Etiquetage nutritionnel : de quoi parle-t-on ?

Etiquetage nutritionnel : de quoi parle-t-on ?

 
L’étiquetage nutritionnel concerne les informations relatives à la valeur énergétique et à un certain nombre de composants d’un aliment :  protéines, glucides, lipides,
fibres alimentaires, sodium, vitamines et sels minéraux ainsi que les
substances appartenant à l’une de ces catégories ou qui en sont des
composants.

Quels sont les enjeux réglementaires de l’étiquetage nutritionnel ?

 

L’étiquetage nutritionnel est réglementé
par une directive européenne (90/496/CEE) – transposée en
réglementation nationale – qui ne concerne que les denrées alimentaires
(mais pas les eaux minérales ni les compléments alimentaires).

L’amélioration
de l’étiquetage nutritionnel et son accessibilité  pour les
consommateurs sont les enjeux de discussions au niveau européen.

L’étiquetage nutritionnel est facultatif, mais devient obligatoire dès lors qu’une allégation nutritionnelle (« riche en…», source de…») figure sur l’emballage ou sur une publicité relative au produit.

Un règlement adopté fin 2006 rend l’étiquetage nutritionnel obligatoire lors de l’adjonction de vitamines et sels minéraux à la denrée alimentaire.

Comment se présente l’étiquetage nutritionnel ?

 

L’étiquetage nutritionnel doit regrouper toutes les informations
en un seul endroit bien visible, en caractères lisibles et indélébiles
et dans un langage facilement compréhensible pour le consommateur.

L’étiquetage nutritionnel doit préciser :
– la composition du produit
– ce qu’apporte une portion du produit pour la couverture des AJR (apports journaliers recommandés).
– un composant ayant un risque éventuel pour la santé en cas de consommation trop importante ou trop fréquente.
– un logo spécifique  en cas  de valeur attribuée sur la qualité nutritionnelle globale.

Les valeurs nutritionnelles sont exprimées pour 100 g ou 100 ml de produit.
Les
valeurs nutritionnelles des vitamines et sels minéraux doivent être
exprimées en pourcentage des AJR (apports journaliers recommandés).

L’affichage du taux de matière grasse des fromages doit être exprimé pour 100 g d’extrait sec (sans son eau de constitution) et non plus pour 100 g de produit fini.

Certaines mentions sont obligatoires comme :

– la liste des ingrédients (cités par ordre décroissant des proportions)
– la date limite de consommation
– la présence d’OGM avec la mention « issu de maïs ou de soja génétiquement modifié»
– la présence éventuelle – même à l’état de traces – d’ingrédients allergisants (12 allergènes sont ciblés et doivent être clairement explicités sous la mention (« contient du…»). Il en est de même pour les édulcorants, la caféine, la quinine, les procédés d’irradiation.

Quels sont les avantages et/ou inconvénients pour le consommateur ?

 

Les avantages
L’étiquetage nutritionnel  apporte une information rapide au consommateur sur la composition du produit.

 

Les inconvénients 
Ils
sont liés au fait que l’étiquetage nutritionnel n’est pas toujours très
compréhensible, pas toujours très lisible et parfois insuffisant.

 

Les solutions
De nombreux systèmes d’étiquetage ont été proposés et sont l’objet de concertations.

L’étiquetage
et la publicité des denrées alimentaires sont aussi l’objet d’un débat –
compte tenu de certains problèmes de santé publique, notamment la lutte
contre l’obésité – en vue de fournir aux consommateurs des informations nécessaires pour des choix plus sains.

Les
nouvelles règles concerneront notamment les informations obligatoires
ou facultatives, la quantité d’informations à donner et l’emplacement de
l’étiquette.

De quoi faut-il se méfier ?

 

Il faut être attentif à la date limite de conservation (DLC) qui concerne surtout les produits frais très périssables (viandes, poissons, oeufs) et bien lire l’étiquetage concernant les allergènes et/ou l’ajout d’additifs.

CATEGORIE : mangez-mieux