Une alternative aux maisons de retraite : le maintien à domicile

Une alternative aux maisons de retraite : le maintien à domicile

 

 
 
Les services d’assistance pour personnes âgées : dans quels cas ?

 
Lorsqu’une
personne âgée ne peut plus accomplir seule les actes simples de la vie
quotidienne (se lever, s’habiller, préparer ses repas…), elle peut être
hébergée en maison de retraite ou bien recourir à une assistance à
domicile adaptée à la perte d’autonomie .
La prise en charge doit
être précédée par une évaluation des besoins avec la personne concernée
et le cas échéant avec son entourage.
 
Assistance aux personnes – que peut faire une assistante à domicile pour personnes âgées ?

 
Il
est important de noter que l’assistance aux personnes âgées, dans le
cadre de l’aide à domicile, ne doit pas inclure les actes de soins qui
relèvent d’actes médicaux.
L’assistance aux personnes âgées est spécifiquement dédiée aux prestations suivantes :


Accompagner et aider la personne âgée dans les actes essentiels de sa
vie quotidienne : l’aide à la mobilité et aux déplacements, aider la
personne âgée à sa toilette, à son habillage, à s’alimenter, aux
fonctions d’élimination, assurer un rôle de garde-malade….

-Assurer
une vigilance auprès de la personne grâce à des visites physiques de
convivialité permettant de détecter des signes ou comportements
inhabituels.

– Accompagner et assister la personne âgée dans
ses activités qui participent de la vie sociale et relationnelle :
assistance aux personnes dans les activités domestiques et dans les
démarches administratives, dans ses loisirs, dans le maintien de ses
relations sociales, etc., que ce soit à domicile ou à partir du
domicile.

– Soutenir les activités intellectuelles,
sensorielles et motrices de la personne : les activités comprenant des
interventions au domicile de personnes âgées en perte d’autonomie, afin
de les assister et de les aider à adapter leurs gestes et modes de vie à
leurs capacités d’autonomie dans leur environnement. Ce soutien permet
dans le même temps d’optimiser l’accompagnement de l’entourage aidant
lui-même.

 

De plus, les personnes âgées, qu’elles soient ou
non en perte d’autonomie, peuvent bénéficier de différents services
d’assistance aux personnes qui ne sont pas spécialisés ; par exemple :
livraison de courses, petit jardinage, promenades d’animaux de compagnie
etc.
 
Le financement de l’aide à domicile

 
Pour
financer les services à domicile, il est possible de bénéficier de
l’APA ), sous certaines conditions de revenus comme pour le financement
d’une maison de retraite.

Les aides fiscales sont
particulièrement avantageuses : 50 % des sommes versées pour des
services à la personne peuvent être déduites de l’impôt sur le revenu
dans la limite de 7 500 € par an pour les personnes âges de plus de 65
ans.
Il est à noter également que, lorsque l’on a recours à un
organisme agréé de services à la personne, le taux de TVA des
prestations est réduit à 5,5 % au lieu de 19,6 %.

Enfin, il est également possible d’effectuer le paiement des prestations grâce au Chèque Emploi Service Universel (CESU)
Pour toute information complémentaire ou pour trouver un prestataire, vous pouvez vous rendre sur le site www.service.personnes.fr.

 

Une alternative aux maisons de retraite : les familles d’accueil

 

 
Alternative
peu connue aux maisons de retraite, l’accueil familial est la
possibilité pour une personne âgée d’être hébergée, à titre payant, dans
une famille autre que la sienne. Les conditions d’accueil sont
parfaitement réglementées et doivent obéir à deux objectifs : d’une
part, la protection des personnes accueillies et d’autre part, l’octroi
d’un véritable statut pour la famille d’accueil des personnes âgées.
 
Quelles sont les conditions que doit remplir la famille d’accueil et qui délivre cet agrément ?

 
Le
Président du Conseil Général délivre l’agrément à une famille pour
l’accueil d’une ou plusieurs personnes âgées, selon sept conditions :

– La santé de la personne accueillante doit être compatible avec les exigences de l’accueil : examen médical

La surface de la pièce offerte à l’accueil de personnes âgées doit être
suffisante : 9 m2 pour une personne seule, 16 m2 pour un couple
comportant un chauffage et une arrivée d’eau potable à proximité.
– Une enquête détermine les conditions de vie de la famille d’accueil, sa motivation et l’adaptation du logement.
– La permanence de l’accueil doit être assurée.
– L’assurance multi-risques habitation et responsabilité civile est obligatoire.
– La famille d’accueil doit accepter le contrôle des conditions d’accueil et le suivi médico-social de la personne accueillie.
– La famille d’accueil ne doit pas recevoir plus de trois personnes au maximum.
 
Les principales clauses du contrat entre l’accueillant et l’accueillie

 
Il
faut tout d’abord noter que ce contrat est obligatoire dès l’entrée de
la personne âgée dans la famille d’accueil. Il doit préciser les
conditions financières et matérielles de l’accueil, les modalités de
modification ou de dénonciation du contrat, la durée de la période
d’essai.

La rémunération mensuelle de la famille d’accueil
des personnes âgées intègre principalement : le loyer, la rémunération
de base pour les services rendus (repas, linge personnel et de maison,
entretien des locaux), l’indemnité d’entretien (denrées alimentaires,
eau, EDF) et un complément de rémunération selon le degré de dépendance
de la personne âgée.

Le financement de cette rémunération peut
se faire par la pension de la personne accueillie, la participation
éventuelle de sa famille, et si nécessaire, en cas de revenus
insuffisants, une intervention de l’aide sociale.

Alternatives aux maisons de retraite : Conseils

Une alternative aux maisons de retraite : l’hébergement chez les descendants

 

 
Pour
les familles qui ont l’espace suffisant pour accueillir un ascendant,
cette alternative aux maisons de retraite constitue la solution qui
apportera le meilleur confort moral à la personne âgée. Pour aider les
familles dans cette démarche, un certain nombre d’avantages fiscaux ou
d’aides ont été mises en place.
 
Les avantages fiscaux pour l’hébergement d’un ascendant

 
Les
descendants peuvent déduire de leurs revenus imposables une somme
forfaitaire représentant les dépenses qu’ils engagent pour leur
ascendant au titre de l’hébergement et de la nourriture. Cette déduction
est égale à 3 203 € et ne nécessite pas la fourniture de justificatifs.

Cette possibilité, d’alternative aux maisons de retraite,
est subordonnée à l’une des deux conditions suivantes : que le ou les
ascendants recueillis ne disposent pas de ressources ou ne perçoivent
que l’allocation aux vieux travailleurs et des allocations
supplémentaires versées par le fonds de solidarité vieillesse et le
fonds spécial d’invalidité ; ou bien qu’ils soient âgées de plus de 75
ans et disposent d’un revenu imposable 2007 inférieur ou égal à 7 635,53
€ (13 374,16 € dans le cas d’un couple.)

Cas particulier : Si
vous logez gratuitement un ascendant dans un logement distinct du
vôtre, vous pouvez déduire une pension alimentaire égale au loyer que
vous pourriez demander si cet appartement était loué à des tiers.
 
Les aides départementales à l’hébergement d’un ascendant

 
Certains
Conseils Généraux comme celui des Hauts de Seine ont créé une
allocation aux familles hébergeant leur ascendant (AFHA).
L’AFHA est
versée aux enfants ou petits-enfants hébergeant chez eux leur
ascendant. Elle concerne les familles (ascendants et descendants)
résidant dans le département, et sous certaines conditions d’âge, de
résidence et de ressources.

 

A titre d’exemple pour le
département des Hauts de Seine, le montant de l’AFHA s’élève à 300 euros
mensuels. Le département souligne que cette alternative aux maisons de
retraite favorise le maintien à domicile des personnes âgées, l’entraide
familiale, rompt leur isolement, et compense les frais supplémentaires
liés à la cohabitation avec un parent âgé.

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