Accueil > Actualités
AVCCANCERCHIRURGIECOEURDIVERSMEDECINE ESTHETIQUEFIN DE VIEIVG-CONTRACEPTIONMALADIES CHRONIQUESMATERNITEPERSONNES AGEESPRIX DES SOINSPSYQUALITE DES SOINSREMBOURSEMENTSSYSTEME FRANCAIS DE SANTEVACCINATIONMEDICAMENTSADDICTIONSMEDECINES ALTERNATIVESSOMMEIL

Définition de la gingivite

Définition de la gingivite


Une gingivite est une inflammation de la gencive due à une agression par des bactéries présentes dans la plaque dentaire, appelée maintenant « biofilm bactérien ». Cette maladie existe à tous les âges, à des degrés plus ou moins grands. Elle peut aboutir à une destruction de la partie superficielle de la gencive ; ce qui provoque des douleurs intenses jusqu’à interdire l’alimentation.

 

Risques et enjeux sanitaires d’une gingivite


Si elle n’est pas traitée à temps, la gingivite risque de se transformer en parodontite avec disparition de l'os autour de la dent, mobilité et perte possible de celle-ci. Le parodonte est l’ensemble des tissus de fixation et de soutien de la dent, c’est-à-dire la gencive, le ligament et l'os. Différentes études montrent que la gingivite touche entre 50 et 80% des personnes en France, et la parodontite 20 à 50%.
La gingivite a un impact général sur la santé : les bactéries présentes dans la bouche peuvent  disséminer dans le corps. La gingivite est ainsi un facteur de risque de l’infarctus, du diabète, et même d’accouchements prématurés…

 

Causes de la gingivite

 

A peu près 500 bactéries peuvent provoquer une gingivite et leur présence dans la bouche varie en fonction des zones géographiques et des populations. L’inégalité des individus face à cette infection est due à la susceptibilité familiale et à l'hygiène bucco-dentaire. Ceux qui n’ont jamais eu de carie sont plus susceptibles de développer une gingivite : car les bactéries provoquant les caries entrent en compétition avec celles responsables de la gingivite et les réduisent au  « silence ».
L’alimentation n’entre pas en jeu dans cette maladie bien qu’une carence en vitamine C soit un facteur aggravant. La perte osseuse n’est pas liée à l’âge : une gingivite peut commencer dans l’enfance et prendre de l’ampleur en l’absence d’hygiène bucco-dentaire correcte.


A noter : Certains traitements lourds, comme les traitements immunosuppresseurs donnés aux personnes greffés favorisent la gingivite.


Comment se manifeste une gingivite ?


La gencive est rouge, sensible, et saigne au simple brossage non énergique des dents. Cela en l’absence de traitement anti-coagulant, en l’absence de carence nette en vitamine K et l’absence de maladie hépatique qui altère la coagulation sanguine.
Ces signes sont localisés ou généralisés à toute la gencive.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre une gingivite ?


Avec des pathologies dermatologiques (type lichen ou leucoplasies pour les médecins) qui peuvent se développer dans la bouche des personnes par ailleurs en mauvaise santé ou à l’hygiène buccale défaillante, comme l’agression alcoolo-tabagique. Ce ne sont pas des maladies parodontales.
Le saignement de la gencive reste le signe majeur d’une gingivite qui évite de la confondre avec d’autres maladies.

 

Y a-t-il une prévention possible ?

 
Une bonne hygiène bucco-dentaire constitue à la fois la prévention et le traitement de la gingivite. Cette hygiène doit être rigoureuse, efficace et non traumatisante : il faut utiliser correctement sa brosse à dents, laquelle doit être adaptée à la taille et la forme des dents.

Une brossette ou d’un fil dentaire éliminent la plaque interdentaire non atteinte par le brossage.
Bien que l’action mécanique soit la plus utile lors du brossage, un dentifrice au fluor permet de protéger plus efficacement les dents. En revanche, un dentifrice antiseptique, qui peut être utile pour lutter contre les bactéries, ne doit pas être employé tout le temps.


A quel moment consulter ?


La consultation de son dentiste tous les ans, au minimum pour un détartrage, fait partie de la prévention des gingivites. Si la gencive saigne au brossage, elle est malade : il ne faut pas prendre ce signe à la légère mais consulter rapidement son dentiste pour avoir son avis.

 

Que fait le dentiste ?


Le dentiste commence par analyser l’aspect de la gencive (forme et couleur). Il peut avoir besoin d'un radiographie pour évaluer la quantité et la qualité de l’os sous la gencive s’il suspecte une parodontite. Il peut faire un prélèvement bactérien (il frotte simplement la gencive avec un écouvillon).
Il établit son diagnostic et son plan de traitement.
En cas de gingivite simple, une hygiène bucco-dentaire efficace sera préconisée, après un détartrage et une élimination de la plaque dentaire.
Si la parodontite est installée, un traitement mécanique appelé surfaçage (nettoyage des racines et désinfection des poches, chirurgicale ou non) est nécessaire.

 

Comment préparer ma prochaine consultation chez le dentiste ?


En récapitulant son passé médical : ses médicaments, ses interventions chirurgicales (greffe en particulier) et ses caries.

 
Expliquer le motif de la consultation (gêne, douleur, aspect esthétique), indiquer s’il s’agit d’une récidive de gingivite, si celle-ci a déjà été traitée, et depuis combien de temps dure l’inflammation.
Enfin, les antécédents familiaux (si les parents sont sujets à la gingivite) donnent une indication.


Définition du glaucome

Définition du glaucome

 

Le glaucome correspond à une augmentation de la pression oculaire à l’intérieur de l’œil, par excès et/ou rétention excessive de l’humeur aqueuse.
On distingue les glaucomes aigus, survenant brutalement, des glaucomes chroniques (80% des cas) progressant insidieusement.
Le glaucome est dit « à angle fermé » quand l’angle entre l’iris et la cornée est très étroit, et « à angle ouvert » quand aucune fermeture de l’angle n’est observée.

Risques et conséquences du glaucome

 

Glaucome chronique

Le glaucome chronique à angle ouvert se voit à tous les âges, mais il est plus fréquent après 40 ans.
Il est souhaitable d’en faire un dépistage systématique à partir de 70 ans, car il constitue la seconde cause de cécité dans les pays développés, après la dégénérescence maculaire liée à l’âge. 10% des déficiences visuelles mondiales sont dues au glaucome selon l’OMS (Plan d’action contre la cécité, 2006-2011).
D’après la Société française d’Ophtalmologie (SFO), le glaucome chronique toucherait environ un million de Français A la conférence de presse de son congrès 2011, la SFO évoque jusqu’à un million de personnes atteintes mais ignorant leur maladie.

Le danger du glaucome est l’altération de la vue jusqu’à la cécité totale si rien n’est fait. La baisse de l'acuité visuelle signale une forme avancée de glaucome qui ne doit plus se voir avec une prise en charge correcte.

 

Glaucome aigu

La forme aiguë est une urgence : un glaucome aigu peut rendre aveugle en 48 heures par compression de la papille, zone de la rétine où émerge le nerf optique et les vaisseaux sanguins.
Lors du glaucome chronique, la compression lente de la papille rétrécit progressivement le champ visuel (vision périphérique d’abord) puis l'acuité visuelle centrale (capacité à distinguer deux points lorsqu'on regarde droit devant soi).

 

Causes et origines du glaucome

 

L'humeur aqueuse est un liquide sécrété dans l'œil par une zone particulière appelée "corps ciliaire", située en périphérie du cristallin. Elle s’écoule normalement par résorption dans le trabéculum situé à l’angle irido-cornéen (entre l’iris et la cornée). Plusieurs circonstances peuvent freiner, voire bloquer, cette résorption. Comme la production d’humeur aqueuse ne s’arrête pas pour autant, la pression augmente, plus ou moins vite selon la nature de l’obstacle.

La vieillesse altère le trabéculum, qui résorbe moins vite l’humeur aqueuse.
La forme de l’œil influe sur l’anatomie de l’angle irido-cornéen. L’œil très myope ferme l’angle irido-cornéen, ce qui peut bloquer le passage de l’humeur aqueuse alors que le trabéculum est « normal ». L’ajout d’autres facteurs favorisant la fermeture de l’angle peuvent provoquer un glaucome aigu par fermeture de l’angle.

 

Parmi ces facteurs se trouve la dilalation de la pupille (ouverture de l’iris) par médicaments et stupéfiants, par déséquilibre neuro-végétatif. Telle l’hypertonie parasympathique à l’obscurité, au froid, à la douleur, au stress ou aux fortes émotions. Les traumatismes ou les inflammations oculaires peuvent aussi fermer l’angle irido-cornéen.

Enfin, la présence de maladies chronique altérant les artères de la rétine (essentiellement le diabète et/ou l’hypertension artérielle) rendent la papille très sensible à la moindre hypertension intra-oculaire. On fait donc beaucoup plus facilement un glaucome aigu lorsqu’on souffre déjà d’un glaucome chronique, particulièrement s’il est méconnu, et lorsqu’on souffre d’un diabète ou d’une hypertension artérielle.

10% des glaucomes sont dits à « angle fermé » ; il s’agit le plus souvent d’une anomalie anatomique héréditaire. Tous les autres glaucomes sont dits à « angle ouvert » : la résorption de l’humeur aqueuse est seule en cause, sans anomalies de l’angle.

 

Symptômes et signes du glaucome

 

Lorsqu'il est chronique, le glaucome s'installe de façon silencieuse et peut ne se manifester que par un flou visuel et une réduction du champ visuel. C’est la surveillance régulière de la vision et de la tension oculaire qui permet de le dépister.

Lors d'un glaucome aigu, l'œil devient brutalement douloureux (mais pas toujours), très rouge (les vaisseaux se dilatent), et dur. La vision est floue et ne se corrige pas avec des lunettes ou une loupe. Une mydriase (élargissement constant de la pupille) est souvent présente. D'autres symptômes doivent alerter, comme des maux de tête, des nausées, voire un malaise généralisé.

Y a-t-il une prévention possible du glaucome ?

 

Oui, par le dépistage précoce des facteurs de glaucome, en particulier l’avance en âge. Il faut consulter un ophtalmologue régulièrement dès l’âge de 40 ans, a fortiori lorsqu'un des parents souffre déjà de glaucome.
Bien entendu, il faut éviter autant que possible les situations qui exposent à l’hypertonie parasympathique : obscurité, froid, émotions, café, douleur, stress, tabagisme, certains médicaments comme les antihistaminiques, les neuroleptiques et les antispasmodiques.

Il est recommandé d'éviter le café qui augmente la pression intra-oculaire ainsi que le tabac. En revanche, l'abus de télévision, le port de lentilles, la lecture ou le travail sur ordinateur ne sont pas des risques suffisants en soi.

Quand consulter le médecin ?

 

Systématiquement par des bilans ophtalmologiques réguliers pour éviter une situation d’urgence, très dangereuse pour la vue.

En urgence lorsque des signes de glaucome aigu apparaissent : œil rouge, dur à la palpation paupière fermée, vomissements, maux de tête, flou visuel non corrigeable.

 

Comment préparer ma consultation ?

 

Il faut se présenter avec l'ordonnance récapitulative de tous ses traitements car certains favorisent le glaucome.

 

Que fait le médecin ?

 

Le médecin généraliste évoque le diagnostic à l’examen et oriente en urgence vers un ophtalmologiste en ville ou à l’hôpital s’il s’agit d’un glaucome aigu. Il fait de même pour un glaucome chronique mais la consultation peut ne pas intervenir dans les deux heures.
Il peut prescrire d’emblée des collyres adaptés qui réduiront la pression d’abord en vidant l’humeur aqueuse et puis en fermant la pupille, ce qui libère l’angle irido-cornéen. Il s’agit des bêta bloquants, myotiques, adrénaliniques, inhibiteurs de l’anhydrase carbonique, dérivés de la clonidine et des prostaglandines.

 

La mesure en urgence de la pression oculaire (tonométrie) et l'examen du fond d'œil, pratiqués chez un ophtalmologue en ville ou à l'hôpital, confirment le diagnostic de glaucome. S’y ajoutent la gonioscopie et l’exploration du champ visuel qui évaluent ses causes et ses conséquences oculaires.

Selon l’importance du glaucome ou en cas d'inefficacité des traitements par collyres, une intervention chirurgicale avec ou sans laser peut s'avérer nécessaire.


A qui s’adresse la greffe de moelle osseuse ?

A qui s’adresse la greffe de moelle osseuse ?

 

Le traitement de certains cancers peut passer par une greffe de moelle osseuse, ou plus exactement une greffe de cellules souches contenues dans la moelle osseuse. Cette approche est en particulier utilisée chez des patients atteints de leucémies ou de certains lymphomes.

 

Quel est le principe de ce traitement ?

 

Les cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes) sont fabriquées dans la moelle osseuse, à partir de cellules souches. Le traitement de certains cancers du sang passe par la destruction de l’ensemble de ces cellules, puis par la reconstruction d’une moelle osseuse saine qui produira des cellules sanguines saines. C’est là qu’intervient la greffe.

 

La greffe de moelle osseuse, en pratique

 

 En pratique, cette approche thérapeutique est conduite en deux étapes distinctes : au cours de la première, la moelle osseuse du patient est détruite par chimiothérapie ou par radiothérapie, afin d’éliminer les cellules tumorales. Le patient se retrouve alors momentanément dépourvu de système immunitaire. Il doit absolument être protégé de toute infection et c’est la raison pour laquelle on le place en chambre stérile.

 
Lors de la seconde étape du traitement, le patient reçoit une greffe de cellules souches qui permettra de reconstituer rapidement la moelle détruite. Le greffon peut être un échantillon de moelle préalablement prélevé au malade. On parle d’autogreffe. Cette option n’est envisageable que si le cancer ne touche pas les cellules de la moelle. Le patient peut aussi recevoir la moelle d’un donneur (allogreffe) ou encore du sang de cordon ombilical, riche en cellules souches, provenant d’une banque de sang de cordon.

 

Devenir donneur de moelle osseuse


Selon l’Agence de la biomédecine, « la greffe de moelle osseuse n’est possible qu’entre un malade et un donneur dont les caractéristiques biologiques sont aussi proches que possible. Lorsque le malade n’a pas de donneur parmi ses frères et sœurs, le médecin fait appel aux Registres pour trouver un donneur compatible. Cette compatibilité est rare : une chance sur un million entre 2 personnes prises au hasard. Mais cette chance existe et peut sauver un malade ».

 
Pour devenir donneur de moelle, il faut s’inscrire sur le Registre national France Greffe de Moelle. Pour cela, il faut avoir plus de 18 ans et moins 51 ans, être en parfaite santé et répondre à un entretien médical sur ses antécédents médicaux et son mode de vie.


Grippe A/H1N1

Pourquoi et comment se laver les mains ?

 

Bactéries et virus se transmettent par les mains. Pour les éliminer, utilisez soit une solution hydro-alcoolique, soit du savon liquide. Les pains de savon conservent des germes en surface car ils ne tuent pas les bactéries, ce n’est pas leur fonction. Ils dissolvent le film lipidique qui les protège mais il faut ensuite frictionner pour éliminer les germes. Se laver les mains, c’est les FROTTER !

 

Utilisez de l'eau chaude à température "supportable" (jamais supérieure à 45° en raison du risque de brûlure), en n'oubliant pas de frotter les sillons : les poignets, les espaces entre les doigts, le dessous des ongles. Le rinçage doit être soigneux pour éviter la macération par le savon résiduel. Fermez le robinet avec un mouchoir jetable, et séchez-vous les mains avec un essuie-tout à usage unique. Cette dépense de papier en un temps d’économie écologique peut gêner.

 

On peut en réserver la pratique à l’entourage des malades et des personnes en contact et aux milieux confinés où le partage des microbes est inévitable : bureaux, écoles, maisons communes...


Quand se laver les mains ?

 

Ce sont de bonnes habitudes à prendre tous les jours, toute l’année.

 

Il est indispensable de se laver les mains après :
- la journée de travail, en rentrant chez soi,
- avoir emprunté les transports collectifs,
- un séjour dans un lieu public,
- avoir croisé une personne contaminée,
- avoir été aux toilettes,
- s’être mouché, avoir toussé, éternué ou craché
- avoir enlevé son masque de protection.

 

Et TOUJOURS avant :
- de cuisiner,
- de manger,
- de s'occuper des enfants, surtout des nourrissons.

Quel masque et pour qui ?

 

Les masques dit anti-projections ne protègent pas une personne saine contre le virus, mais évitent au malade de contaminer d'autres personnes et l'environnement.

 
Pour rester efficaces, ils doivent être changés toutes les 4 heures et lorsqu'ils sont mouillés. Ce qui survient assez vite en raison de la condensation de la respiration.
On enlève le masque en le prenant par les attaches, pour le jeter immédiatement et se laver les mains après.

 
Ils sont délivrés gratuitement en pharmacie sur prescription médicale.
Il existe des masques pédiatriques destinés aux enfants de 1 à 12 ans.


Comment utiliser les mouchoirs en papier ?

 

Les mouchoirs en papier jetable constituent une arme anti-dissémination virale efficace : il devient un masque temporaire lorsque l’on éternue, tousse ou se mouche. Il est également indispensable de les utiliser pour manipuler des surfaces ou des objets susceptibles d'être contaminés.
Ils doivent TOUJOURS être jetés immédiatement après usage.


Où jeter les mouchoirs, les essuie-tout et les masques usagés ?

 

L'élimination se fait avec les ordures ménagères, en les plaçant dans un sac hermétique.
Utilisez un double emballage si les sacs menacent de se déchirer facilement.
Le plus simple, mais aussi le plus coûteux, est de placer les masques et mouchoirs dans de petits sacs plastiques avant de les jeter dans votre poubelle "générale".


Comment limiter la contamination d’autrui et la sienne propre ?

 

- Couvrez-vous la bouche et le nez avec un mouchoir à usage unique pour éternuer ou tousser. En l'absence de mouchoir, éternuez et toussez dans votre coude, ou vos mains en les lavant immédiatement après.
- Limitez au strict minimum les contacts physiques : pas de baisers, ni d’embrassades, ni d’accolades. Le nouveau virus A/H1N1 est TRES contagieux.
- Lavez-vous les mains après chaque contact manuel : avec une solution hydro-alcoolique (dans votre sac ou votre poche) lorsqu'aucune source d'eau et de savon n'est à votre disposition.
- N'utilisez pas les serviettes en tissu dans les toilettes communes, mais des serviettes jetables ou à défaut un mouchoir en papier (dans votre sac ou votre poche).
- Les autorités sanitaires n'ont pas officiellement recommandées le port systématique du masque. Le masque dit "chirurgical" anti-projections protège mal de la contamination mais il diminue la quantité de miasmes aspirés.

Seul le masque FFP2 assure une filtration efficace du virus, A CONDITION d’être utilisé correctement : utilisation contraignante qui risque d’échouer le plus souvent, en engendrant cependant une fausse protection.
- Avant de voyager : renseignez-vous auprès de la compagnie de voyage, de l'ambassade ou du consulat.


Que faire quand il y a un grippé a la maison ?

 

- Isoler le malade jour et nuit, si possible dans une chambre individuelle, quitte à modifier l'organisation de la maison. Cette pièce devra être très régulièrement aérée. Eviter les contacts physiques : restez à au moins 1 m selon les recommandations officielles françaises, 2 mètres selon les données américaines de protection des patients mucoviscidosiques.
- Faire porter au malade un masque chirurgical antiprojections en présence d'une autre personne : idéalement en permanence tant qu'il tousse pour protéger l'environnement.
- Ne partager aucun effet personnel avec le malade : linge de toilette, couverts, jouets. En revanche, leur lavage peut se faire de manière habituelle sans les mettre à part.
- Nettoyer les surfaces et les objets communs (télécommandes, chasses d'eau, poignées de porte…etc.), à l'eau chaude, avec les produits ménagers usuels. Le virus reste infectant sur les surfaces probablement jusqu'à 6-8 heures.
- S'astreindre scrupuleusement aux règles d'hygiène, en particulier le lavage des mains.


Combien de temps est-on contagieux ?

 

La contagion grippale débute 24 à 48h avant l'apparition des signes, et persiste 4 à 5 jours, soit environ une semaine au total.


Grossesse extra-utérine : Définition

Grossesse extra-utérine : Définition

 

Les termes « grossesse extra-utérine ou GEU » désignent une grossesse, donc le développement d’un embryon et de son placentaen dehors de l’utérus, dans la cavité abdominale : le plus souvent dans la trompe qui relie l’ovaire à l’utérus (95% des cas), plus rarement sur un ovaire (2%), exceptionnellement dans l’abdomen ou au col de l’utérus (1%) (Merciel et coll., mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010). Ce phénomène n’est pas physiologique, mais anormal. On parle aussi de grossesse ectopique.
Seul l’utérus est capable d’assurer le développement à terme d’un fœtus. Une grossesse extra-utérine (GEU) est donc vouée à l’échec. C’est une urgence médico-chirurgicale.

 

Risques et conséquences de la grossesse extra-utérine

 

L’embryon implanté en dehors de l’utérus n’est pas viable. Et il met la vie de la femme en danger, puisque sa croissance provoque la rupture plus ou moins soudaine de l’organe où il se développe, avec pour conséquence possible une hémorragie rapidement fatale à la mère. C’est pourquoi il faut repérer la grossesse extra-utérine au plus tôt.

 

En France, l’incidence est estimée à 2 GEU pour 100 grossesses (Coste et coll. Human Reprod 2004). On note moins d’une dizaine de décès par an mais il semble que ce nombre soit en légère augmentation (Harvey, Mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010).
Sans doute le tabagisme élevé et fréquent des jeunes filles est-il en partie en cause. Car il fait partie des facteurs de risques avérés de GEU ; le risque augmente parallèlement au nombre de cigarettes fumées.
Les deux grands facteurs de risques restent cependant un antécédent de GEU et/ou de chirurgie tubaire, ainsi que les infections génitales, sexuellement transmissibles dans la moitié des cas (Harvey, Mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010). L’âge supérieur à 40 ans est un autre facteur important.
La pilule contraceptive aux progestatifs seuls ferait courir un supplément de risque lors d’un échec contraceptif, de même que le dispositif intra-utérin (stérilet).
Les traitements pour stérilité et les fécondations in vitro font courir un surrisque de grossesse ectopique.

 

Causes et mécanismes de la grossesse extra-utérine

 

L’ovule libéré chaque mois par un des ovaires migre dans la trompe de Fallope qui le chapeaute.
Cette aspiration naturelle (cils vibratiles de la trompe) peut être perturbée pour diverses raisons : le plus souvent des anomalies tubaires (de la trompe). Elles sont souvent acquises dans la vie de la femme : infections, interventions chirurgicales, traumatismes. Parfois elles sont congénitales par exposition fœtale au Distilbène®, anomalies génétiques ou malformations accidentelles.

Lorsque l’ovule reste dans l’abdomen il peut quand même être fécondé par un spermatozoïde performant qui a remonté toutes les voies génitales jusqu’à l’ovaire. L’œuf immobilisé n’en continue pas moins son développement là où il se trouve.
La fécondation se produit normalement dans la trompe de Fallope. Elle n’arrête pas la migration de l’œuf vers l’utérus où il doit s’implanter « dans les temps ». Tout ce qui ralentit la progression de l’œuf peut provoquer son implantation avant sa destination physiologique : soit une implantation dans la trompe, un espace trop étroit pour un embryon. Le sac ovulaire y provoque assez rapidement une distension douloureuse et des saignements, abdominaux internes et vaginaux externes.

 

Symptômes et signes de la grossesse extra-utérine

 

Certaines GEU ne s’accompagnent d’aucun symptôme particulier avant plusieurs semaines. Les symptômes sont ceux d’une grossesse normale, que parfois la femme ne ressent pas clairement. Idéalement, elle a fait un test urinaire de grossesse qui est revenu positif, permettant d’anticiper le risque de GEU.
Attention : il ne faut pas conclure qu’il n’y a pas de GEU sous prétexte qu’un test urinaire de grossesse est négatif. Le taux de l’hormone de grossesse (hCG) dans les urines peut être beaucoup plus faible lors d’une GEU qu’au cours d’une grossesse normale. Un test faussement négatif fait penser, à tort, qu’il n’y a pas lieu de consulter pour grossesse débutante.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

La confusion avec de simples règles est fréquente au début, quand la femme ne sait pas qu’elle est enceinte, a fortiori si les pertes de sang et les douleurs du bas-ventre sont discrètes.
Attention : avoir un stérilet ne protège que des grossesses normales (intra-utérines). Une femme sous stérilet peut faire une GEU, son risque est même un peu plus élevé que naturellement.

Y a-t-il une prévention possible ?

 

Il y a moyen d’agir sur les facteurs de risque. Eviter les infections sexuellement transmissibles des trompes (salpingite) ou de l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’utérus) est une première mesure, le sevrage tabagique la seconde mesure utile.
Les femmes dont les mères ont reçu du Distilbène® durant leur grossesse sont également davantage exposées, ainsi que les femmes ayant eu une chirurgie des trompes : dans ce cas, il n’y a pas de prévention possible, mais le fait d’être informée permet d’anticiper le risque correctement.
Les traitements de la stérilité doivent être étroitement surveillés.


A quel moment consulter ?

 

Il faut toujours consulter rapidement au moindre doute, soit son médecin traitant, soit son gynécologue. Le test urinaire de grossesse est recommandé à la femme au moindre soupçon.
Tout malaise, toute douleur basse, persistante ou vive, chez une femme qui se sait enceinte est a priori une grossesse extra-utérine. La perte de sang noir par le vagin est très indicative mais pas nécessaire pour consulter en urgence.
En cas de signes de gravité (malaise important, douleur insupportable), il faut appeler les secours au 15 ou au 112 sans tenir compte de l’éventuelle négativité d’un test de grossesse.

 

Que fait le médecin ?

 

En cas de choc hémorragique, le médecin transfère en urgence la patiente en service hospitalier spécialisé. On y confirme la grossesse par des dosages sanguins de bêta hCG (hormone de la grossesse) et de progestérone.
Une échographie pelvienne (abdominale et endo-vaginale) est pratiquée en urgence pour visualiser le sac ovulaire et vérifier qu’il n’y en a pas plusieurs, une dans l’utérus, une autre ectopique.

L’intervention radicale est chirurgicale, habituellement cœlioscopique. Elle consiste à retirer l’embryon et son sac. L’urgence amène très souvent à amputer tout ou partie de l’organe où s’est implanté l’œuf (trompe souvent, ou ovaire), créant une perte de chance pour une grossesse spontanée ultérieure. Une transfusion de sang est souvent nécessaire.

On peut interrompre la grossesse ectopique par des médicaments : une injection de méthotrexate, toxique pour les cellules en division, détruit l’embryon, au prix d’effets secondaires pas toujours mineurs. Cette option n’est possible qu’à un stade très précoce de la grossesse (moins de 7 semaines d’aménorrhée), lorsqu’il n’y a pas contre-indications chez la femme par ailleurs.
Au stade très précoce, on peut aussi opter pour la surveillance très étroite de la femme, en particulier si les dosages sanguins de la grossesse montrent que celle-ci tend à involuer spontanément et que l’œuf meurt, aboutissant à une fausse couche.
Dans les deux derniers cas, la parfaite collaboration de la femme est indispensable car il faut pouvoir intervenir chirurgicalement en urgence à tout moment.

A un stade avancé mais bien toléré, hors urgence, l’équipe hospitalière peut décider d’extraire l’embryon par cœliochirurgie, avec un minimum de lésions tubaires ou ovariennes. La décision de préserver la totalité de la trompe, quand elle est possible, dépend du désir de grossesse de la femme et de l’état de sa seconde trompe de Fallope.

Comment préparer sa consultation après une grossesse extra-utérine ?

 

Le compte-rendu du traitement hospitalier de la GEU est transmis au médecin qui suit la femme sur le plan gynécologique. En cas de désir ultérieur de grossesse, ce n’est pas tant le fait d’avoir une trompe en moins qui compte (une grossesse reste possible), mais la crainte d’une récidive de GEU qui est fréquente : 19% chez une femme ayant déjà eu une GEU (Banz et coll. Fertil Steril, 2010). Dans cette étude, 10% des femmes suivies après GEU ont finalement eu recours à une assistance médicale à la procréation, et 33% ont conçu spontanément dans des délais normaux (6 mois à un an).
Selon les causes de la GEU, le taux de grossesse normale intra-utérine ultérieure à une GEU oscille entre 55% et plus de 85% (Merciel et coll., mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010).


Définition de l'halitose

Définition de l'halitose


L’halitose, terme scientifique pour désigner une mauvaise haleine, correspond à une odeur désagréable voire nauséabonde émanant de la bouche. L’halitose, aussi fréquente chez l’homme que chez la femme (les femmes ont cependant tendance à plus consulter), augmente avec l’âge.

 

Risques et conséquences de l'halitose


Il n’existe que peu de données statistiques pour déterminer la fréquence réelle de l’halitose, d’autant qu’aucun critère objectif et universel ne définit la mauvaise haleine. L’halitose est en revanche un motif fréquent de consultation dentaire : entre 5 et 10 % de la population seraient régulièrement concernés par la mauvaise haleine, mais chacun peut l’être à un moment de sa vie.

 

Causes et origines de l'halitose


L’haleine est définie par l’air émis par la bouche et par le nez pendant la respiration.
L’haleine anormale (mauvaise haleine ou halitose) correspond à une odeur désagréable (poisson pourri, œuf, pomme pourrie…) et peut être liée à une pathologie locale ou générale. Elle peut être transitoire (alimentaire suite à la consommation d’ail, tabac ou café) ou plus longue (affections de la cavité buccale, ORL, digestives ou pulmonaires).

 

Symptômes et signes de l'halitose


Une mauvaise haleine le matin au réveil est normale, due à une réduction de la fabrication de salive dans la nuit et à la stase de débris alimentaires. Seule sa persistance doit faire consulter son chirurgien-dentiste.
La mauvaise haleine est souvent associée à une sécheresse buccale. De plus, les régimes amaigrissants ou riches en protéines, certains aliments (ail, oignon, épices) ou habitudes de vie (tabac, alcool, café) favorisent la mauvaise haleine, dont il est souvent difficile de se rendre compte soi-même.


Avec quoi ne faut-il pas confondre l'halitose ?


La pseudo-halitose est l’impression pour les patients d’avoir une mauvaise haleine. En réalité, un examen montrerait une haleine tout à fait normale. Une prise en charge psychologique pour les en convaincre est souvent nécessaire.

 

Y a-t-il une prévention possible de l'halitose ?


Une parfaite hygiène buccodentaire est un préalable indispensable : brossage après chaque repas, utilisation de fil dentaire, brossettes contre la plaque dentaire, nettoyage du dos de la langue (gratte-langue), soins des dentiers…
L’alimentation joue également un grand rôle. Mieux vaut éviter ail, oignons, épices, laitages, chou-fleur, asperge, alcool, café et réduire la quantité de protéines (attention aux régimes hyperprotéinés). La lutte contre la sécheresse buccale passe par une hydratation régulière (boire de l’eau), notamment au coucher. Et c’est une occasion de plus pour arrêter de fumer si ce n’est déjà fait.


À quel moment consulter ?


Il est très difficile de percevoir sa propre haleine. C’est donc un tiers qui révèlera le plus souvent la mauvaise haleine et le fera remarquer à l’intéressé. Des appareils de détection type « fresh kiss » existent dans le commerce et quantifient les gaz odorants.

 

Que fait le médecin lors d'halitose ?


…Ou plutôt le chirurgien-dentiste. Le chirurgien-dentiste pratique un examen clinique complet de la bouche à la recherche d’une cause locale (hygiène, état des gencives, enduit de la langue…).
L’importance de l’halitose peut ensuite être évaluée par un examen dit organoleptique avec une note de 1 à 5 et/ou halimétrique électronique (mesure des gaz odorants).


À l’issue de la consultation, le caractère et l’identification de l’origine supposée de l’halitose permettent généralement de proposer un traitement efficace. En l’absence de cause locale, buccale, le chirurgien-dentiste pourra orienter vers le médecin traitant qui éventuellement adressera le patient à un médecin ORL ou un autre spécialiste.
Dans tous les cas, le traitement de la mauvaise haleine repose sur le traitement de la cause, buccale ou extrabuccale. Des pastilles, dentifrices ou bains de bouche peuvent également être prescrits pour masquer les odeurs ou participer au traitement.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Repérer les circonstances ou aliments favorisant la mauvaise haleine permet d’en discuter avec son praticien, qui confirmera ou infirmera leur rôle.


Définition de l'hallux valgus

Définition de l'hallux valgus


L’hallux valgus, souvent appelé « oignon » par association, est en fait une déviation du gros orteil du pied vers l’extérieur. Fréquemment, la tête du premier métatarse est proéminente et réalise ce qu’on appelle l’oignon.

L’oignon peut devenir inflammatoire et autoentretient la déformation : l’angle de la déviation s’accentue, avec des répercussions sur l’ensemble des autres doigts du pied (deuxième orteil en griffe, formation d’un cor…).

Douleur et infection peuvent venir aggraver l’hallux valgus et l’oignon.

 

Risques et origines des hallux valgus

 

5 à 10 % des Français seraient touchés par l’hallux valgus.

Les femmes entre 40 et 50 ans y sont plus sujettes, avec des douleurs, des difficultés à se chausser et une déformation de l’avant-pied.

Les hommes et les enfants sont plus exceptionnellement atteints (ratio de 1 homme pour 30 femmes).
Des facteurs génétiques de forme du pied (un avant-pied large ou un pied avec un premier orteil long appelé pied égyptien), le port de certaines chaussures (talons, bouts pointus…) ou enfin l’âge et la ménopause favorisent l’hallux valgus et l’oignon.

 

Causes et mécanismes de l'hallux valgus

 

Plusieurs facteurs se conjuguent pour aboutir à une déformation :

 

Prédisposition héréditaire

Une prédisposition héréditaire fait le lit de l’hallux valgus, avec un angle entre le premier et le deuxième métatarse augmenté.

 

Chaussures mal adaptées

L’hallux valgus est aggravée par des chaussures mal adaptées ou une mauvaise technique de marche.

 

Le frottement et l’inflammation

Le frottement et l’inflammation générés créent une voussure au niveau de l’articulation ; cette inflammation accentue l’angulation et la déformation.


Comment se manifeste l'hallux valgus ?


L’hallux valgus est visible en regardant ses pieds : le gros orteil est dévié vers l’extérieur, avec un ongle situé dans un axe différent des autres ongles. La voussure ou enflure est le siège d’une inflammation au niveau de l’articulation de base du gros orteil.
La peau en regard est épaissie et durcie. La peau est rouge, luisante au point d’appui avec les chaussures.
L’hallux valgus aboutit à un gros orteil qui pousse les orteils voisins, avec à terme un chevauchement des deux orteils : cors, ampoules et donc douleurs sont fréquents.
Des complications peuvent également survenir avec des orteils en griffes, une véritable arthrose gênant la marche et des infections aux zones de frottement.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'oignon ou hallux valgus ?


Il ne faut pas confondre les déformations du pied liées à d’autres causes avec l’hallux valgus.

En effet, des paralysies, des traumatismes ou une arthrite peuvent aussi déformer le pied. Un appareillage et/ou une rééducation permettent d’améliorer marche et symptômes.

 

Y a-t-il une prévention possible à l'hallux valgus ?


La prévention passe par le port de chaussures adaptées au pied (taille, bout large et rond, en alternant petits talons et chaussures plates). L’utilisation de coussinets protecteurs peut contribuer à ralentir la progression d’un oignon.
Des soins de pédicurie soulagent et préviennent les symptômes, de même que des exercices d’étirements et des massages.


Hallux valgus : à quel moment consulter ?


Il est souhaitable de consulter précocement, avant le stade de handicap ou de complication.

À un stade précoce de l’oignon, changer de chaussures ou corriger une technique de marche peut suffire à enrayer le cercle vicieux.

À un stade plus évolué, les traitements seront plus lourds et parfois moins efficaces.

 

Que fait le médecin face à un oignon ?


Le médecin confirme le diagnostic cliniquement.

Il va également éliminer les causes neurologiques ou traumatiques de l’hallux valgus. Grâce à la radiographie du pied, les angulations sont mesurées et les répercussions sur l’ensemble du pied visualisées : le stade d’hallux valgus peut être déterminé (stades 1 à 3), ainsi que le traitement.
Un simple appareillage orthopédique peut être proposé par un podologue/pédicure médical ; il s’agit d’une coquille protectrice pour oignons qui réduit la friction et la pression. Des produits amortissants ou à base de gel sont disponibles et jouent le même rôle.
Les médicaments antiinflammatoires soulagent lors des poussées inflammatoires et douloureuses et parfois, la chirurgie est proposée. L’opération tend à réaligner le gros orteil en intervenant sur les muscles, les tendons et les capsules articulaires, ou directement sur l’os (ostéotomie).

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


En cas de symptômes douloureux et d’inflammation de l’articulation, la pose de glace peut temporairement soulager, en attendant par exemple une prescription d’antiinflammatoires et un traitement causal.


Définition de l'hémochromatose

Définition de l'hémochromatose

 

L’hémochromatose de type 1 est une surcharge en fer de l’organisme par augmentation de l’absorption intestinale du fer alimentaire. C’est une maladie génétique autosomique récessive, par mutation du gène HFE qui régule le transfert digestif du fer alimentaire.

Elle est souvent méconnue et ne se révèle la plupart du temps que tardivement après 40 ans d’abord chez les hommes. Chez les femmes, les règles (menstrues) limitent l’expression de la maladie jusqu’à la ménopause.

 

Elle n’est pas présente dans les populations noires africaines, ni les populations du sud-est asiatique ; mais cela peut changer grâce au métissage mondial. 

 

Symptômes et enjeux sanitaires de l'hémochromatose

 

La fréquence de la maladie est estimée en Europe de l’ouest et du nord à un malade pour 200 ou 300 personnes ; c’est beaucoup et incertain, car la plupart des malades ignorent qu’ils sont atteints. Les chiffres sont donc hypothètiques, du fait d’un diagnostic tardif, ou pas fait du tout quand l’expression de la maladie est modeste.


Pourtant la durée et la qualité de vie des malades non traités sont réduites à cause de :


L’atteinte du foie en premier

- Cirrhose, pouvant évoluer en cancer, surtout s’il existe des co-facteurs de risque (hépatite chronique virale B ou C, alcoolisation chronique…)


L’atteinte du pancréas en plus du foie

- Diabète majoré par les facteurs de risques habituels (déséquilibre alimentaire, sédentarité)


L’atteinte du cœur

- Insuffisance cardiaque et troubles du rythme


L’atteinte des glandes sexuelles

- Hypofertilité et troubles sexuels (impuissance)


L’atteinte de la peau

- La peau prend un teint métallique « bronzé » grisâtre.


L’atteinte articulaire

- Ces troubles sont précoces et rarement rattachés à sa vraie cause, source de douleurs et de handicap au quotidien.

  

Causes et mécanismes de l'hémochromatose

 

Cette maladie héréditaire autosomique récessive est presque toujours causée par une mutation du gène HFE, qui produit l’hepcidine, une hormone de régulation du l’absorption du fer digestif.


Une mutation dite C282Y concerne presque 100% des cas français et 70 à 95% des malades européens. Les malades manifestes sont habituellement porteurs d’une double mutation C282Y : sur le chromosome 6 venu de leur père et sur le chromosome 6 venu de leur mère. Ils sont dits homozygotes pour la mutation.
Les porteurs d’une seule mutation sur un de leurs deux chromosomes 6 sont dits hétérozygotes ; ils sont peu ou pas atteints, donc encore moins souvent diagnostiqués.


La pénétrance de la mutation (son expression) est très variable, donc sa gravité ; les formes sévères sont rares en pratique.
Mais comme la mutation est répandue dans la population générale (5 à 10% de mutations hétérozygotes), le risque qu’un homme et une femme atteints aient des enfants ensemble est grand.

 

En temps normal, seulement 5 à 10% du fer alimentaire est absorbé par le tube digestif, soit 1 mg/j correspondant grossièrement aux pertes quotidiennes (un litre de sang contient 500 mg de fer). L’hepcidine limite cette entrée du fer.

En son absence, l’absorption augmente librement. Chez les femmes pubères, le flux sanguin menstruel corrige plus ou moins cette augmentation de l’absorption digestive. Cette correction disparaît à la ménopause.


Quels sont les signes de la maladie ?

 

L’accumulation de fer dans l’organisme sature d’abord le foie qui est la réserve de fer naturelle, puis le pancréas.

 

Les dépôts de fer dans les articulations provoquent des douleurs chroniques.

Les muscles sont à leur tour atteints, dont le muscle cardiaque. Cela explique l’insuffisance cardiaque et la fatigue chronique des hémochromatosiques.

Pour leur malheur, en l’absence de diagnostic correct on leur prescrit du fer et des vitamines, dont la vitamine C, pour « se remonter » ; or la vitamine C augmente l’absorption du fer, qui est lui-même en excès. On aggrave donc l’intoxication en voulant bien faire.


Une des causes paradoxales et connue de l’hémochromatose est ainsi la supplémentation en fer des anémiques, ou les transfusions sanguines chez des patients non diagnostiqués.

 

La maladie est étiquetée en quatre stades de gravité croissante : I, II, III et IV, selon l’importance de l’atteinte des organes : foie, pancréas, cœur, glandes sexuelles, muscles, articulations…

  • Au stade 1, aucun signe ne révèle la maladie, même les analyses de sang sont normales. C’est le stade des jeunes patients avant 15-20 ans. Les femmes n’expriment pas la maladie ou rarement avant la ménopause.
  • Au stade II, la maladie n’est toujours pas visible mais les anomalies sanguines sont présentes dès 20 ans. Un des premiers signes articulaires est la poignée de main douloureuse.
  • Au stade III, les anomalies sanguines sont révélées à l’occasion d’un bilan face aux signes de la maladie qui apparaissent autour de 30 ans chez l’homme, plus tard chez la femme :
    l’asthénie (fatigue) chronique, les douleurs et inflammations articulaires, la cirrhose hépatique, l’atteinte cardiaque ou les troubles sexuels (impuissance).
  • Le stade IV est le stade où l’atteinte des différents organes est nette et irréversible, généralement après 40 ans, plus tard chez la femme.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

  1. Un rhumatisme articulaire comme la goutte ou la chondrocalcinose ; d’autant que les signes articulaires de l’hémochromatose surviennent plutôt autour de 40 ans et qu’on pense plutôt au « vieillissement articulaire » qu’à une maladie chronique ancienne.
  2. L’atteinte du foie par l’alcool ou une hépatite virale peut interrompre indûment les explorations quand le médecin se contente de cette explication. Or on peut avoir une alcoolisation excessive et une hémochromatose, eu égard à sa fréquence dans la population.
  3. Prendre le diabète de l’hémochromatose pour un diabète de surcharge générale alors qu’il s’agit d’une surcharge en fer.

 

Y a-t-il une prévention possible de l’hémochromatose de type 1 ?

 

Du fait de la fréquence de cette maladie génétique dans la population, le dépistage systématique est envisageable dans la population, à la naissance ou plus tard après 40 ans au moment où se révèle clairement la maladie. Cette option n’a toutefois pas été retenue jusqu’à présent.


Il se fait donc à l’opportunité lors d’une enquête familiale autour d’un cas diagnostiqué.
Chez des personnes hétérozygotes, presque pas affectées, des conseils diététiques peuvent suffire à raréfier les saignées.


A quel moment consulter le médecin ?

 

En cas de fatigue durable et de douleurs articulaires et chaque fois qu’on sait ou doute d’un membre de la famille proche qui serait atteint.
Il est important de faire le diagnostic précocement car le traitement est peu efficace quand les organes sont détériorés, c’est-à-dire au stade III et IV.

 


Que fait le médecin ?

 

Il procède à un examen clinique complet, recherchant une atteinte articulaire caractéristique aux mains, puis une atteinte hépatique et cardiaque, qui sont les plus urgentes à connaître.


Une batterie d’examens fait la part des choses. Mais seuls deux examens sont nécessaires au diagnostic de la maladie dans un contexte non inflammatoire :

 

Le diagnostic certain est fait par le génotypage du malade et l’examen de la mutation du gène HFE en cause. S’il confirme la maladie génétique, on procède à une enquête familiale (parents au 1er dégré) avec l’accord du patient, pour connaître les porteurs de la mutation et assurer la prise en charge après bilan complet.


Pour les parents dans l’attente d’un enfant, un génotypage des deux parents chiffre les risques de transmission à l’enfant.

 

Le traitement est représenté par des saignées régulières : tous les trois mois au moins, toutes les semaines si nécessaires au début. Eventuellement on recourt aux chélateurs du fer pour diminuer rapidement l’intoxication.


Ce traitement n’est efficace qu’avant l’atteinte avérée des organes, en particulier la cirrhose du foie. D’ou l’importance de l’enquête familiale pour détecter des patients traitables rapidement et éviter les complications.

 

 


Comment préparer la consultation médicale ?

 

En rassemblant les données familiales permettant d’écarter ou d’évoquer une hémochromatose, d’une part, et ses examens sanguins au cours du temps si on les a conservés.


Définition des hémorroïdes

Définition des hémorroïdes

 

Les hémorroïdes (ou la maladie hémorroïdaire) sont des affections anales liées à une dilatation des veines dans (on parle d’hémorroïdes internes) ou autour de l’anus (on parle d'hémorroïdes externes).
L’expression « avoir des hémorroïdes » est impropre puisque tout le monde a, anatomiquement, des hémorroïdes ; en cas de symptômes, il faudrait parler de « crise hémorroïdaire ». Les hémorroïdes internes (partie profonde de l’anus) sont violacées et ne sont pas visibles ; il faut un appareil (anuscope) pour les voir.

 

Risques et enjeux sanitaires des hémorroïdes


La maladie hémorroïdaire est une affection courante chez l’adulte (une personne sur deux au cours de la vie), responsable d’un nombre important de consultations médicales. La fréquence est identique pour les deux sexes, mais les hommes semblent s’en plaindre plus précocement. Cette fréquence augmente avec l’âge avec un maximum après 70 ans. Certains facteurs de risque ont été identifiés mais restent controversés : alcool, café, obésité

 

Causes et mécanismes des hémarroïdes


Les hémorroïdes sont des vaisseaux normalement présents au niveau de l’anus. Anatomiquement, on distingue les hémorroïdes externes et les hémorroïdes internes, plus profondes.
La cause de la dilatation hémorroïdaire est encore imprécise. Les hémorroïdes apparaissent souvent à la faveur d’une augmentation de la pression abdominale (constipation…) qui gênerait le retour veineux et entraînerait une dilatation veineuse. En fait, plusieurs facteurs sont probablement associés, comme un relâchement des tissus de soutien lié à l’âge et/ou un terrain favorisant. 

Symptômes et signes des hémorroïdes


La sortie des hémorroïdes à l’extérieur de l’anus entraîne des symptômes de gêne, démangeaisons, douleurs et saignements appelés rectorragies. Ces saignements sont liés à l’érosion des paquets hémorroïdaires ; le sang est rouge, survenant en fin de défécation (il tâche le papier toilette, éclabousse la cuvette…).


Une complication locale possible est la formation d’un caillot provoquant une thrombose hémorroïdaire externe le plus souvent. On note alors une tuméfaction bleutée, avec une douleur plus ou moins intense jusqu’à l’élimination du caillot de sang.
L’autre complication est liée à la perte de sang et de fer, pouvant aboutir dans les cas extrêmes à une anémie par manque de fer (ferriprive).


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Les rectorragies ne doivent pas toujours être attribuées aux hémorroïdes. D’autres maladies comme des tumeurs doivent d’abord être éliminées devant un saignement.
Par ailleurs, fissure anale, ulcérations thermométriques, maladies inflammatoires du tube digestif (colites, rectites…) peuvent aussi donner des saignements et douleurs. Leurs traitements sont spécifiques.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Il n’existe pas de mesures préventives permettant d’éviter totalement les crises hémorroïdaires. Une hygiène locale, sans excès, et une activité physique pour lutter contre la sédentarité sont recommandées.
La lutte contre la constipation est un axe du traitement avec utilisation de mucilage et/ou augmentation de la ration quotidienne en fibres alimentaires. Les aliments à consommer sont le pain complet, les fruits et légumes frais, les légumineuses (lentilles, pois cassés), les céréales (avoine, son, blé).
L’alcool et les épices sont de bons facteurs favorisants de même que les stations assises prolongées : lorsqu’on est sujet aux hémorroïdes, mieux vaut les éviter.
L’application de pommades peut également soulager les symptômes.


À quel moment consulter ?


L’apparition d’un saignement par l’anus doit aboutir à une consultation médicale en urgence pour éliminer une hémorragie digestive et/ou une tumeur. Si besoin, une exploration grâce à une coloscopie permettra de visualiser les causes possibles et d’effectuer des prélèvements.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin pose le diagnostic par l’interrogatoire et l’examen clinique. Ce dernier comporte un examen de l’anus et, si possible, un toucher rectal.
Le médecin traitant pourra vous adresser à un confrère spécialiste (proctologue, gastroentérologue) pour des examens complémentaires : l’anuscopie explore l’anus, la rectosigmoïdoscopie remonte dans le tube digestif (rectum, sigmoïde) et la coloscopie visualise la quasi-intégralité. Une prise de sang permettra éventuellement de vérifier l’absence d’anémie.


Les traitements proposés pour les hémorroïdes sont de trois types : médical, instrumental et chirurgical. L’efficacité des médicaments veinotoniques est controversée ; la correction des troubles du transit (lutte contre la constipation ou la diarrhée) est en revanche unanimement reconnue.


Les médicaments contre la douleur (antalgiques) sont efficaces sur les douleurs de la thrombose hémorroïdaire externe et interne, de même que les antiinflammatoires non stéroïdiens.
Les techniques instrumentales (coagulation) voire chirurgicales sont réservées aux échecs du traitement médical.
En cas de thrombose, l’incision sous anesthésie locale soulage les symptômes.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Repérer les facteurs qui déclenchent ou soulagent les crises permet de mettre en place des stratégies thérapeutiques adaptées. Par ailleurs, les hémorroïdes peuvent se manifester sous forme de prolapsus (extériorisation) intermittents : notez la fréquence de ces prolapsus.


Définition de l'hépatites toxiques

Définition de l'hépatites toxiques


Les hépatites toxiques, comme toutes les hépatites, désignent toute atteinte inflammatoire du foie. Les hépatites toxiques sont liées à des médicaments, à la consommation d’alcool ou de produits ou aliments toxiques (plantes, champignons…). Certaines expositions à des solvants ou autres substances peuvent avoir lieu en milieu professionnel et provoquer également des hépatites aiguës ou chroniques d’origine toxique.
L’hépatite toxique, comme les hépatites virales, peut évoluer vers une forme fulminante et le décès.

 

Risques et enjeux des hépatites toxiques


L’alcool est la cause numéro 1 d’hépatite toxique en France. Une des causes les plus fréquentes aussi d’hépatite toxique est l’hépatite médicamenteuse, avec environ 1 000 médicaments connus comme potentiellement hépatotoxiques. La toxicité dépend de plusieurs facteurs comme la génétique, l’alimentation, l’âge… Certains médicaments ne se révèlent toxiques pour le foie qu’après leur mise sur le marché ; certains ont même été retirés en raison de la fréquence et de la gravité de cet effet secondaire.


Les hépatites toxiques intervenant en milieu professionnel s’intègrent dans le cadre de maladies professionnelles ; les produits les plus dangereux ont été remplacés par des produits moins toxiques. Néanmoins, une vigilance est nécessaire à la réintroduction de nouvelles substances.

 

Causes et symptômes des hépatites toxiques


Quel que soit le mécanisme en cause, l’hépatite grave peut conduire à la destruction du foie et, à moins d’une transplantation hépatique, au décès.
Le produit absorbé, ingéré ou inhalé, peut être toxique par lui-même ou par ses métabolites après transformation dans l’organisme. Par ailleurs, certains produits peuvent causer une hépatite chez un individu et pas chez un autre : on parle de variabilité interindividuelle.
Parmi les médicaments incriminés, citons le paracétamol, qui peut provoquer des lésions dès 6-8 g qui peuvent devenir irréversibles voire mortelles au-delà de 12 g.
À côté de ces hépatites médicamenteuses, des hépatites toxiques sont liées à des champignons comme l’amanite phalloïde. Ce champignon vénéneux libère une toxine responsable de lésions du foie ; sa mortalité est de 15 %.


Comment se manifestent les hépatites toxiques ?


Les hépatites aiguës, toxiques ou non, se manifestent par des symptômes non spécifiques de la cause, mais elles peuvent être tout d’abord asymptomatiques. Sinon, fatigue, nausées, douleurs abdominales (sous les côtes à droite au niveau du foie) dominent. L’apparition d’urines foncées et d’une jaunisse est caractéristique des hépatites. Des formes très sévères pouvant même conduire à la transplantation du foie existent : il s’agit des hépatites fulminantes avec destruction rapide du foie.


Contrairement aux hépatites virales il n’existe pas de signes infectieux, et la cause toxique est fortement suspectée devant la concomitance des symptômes avec la consommation d’un médicament ou d’un champignon. Le délai avant l’apparition des symptômes est d’ailleurs variable : de quelques heures pour les champignons pouvant aller à plusieurs jours pour les médicaments ou autres toxiques.


Le syndrome phalloïdien est caractéristique de l’intoxication par les champignons (amanite phalloïde, amanite printanière, amanite vireuse…). Les symptômes sont une diarrhée et une déshydratation dans les formes bénignes puis un tableau d’hépatite aiguë parfois grave avec confusion, hémorragies…

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


Les hépatites toxiques ne doivent pas être confondues avec les hépatites virales, qui sont des infections virales. Par ailleurs, tout symptôme survenant après prise de médicament ou de champignon n’est pas synonyme d’hépatite. Les allergies, gastroentérites banales ou intoxications simples sont heureusement plus fréquentes que les atteintes hépatiques. Le médecin fera la différence en s’appuyant notamment sur des examens de sang.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Les hépatites toxiques étant liées à une exposition à un toxique, la meilleure des préventions est la non-exposition à ce toxique. L’abstinence alcoolique est donc de mise ; à tout le moins, la consommation doit être modérée.

 

Le strict respect des posologies médicamenteuses permet de prévenir les hépatites médicamenteuses doses-dépendantes.

 

Pour les champignons, mieux vaut ne pas consommer ceux ramassés sans être certain de leur innocuité. Votre pharmacien pourra vous aider à ce sujet, à condition de cueillir les champignons dans leur totalité (base du pied). Évitez de les stocker dans des sacs en plastique (pourrissement), séparez les espèces pour qu’un champignon vénéneux ne vienne pas contaminer un comestible, mangez avec modération et à la moindre incertitude, ne les consommez pas.


À quel moment consulter ?


En cas de symptômes après ingestion de champignons, il est impératif de consulter rapidement. Des mesures de réanimation s’imposent parfois. De même, en cas de surdosage accidentel ou volontaire médicamenteux, un appel au SAMU-Centre 15, lui-même interconnecté avec le Centre antipoison, est impératif.

 

Que fait le médecin ?


Outre l’examen clinique habituel et le dépistage de signes de gravité nécessitant une hospitalisation immédiate, le médecin va essayer de reconstituer l’histoire de la maladie pour rattacher les symptômes à une prise de médicament ou à une exposition à un toxique (prise d’alcool par exemple). Pour cela, l’interrogatoire est fondamental, la relation chronologique entre le début des signes et la prise également.


Des prises de sang sont généralement prescrites pour confirmer l’hépatite (élévation des transaminases), juger de sa gravité (retentissement sur la coagulation notamment) et éliminer les autres causes, en particulier virales par les sérologies.


La première mesure thérapeutique est bien sûr l’arrêt de la prise du médicament ou de l’exposition au toxique. Ensuite, des mesures symptomatiques pouvant aller jusqu’à la réanimation seront prises. La surveillance repose sur le contrôle de la fonction hépatique et de la coagulation ; parfois, l’atteinte hépatique est telle que seule une transplantation hépatique sauve le patient.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


L’interrogatoire est une étape importante du diagnostic. Essayez de vous remémorer les médicaments absorbés, les plantes ou champignons consommés et les contacts potentiels avec des toxiques dans les six derniers mois avant les symptômes. Ces renseignements aideront votre médecin ; de même, signalez-lui si d’autres personnes de votre entourage, familial ou professionnel, présentent les mêmes troubles.


Page précédente - Page suivante