), qu'à domicile (30,8%) ou à l'hôpital (31,8%). L'étude montre encore que les célibataires meurent moins souvent à l'hôpital que les personnes mariées: L'hospitalisation peut être favorisée par les proches et la solitude pourrait être à l’origine d'un défaut de prise en charge. L'étude souligne enfin que plus on est âgé plus on a de chance de mourir à l'hôpital, ce qui s'explique en partie par le vieillissement de l'entourage et la difficulté pour un des deux conjoints âgé d'assumer la fin de vie à la maison de l’autre. Vous cherchez un service d'hospitalisation à domicile (HAD) près de chez vous? N'hésitez pas à explorer les fonctionnalités de notre moteur de recherche !


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Le deuil peut tuer


Le deuil provoque souvent chez les plus proches parents, surtout dans les 6 premières semaines mais aussi jusqu'à la fin du 6e mois, une augmentation de la morbi-mortalité d’origine principalement cardiovasculaire. Une étude australienne menée sur 80 endeuillés et publiée dans l’édition de novembre de l’American Journal of Cardiology permet de comprendre comment. Durant  la phase aiguë de deuil, par rapport au groupe contrôle, les chercheurs ont constaté une augmentation de la fréquence cardiaque, une diminution de sa variabilité ainsi que des troubles du rythme. Une part de ces phénomènes persistait bien qu’atténuée au 6e mois. Or, une accélération de la fréquence cardiaque constitue un facteur de rupture de plaque et la diminution de sa variabilité augmente le risque de mort subite en abaissant le seuil de fibrillation ventriculaire. Un deuil dans la famille devrait donc conduire à une visite chez le cardiologue pour faire le point. Et si vous en cherchez un, notre moteur de recherche le trouvera près de chez vous et dans la fourchette de prix qui vous convient.


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1 décès sur 2 résulte d'une décision médicale !


Selon une enquête menée par l’INED et l’observatoire de la fin de vie menée sur 5 000 décès,  pour près d’un décès sur deux (48 %), le médecin déclare avoir pris une décision médicale en ayant conscience qu’elle était susceptible d’abréger la vie du patient. Le plus souvent, les traitements n’ont pas été administrés dans l’intention de provoquer une accélération de la survenue de la mort (45 %) et sont donc conformes à l’esprit de la loi Leonetti. Il s’agit de décisions de ne pas instaurer (15 %) ou d’arrêter (3 %) un traitement susceptible de prolonger la vie, ou d’intensifier le traitement de la douleur avec utilisation d’opioïdes et/ou de benzodiazépines (27 %). Une très faible fraction des décès (3,1 %, soit 148 cas sur 4 723) fait suite à un acte visant à mettre fin à la vie de la personne : décision de limitation ou d’arrêt des traitements (1,5 % des décès), intensification des traitements de la douleur (0,8 %), ou enfin administration de médicaments (0,8 %). Plus des deux tiers des personnes pour lesquelles une décision de limitation ou d’arrêt des traitements a été prise n’étaient pas jugés par le médecin en capacité de participer à la décision . Quand les personnes étaient considérées comme capables de participer, ces décisions ont dans près de 80 % des cas fait l’objet d’une discussion avec le patient. Les décisions prises font généralement l’objet d’une discussion avec l’équipe médicale (63 % des cas) et/ou avec un autre médecin (44 %). La famille est associée plus d’une fois sur deux et une personne de confiance l’est dans 15 % des cas. La loi donne la possibilité à chacun de rédiger à l’avance des directives anticipées et ainsi d’exprimer ses souhaits pour sa fin de vie en cas d’incapacité de participer à la décision. Seuls 2,5 % des patients concernés l’avaient fait. Pourtant, lorsque ces directives existent, les médecins déclarent qu’elles ont été un élément important pour 72 % des décisions médicales en fin de vie. Cela pose très clairement la question de la connaissance de la loi et l’appropriation des directives anticipées par les patients mais aussi par les professionnels de santé.


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Disparité des soins palliatifs


Sommes-nous égaux devant les soins palliatifs et plus précisément les décisions de poursuivre ou d'interrompre les thérapies? Une équipe de l'université du Maryland a étudié les cas de 151 malades dont les décès étaient intervenus en réanimation : 111 qui auraient pu bénéficier de thérapies qui ne leur ont pas été administrées et 40 qui ont fait l'objet de tous les soins possibles jusqu'au décès. Les deux groupes présentaient des caractéristiques équivalentes en ce qui concerne la gravité des affections, le dossier médical, l'âge ou la nature chirurgicale ou non des traitements. Une seule différence : les hommes étaient surreprésentés dans le premier (OR 3). Peut-être qu'implicitement les soignants considéraient en référence aux différences d'espérance de vie entre les sexes, qu'ils avaient fait leur temps...Quoiqu'il en soit pour trouver un établissement de soins avec une unité de soins palliatifs, vous pouvez utiliser notre moteur de recherche !


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