Rhumatismes inflammatoires : définition

Rhumatismes inflammatoires : définition

 

Le terme « rhumatisme » est un terme général qui désigne toutes les affections et tous les symptômes douloureux touchant les articulations et structures périarticulaires (os, muscles, tendons). Les rhumatismes inflammatoires regroupent quant à eux plusieurs dizaines de maladies comme la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante ou encore les infections bactériennes ou virales (arthrites septiques) ou la goutte. Les rhumatismes inflammatoires touchent principalement les articulations des pieds, des genoux, des hanches, mais aussi les épaules ou les mains ; ces rhumatismes s’intègrent souvent dans le cadre de maladies de système ou immunitaires qui touchent d’autres organes.

 

Risques origines des rhumatismes inflammatoires

Les rhumatismes inflammatoires touchent toutes les catégories d’âge,
et ne sont pas liés au vieillissement. À titre d’exemple, la
spondylarthrite ankylosante (SAA) atteint plus particulièrement les
hommes jeunes (20-30 ans). La polyarthrite rhumatoïde (PR), qui est le rhumatisme
inflammatoire le plus fréquent, survient chez les femmes de 20 à 40
ans. La fréquence de la maladie est estimée en France à 0,31 % de la
population.

 

Causes et mécanismes des rhumatismes inflammatoires

 

Différents mécanismes sont en cause dans les rhumatismes inflammatoires. En cas de rhumatisme inflammatoire lié à une infection, virus ou bactéries peuvent contaminer une articulation et provoquer une arthrite. En cas de polyarthrite ou de spondylarthrite, les mécanismes sont plutôt immunitaires et génétiques. Pour la SAA par exemple, 95 % des patients atteints ont un terrain génétique particulier dit HLA B27. Pour les rhumatismes
inflammatoires dus à l’accumulation de cristaux dans les articulations
(goutte, chondrocalcinose), la cause est métabolique, avec un excès
d’acide urique par exemple pour la goutte.

Symptômes des rhumatismes inflammatoires

Suivant la cause (infection, immunitaire ou métabolique), les symptômes varient, de l’atteinte d’une seule articulation pour les infections par exemple (on parle de monoarthrite) à l’atteinte de plusieurs articulations (on parle de polyarthrite).
Les maladies immunitaires atteignent volontiers plusieurs
articulations, de manière symétrique. Le prototype est la PR avec un
classique dérouillage matinal pour vaincre l’enraidissement et des
douleurs des poignets et des mains. La SAA quant à elle se manifeste par
une atteinte dite axiale (bassin et colonne vertébrale).

À un stade tardif, des déformations des articulations peuvent survenir.

D’autres symptômes, extraarticulaires, aident beaucoup au diagnostic. La fièvre doit faire évoquer une infection par exemple.


Avec quoi ne faut-il pas confondre les rhumatismes inflammatoires ?

Arthrite et arthralgie sont deux entités différentes : les arthralgies sont des douleurs ressenties dans les articulations sans signes
inflammatoires visibles ni sensibilité de l’articulation à la palpation
; l’arthrite en revanche correspond à une sensibilité quand on touche
l’articulation concernée.

Il ne faut pas confondre non plus les tendinites qui sont des atteintes extraarticulaires ou les lésions traumatiques (coup reçu par exemple).

 

Y a-t-il une prévention possible à ses rhumatismes inflammatoires ?

L’origine des rhumatismes inflammatoires étant le plus souvent inconnue, aucune prévention n’est possible mais une bonne hygiène de vie est probablement favorable.

L’alimentation équilibrée et l’activité physique sont les deux piliers, avec des exercices réguliers comme la marche, la natation ou l’aquagym qui ménagent les articulations.

Pour
la goutte, l’alimentation a un rôle fondamental puisque l’augmentation
de l’acide urique est directement causée par certains aliments (gibier,
crustacés et mollusques, viande de cheval, abats, oseille, épinards,
alcool…).


Rhumatismes inflammatoires : à quel moment consulter ?

La durée des symptômes est un critère de consultation, notamment pour une douleur articulaire de plus de six semaines. Par ailleurs, la présence d’une fièvre avec une atteinte articulaire doit faire consulter en urgence : en cas d’arthrite infectieuse, un traitement urgent est à mettre en œuvre.

 

Que fait le médecin ?

Le
médecin traitant dans un premier temps précise les critères des
douleurs (rythme, périodicité, migration…) et le nombre d’articulations
atteintes. Un examen clinique complet permet de dépister d’autres symptômes associés (fièvre, éruption…).

En cas de suspicion de cause infectieuse, une ponction avec analyse du liquide synovial à l’intérieur de l’articulation sera pratiquée.

Les radiographies ne présentent que peu d’intérêt en début d’évolution. En revanche, une prise de sang apportera des informations intéressantes comme la mise en évidence d’un syndrome inflammatoire, d’un excès d’acide urique (goutte) ou la présence d’anticorps particuliers.

En fonction de la cause, les traitements sont variables, des antibiotiques aux antiinflammatoires, en passant par des médicaments faisant diminuer l’acide urique. D’autres traitements comme la kinésithérapie, l’ergothérapie, les orthèses voire la chirurgie sont possibles, et votre médecin (en lien avec un rhumatologue) vous les proposera.

  

Comment préparer ma prochaine consultation ?

La tenue d’un carnet de la polyarthrite (mais par extension de tous les rhumatismes inflammatoires chroniques)
permet de contrôler la progression de la maladie et l’efficacité du
traitement : nombre d’articulations gonflées et douloureuses, évaluation
de la douleur, niveau d’activité… Un point global est nécessaire tous les ans au minimum avec votre médecin.