Rupture du tendon d’Achille : définition

Rupture du tendon d’Achille : définition 

La rupture du tendon d’Achille est une pathologie du sportif de plus de 40 ans le plus souvent. Elle survient spontanément au cours d’une activité sportive avec changements d’appuis rapides (tennis, badminton…).

La rupture du tendon d’Achille peut aussi toucher un tendon fragilisé par une tendinite par exemple.

Le tendon rompt à la suite d’une flexion brutale du pied à l’occasion d’un faux pas ou d’un contact avec le sol.

 

Risques et conséquences d’une rupture du tendon d’Achille

Tous les sports peuvent occasionner une rupture du tendon d’Achille, mais certains sont plus à risque que d’autres : tennis, squash, badminton, football, handball, basket, rugby, karaté…

Certains facteurs de risque ont pu être déterminés, comme le sexe masculin, l’âge (> 40 ans), le manque d’échauffement, une tendinite ou un traitement par infiltration de corticoïdes, la prise de fluoroquinolones (antibiotiques) ou un mauvais équipement sportif.

Les seniors y sont exposés, car ils cumulent plusieurs facteurs de risque : âge, traitements, tendon physiologiquement fragilisé.

Chaque année, on estime à 6 800 le nombre de traitements par chirurgie des ruptures de tendon d’Achille.

 

Causes et origines d’une rupture du tendon d’Achille

Le tendon d’Achille relie le muscle du mollet ou triceps au talon (calcanéum) et permet de soulever le talon lors de la marche ou de la course. Les forces de traction sur le tendon sont importantes, car le muscle triceps est très puissant.

La rupture du tendon d’Achille se fait le plus souvent au niveau du tiers moyen du tendon.

Elle survient rarement sur un tendon sain du sujet jeune, mais plutôt sur un tendon fragilisé, particulièrement chez les jeunes seniors sportifs.

 

Symptômes de la rupture du tendon d’Achille

La rupture du tendon d’Achille survient le plus souvent lors d’un effort brutal, au démarrage ou lors d’un saut.

Le
mécanisme ne fait pas intervenir de choc direct, et pourtant le sportif
ressent comme un coup avec claquement derrière le talon. Une chute est
fréquente puisque le pied ne répond plus ; marcher ou se relever est bien sûr impossible.

Une rétraction en boule du tendon se produit et un bleu ou ecchymose peut apparaître.

La cheville gonfle dans un deuxième temps et malgré la douleur, la marche est parfois possible.


Avec quoi ne faut-il pas confondre une rupture du tendon d’Achille ?

Certaines ruptures du tendon d’Achille sont incomplètes (on devrait parler de microtraumatismes) et seule l’échographie fera le diagnostic.

Par ailleurs, il existe une autre pathologie qui survient à peu près dans les mêmes circonstances et produit les mêmes symptômes : la rupture du mollet. Le médecin et les examens feront le diagnostic différentiel.

 

Y a-t-il une prévention possible à une rupture du tendon d’Achille ?

L’échauffement est capital en termes de prévention, surtout en cas d’antécédents de tendinite, de sports violents ou d’un déséquilibre du bassin.

Les patients prenant des fluoroquinolones ou des corticoïdes sont nettement plus à risque et doivent redoubler d’attention ; en cas de douleur, mieux vaut consulter sans tarder avant la rupture.

Lors de la pratique sportive, il convient d’éviter les situations avec accélérations violentes, changements brusques de direction ou sauts.


Rupture du tendon d’Achille : à quel moment consulter ?

Dès l’accident survenu, il est impératif d’arrêter l’activité sportive et de mettre au repos, avec application d’eau froide et de glace pour calmer douleur et œdème.

Une consultation rapide est indispensable (médecin traitant, spécialiste en traumatologie…).

 

Que fait le médecin face à une rupture du tendon d’Achille ?

 

L’interrogatoire par le médecin fera préciser le traumatisme (mécanisme, intensité, impotence…) et les antécédents.

L’examen clinique va retrouver un point douloureux sur le tendon et éventuellement une encoche signant la rupture.

Le médecin vous fera ensuite allonger sur le ventre, pied pendant sur le rebord de la table d’examen : le pied « pend » et une pression sur le mollet n’entraîne aucune mobilisation du pied.

Les radiographies, échographies voire IRM permettent respectivement d’éliminer une fracture associée et de préciser les lésions.

Le traitement est généralement chirurgical, notamment chez le sujet jeune et sportif, et consiste à suturer le tendon d’Achille.

Une rééducation sera nécessaire après l’intervention pour renforcer les muscles, et une reprise sportive est envisageable dans les 6 mois.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Toute douleur au niveau du tendon d’Achille n’est pas à négliger ; elle peut signer une fragilité tendineuse, une tendinite voire une rupture partielle.

Parlez-en à votre médecin.