Consommation excessive d’alcool : de quoi parle-t-on ?

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Consommation excessive d’alcool : de quoi parle-t-on ?

  
On parle de consommation excessive d’alcool lorsqu’elle dépasse les normes d’une consommation modérée.

Pour l’OMS, une consommation modérée d’alcool est l’équivalent de 3 verres par jour pour un homme (21 verres par semaine) et 2 verres par jour pour une femme (14 verres par semaine) en raison de différences métaboliques.

 

Pour être plus précis, l’apport d’alcool ne devrait pas dépasser l’équivalent de 20 g d’alcool pur par jour : soit deux verres de vin de 10 cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d’alcool fort.

On devient donc un consommateur excessif quand la consommation d’alcool dépasse la limite des 3 à 4 verres de vin par jour.

Comment s’installe une consommation excessive d’alcool ?

 

– Le problème est lié au fait que le passage entre une consommation modérée – sans conséquence fâcheuse sur la santé – et une consommation excessive est très insidieux. L’usager d’alcool ne s’en aperçoit pas tout de suite.
– La consommation excessive d’alcool expose d’abord à un risque pour la santé (on parle d’usage à risque). Puis elle devient franchement nocive pour la santé (usage nocif) pour arriver ensuite au stade de dépendance à l’alcool (alcoolodépendance)

Comment se dépiste un consommateur excessif d’alcool ?

Un consommateur souvent mal informé

Le
consommateur excessif sous-estime généralement sa consommation. Il n’a
pas conscience d’être un usager à risque et ignore le plus souvent qu’il
est à haut risque de dépendance alcoolique.

Il
est donc capital de repérer le plus tôt possible une consommation
excessive, bien  avant la survenue d’une alcoolodépendance, c’est-à-dire
dès le stade « d’usage à risque » où des actions médicales permettent souvent d’éviter le passage à « l’usage nocif » 

 

Consulter son médecin
C’est dire l’intérêt de consulter son médecin au moindre doute sur sa consommation d’alcool. Quelques questions simples
lui permettent  de repérer le profil des consommateurs d’alcool
(quantités d’alcool, type de boissons alcoolisées consommées). 

Il dispose également de questionnaires validés qui permettent le repérage précoce d’uen consommation à risque, par des entretiens de motivations et, si nécessaire, des examens de sang complémentaires. 

Vous pouvez aussi répondre à un questionnaire simple (nommé DETA) qui vous renseignera sur le risque de votre consommation.  

 

Comment la prévention est-elle organisée ?

  
Les messages de prévention
Ils reposent sur un facteur essentiel qui est la quantité d’alcool consommée que l’OMS a traduit par la notion de verre standard (volume d’une consommation de boisson alcoolisée délivrée dans un lieu public contenant (environ) la même quantité d’alcool.

Un verre standard contient environ 10 g d’alcool pur

Les seuils d’une consommation modérée d’alcool définis par l’OMS sont rapportés à des verres standard.

 

Les inconvénients du « verre standard »
Certains « verres standards » de la restauration délivrent 12 g d’alcool au lieu de 10 g. 
De plus, les consommateurs en dehors des lieux publics n’ont pas nécessairement recours à des « verres standards ».
Et
de nombreuses boissons alcoolisées sur le marché ont un volume
nettement supérieur à celui du verre standard  (notamment des bières
destinées aux jeunes dont le degré d’alcool est beaucoup plus élevé que
les bières classiques).

 

C’est pourquoi, certains experts
insistent sur le fait que la quantité d’alcool consommée devrait plutôt
être exprimée en « unités d’alcool » (une unité correspondant à 10 g
d’alcool pur) et devrait figurer sur l’étiquetage de tous les conditionnements des boissons alcoolisées.

De quoi faut-il se méfier ?

 

Du
verre standard qui varie selon les pays,  mais aussi des verres
standards de la restauration  et du conditionnement de certaines
boissons alcoolisées, notamment les  « prêts à boire ».

Dans quelles circonstances faut-il consulter un expert ?

 

Si les interventions brèves de dépistage
s’avèrent sans succès ou si le repérage des buveurs excessifs ne
survient qu’à un stade avancé d’usage nocif ou d’alcoolodépendance, il
est  nécessaire de recourir à un médecin alcoologue ou à des structures
spécialisées en alcoologie.
CATEGORIE : alcoologie