Définition de l’infertilité chez l’homme ou la femme

Définition de l’infertilité chez l’homme ou la femme

 

L’infertilité masculine et/ou féminine est la difficulté pour un couple à concevoir un enfant.

 

De
nombreux facteurs peuvent affecter la fertilité d’un couple ; certains
sont d’origine masculine, d’autres d’origine féminine : on parle alors
d’infertilité masculine et d’infertilité féminine. Des causes mixtes
sont également très souvent impliquées chez les couples.

L’assistance médicale à la procréation est l’ensemble des méthodes médicales pour remédier à cette infertilité.

 

Risques et diagnostic de l’infertilité

 

L’infertilité
touche un couple sur sept qui consulte un médecin au moins une fois
pour des difficultés de conception, et un couple sur dix suit un ou des
traitements pour favoriser la fertilité.

 

Si des facteurs
sont clairement identifiés comme causes d’infertilité (obstruction des
trompes, anomalies des spermatozïdes, âge, mode de vie…), l’infertilité peut aussi rester inexpliquée dans 10 à 20 % des cas.

 

Causes et origines de l’infertilité chez l’homme et la femme

 

On distingue les causes d’origine féminine, présentes dans 30 % des cas d’infertilité, des causes masculines et/ou mixtes.

 

Chez la femme :

 

L’âge

L’âge est un facteur important d’infertilité.
Après 35 ans, la fertilité décroit et le pourcentage de grossesse par
cycle passe de 25 % entre 20 et 30 ans à 12 % à 35 ans, et 6 % à 40 ans.

 

Les troubles de l’ovulation 

Les troubles comme le syndrome des ovaires polykystiques, ou des problèmes hormonaux (hyperprolactinémie, dysthyroïdie, ménopause précoce…) sont également très souvent en cause, empêchant la libération de l’ovule, prérequis indispensable à toute grossesse.

 

Anomalies anatomiques

Les
anomalies anatomiques, comme une obstruction partielle ou totale des
trompes d’origine infectieuse (salpingite) ou secondaire à une grossesse
extra-utérine, empêchent le sperme d’atteindre l’ovule ou l’ovule de migrer vers l’utérus. Les anomalies utérines (malformations, fibromes…) et l’endométriose (présence de muqueuse utérine en dehors de l’utérus) peuvent aussi perturber la fertilité.

 

Chez l’homme :

 

Anomalie quantitative ou qualitative des spermatozoïdes

Dans 20 % des cas cette anomalie des spermatozoïdes est d’origine infectieuse, hormonale ou génétique.

 

Les causes mixtes représentent 40 % des cas et parfois aucune origine n’est retrouvée.


Infertilité Homme/Femme – Prévention

Comment cela se manifeste-t-il ?

 

L’infertilité
se manifeste par une impossibilité à concevoir un enfant malgré des
rapports sexuels réguliers, avec le même partenaire, sans contraception.

 

La probabilité pour chaque couple de
concevoir naturellement un enfant pendant les deux premières années est
forte. Cette règle des deux ans n’est pas absolue, et s’applique à des couples sans antécédents personnels ou familiaux d’infertilité.

 

En cas d’antécédents ou d’un âge supérieur à 35 ans, une consultation plus rapide s’impose.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Il ne faut pas confondre infertilité avec stérilité. La stérilité correspond à l’impossibilité définitive et irréversible pour un couple d’avoir un enfant.

Y a-t-il une prévention possible ?

 

Une grossesse se prépare, et une visite médicale préconceptionnelle avec son médecin traitant et/ou gynécologue est importante.

 
Par ailleurs, des règles d’hygiène de vie permettent de favoriser la fertilité
: une alimentation équilibrée (légumes et fruits frais, limitation des
sucres rapides et produits raffinés et industriels…), l’arrêt des
toxiques (tabac, alcool…) et une activité physique régulière pour lutter
entre autres contre le surpoids.

 

Ces conseils sont aussi bien valables chez la femme que chez le conjoint !

Infertilité Homme/Femme – Consultation

À quel moment consulter ?

 

Ne pas être enceinte immédiatement ne signifie pas forcément infertilité. Plusieurs mois avec des rapports sexuels réguliers sont nécessaires avant une grossesse chez une femme en parfaite santé.

 

Un avis médical est seulement recommandé après un ou deux ans de rapports sexuels réguliers (ou après 6 mois à 1 an chez la femme de plus de 35 ans, ou en cas d’antécédents ou troubles gynécologiques comme des infections génitales, fibromes, irrégularités menstruelles…).

Que fait le médecin ?

 

Le médecin traitant et/ou le gynécologue confirment l’infertilité par l’interrogatoire du couple sur ses habitudes de vie (tabagisme,
rapports sexuels…) et antécédents. Ils peuvent prescrire des tests
simples dans un premier temps pour établir un diagnostic. Ces examens
complémentaires sont proposés au cas par cas :

 
– à la femme
: courbe de température, dosages hormonaux, échographie, voire
hystérosalpingographie (pour vérifier que les trompes ne sont pas
obstruées) ;

– à l’homme : spermogramme.

En
fonction des résultats, d’autres examens plus approfondis sont parfois
nécessaires avant de proposer des solutions médicales (techniques d’aide
médicale à la procréation : AMP). La loi n°2004-800 du 6 août 2004
relative à la bioéthique réserve ces techniques aux couples en âge de procréer avec une infertilité médicalement constatée, ou pour éviter la transmission d’une maladie grave à l’enfant ou à l’un des membres du couple.

 

Le couple (un homme et une femme) doit être marié ou en mesure de justifier d’au moins deux ans de vie commune ; les deux membres du couple doivent être en vie.

 

Diverses solutions existent :

– les médicaments inducteurs de l’ovulation qui stimulent l’ovulation, en facilitant la sélection d’un ou plusieurs follicules en début de cycle ;


l’insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC) qui repose
sur l’insémination du sperme, directement dans la cavité utérine
(insémination intra-utérine) après ovulation spontanée ou stimulée ;

– la fécondation in vitro classique (FIV) qui consiste à mettre en contact des ovocytes prélevés chez la femme avec le sperme du conjoint, puis transférer le ou les embryons ;

– la micro-injection de spermatozoïde dans l’ovocyte (ICSI) qui sélectionne un seul spermatozoïde qui est directement injecté à l’intérieur de l’ovocyte ;

– enfin, le don anonyme de spermatozoïdes ou d’ovocytes (provenant d’un ou d’une donneuse) est parfois l’ultime recours.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

 

Si une AMP est proposée à un couple,
ce dernier dispose d’un mois de réflexion pour accepter ou non la
proposition de traitement et commencer le parcours d’AMP. Parlez-en ,
notez les questions que vous vous posez pour, lors de la prochaine
consultation, faciliter le dialogue et chasser les idées reçues.

CATEGORIE :  pathologies-et-symptomes
TAG : infertilite