Définition de l’herpès labial

Définition de l’herpès labial

 

L’herpès labial est aussi appelé bouton de fièvre. C’est la forme d’herpès la plus courante. Il est provoqué par un virus (Herpes simplex virus de type 1 ou HSV1) et se caractérise par des lésions de la région buccale, précédées de brûlures. Certaines circonstances (fièvre, stress, fatigue…) déclenchent les récidives et poussées d’herpès labial car le virus, une fois dans l’organisme, y reste à vie.

 

Risques et conséquences de l’herpès labial

Les formes d’herpès labial touchant la bouche et la face sont les plus fréquentes, avec une contamination survenant généralement dans l’enfance ou chez les adultes jeunes.
Entre les âges de 20 ans et 40 ans, 40 à 60 % de la population seraient
contaminés par l’HSV1. L’HSV1 est également responsable d’une part non
négligeable des herpès notamment chez les femmes. Un des risques majeurs est la primo-infection, c’est-à-dire la contamination génitale à HSV1 au cours de la grossesse, avec des conséquences infectieuses dramatiques chez le nouveau-né.

 

Causes et mécanismes de l’herpès labial

Le développement de l’herpès labial nécessite deux phases :

 

Une phase de primo-infection herpétique

La phase de primo-infection herpétique infecte les cellules de la peau ou des muqueuses après un contact direct avec des lésions (vésicules) excrétant du virus ; cette excrétion est maximale dans les premières heures de formation des vésicules. L’excrétion a lieu au moment d’une primo-infection, des poussées

 

Une phase de réactivation ou de récurrence

Il existe aussi des excrétions asymptomatiques tout aussi contaminantes. Le virus se multiplie et contamine d’autres cellules. Il peut rester en sommeil pendant plusieurs années et se réactiver avec des symptômes plus ou moins importants (brûlures, démangeaisons, lésion…). 

Deux types de virus sont en cause, mais HSV1 est le plus souvent responsable de l’herpès labial.

 

 

Symptômes de l’herpès labial

La primo-infection n’est que rarement repérée, les symptômes survenant
le plus souvent dans l’enfance ou chez l’adulte jeune. Elle se produit
quelques jours après le contact avec une personne porteuse de lésions excrétrices de virus. Parfois, cette primo-infection est symptomatique et se manifeste par une lésion au niveau des lèvres accompagnée de fièvre, d’inflammation des glandes (douleurs, gêne à l’alimentation) ou de symptômes de la grippe. Les symptômes, et notamment la difficulté d’alimentation, doivent être pris au sérieux chez l’enfant car ils exposent à la déshydratation.
Les récurrences ou poussées de bouton de fièvre interviennent à l’occasion de nombreux facteurs déclenchants : fièvre, exposition au soleil, fatigue, règles, stress…
Le bouton de fièvre se manifeste alors par l’apparition de vésicules en bouquet, souvent précédées de brûlures ou démangeaisons localisées, sur le bord externe d’une lèvre. Le bouton de fièvre peut aussi toucher le nez, le menton ou s’étendre dans la région de la bouche.

Avec quoi ne faut-il pas confondre l’herpès labial ?

Le grattage des lésions peut provoquer une surinfection similaire à de l’impétigo (infection contagieuse de la peau). Les lésions peuvent alors s’étendre et s’autoentretenir avec des croûtes et du pus.
En
cas de lésion persistant au-delà de quelques jours (7-10 jours), une
consultation médicale (médecin traitant ou dermatologue) s’impose.

 

Y a-t-il une prévention possible à l’herpès labial ?

L’infection
initiale au HSV1 se fait le plus souvent durant l’enfance, rendant
difficile la prévention de la contamination. Il convient néanmoins
d’éviter d’embrasser quelqu’un qui a un bouton de fièvre et d’éviter d’utiliser des objets en contact direct avec la salive ou la bouche.
Une
fois contaminé, des mesures simples permettent de limiter les poussées,
d’éviter la contamination ou l’autocontamination et de diminuer les symptômes.
Certaines circonstances favorisent les poussées comme la fièvre, le stress, la fatigue, l’alcool, l’exposition au soleil (UV) ou au froid.
En période de récurrence, il faut éviter les contacts directs entre les vésicules
et d’autres personnes (baisers), et notamment des sujets à risque comme
les nouveau-nés, les femmes enceintes ou toute personne atteinte d’un
déficit immunitaire ou d’une dermatite atopique (risque de complication
grave). Pour éviter l’autocontamination, il ne faut pas toucher les vésicules,
ne pas se frotter les yeux ou humecter ses lentilles avec sa salive ;
il faut au contraire se laver très régulièrement les mains.
L’application d’un glaçon sur le bouton de fièvre
diminue les sensations de brûlures ou de démangeaisons. Par ailleurs,
les crèmes antivirales disponibles en pharmacie sont à mettre en œuvre
dès les premiers symptômes, avant l’apparition des vésicules.

 

À quel moment consulter ?

Les infections à Herpesvirus peuvent être discrètes voire sans symptôme : seul un dépistage systématique les mettra en évidence.
Les boutons de fièvre sont courants et seule une primo-infection grave (nourrisson, femme enceinte, immunodéprimé…) constitue une urgence thérapeutique.

 

Que fait le médecin ?

En cas de lésions (primo-infection ou récurrence), le médecin pourra établir un diagnostic présomptif visuellement. En cas de doute ou pour confirmer le diagnostic, une analyse de sang et/ou un prélèvement des vésicules ou lésions grâce à un écouvillon, permettent de vérifier la présence de virus. Ce diagnostic virologique direct n’est recommandé qu’en cas de lésions atypiques ou devant des complications.
Aucun traitement ne guérit l’herpès, mais des médicaments antiviraux (locaux et par voie générale) peuvent accélérer la guérison d’une poussée d’herpès
chez certains patients. Le médecin ou le pharmacien jugeront de
l’opportunité de les prescrire lors d’une poussée, voire au long cours,
en prévention en cas de récurrences fréquentes et invalidantes.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

N’hésitez pas à préparer une liste de questions pour éviter de les oublier le jour J. Notez le nombre de poussées et les facteurs favorisants : votre médecin pourra vous aider et parfois prescrire des antiviraux à titre préventif.