Tennis elbow : Définition

Tennis elbow : Définition

 

Le tennis-elbow (littéralement « coude du joueur de tennis ») est une inflammation des tendons des muscles de l’avant-bras responsable de douleur du coude. L’inflammation survient à proximité d’une saillie osseuse de l’os du bras (humérus), juste au-dessus du coude. Les tendons sont lésés, sensibles et inflammatoires : on parle de tendinite.

Cette pathologie est caractéristique du joueur de tennis (d’où son nom), mais la plupart des patients atteints ne pratiquent pas ce sport !

 

Tennis elbow : risques et conséquences

Le tennis-elbow ou épicondylite est l’atteinte la plus fréquente des tendons. Bien sûr, les joueurs de tennis sont aussi touchés : plus de 50 % des joueurs de tennis présenteraient au moins une fois une épicondylite.

L’épicondylite est très souvent liée à la façon d’exécuter certains gestes (extension, préhension…), notamment chez le travailleur. Certains métiers sont plus exposés à cause de la répétition des tâches sollicitant doigts, poignet ou avant-bras.

 

Tennis elbow : causes et origines

 

Les muscles de l’avant-bras déterminent les mouvements et donc l’apparition du tennis-elbow ou épicondylite. En effet, les muscles sont fixés aux tendons, eux-mêmes fixés aux saillies osseuses au-dessus du coude.

En fonction des mouvements à effectuer, les tendons sont trop sollicités et se déchirent progressivement ou deviennent inflammatoires.

Tennis elbow
Prévention

Comment se manifeste un tennis elbow ?

Le tennis-elbow se manifeste par une douleur au niveau d’un seul coude, à sa face externe.

La douleur est augmentée par la mise en tension du poignet (ou la rotation). Elle est également reproduite quand on palpe le relief osseux.
Aucun signe n’est visible à l’extérieur : pas de rougeur ni d’enflure.

L’apparition de l’épicondylite latérale peut être très différente selon les patients : symptômes progressifs après plusieurs mois ou années de sollicitation du coude, ou au contraire apparition brutale à un changement de poste…

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre un tennis elbow ?

 

Il ne faut pas confondre une tendinite comme le tennis-elbow avec une fracture, une entorse ou une déchirure musculaire.

Ces trois pathologies surviennent le plus souvent brutalement à la suite d’un traumatisme ou d’un effort violent ; l’os, les ligaments et le muscle sont respectivement atteints.

 

Il existe par ailleurs une forme proche du tennis-elbow ; elle est appelée coude du golfeur (ou « golfer’s elbow ») et atteint la face interne du coude (contrairement au tennis-elbow qui atteint la face externe).

 

Y a-t-il une prévention possible au tennis elbow ?

L’arrêt des activités responsables de l’épicondylite est primordial. Il faut donc identifier les activités associées à l’épicondylite et les modifier.

Cette démarche s’effectue en lien avec le médecin du travail, qui pourra proposer un aménagement du poste de travail et/ou des formations à l’ergonomie et à la posture. Les troubles musculosquelettiques représentent plus largement des maladies professionnelles sous-estimées et handicapantes.

 

La prévention passe donc par la rotation des postes de travail, le travail en équipe, la diversification des activités et l’apprentissage des postures correctes.

Ces conseils notamment de posture sont valables dans le domaine des loisirs : jouer au tennis avec une mauvaise position (ou une mauvaise raquette) favorise et entretient le tennis-elbow.

À quel moment consulter ?


Dès que la douleur apparaît, il convient de consulter votre médecin traitant qui vous orientera éventuellement vers un médecin du sport par exemple. Le tennis-elbow est lié à une hypersollicitation du coude, qu’il convient de mettre au repos sous peine d’autoentretenir les lésions.

 

Que fait le médecin face à un tennis elbow ?

L’examen clinique suffit le plus souvent à faire le diagnostic. Il retrouve une douleur déclenchée par certains mouvements, reproduite à la palpation du coude (épicondyle), et l’interrogatoire met en évidence une sollicitation répétée du coude.

Des examens complémentaires sont parfois utiles comme la radiographie, l’échographie, voire le scanner ou l’IRM du coude.
Le repos est essentiel avec l’arrêt des activités responsables de l’épicondylite pendant au moins trois semaines.

Des antiinflammatoires et de la kinésithérapie (physiothérapie) peuvent aider à la guérison.

Un traitement chirurgical est indiqué en cas d’échec d’un traitement médical bien conduit pendant six mois à un an.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Il est essentiel de respecter la durée de repos prescrite et les séances de kinésithérapie.

Repérer les gestes douloureux dans la journée permettra également de corriger les postures et de rompre le cercle vicieux.

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