Trouble de l’audition : de quoi s’agit-il ?

Trouble de l’audition : de quoi s’agit-il ?

La baisse de l’audition liée à l’âge est appelée presbyacousie et correspond à l’altération des facultés d’audition.
Ce trouble de l’audition survient généralement à partir de 50 ans et
évolue progressivement. Quand il survient chez une personne en activité
professionnelle, le trouble de l’audition peut être à l’origine
d’accidents du travail et dans tous les cas d’isolement social ou
d’accidents de la vie courante.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

La presbyacousie est probablement la cause la plus fréquente de surdité chez l’adulte de plus de 50 ans : deux tiers des adultes français de plus de 50 ans avouent ne pas entendre correctement (1).

Isolement,
difficultés de compréhension et accidents sont autant de conséquences
qui participent voire accélèrent le vieillissement général de
l’individu.

 

Quels sont les mécanismes de la presbyacousie ?

Pour
fonctionner correctement, l’audition requiert trois étapes : la
réception et la transmission du signal par l’oreille, la transmission du
son par les cellules nerveuses ou neurones et enfin l’intégration du signal par le cerveau.

Chacune des trois étapes peut être altérée et conduire à un trouble de l’audition. Dans la presbyacousie,
on peut noter une perte des cellules sensorielles au niveau de
l’oreille interne, une perte des cellules nerveuses ou enfin des
anomalies du métabolisme et du fonctionnement des cellules.

Toutes ces anomalies multifactorielles (génétiques, anatomiques, environnement…) peuvent bien sûr s’additionner, aggravant le trouble de l’audition.

Troubles de l’audition
Prévention

Comment cela se manifeste-t-il ?

La presbyacousie concerne les deux oreilles. Les troubles de l’audition
s’installent progressivement et souvent insidieusement du fait de
signes discrets au début. Le premier stade est asymptomatique et seul un
dépistage avec mesure des sons perçus (audiométrie) permet de mettre en
évidence une baisse de l’audition surtout sur les sons aigus.

Le
stade ultérieur correspond à une gêne à la compréhension dans un
environnement bruyant (repas animé, transports en commun…), accompagnée
d’une intolérance aux sons forts qui deviennent très inconfortables. Les
difficultés de compréhension peuvent être aggravées par des facultés
mentales elles aussi en déclin (mémoire, logique…).

Enfin au dernier stade, la presbyacousie provoque un isolement social avec une communication quasi impossible ; les situations difficiles sont alors évitées avec un repli sur soi. Une véritable dépression peut en découler.

Acouphènes, vertiges peuvent aussi accompagner la presbyacousie.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre la presbyacousie ?


Il ne faut pas confondre presbyacousie et surdité liée à d’autres causes. Une surdité brutale
par exemple doit amener à consulter en urgence car des traitements
existent pour limiter la perte d’audition. De même, certaines maladies
de l’oreille provoquent vertiges, bourdonnements (acouphènes) et baisse
d’audition sans rapport avec la presbyacousie.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


Il n’existe pas de médicament permettant de ralentir la déficience auditive.
De même, les liens entre traumatismes sonores, fatigue auditive ou encore environnement sonore bruyant et presbyacousie
sont encore peu connus. Il paraît cependant logique de recommander
d’éviter les traumatismes sonores (au travail, à la maison…) en portant
des casques de protection et en diminuant le volume sonore des baladeurs
par exemple. De même, il faut limiter le bruit environnant au maximum
et éduquer les enfants pour préserver leur capital audition.
Enfin, tabac, alcool et sédentarité semblent délétères pour l’ouïe.

Troubles de l’audition
Préparer sa consultation

À quel moment consulter ?


Les difficultés d’audition dans un environnement sonore et bruyant sont un bon signe de presbyacousie débutante. Il est alors impératif de consulter son médecin traitant pour envisager un bilan ORL (bilan de déficience) voire un appareillage.

 

Que fait le médecin ?

 

Le
diagnostic est essentiellement clinique sur les circonstances
d’apparition de la gêne et leur caractère progressif. Un examen
neurologique complet permet d’éliminer d’autres symptômes et causes.

Des examens complémentaires pourront être réalisés par le médecin ORL, comme l’audiométrie tonale qui confirmera la surdité (ou baisse de l’audition) bilatérale ou l’audiométrie vocale (tests d’intelligibilité monosyllabiques, tests phonétiques…).

Le médecin pourra prescrire une aide auditive dès l’apparition d’une gêne à la communication en groupe.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Pour
ne pas s’isoler, il convient de repérer les situations gênantes pour
l’audition et la communication et d’en parler à son médecin. Une aide auditive, ou appareil auditif, discrète et efficace, dès les premiers signes permettra de limiter la perte auditive ultérieure. Le port des appareils est à maintenir toute la journée : n’hésitez pas à signaler toutes les difficultés de port pour adapter l’appareil.

CATEGORIE :  pathologies-et-symptomes