Stress Physiologique : définition

Stress Physiologique : définition

 

Il est d’usage dans les milieux professionnels, sportifs ou artistiques d’affirmer que le stress est nécessaire à la motivation.

 

Il est de bon ton d’avoir le trac, qui marque l’engagement, avant une présentation orale ou une réunion importante avec un gros enjeu à la clé.

 

Celui qui n’a pas le trac est suspect d’être trop détendu, ce qui dénoterait un certain détachement ou un manque évident de motivation ; à moins qu’il ne s’agisse de l’expression d’un réel  talent, d’un don certain, d’une qualité naturelle…

 

Réussir une présentation malgré le trac est courant, pour autant ce trac est-il nécessaire ? Est-il possible d’aborder des situations difficiles avec calme et même plaisir  ?  Le stress est-il une fatalité ?

 

Stress humain : origines et évolution

 

Au commencement, était le stress défensif….



Dans le monde sauvage, le stress est une réaction défensive de survie, certes primitive, mais tout à fait adéquate au contexte. C’est un signal d’alarme qui permet à l’espèce de faire face au danger.

 

Ces mécanismes de survie primitifs ont été sélectionnés par l’évolution naturelle pour échapper à ces dangers.

 

L’unité et la diversité du vivant s’expliquent par cette évolution adaptative, dont le moteur est la sélection  naturelle des organes, mécanismes et fonctions les mieux adaptés à l’environnement, transmis aux générations suivantes (Charles Darwin,1859).

 

C’est la partie ancestrale de notre cerveau (hypothalamus) qui, lorsqu’elle a détecté un danger, déclenche un ensemble de réactions génétiquement programmées pour nous protéger : ce que l’on appelle aujourd’hui le stress.

 

Dépendant d’un territoire primitif, le stress fonctionne de manière instinctive, inconsciente, et ne nécessite aucun apprentissage.

 

Ce qui explique le caractère incontrôlable des expériences et pulsions qui en proviennent.

 

Une réaction animale en évolution

 

Devant le danger, tout animal peut choisir de fuir, lutter ou faire le mort.

 

Avec le développement du cerveau s’est organisée la vie en groupe, en troupeaux, avec des comportements sociaux, notamment des compétences relationnelles : telles que la confiance en soi et en l’autre, l’empathie, la compassion.

 

La « culture » instaure à son tour des codes de conduites, des règles de communication entres congénères, au sein d’un même groupe (élaborés dans le territoire cérébral limbique).



Les relations sociales étant plus complexes, le cerveau humain s’adapte à son environnement non par sa masse musculaire mais en réduisant ou, du moins, en modulant les mécanismes primitifs du stress (grâce à son territoire cérébral préfrontal).

 

Pourtant, l’observation quotidienne montre que nous passons une bonne partie de notre temps à nous stresser alors que nous ne sommes que rarement en danger de mort. Selon Henri Laborit, on ne peut pas identifier de causes externes au stress humain dans près de 90% des cas. Ce stress est  d’origine interne !



Alors que le « stress animal défensif» est d’origine externe, contextuelle, environnementale, le stress humain est d’origine interne, subjective, cognitive.

 

Tout se passe comme si nous les humains n’étions pas capables de distinguer danger de mort imminent et simple désagrément : contrariété scolaire, retard de planning, manque de reconnaissance du collaborateur, du partenaire, jugement négatif sur soi-même…

 

Les différentes réponses de stress physiologique

 

L’évolution animale a élaboré 3 stratégies devant le danger, soit 3 types de stress : fuite, lutte, inhibition.

 

La fuite est caractéristique de l’étudiant qui n’arrive pas a réunir ses pensées.

 

C’est le blanc mental, il bégaie, il n’a qu’une envie : fuir.

 

La lutte est celle qui s’exprime lorsqu’on est