Définition de la rupture de la coiffe des rotateurs

Définition de la rupture de la coiffe des rotateurs

La rupture des tendons de la coiffe des rotateurs est une cause très courante de douleurs de l’épaule.

L’épaule
est une articulation complexe, utilisée pour de nombreux mouvements et
pouvant être amenée à soulever des charges considérables l’exposant à
des lésions dégénératives et/ou des traumatismes.

 

La coiffe des rotateurs est un ensemble de 5 muscles avec leurs tendons qui entourent l’épaule et qui peuvent se rompre.

 

Fonctionnement de la coiffe des rotateurs

Cinq muscles constituent la coiffe des rotateurs de l’épaule et « coiffent » ou entourent l’articulation.

 

Chacun se prolonge par des tendons (sus-épineux, sous-épineux, sous-scapulaire , petit rond  et tendon du long biceps) qui attachent les muscles aux structures osseuses comme la tête de l’os huméral.

Ces tendons participent aux mouvements, à la stabilité et au fonctionnement de l’épaule.

 

Causes de la rupture des tendons de la coiffe des rotateurs

 

Différents facteurs expliquent cette rupture :

 

Dégénérescence

La dégénérescence est la cause la plus fréquente des ruptures de la coiffe des rotateurs de l’épaule.

 

L’âge

Les lésions et la rupture des tendons de la coiffe des rotateurs augmentent avec l’âge (> 40 ans), notamment pour les lésions en rapport avec une dégénérescence.

 

Mouvements répétitifs

Les
mouvements répétitifs (microtraumatismes) ou les mouvements de force
favorisent leur fragilisation dégénérative, notamment pour le tendon du sus-épineux, le plus fréquemment impliqué.

Les
ruptures de la coiffe des rotateurs sans lésion dégénérative
préexistante (les médecins parlent de coiffe saine) sont rares et
surviennent en cas de traumatisme chez l’adulte jeune (< 30 ans).

 

Symptômes de la rupture des tendons de l’épaule

 

Les symptômes les plus fréquentes sont la douleur et la diminution de la force de l’épaule.

La douleur est une douleur permanente de l’épaule, se prolongeant jusqu’au coude et réveillant la nuit (insomniante).

Elle
est relativement calmée par le repos, dans la position où le coude est
le long du corps. La douleur augmente à l’effort et à l’élévation du
bras au-dessus de la tête par exemple.

À terme, la diminution de force de l’épaule entraîne une impossibilité complète de lever le bras.


Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il
existe plusieurs autres causes de douleur de l’épaule voire
d’impossibilité des mouvements ; les médecins parlent de diagnostic
différentiel comme une tendinopathie, une atteinte nerveuse (névralgie
cervicobrachiale) ou encore une algodystrophie de l’épaule.

 

Devant une épaule paralysée, une lésion du plexus nerveux brachial est possible, notamment en cas de traumatisme violent.

 

En
cas de fièvre associée, une origine infectieuse (arthrite) est possible
et constitue une urgence diagnostique et thérapeutique.

 

Y a-t-il une prévention possible ?

Les
préventions des troubles musculosquelettiques (TMS) de l’épaule passent
par des exercices d’échauffement avant une activité sollicitant
l’épaule.

 

Pour le sportif, la correction d’un geste inadéquat peut soulager l’épaule, de même que l’utilisation d’un matériel adapté.

Diminuer
le stress ou la force qui repose sur les muscles de l’épaule passe
aussi par un renforcement des muscles du tronc, des jambes et des bras.

En
milieu professionnel, le recours à un ergonome pour l’adaptation du
poste de travail est utile, lorsque les tâches sont répétitives et
sollicitent toujours les mêmes articulations (dont l’épaule).


À quel moment consulter ?

Il est impératif de consulter en cas de douleurs de l’épaule car l’évolution est inéluctable vers une aggravation des lésions.

Certaines formes sont des urgences thérapeutiques, comme l’épaule pseudo-paralytique au décours d’un traumatisme, les formes très douloureuses (on parle de formes hyperalgiques) ou encore l’épaule bloquée ou épaule « gelée ».

 

Que fait le médecin ?

Le médecin (généraliste, médecin du sport ou chirurgien orthopédiste) peut suspecter cliniquement le diagnostic par l’interrogatoire (symptômes, âge, traumatisme…) et l’examen clinique (caractère douloureux de certaines manœuvres, diminution de force, raideur et limitation de l’amplitude articulaire…).

Des examens complémentaires
notamment radiologiques vont permettre de confirmer le diagnostic :
radiographies simples de l’épaule et échographie dans un premier temps
puis arthroscanner voire IRM de l’épaule.

Plusieurs options
thérapeutiques sont possibles. Le traitement conservateur
(kinésithérapie, antiinflammatoires…) est possible, de même que le
traitement chirurgical.

Ce geste chirurgical consiste à réparer le ou les tendons lésé(s) par des sutures.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Il est essentiel après l’intervention de réparation des tendons de la coiffe des rotateurs de protéger la suture réalisée et favoriser la cicatrisation.

Une attelle d’immobilisation doit être portée pendant 3 semaines, en permanence.

La rééducation
se fait ensuite seul, allongé, en mobilisant par exemple le bras de
manière passive vers l’avant (à l’aide du bras valide). La
kinésithérapie pour le renforcement musculaire vient en complément quand
la douleur a disparu.

 

Le résultat de l’intervention se juge à 4-6 mois, avec des rendez-vous réguliers chez le chirurgien orthopédiste.