Les troubles et les risques associés au diabète

Les troubles et les risques associés au diabète

L’hypertension artérielle

 

L’hypertension artérielle (HTA) est fréquemment associée au diabète de type 2. L’HTA est au moins 2 fois plus fréquente chez les diabétiques que chez les non-diabétiques.

 

L’HTA
chez les personnes diabétiques augmente trois risques déjà présents
chez les personnes diabétiques non hypertendues : les risques rénal,
cardiovasculaire et visuel.

 

– le risque rénal :
l’HTA peut favoriser une insuffisance rénale. 50% des nouveaux patients
dialysés seraient diabétiques selon une enquête américaine. Le
traitement du diabète et de l’HTA permet de réduire ce risque.

– Le risque cardiovasculaire :
le risque de maladie cardiovasculaire est double chez les personnes
diabétiques hypertendues par rapport aux personnes hypertendues non
diabétiques. La prise en charge de l’HTA et du diabète réduit ce risque.

– Le risque visuel : diabète et HTA peuvent entrainer une maladie de la rétine (la rétinopathie exsudative), avec des hémorragies qui peuvent altérer la vision. Ici aussi, le traitement de l’HTA et du diabète réduisent le risque.

 

> Cela explique pourquoi l’HTA est dépistée systématiquement chez les personnes diabétiques, et pourquoi la mesure de la tension artérielle (ou pression artérielle, ou PA) fait partie du bilan habituel chez une personne diabétique.

 

 

Quels sont les chiffres de tension à atteindre chez une personne diabétique ?

 

Il existe un consensus ancien pour définir une HTA
lorsque les chiffres tensionnels dépassent 140/90 mmHg en consultation
chez le médecin, ou 135/85 lorsque la tension est mesurée au domicile
par le patient chez les personnes non diabétiques.

 

Pendant
longtemps, des chiffres plus bas étaient visés chez les personnes
diabétiques, avec une recherche de PA inférieure à 135/85 en
consultation. Une étude récente ne retrouve pas une diminution des
risques avec des chiffres tensionnels plus bas. Les chiffres tensionnels
maximum chez une personne diabétique restent 140/90 mm Hg.

 

10 à 25% des personnes souffrent d’une HTA uniquement en consultation, et il est dans ce cas recommandé de ne pas tenir compte uniquement des chiffres tensionnels chez le médecin.

 

Il
peut être nécessaire de mesurer la PA en dehors du cabinet (soit par un
appareil automatique personnel ou prêté par le médecin, 2 à 3 fois par
jour pendant 3 jours {ce que l’on appelle l’automesure tensionnelle} ou
par un appareil automatique mesurant la PA à intervalles réguliers
pendant 24 heures, ce que l’on appelle la MAPA {Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle}).

 

L’obésité

 

L’obésité se définit à partir de l’indice de masse corporel (IMC).

 

> L’IMC se calcule à calcule en divisant le  poids en Kg par  la taille en cm, puis encore une fois par la taille en cm Poids/Taille.

 

Un surpoids est défini chez l’adulte lorsque l’IMC est supérieur à 25 kg/m². On parle d’obésité quand l’IMC est supérieure à 30 kg/m².

 

 

 Quels sont les risques de l’obésité ?

 

– L’obésité s’accompagne d’une augmentation du risque de devenir diabétique, de souffrir d’une hypertension artérielle, d’une élévation des triglycérides, d’une arthrose et d’une insuffisance respiratoire.

 

– Le surpoids,
lorsque le périmètre abdominal est supérieur à 80 cm chez la femme et
94 cm chez l’homme, s’accompagne d’une augmentation de mêmes risques que
l’obésité

– Un patient diabétique obèse verra l’efficacité des médicaments à faire baisser la glycémie fortement diminuée.

Il a été démontré qu’une perte de poids de 5 à 10% du poids du corps chez un patient obèse diminue le risque de souffrir de diabète ou d’une maladie cardiovasculaire.

L’obésité favorise l’apparition d’un diabète, un patient diabétique obèse verra l’efficacité des médicaments à faire baisser la glycémie fortement diminuée.

 

Ainsi, la perte de poids chez une personne diabétique en surpoids ou obèse est une priorité.

 

Nous
verrons dans le chapitre « traitement » que  cette perte de poids
nécessite une diététique adaptée, et qu’il n’existe pas de médicament
qui fasse maigrir sans être dangereux.

Les risques associés au diabète

L’hypercholestérolémie (excès de cholestérol)

 

L’hypercholestérolémie
est un facteur de risque de maladie cardiovasculaire. Ce risque est
plus important chez la personne diabétique, même si la cholestérolémie
n’est pas élevée.

 

Plus les chiffres de cholestérol sont élevés, plus le risque cardiovasculaire est augmenté.
En schématisant, il y a plusieurs types de cholestérol :

 

– Le « bon » cholestérol ou HDL-Cholestérol. Un taux supérieur à 0,60 g/L a un effet protecteur sur le risque de maladie cardiovasculaire ;

 

– Le « mauvais » cholestérol,
ou LDL-Cholestérol. Plus son taux est élevé, plus le risque
cardiovasculaire est élevé. Chez une personne qui n’est pas diabétique,
un taux de 1,90 g/L est accepté.

 

Chez une personne
diabétique ayant déjà des complications ou un haut risque
cardiovasculaire, un taux inférieur à 1 g/L est recommandé.

 

C’est
en analysant les différents facteurs de risque de maladie
cardiovasculaire que votre médecin définira les valeurs de
LDL-cholestérol visées, et donc le moment où un traitement destiné à
faire baisser le mauvais cholestérol est indiqué.

 

Le LDL-Cholestérol est calculé à partir d’une formule tenant compte du cholestérol total, du HDL-Cholestérol et des triglycérides ;

– Les triglycérides : ce sont d’autres types de graisses, qui sont souvent élevées chez les personnes diabétiques dont les glycémies sont mal équilibrées. Un taux inférieur à 1,50 g/L est souhaitable ;

 

– Le dosage des graisses du sang doit impérativement être réalisé après 12 heures de jeûne complet. Sinon, les dosages risquent de surestimer les résultats.

De
nombreuses études ont démontré que chez les personnes diabétiques à
risque cardiovasculaire dont le LDL-cholestérol est élevé, son
abaissement par un médicament de la famille des statines diminue le
risque de développer une maladie cardiovasculaire.

 

Le tabac

 

Fumer entraîne de nombreux dangers :

– Le cancer des voies aérodigestives (allant de la bouche et la langue jusqu’au poumon en passant par le larynx et les bronches) et de la vessie.

– L’insuffisance respiratoire chronique (bronchite chronique, broncho-pneumopathie obstructive, …)

– Les maladies cardiovasculaires (que nous avons vues plus haut).

 

Il est démontré que l’arrêt du tabac réduit rapidement ces risques.

 

La sédentarité

 

Le manque d’activité physique favorise l’obésité.
L’activité physique modérer et régulière (de l’ordre de 30 minute 3
fois par semaine) permet de  diminuer de moitié le risque de devenir
diabétique, et abaisse l’hémoglobine glyquée.

 

De
nombreuses études ont montré une amélioration de la qualité de vie chez
les personnes pratiquant une activité physique régulière.

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